Billets avec l'étiquette ‘Internet’

Firefox 4.0 bêta 1

08-07-2010

Ca y est, la première beta de Firefox 4 est officiellement sortie avant-hier. Je l’ai installé hier sur mon Ubuntu, et il faut dire que ça tourne vraiment bien. Je l’ai testé avec mon pattern de navigation habituel (quelques 80 onglets…) et c’est rapide, très stable et plus légère que Firefox 3.

Pour les nouveautés de cette version, tout colle avec l’information qui avait été communiqué en mai dernier :

LiB et Firefox

Pour l’utilisateur final, les principales différences seront donc une meilleur performance, une navigation plus rapide, une interface simplifié (certains disent “à la Chrome”) et un gestionnaire d’identités pour faciliter l’accès aux sites et réseaux sociaux desquels il en est membre, tout en gardant le contrôle sur les données transmis à ces sites.

Pour le développeur web les améliorations sont multiples : support de HTML5, CSS3 et websockets, multimédia natif (<video>, <audio>, <canvas>…) et des outils pour aide au développeur (web console, web inspector, nouveau profile manager, diagnostique de mémoire…)

Si on ajoute à cela des améliorations sur le moteur (interpréteur JS plus rapide, meilleure réponse de interface, gestion de l’arbre DOM améliorée), un modèle de privilèges revu pour donner plus de stabilité et de l’accélération graphique, on devrait avoir un navigateur vraiment hors série.

Du côté du support des derniers technologies web, chez Mozilla ils ont préparé une liste plutôt exhaustive des de l’état de ce Firefox 4.0 bêta 1 par rapport aux précédentes versions de Firefox, avec des catégories allant du HTML 5 aux outils de développement, en passant par l’API pour les fichiers, la gestion des plugins ou le JavaScript.

Firefox 4.0 bêta 1 - Feedback Button

Sur la bêta en elle même, une des nouveautés les plus sympathiques est l’ajout d’un bouton Feedback pour faire des retours de votre expérience avec Firefox 4.0b1 aux développeurs de chez Mozilla.

Firefox 4.0 bêta 1 - Feedback Button

Malheureusement, une des nouveautés que j’avais le plus envie de voir, la nouvelle interface, n’est pas disponible sur Linux dans cette première bêta, il faudra attendre la deuxième dans quelques semaines.

Firefox 4.0 bêta 1 - Feedback Button

Vous pouvez donc trouver Firefox 4.0 bêta 1 sur le site de Mozilla, en plus de soixante langages et pour Linux, Windows et Mac.

Comme d’habitude, je ne manquerai pas de vous raconter mes impressions après l’avoir utilisé de façon un peu intensive les prochains jours. Et oui, je crois que, encore une fois, c’est parti pour une série de billets sur Firefox

Je peux entendre déjà le soupir et le “et ça recommence” au fond… Et oui, je suis un fanboy de Firefox, je peux pas m’empêcher… mais j’assume :wink_ee:

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Pourquoi je préfère Google à Bing

29-06-2010
LiB soutiens la Roja !

Une des raisons pour lesquelles je préfère Google à Bing, c’est que chez Google ils ont compris leurs utilisateurs, et ils offrent ce que les utilisateurs espèrent trouver.

Ce n’est pas une question d’avoir des algorithmes de recherche plus performants, ou même de la pertinence des résultats, ça va plus loin. C’est la mise en forme des résultats, le fait d’essayer d’anticiper, en fonction de la recherche fait par l’utilisateur, la présentation optimale des résultats.

Bing pour l’instant est un moteur de recherche semblable à celui de Google il y a quelques années, il se limite à essayer d’amener des informations pertinentes correspondantes à la recherche (et c’est déjà bien !). Google a dépassé cet état et il cherche maintenant à deviner ce que l’utilisateur voudrait savoir lorsqu’il a écrit une requête dans la fenêtre de navigateur, et à le fournir cette information directement.

Des exemples il y a par dizaines, mais celui que j’ai trouvé ce matin est assez explicite. Il suffit de chercher “Coupe du Monde” dans les deux moteurs :

Recherche Coupe du Monde sur Google
Recherche Coupe du Monde sur Bing

Si comme une bonne partie de la population, je recherche simplement les résultats des matchs de hier, chez Google je n’ai pas besoin de cliquer nulle part, les résultats sont directement là, clairs et nets. Chez Bing, bien, c’est pas ça encore…

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On commence à savoir plus sur Firefox 4

12-05-2010
LiB et Firefox

L’arrivée de Firefox 4, la prochaine version du navigateur de Mozilla, commence à se profiler dans l’horizon. La première bêta sortira le mois prochain, pour une sortie prévue de la version définitive courant novembre.

