Montagne russe
Thursday, June 4th, 2009


C’est comme si c’était hier, et pourtant une année entière est passé depuis que j’ai vous avais raconté mon anniversaire à San Francisco.
Aujourd’hui 5 mai j’ai donc 33 ans. Comme je vous disais il y a deux ans, ces dernières années j’ai passé d’attendre mon anniversaire avec impatience à l’attendre avec résignation. J’ai du mal à me dire que j’ai 33 ans, moi qui dans ma tête continue à être le même que quand j’avais 15 ans de moins.
Oh, bien entendu, plein de choses ont changé. Relations, ruptures, enfant, boulot, hypothèque, des obligations et des responsabilités ont passé par là, mais au fond je continue à être ce gamin qui adore jeux de rôles, les ordinateurs, les livres de fantaisie, les jeux vidéo…
Cette dernière année a été surtout marqué par ma première expérience de solitude complète, lorsque ma fille est partie vivre avec sa mère à Lorient. Il y a eu beaucoup de changements, beaucoup d’évolutions. Mais ce n’est ni le moment ni l’endroit pour y parler, je pense…
Comme l’année dernière, je passe mon anniversaire loin de ma fille, quoi que pour des raisons différentes. Même si je l’ai eu au téléphone ce matin, je ne peux pas m’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur lorsque j’y pense. Mais bon, ma petite, on se fera une petite fête sympa le prochain weekend que tu seras à Brest, d’accord ?

O.k., o.k., vous avez tous raison, le billet du dimanche soir était du remplissage, quoi qu’il se voulait rigolo. Il semblerait que sur ce dernier point c’était plutôt raté
Et c’est vrai aussi que ces derniers temps LostInBrittany n’est qu’une ombre de ce qu’il était, je le sais bien.
En tout cas de vous remercie encore une fois pour passer par ici pour lire ce que je vous raconte, et aussi pour vos commentaires, en ligne et hors ligne. Commentaires qui même lorsqu’ils ne sont pas flatteurs, me font très plaisir et m’aident à trouver la motivation pour essayer d’améliorer.
Bon, trêve de segolènisme (ou segolènitude), j’ai fini avec mes excuses. Maintenant des questions, qu’est-ce que vous pensez du dessin d’aujourd’hui, de ces traits monochromes style faux griffonné sur cahier ?
La image du cahier qui sert de fond à mon dessin vient de la gallerie Flickr de net_efekt, et elle est sous licence Creative Commons.



Les vacances de Pâques ont passé et les billets continuent à se faire rares par ici.
On m’a demandé plusieurs fois si je me suis lassé du blog, si j’ai envie d’arrêter. Moi aussi, je me suis posé la question, vu que ces derniers temps, lorsque je me place face à l’ordinateur, je fais tout sauf écrire des billets. Mais je crois que non, ce n’est pas de la lassitude, c’est plutôt une combinaison de diverses circonstances.
Alors non, LostInBrittany n’est pas mort, même si des fois ça semble un blog zombie… 
J’ai trouvé cette chaîne sur le blog de Gally, et je n’ai pas résisté à l’envie d’ajouter un maillon.
Le principe est simple : le blogueur doit se dessiner entouré de ce qui gravite autour de lui, de sa galaxie personnelle. En clair, il faut se dessiner entourer des choses, idées, activités ou personnages qui nous caractérisent.
Ca m’a pris un petit moment de tout dessiner, et cela m’a fait du bien, car ça faisait au moins deux mois que je ne prenais pas Inkscape pour dessiner quelque chose d’autre que des schémas d’architecture software.
Je suis content du résultat car il représente assez bien mon petit univers personnel, ou au moins une partie. Je pense que la plupart d’objets sont assez identifiables, mais si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à demander.
En suivant l’idée de Gally, je ne vais tagger personne pour la suite de cette chaîne. Si cela vous dit, vous n’avez qu’à la reprendre :)








J’ai emprunté le terme Code Rouge à Maître Eolas, sauf que dans mon cas la classification serait plutôt :
Et demain ça risque de devenir Code Noir…

