Billets avec l'étiquette ‘DRM’

Humble Indie Bundle #3 : 6 nouveaux jeux, 2 bonnes causes et toujours le prix que tu voudras payer

04-08-2011 par Horacio Gonzalez
Ravageurs de productivité

Vous vous souvenez du Humble Indie Bundle et de sa suite, le Humble Indie Bundle #2 ? Sachez alors que le Humble Indie Bundle est de retour : Humble Indie Bundle #3.

La formule n’a pas changé : un pack de six jeux à succès, au prix que vous voudrez bien payer. En plus, et c’est cela qui fait cette offre encore plus intéressante, vous pouvez diviser le montant que vous payez entre les concepteurs du jeu et deux ONGs avec lesquels beaucoup de gamers peuvent s’identifier : Child’s Play (ONG fondé par les auteurs de Penny Arcade et qui offre des jouets aux enfants hospitalisés) et l’Electronic Frontier Foundation (ONG engagée sur la défense de la liberté d’expression sur Internet).

Qu’est-ce que vous obtiendrez en échange de votre donation cette fois ? Six jeux multi-plateforme, fonctionnant sur Linux, MacOS et Windows, et bien sûr sans DRM :

  • Crayon Physics Deluxe : lauréat du grand prix de l’Independent Games Festival en 2008, Crayon Physics Deluxe est un des grands succès de la scène indie, un jeu basé sur la créativité où l’objectif de finir le niveau est moins important que trouver une belle solution.
  • Cogs : un autre jeu primé, cette fois avec le grand prix du 2010 Indie Game Challenge, Cogs est un jeu de puzzles au parfum steampunk, dont l’ambiance soigné et le gameplay fluide le font particulièrement agréable à jouer.
  • VVVVVV : avec une esthétique rétro qui semble sortie directement de l’époque du Spectrum ou du Commodore 64, VVVVVV Eest un jeu de plateformes extrêmement simple à comprendre… et très difficile à maitriser. Les contrôles sont minimalistes : droite, gauche et inversion de gravité. Et si avec les niveaux du jeu vous n’avez pas assez, dans leur forum, il y a eu abondance de nouveaux niveaux.
  • Hammerfight : anciennement appelé Hammerfall, il s’agit d’un autre jeu de combat ou les mouvements du combattant sont contrôlés par les mouvements de la souris, sur la base d’un moteur de simulation physique très réaliste, qui fait par exemple que le maniement du hache lourde soit radicalement différent à celui de la rapière.
  • And yet it moves : un autre jeu de plateformes jouant avec la gravité, un peu à la Topsy Turvy mais beaucoup plus joli et élaboré.
  • Steel Storm : le dernier arrivé à l’Humble Bundle #3, Steel Storm est un top-down arcade shooter traditionnel, avec des beaux graphiques, bonne jouabilité et en plus la possibilité de jouer en réseau (deathmatch ou par équipes).

Le prix de vente normal de ces cinq jeux serait plus de 50€, mais avec ce Humble Indie Bundle #3 c’est vous qui décidez combien vous voulez payer… et en plus vous agissez pour une bonne cause, alors vous pouvez vous laisser tenter sans regret, non ?

Mais ce n’est pas tout, car ils font encore plus fort. En effet, si au moment de payer votre prix dépasse la moyenne (autour de 5$ au moment ou j’écris ces lignes), vous recevrez aussi les jeux du Humble Indie Bundle #2 :

De quoi vous donner envie d’acheter le pack, non ?

Humble Indie Bundle #2 : 5 nouveaux jeux, 2 bonne causes et toujours le prix que tu veux

14-12-2010 par Horacio Gonzalez
Ravageurs de productivité

Vous vous souvenez du Humble Indie Bundle ? Et bien, le Humble Indie Bundle est de retour, juste à temps pour Noël : Humble Indie Bundle #2.

Au menu, la même formule que la fois précédente : un pack de cinq jeux à succès, au prix que vous voudrez bien payer. En plus, et c’est cela qui fait cette offre encore plus intéressante, vous pouvez diviser le montant que vous payez entre les concepteurs du jeu et deux ONGs avec lesquels beaucoup de gamers peuvent s’identifier : Child’s Play (ONG fondé par les auteurs de Penny Arcade et qui offre des jouets aux enfants hospitalisés) et l’Electronic Frontier Foundation (ONG engagée sur la défense de la liberté d’expression sur Internet).