On savait déjà les objectifs affichés de cette nouvelle version, être un navigateur rapide, puissant et qui donne à l’utilisateur un contrôle complète de son expérience web (navigation, données, vie privée…). Mais cela manquait forcement un peu de concret.

Lundi dernier, Mike Beltzner (Directeur de Firefox chez Mozilla), a levé un peu le voile avec une présentation du plan de produit pour Firefox 4 :

Pour l’utilisateur final, les principales différences seront donc une meilleur performance, une navigation plus rapide, une interface simplifié (certains disent “à la Chrome”) et un gestionnaire d’identités pour faciliter l’accès aux sites et réseaux sociaux desquels il en est membre, tout en gardant le contrôle sur les données transmis à ces sites.

Maquette du thème de Firefox 4

Pour le développeur web les améliorations sont multiples : support de HTML5, CSS3 et websockets, multimédia natif (<video>, <audio>, <canvas>…) et des outils pour aide au développeur (web console, web inspector, nouveau profile manager, diagnostique de mémoire…)

Maquette des outils pour développeurs web de Firefox 4

Si on ajoute à cela des améliorations sur le moteur (interpréteur JS plus rapide, meilleure réponse de interface, gestion de l’arbre DOM améliorée), un modèle de privilèges revu pour donner plus de stabilité et de l’accélération graphique, on devrait avoir un navigateur vraiment hors série.

J’attends donc avec impatience la sortie de la bêta le mois prochain…

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Arrêt Sur Images et les droits d’auteur

10-04-2010
WTF ?

Les journalistes se plaignent souvent de comment les internautes en général, et les blogueurs en particulier, ne respectent pas les droits d’auteur. Ils se disent pillés par les internautes, par Google, par tout le monde. Des fois ils ont raison, mais souvent c’est juste l’inverse qui se passe…

Je tenais à Arrêt Sur Images (ASI) pour l’un des rares média qui avaient compris internet, qui ont une certaine connaissance du net, un certain savoir faire. Maintenant j’ai des doutes.

Car dans un des articles du 6 avril 2010, dans la version abonnés, on trouve ça :

Et ce photo-là, je la reconnais bien, c’est la photo de la machine à café de mon travail ! La photo a été prise par mon collègue Fred le premier avril 2008, juste après que j’ai trafique un peu la machine pour faire un poisson d’avril.

C’est aussi Fred qui a trouvé la photo sur ASI

Voici la photo telle que je l’avais posté ce premier avril 2008 :

La machine à café

Je parie qu’ils ont trouvé la photo sur Google Images et que sans trop se poser des questions, l’ont pris pour l’article.

Pourtant la photo, comme toutes celles que je mets sur le blog, est sous licence Creative Commons. Légalement, ils ont le droit de l’utiliser, la seule chose que la licence leur demande, c’est de citer la source !

C’est trop demander pour un média internet qui se dit sérieux de citer les sources des images qu’il utilise ?

Mise à jour

De la même façon que j’ai été rapide ce matin pour me plaindre, je me dois aussi d’être rapide pour raconter la suite.

Arrêt Sur Images a agit avec rapidité et efficacité, ce soir ils m’ont répondu par Twitter :

@LostInBrittany Désolé, vous avez raison. La source a été rajoutée sous la photo, dans les deux articles.

La seule chose que j’ai à redire c’est la façon comme ils indiquent la source :

Photo : ©Horacio/lostin brittany!

C’est lostin brittany mais LostInBrittany, mais cela n’est que du détail. Par contre, ce n’est pas © mais CC, et cela est plus important dans la forme…

Mais bon, l’important c’est qu’ils ont réagi assez rapidement, et qu’ils ont montré qu’ils sont à l’écoute et qu’ils sont des professionnels capables de rectifier. Chapeau !

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Joyeux anniversaire, Apache !

24-02-2010
LiB et Apache HTTP Server

En 1995 le web était bien différent à celui qu’on connaît aujourd’hui. Très peu de sites web (l’immense majorité desquels étaient des sites d’universités et des centres de recherche), peu de serveurs web (presque exclusivement le vénérable NCSA HTTPd), peu de navigateurs (Mosaic et un nouveau venu appelé Netscape Navigator) et peu d’utilisateurs (des universitaires, des chercheurs, des geeks de la première heure).

Et c’est dans ce terrain que le 23 février 1995 apparait la première version d’un logiciel qui allait jouer un rôle clé dans l’expansion grand public du web : le serveur web Apache HTTP Server.

