Posts Tagged ‘Nostalgie informatique’

De la nostalgie, des Atari et des rêves…

Saturday, April 5th, 2008

Vous vous souvenez que je vous ai parlé déjà de comment lorsqu’on s’intéresse à quelque chose on le remarque partout ?

Hier soir mon cerveau m’a refait à nouveau le tour. Je venais de poster mon billet sur l’annonce de la CPU Intel 8086, qui m’avait laissé plongé dans la nostalgie d’un temps passé (qui sûrement n’était pas si bon que dans les souvenirs). Je faisais donc une revue rapide des blogs avant d’aller dormir lorsque je tombe sur un billet de Boing Boing.

Et là je vois une photo de 1983, en noir et blanc, avec un poste de travail qu’à l’époque était à la pointe de la technologie :

Atari user's desk, circa 1983

Un poste de travail avec un Atari 800, des lecteurs de disquette et de cassette, imprimante et modem, et un poste de télévision qui servait de moniteur. Le tout agrémenté de quelques verres promotionnels Burger King pour Le Retour du Jedi, sorti cette même année.

En regardant ce poste de travail, je l’ai comparé à mon poste actuel et je me suis rendu compte de comment les choses sont au même temps complètement différentes mais étrangement semblables 25 ans après. Ensuite, en voyant que la nostalgie allait à pire, j’ai décidé que la meilleure chose que je pouvais faire était d’aller dormir.

Ce matin, au réveil, j’ai décidé d’écrire ce billet. Car cette nuit, la nostalgie a envahi même mes rêves : j’ai rêvé de Tron.

C’est grave, docteur ?

Toute la puissance d’un 8086 à 4MHz pour seulement 895$

Friday, April 4th, 2008

Ca faisait quelques temps que je ne postais pas de billet sur des vieux équipements informatiques.

Aujourd’hui je suis tombé sur un annonce de 1979 pour des processeurs Intel 8086. Avec le typique langage publicitaire, il nous parle de la puissance de la CPU, avec son bus de 16 bits et ses 4 MHz de fréquence d’horloge.

L’annonce nous montre aussi des photos des produits, où on peut encore voir des composants électroniques discrets sur des plaques PCB à l’ancienne, ces circuits que on pouvait encore monter soit même à l’aide d’un fer à souder et un fil d’étain-cuivre…

The power of the 8086

Il y a une douzaine d’années lorsque j’étais en école d’ingénieurs, on avait encore des TPs où on devait construire des systèmes intégrés à partir des composants discrets tels que mémoires, portes logiques, multiplexeurs.

Il y a cinq ans, lorsque j’étais ATER au Mans les élèves ne mettaient presque plus la main sur les circuits, tout le TPs se faisaient sur des simulateurs et des circuits logiques programmables.

Il y a quelques mois, le dernier magasin de composants électroniques de Brest, Radiosell, a fermé définitivement ses portes. Et ce qui m’a surpris le plus c’est la réaction indifférente de certains collègues et amis, pourtant des vrais geeks, pour lesquels un magasin de composants électroniques n’avait plus de sens.

C’est vrai qu’à l’époque où un seul circuit intégré programmable peut contenir toutes les fonctionnalités qu’on peut souhaiter, l’idée de monter ses propres systèmes avec une poignée de portes logiques ou avec quelques transistors et amplificateurs opérationnels peut sembler drôle et carrément inutile. Mais je trouve qu’il y a un plaisir inhérent à monter le circuit de ses propres mains, souder les composants un par un, appuyer sur l’alimentation et voir le circuit prendre vie, telle qu’un monstre de Frankenstein. Quoi que peut-être ce n’est que mon côté neo-luditte

Annonce du 8086 trouvé dans Abadia Digital, qui l’a vu chez Origins of DOS.

Los Alamos Sales Company

Friday, November 30th, 2007

J’imagine que pour certains d’entre vous, le Laboratoire national de Los Alamos (LANL) vous dit quelque chose. Si vous n’arrivez pas à l’ubiquer, je vais donner une autre piste, dans les années 40s, le LANL a été un des siège du Projet Manhattan.

Le Projet Manhattan était le nom de code du projet de recherche nucléaire mené par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a conduit à la réalisation des premières bombes atomiques en 1945. Le LANL était le siège du projet, et il continue encore aujourd’hui à être (avec le Laboratoire national Lawrence Livermore) le siège de la recherche nucléaire militaire américaine. Actuellement le LANL emploi plus de 10 000 personnes, avec un budget de plus de 2 millards de dollars.