Aujourd’hui ça fait 27 ans du coup d’état du 23-F en Espagne.
Il y a des événements importants, desquels tous le monde se souvient. Mais pour moi, les vrais moments historiques sont ceux qui marquent à feu dans la mémoire des gens ce qu’ils faisaient et où ils étaient lorsque l’événement s’est produit.
Pour la génération de mes parents, l’un de ces événements était l’arrivée de l’homme à la Lune. On peut demander à n’importe qui de cette génération, il racontera avec toute sorte de détails ses activités ce soir là. Un autre serait l’assassinat de J.F. Kennedy, tous les gens nés avant les années 60s se souviennent de ce jour comme si c’était hier
Le 11-S est un exemple semblable pour les générations trop jeune pour avoir vécu l’arrivée de l’homme à la Lune ou la mort de Kennedy, tout le monde saurait répondre à la désormais typique question d’où étais-tu le 11 septembre?.
Le 23-F est l’un de ces événements marquants, au moins pour les espagnols. A l’époque j’avais même pas cinq ans, et ce 23-F est peut-être la mémoire la plus ancienne dont je me souviens clairement. En fermant les yeux je vois encore ce 23 février 1981, je vois notre vielle télé noire et blanc et les images qu’elle montrait cette soirée là.
Des images du Tejero dans le Congrès des Députés pistolet au poing, du général Gutiérrez Mellado se faisant malmener par des Guardias Civiles lorsqu’il se lève pour ordonner aux putschistes de déposer les armes, des chars de Milans del Bosch dans les rues de Valencia et surtout les images et la voix rassurante du roi Juan Carlos, habillé en uniforme de capitaine général des armées, s’opposant au coup d’état et defendant la Constitution et la démocratie.
Pour être honnête, je ne peux pas dire combien de ces images je les ai vu cet soir-là ou combien lors d’une des innombrables rediffusions des jours suivants. Mais ce 23-F et les jours qui l’ont suivi restent mon plus ancien souvenir.
Vingt-huit ans se sont déjà écoulés, et pour toute une génération ce 23-F n’est qu’une date dans l’histoire, il ne pourraient pas répondre à la question de où étais-tu le 23-F?. Cela ne me rajeunit pas…

Hier lorsque je vous parlais de la neige à Brest, je ne m’en doutais pas que ce matin j’allais écrire ce billet depuis ma table du salon, en savourant un deuxième café tout chaud après une deuxième promenade qui m’a permis de constater que il m’est encore impossible de me rendre à mon travail.
Ce matin au réveil, lorsque j’ai regardé par la fenêtre, je me suis dit que ça allait être compliqué. Surtout lorsque j’ai vu plusieurs voitures faire demi-tour avant d’entamer la descente de ma rue et rentrer au parking, ou ces autre voitures que se cumulaient à la sortie de la rue sur une grosse plaque de neige verglacée, sans pouvoir n’avancer ni reculer.
J’ai essayé deux fois déjà de partir. La première, il m’a suffit de descendre de chez moi pour voir que c’était impossible : trois voitures étaient encore coincées à la sortie de ma rue, de travers sur la chaussée. Je suis donc rentré chez moi et attendu une petite demi-heure.
La deuxième fois cela semblait mieux, ils avaient réussi a mettre les voitures sur le côté. Je suis descendu à pied, en essayant de ne pas trop glisser, pour évaluer la situation. La rue en bas était complètement bloquée, avec des voitures qui attendaient sur place depuis une vingtaine de minutes, selon m’expliquait un conducteur énervé. Au round-point un peu plus loin, un accrochage témoignait des difficultés de la conduite sur neige verglacée. Pas moyen de partir encore, je suis à nouveau rentré.
En relisant ce billet, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer le sourire aux lèvres de Guillaume en voyant dans les photos comme quelques centimètres de neige suffissent à paralyser la ville. A coup sûr, la plupart des québécois ils n’hésiteraient pas à qualifier cette journée de printanière… J’imagine que ce n’est qu’une question d’habitude.
A Madrid, par exemple, quelques goutes de pluie suffisent à rendre la circulation chaotique, avec des bouchons interminables, des accrochages et des énervements, tandis qu’ici à Brest, même les plus grosses tempêtes de pluie et vent n’ont presque aucun effet sur le trafic. Cependant, il suffit d’une petite chute de neige et les rues deviennent des patinoires, plus aucun bus ne circule et les principaux axes de la ville se paralysent.
En tout cas, je vais essayer d’attendre une petite heure et je ressayerai de partir… si les voitures en bas de la rue réussissent à dégager, bien sûr. 