Conçu initialement comme un fork du NCSA HTTPd censé corrigé des bugs de celui-ci, Apache HTTP Server est vite devenu le serveur web de référence, ayant encore aujourd’hui une part de marché de plus de 50%.

C’est donc aujourd’hui 23 février 2010, que Apache HTTP Server fête son 15ème anniversaire.

Joyeux anniversaire, Apache !

Joyeux anniversaire, Apache !

Vous pouvez lire plus de choses sur l’histoire d’Apache HTTP Server sur le site de la fondation Apache.

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En vrac et en retard

24-11-2009
Cyber LiB

Depuis une bonne dizaine de jours, je n’ai pas réussi a trouver du temps pour m’asseoir devant l’ordinateur et bloguer tranquillement. Pourtant ce n’est pas l’envie qui m’a manqué, ni l’absence de sujets sur lesquels bloguer, mais bon…

Il y avait surtout deux sujets sur lesquels j’aurais voulu bloguer : Google OS et la disparition de l’idée d’URL qui risque de transformer le web dans un Minitel ou une TV 2.0. Ce matin, en faisant ma revue de blogs (que j’avais aussi pas mal négligée), je suis tombé sur deux articles de Tristan Nitot sur ces mêmes sujets, deux articles qui coincident presque à 100% avec mon avis.

Comme ce soir je n’ai pas trop le temps, je vous laisse simplement les liens vers les deux articles à Tristan Nitot. Les liens des deux articles méritent bien le détour (comme c’est souvent le cas avec les billets de Standblog…).

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Amazon, 1984 et les DRM : les excuses du PDG

26-07-2009

Le dérapage orwelien d’Amazon a eu un dernier épisode ce weekend lorsque le PDG d’Amazon, Jeff Bezos a reconnu publiquement l’erreur, il a assuré qu’une telle action ne se reproduira plus et il a demandé pardon à ses clients :

This is an apology for the way we previously handled illegally sold copies of 1984 and other novels on Kindle. Our “solution” to the problem was stupid, thoughtless, and painfully out of line with our principles. It is wholly self-inflicted, and we deserve the criticism we’ve received. We will use the scar tissue from this painful mistake to help make better decisions going forward, ones that match our mission.

With deep apology to our customers,

Jeff Bezos
Founder & CEO
Amazon.com

WTF ?

C’est rare qu’une compagnie présente c’est excuses aux clients, et c’est encore plus rare que cela se fasse directement par la bouche du PDG. Mais ce qui est encore plus rare, c’est que ces excuses soient si claires, si peu nuancées, sans langue de bois : notre solution au problème était stupide, irréfléchie, et complètement en désaccord avec nos principes. Comme quoi chez Amazon ils n’ont pas oublie que la clé de leur succès a toujours été placer le client au centre.

Je suis bien prêt à croire la sincérité de ces excuses, et je suis à un peu près sûr de qu’un tel épisode ne se reproduira plus. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que rien de tout ça ne serait pas arrivé si Amazon n’était pas parti d’un modèle défectueux, celui d’une plate-forme remplie de verrous numériques et rendant possible l’accès et la prise de contrôle à distance par le fabricant.

Ils ne le feront peut-être plus, ils abuseront pas du pouvoir qu’ils ont sur le terminal et son contenu, mais ils pourront toujours le faire. Et tant que ça sera le cas, tant qu’ils auront des DRM partout, le Kindle ne sera pas une vraie alternative au livre traditionnel. Dans un moment où même Apple a renoncé aux DRM pour leur iTunes, je ne pense pas qu’Amazon puisse continuer longtemps à ignorer le problème…

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Amazon, 1984 et les DRM

19-07-2009
WTF ?

Imaginez que vous achetez un bouquin dans votre libraire favorite. Vous amenez le livre chez vous, vous le placez dans votre étagère et vous partez tranquillement au boulot. Pendant ce temps là, le libraire décide qu’il ne veut plus vendre ce bouquin, et que vous l’avoir vendu a été une erreur. Il va donc chez vous, il se glisse par une fenêtre, il prend le livre de votre étagère et il le garde dans sa poche. Ensuite, il vous laisse à la place un chèque pour le montant que vous aviez payé et une petite note vous expliquant qu’il ne souhaite plus vous vendre le bouquin. Lorsque vous rentrez chez vous le soir, vous constatez avec surprise que le livre n’est plus là et vous voyez le chèque et la note. J’imagine que la plupart d’entre vous qualifierait ça de vol, non ?