Qu’est-ce que vous obtiendrez en échange de votre donation cette fois ? Cinq jeux multi-plateforme, fonctionnant sur Linux, MacOS et Windows, et bien sûr sans DRM :

  • Braid : un jeu indie sorti en 2008 pour XBox et qui a rencontré un énorme succès autant en terme de critique que de vente. Un gameplay très original (où la dimension temps est presque aussi importante que les trois autres), des graphiques sympathiques, une belle bande son et assez de potentiel addictif pour vous faire rester coller à votre clavier des heures et des heures. Un de mes jeux favoris, d’ailleurs…
  • Machinarium : une aventure graphique du type point and click par les créateurs de Samarost 2 (qui était arrivé en cours de route sur le premier Humble Bundle).
  • Revenge of the Titans : encore en bêta, Revenge of the Titans est une variation des classiques tower defense avec des éléments de stratégie en temps réel. Bien entendu, si vous prenez le bundle maintenant, vous avez droit à la bêta mais aussi à la version définitive lorsqu’elle sortira.
  • Cortex Command : une jeu original de stratégie en temps réel avec des graphiques style pixel art et un moteur de physique bien détaillé. C’est aussi en phase de bêta, avec la version finale qui sera mise à disposition des acheteurs du bundle.
  • Osmos : un jeu onirique, relaxant et innovant, avec une musique électronique envoûtante qui aide à plonger dans l’ambiance, un gameplay où savoir attendre et se relaxer est une des clés du succès et une liste de prix longue comme mon bras. Plus une expérience ludique qu’un jeu vidéo classique, Osmos est un de mes coups de cœur de ces derniers temps,

Le prix de vente normal de ces cinq jeux serait que quelque 80€, mais avec ce Humble Indie Bundle #2 c’est vous qui décidez combien vous voulez payer… et en plus vous agissez pour une bonne cause, alors vous pouvez vous laisser tenter sans regret, non ?

Merci de m’avoir prévenu, Pascal !

Humble Indie Bundle : j’avais dit 5 ? C’est 6 jeux !

10-05-2010 par Horacio Gonzalez
Ravageurs de productivité

Vendredi dernier je vous parlais du Humble Indie Bundle. Aujourd’hui je dois reprendre l’article, car il ne s’agit plus de 5 jeux mais de six, car le studio Amanita Design a voulu se joindre à l’opération avec son jeu Samarost 2.

En plus, hier, en relisant le billet, je me suis rendu compte que je ne citais que 4 jeux, j’avais oublié l’un d’entre eux.

En conséquence, aux quatre jeux dont je vous parlais vendredi (World of Goo, Penumbra Overture, Lugaru HD et Gish

  • Aquaria : une aventure sous-marine dans un monde-océan, fait par le studio Bit Blot et qui en plus inclut l’éditeur de niveaux et les outils de modding utilisées pour créer le jeu, ce qui permet de l’étendre sans fin…
  • Samarost 2 : une aventure graphique du type point and click, où on doit accompagner un gnome à la recherche de son chien, kidnappé par des extra-terrestres.

Et j’avais oublié aussi de vous dire que cette opération Humble Indie Bundle est limitée dans le temps, ça finit demain 11 mai à 22h00. Alors dépêchez-vous !

Humble Indie Bundle : 5 jeux, 2 bonne causes, le prix que tu veux

07-05-2010 par Horacio Gonzalez
Ravageurs de productivité

Le Humble Indie Bundle est une étonnante et innovante initiative lancée par un groupe de concepteurs de jeux vidéo indépendants : un pack de cinq jeux à succès, au prix que vous voudrez bien payer. En plus, et c’est cela qui fait cette offre encore plus intéressante, les recettes de cette opération iront pour deux ONG avec lesquels beaucoup de gamers peuvent s’identifier : Child’s Play (ONG fondé par les auteurs de Penny Arcade et qui offre des jouets aux enfants hospitalisés) et l’Electronic Frontier Foundation (ONG engagée sur la défense de la liberté d’expression sur Internet).

Il vous suffit donc d’aller sur le site du Humble Indie Bundle et fixer le montant de votre donation (de 1$ à ce que vous voudrez), ainsi que votre moyen de paiement (PayPal, Amazon, Google Checkout).

Qu’est-ce que vous obtiendrez en échange de votre donation ? Rien de moins que cinq jeux :

Tous les jeux sont multi-plateforme, fonctionnant sur Linux, MacOS et Windows, et bien sûr sans DRM.

Le prix de vente normal de ces cinq jeux serait que quelque 70€, mais avec cette Humble Indie Bundle c’est vous qui décidez combien vous voulez payer… et en plus vous agissez pour une bonne cause, alors pas d’excuse, non ?

Amazon, 1984 et les DRM : les excuses du PDG

26-07-2009 par Horacio Gonzalez

Le dérapage orwelien d’Amazon a eu un dernier épisode ce weekend lorsque le PDG d’Amazon, Jeff Bezos a reconnu publiquement l’erreur, il a assuré qu’une telle action ne se reproduira plus et il a demandé pardon à ses clients :

This is an apology for the way we previously handled illegally sold copies of 1984 and other novels on Kindle. Our “solution” to the problem was stupid, thoughtless, and painfully out of line with our principles. It is wholly self-inflicted, and we deserve the criticism we’ve received. We will use the scar tissue from this painful mistake to help make better decisions going forward, ones that match our mission.