Et bien, c’est ça ce qu’Amazon (pourtant une compagnie qui se targe de toujours placer le client au centre de leur stratégie) a fait la semaine dernière avec deux titres de leur catalogue de livres électroniques. Les clients Amazon qui avaient acheté ces livres pour leur Kindle ont eu la désagréable surprise de voir comment leurs livres électroniques avaient disparu de l’appareil, car l’éditeur avait demandé à Amazon de les retirer du marché.

Depuis la sortie du Kindle, Amazon a voulu nous faire croire que le livre électronique avait toutes les avantages du livre papier et aucun des inconvénients. Mais tout en disant ça, ils ont chargé leur système de verrous électroniques qui empêchent par exemple de prêter le livre à un collègue, ou le revendre après l’avoir lu, ou simplement l’offrir à une bibliothèque ou une association, des choses qu’on a fait avec des vrais livres depuis que le bon vieux Guttemberg a imprimé sa première Bible.

Mais là, Amazon a montré définitivement que leur Kindle est tout sauf une alternative au livre papier. Car du moment où ils peuvent se permettre de se connecter à mon Kindle et d’effacer les livres que j’ai acheté, cela me fait perdre toute la foi dans leur système.

Depuis, Amazon a essayé d’expliquer leur geste et ils ont promis qu’ils ne le feraient plus, mais la confiance a été brisé. Et on sait bien qu’une boîte comme Amazon se base sur la confiance des clients, confiance qu’une fois perdue, est difficile à regagner.

Pour ajouter une pointe ironique à l’affaire, il se trouve que les deux titres concernés par cet exemple de big brotherisme sont 1984 et La ferme des animaux. Comme quoi des fois la réalité dépasse la fiction…

1984 est l’un de mes romans favoris. Je l’ai relu récemment, et la relecture m’a mis très mal à l’aise, car je n’ai pas pu m’empêcher de faire des parallélismes avec notre société actuelle. En 1984, le gouvernement efface tout document concernant des faits qu’il souhaite faire oublier, les brulant dans un trou de mémoire, car une fois toute trace disparu, c’est comme si les faits n’avaient jamais existé. Juste comme les livres sur le Kindle.

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Appeler des web services depuis le shell

29-04-2009
Cyber LiB

Après l’humour geek, revenons à un billet un peu plus technique…

Je l’ai dit souvent, et je le répète, internet arrivera toujours à me surprendre.

Hier je discutais avec de collègues sur comment faire communiquer un script shell avec une application web en Java sur l’intranet. La solution la plus simple était sans doute de faire un point d’entrée sur l’application Java, une petite servlet à laquelle on appellerait depuis le script shell via wget ou curl.

Quelqu’un a suggéré, à moitié en blaguant, d’implémenter la communication sur la forme d’un vrai web service (WS) en SOAP, avec son WSDL et tout. Je ne vais pas rentrer dans les avantages ou les inconvénients des WS en SOAP vs une approche REST, car c’est un peu philosophique comme débat. Il suffit de dire que pour ce petit besoin c’était un peu exagéré de devoir implémenter un WS SOAP, et on est donc partie sur l’approche REST avec une simple appelle sur l’URL de la servlet.

Ce matin le sujet est revenu dans la conversation et je me suis mis à penser comment on aurait pu faire si on avait eu vraiment besoin d’utiliser des WS complexes, avec SOAP, sécurité, cryptage…. Dans ma tête il aurait fallu développer le client WS à part, en Java par exemple, et appeler ce client depuis mon script shell.

Et là, je me suis dit qu’à coup sûr il y aurait quelqu’un sur le net qui a implémenté un client WS SOAP fait pour être appelé depuis en ligne de commandes, une sorte de wget pour des appels webservice. Un passage rapide par Google m’a permit de confirmer mon intuition, il y en a bien des implémentations de clients SOAP utilisables depuis un script shell !

Je suis allé donc voir WSF/C, un framework pour des WS écrit en C standard, compatible avec les implémentations Apache WS-* (dont Axis2). Ce framework inclut un client WS en ligne de commandes, wsclient, que on peu utiliser d’une façon semblable à wget ou curl.

L’implémentation est assez complète, pouvant supporter des différentes schémas d’authentification et cryptage. Le programme se pilote depuis la ligne de commandes, d’une façon assez simple pour ceux habitués à utiliser des programmes sur le shell.