With deep apology to our customers,

Jeff Bezos
Founder & CEO
Amazon.com

WTF ?

C’est rare qu’une compagnie présente c’est excuses aux clients, et c’est encore plus rare que cela se fasse directement par la bouche du PDG. Mais ce qui est encore plus rare, c’est que ces excuses soient si claires, si peu nuancées, sans langue de bois : notre solution au problème était stupide, irréfléchie, et complètement en désaccord avec nos principes. Comme quoi chez Amazon ils n’ont pas oublie que la clé de leur succès a toujours été placer le client au centre.

Je suis bien prêt à croire la sincérité de ces excuses, et je suis à un peu près sûr de qu’un tel épisode ne se reproduira plus. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que rien de tout ça ne serait pas arrivé si Amazon n’était pas parti d’un modèle défectueux, celui d’une plate-forme remplie de verrous numériques et rendant possible l’accès et la prise de contrôle à distance par le fabricant.

Ils ne le feront peut-être plus, ils abuseront pas du pouvoir qu’ils ont sur le terminal et son contenu, mais ils pourront toujours le faire. Et tant que ça sera le cas, tant qu’ils auront des DRM partout, le Kindle ne sera pas une vraie alternative au livre traditionnel. Dans un moment où même Apple a renoncé aux DRM pour leur iTunes, je ne pense pas qu’Amazon puisse continuer longtemps à ignorer le problème…

Amazon, 1984 et les DRM

19-07-2009 par Horacio Gonzalez
WTF ?

Imaginez que vous achetez un bouquin dans votre libraire favorite. Vous amenez le livre chez vous, vous le placez dans votre étagère et vous partez tranquillement au boulot. Pendant ce temps là, le libraire décide qu’il ne veut plus vendre ce bouquin, et que vous l’avoir vendu a été une erreur. Il va donc chez vous, il se glisse par une fenêtre, il prend le livre de votre étagère et il le garde dans sa poche. Ensuite, il vous laisse à la place un chèque pour le montant que vous aviez payé et une petite note vous expliquant qu’il ne souhaite plus vous vendre le bouquin. Lorsque vous rentrez chez vous le soir, vous constatez avec surprise que le livre n’est plus là et vous voyez le chèque et la note. J’imagine que la plupart d’entre vous qualifierait ça de vol, non ?

Et bien, c’est ça ce qu’Amazon (pourtant une compagnie qui se targe de toujours placer le client au centre de leur stratégie) a fait la semaine dernière avec deux titres de leur catalogue de livres électroniques. Les clients Amazon qui avaient acheté ces livres pour leur Kindle ont eu la désagréable surprise de voir comment leurs livres électroniques avaient disparu de l’appareil, car l’éditeur avait demandé à Amazon de les retirer du marché.

Depuis la sortie du Kindle, Amazon a voulu nous faire croire que le livre électronique avait toutes les avantages du livre papier et aucun des inconvénients. Mais tout en disant ça, ils ont chargé leur système de verrous électroniques qui empêchent par exemple de prêter le livre à un collègue, ou le revendre après l’avoir lu, ou simplement l’offrir à une bibliothèque ou une association, des choses qu’on a fait avec des vrais livres depuis que le bon vieux Guttemberg a imprimé sa première Bible.

Mais là, Amazon a montré définitivement que leur Kindle est tout sauf une alternative au livre papier. Car du moment où ils peuvent se permettre de se connecter à mon Kindle et d’effacer les livres que j’ai acheté, cela me fait perdre toute la foi dans leur système.

Depuis, Amazon a essayé d’expliquer leur geste et ils ont promis qu’ils ne le feraient plus, mais la confiance a été brisé. Et on sait bien qu’une boîte comme Amazon se base sur la confiance des clients, confiance qu’une fois perdue, est difficile à regagner.

Pour ajouter une pointe ironique à l’affaire, il se trouve que les deux titres concernés par cet exemple de big brotherisme sont 1984 et La ferme des animaux. Comme quoi des fois la réalité dépasse la fiction…

1984 est l’un de mes romans favoris. Je l’ai relu récemment, et la relecture m’a mis très mal à l’aise, car je n’ai pas pu m’empêcher de faire des parallélismes avec notre société actuelle. En 1984, le gouvernement efface tout document concernant des faits qu’il souhaite faire oublier, les brulant dans un trou de mémoire, car une fois toute trace disparu, c’est comme si les faits n’avaient jamais existé. Juste comme les livres sur le Kindle.