Par exemple, pour appeler les WS Amazon, il suffit de faire :

:~$ wsclient --soap1.1 --no-mtom --action http://soap.amazon.com
:~$ http://soap.amazon.com:80/onca/soap?Service=AWSECommerceService < item_search.xml

item_search.xml est un fichier XML respectant le format SOAP des WS Amazon. Par exemple :

<ItemSearch xmlns="http://webservices.amazon.com/AWSECommerceService/2005-10-05">
<AWSAccessKeyId>Access Key</AWSAccessKeyId>
<Request>
<ResponseGroup>Medium</ResponseGroup>
<ItemPage>1</ItemPage>
<Keywords>Web Services</Keywords>
<SearchIndex>Books</SearchIndex>
</Request>
</ItemSearch>

Est-ce que c'est utile ? Peut-être pas pour une utilisation quotidienne, mais lorsqu'on veut faire des tests sur un serveur n'ayant pas d'interface graphique (ne pouvant donc pas utiliser des outils telles que SoapUI), c'est une façon beaucoup plus rapide, simple et sympa que devoir tout faire avec curl ou devoir programmer un client Java pour le faire.

Bref, un petit outil curieux pour garder sous la main au cas où on pourrait en avoir besoin...

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Pages jaunes ou le spam offline

07-04-2009
Pages jaunes ? WTF

La semaine dernière, en ouvrant ma boîte à lettres, j’y ai trouvé les deux gros volumes des Pages Jaunes et Pages Blanches, une année de plus. Sur le coup, je n’ai pas eu la présence d’esprit de le jeter dans la corbeille de recyclage avec les autres encarts publicitaires, et je l’ai monté chez moi, où il a fini dans un coin.

Chaque année je m’étonne de voir comment Pages Jaunes continue à distribuer massivement ses annuaires, fermant les yeux au fait que la plupart de ces annuaires ne seront ouverts même pas une fois. Et cette année, cet étonnement à viré en dégoût face à cette pratique abusive.

Comme pour la plupart des gens que je connais, ça fait déjà des années que les Pages Jaunes en papier ne me servent plus à rien. Si je veux un numéro de téléphone ou une adresse, mon premier réflexe est aller sur le net et le chercher, souvent sur pagesjaunes.ft d’ailleurs. L’idée de prendre les Pages Jaunes papier et d’y chercher quelque chose ne me vient même pas à l’esprit.

Et ce n’est pas que moi avec mon côté geek, c’est quelque chose de général. A l’heure où la plupart de foyers sont équipés d’internet, l’utilisation d’un annuaire papier devient aussi marginale que celle des cassettes audio ou des films en VHS.

Du gaspillage

Je ne suis pas écologiste, loin de là, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver dégouttant le gaspillage en temps, ressources et argent qui représentent ces annuaires papier. Des milliers de tons de papier et des litres d’eau et d’encre, des tonnes de CO2 et d’autres polluants émisses par les imprimeries et par les camions qui les acheminent, des centaines d’heures de travail pour mettre en page l’annuaire département par département…

Et tout ça, pour quoi faire ? Pour rester quelques mois posés sur un meuble, encore dans leur plastique, jusqu’au jour où, les derniers scrupules vaincus, ils seront amenés à la déchetterie (dans le meilleur de cas) ou simplement jetés à la poubelle.

Ils sont forts chez Pages Jaunes, ils ont inventé le spam offline

La meilleure analogie que je peux trouver pour cette distribution massive des Pages Jaunes papier est le spam. Comme les spammers, chez Pages Jaunes envoient des millions d’annuaires à des personnes qui ne les ont pas demandé, en encombrant leurs boîtes à lettres avec des gros volumes de papier qui ne seront jamais utilisés.

Ce qui me trottinait dans l’esprit, c’était le but de ce spam. Je ne peux pas croire que chez Pages Jaunes ils ne sont pas au courant de l’inutilité de ces annuaires papier. Et je ne peux pas croire qu’ils engagent des sommes aussi faramineuses pour quelque chose d’inutile.

Ca serait tellement plus simple de mettre en place un système opt-in et ne distribuer les Pages Jaunes papier qu’à ceux qui les demandent.Pourquoi ils ne le font pas ? La réponse est simple, je le crains bien : avec un tel système, je doute qu’ils arriveraient à distribuer même un 10% des chiffres actuelles, et cela mettrait en évidence l’inutilité de leur produit.

Alors ils vaut mieux fermer les yeux et spammer tout le monde, pour que les annonceurs (des PME, artisans et professions libérales pour la plupart) qui payent pour voir leur nom sur l’annuaire ne mettent pas en doute leur investissement.

Si j’ai raison, ça serait plutôt navrant, non ?

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