Hadopi et le billet qui ne fût pas

12-03-2009 par Horacio Gonzalez

Black-Out

27-02-2009 par Horacio Gonzalez

Comme vous avez peut-être déjà vu, la Quadrature du Net lance une nouvelle campagne de sensibilisation sur le danger qui représente HADOPI.

L’opération s’inspire du black out Néo-Zélandais, pour protester contre cette loi injuste et absurde, qui autorise à déconnecter d’internet les gens de façon arbitraire, sans preuves valables ni procès.

HADOPI - Le Net en France : black-out

LostInBrittany change donc ces couleurs pour se joindre au black out, et je profite de cette occasion pour vous demander de relayer l’opération. Rendez-vous sur la Quadrature du net pour avoir les dernières informations sur ce black out.

Il faut soutenir cette initiative de la Quadrature du net car, comme Korben l’a bien exprimé, c’est maintenant ou jamais. Une fois la loi passé, on ne pourra qu’a subir les erreurs de procédure, les coupures intempestives, la présomption de culpabilité et es abus relatifs au respect de la vie privée.

Et les Monty Python avaient raison

25-01-2009 par Horacio Gonzalez
LostInBrittany

Il y a deux mois, je vous parlais de comment les Monty Python ont ouvert un canal YouTube dédié à la diffusion d’extraits de leurs œuvres.

En ouvrant leur canal YouTube, les Monty Python ont fait un pari : offrir les vidéos gratuitement et proposer en même temps l’achat des support physique, en sachant qu’une petite partie des gens qui visionneront les vidéos voudra ensuite acheter les DVDs. Et même si ce n’est qu’un petit pourcentage, avec des millions de visiteurs ça pourrait vite devenir rentable.

Et bien, moins de deux mois après, le premier bilan les donne raison. Les ventes des DVDs des Monty Python ont monté à la deuxième position dans les listes de vente Amazon, et ses ventes se sont incrémentées de 23 000 percent.

Oui, vous avez bien lu, ils vendent 230 fois plus de DVDs depuis qu’ils ont ouvert leur canal YouTube. Comme quoi leur pari est bien réussi, les vidéos mis gratuitement a disposition des internautes en haute qualité et bonne résolution n’ont pas faire chuter les ventes de leurs DVD mais au contraire, les ventes des DVDs des Monty Python ont dépassée tous leurs records historiques.

Et si comme Chris Anderson dit, le gratuit était le futur du business ? En tout cas, exemples comme celui des Monty Python ou Nine Inch Nails semblent le suggérer…

L’album en MP3 le plus vendu de l’année est sous licence Creative Commons

08-01-2009 par Horacio Gonzalez
LostInBrittany

Ah l’ironie…

Selon la liste de ventes publiée par Amazon, l’album en MP3 le plus vendu de l’année est sous licence Creative Commons, c’est le Ghost I-IV de los Nine Inch Nails (NIN).

Et oui, vous avez bien compris. Les fans de NIN auraient pu aller sur n’importe quel réseau de partage de fichiers et télécharger LÉGALEMENT l’album, puisque il est sur licence CC BY-NC-SA. Beaucoup l’ont fait, à coup sûr, beaucoup plus le feront encore en encore. Mais malgré ça, beaucoup de fans ont acheté l’album (qui pendant sa première semaine a généré plus de 1,6 millions de dollars).

Pourquoi les fans préféreraient payer que télécharger l’album, si les deux actions sont 100% légales ? D’un côté, il y a la facilité de acheter sur la plâteforme Amazon, simple et rapide, plus pratique que chercher le torrent et attendre que ça télécharge. A cela on ajoute un prix assez raisonnable, loin des CDs à 20€ de certains artistes, qui fait que beaucoup préfèrent de payer 5 euros que de s’embêter avec le P2P. Et ensuite et surtout, il y a l’envie de soutenir un groupe qu’on aime. Car lorsqu’on achète leurs albums, on sait que l’argent va aux poches de NIN, non à ceux d’une discographique.

Et en plus d’être leaders de vente avec de la musique gratuite, NIN a réussi d’autres exploits avec Ghost I-IV, comme deux nominations aux Grammy.

J’imagine la rage de certains sociétés d’auteurs qui voient tomber à l’eau leurs discours sur les dommages causés par le partage de la musique et les licences libres aux pauvres auteurs réduits à la misère pour ce piratage. Ce n’est pas le piratage qui est le coupable, la faute est à un modèle commercial caduque, à des prix délirantes et à un refus de voir la réalité en face. Car un autre modèle est possible, et des exemple comme celui de NIN ou celui de Radiohead nous le prouvent.

Trouvé via Pixel y Dixel.


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