Avec un budget si énorme dédié à la recherche, vous pouvez imaginer qu’au LANL, ils achètent des tonnes et des tonnes de matériel électronique chaque année. Et en conséquence, chaque année des tonnes et des tonnes de matériel sont déclarés obsolètes. Tout ce matériel (au moins la partie qui n’est plus secret défense) est donc vendu comme ferraille. Et la plupart finit dans l’endroit qui est le sujet de mon billet : un magasin de récupération de matériel électronique à proximité du LANL, le Los Alamos Sales Company, aussi connu comme The Black Hole (Le Trou Noir).

Pour quelqu’un qui s’intéresse à l’histoire de l’informatique et l’électronique, Los Alamos Sales Company est un vrai rêve. Les allées de l’énorme hangar, de la taille d’un petit centre commercial, sont remplis du sol au plafond de matériel électronique qui était à la pointe de la technologie il y a une vingtaine, une quarantaine ou une soixantaine d’années. Le patron de l’endroit est un ancien travailleur du LANL, Ed Grothus, qui a été remercié dans les années 60 après avoir participé dans une manifestation pacifiste. Après son limogeage, il a ouvret son magasin à proximité du laboratoire pour pouvoir continuer à vivre de sa passion, les instruments électroniques.

Même l’extérieur du hangar est bien rempli de matériel, ce que, combiné avec le paysage désertique du Nouveau Mexique, donne à endroit un aspect de film post-apocalyptique, style MadMax…

A l’intérieur, au détour d’une allé, on peut trouver même du matériel qui a été utilisé dans le Projet Manhattan, comme cet appareil photographique Marley construit en Anglaterre en 1944. Il était capable de prendre 10 000 images par secondes, et il était utilisé pour photographier en détail les premières explosions atomiques.

Les photos ont été pris par Dave Bullock, un geek passionné de l’électronique qui a y travaillé un été au Black Hole pendant ses études. Il a profité d’un voyage dans le coin pour rendre visite à Ed et photographier le Black Hole. Dans son blog, il commente et explique plein de photos, et il a mis encore plus de photos sur Flickr. De quoi perdre un bon moment à regarder chaque photo et à essayer de trouver à quoi ça pourrait servir ce matos dans le LANL…

Trouvé via Microsiervos./

Festival des ordinateurs vintage

Wednesday, November 7th, 2007

Vous vous souvenez que je vous ai parlé de comment lorsqu’on s’intéresse à quelque chose on le voit partout ? Bon, c’est encore arrivé…

Pas plus tard que lundi je vous racontais ma passion pour les vieux ordinateurs, et ce matin en lisant Microsiervos je suis tombé sur un article de Wired qui parle du Vintage Computer Festival.

IBM 026
Perforatrice de cartes IBM 026

Le Vintage Computer Festival est une rencontre international de passionnés des vieux ordinateurs, mais pas seulement ça. Il aspire aussi à être un évent qui montre aux non initiés ces machines qui ont fait partie de l’histoire de l’informatique. Les ordinateurs y présentés sont en parfait état de marche, propres et soignés comme le jour où ils ont été livrés.

Micro-ordinateur Sol-20
Micro-ordinateur Sol-20

Parmi les bijoux qu’on peut y voir il y a une IBM 026, avec laquelle on préparais les cartes perforées qui servaient pour stocker les programmes il y a quelques dizaines d’années, ou un Sol-20, un des prédécesseurs des ordinateurs personnels, avec son caractéristique boîtier en bois et acier bleu.

Bref, un site à ne pas manquer si, comme moi, vous appréciez voir des ordinateurs anciens…

Nostalgie informatique et disque dur de 10 Mo

Monday, November 5th, 2007

La passion par des antiquités est un phénomène assez répandu dans ce début du XXIème siècle, peut-être car c’est une façon de nous donner des racines dans une société qui change très vite. Le label vintage est devenu à la mode, et les gens se sont mis à collectionner les trucs les plus variés. Il y a des gens qui collectionnent des antiquités “classiques”, comme des tableaux, des livres, des bijoux ou des pièces. D’autres penchent pour des choses plus exotiques, comme des outils d’artisan, des instruments médicaux ou des ustensiles de ferme.

Moi, si j’avais le temps, l’argent et la place, je crois que je collectionnerais une catégorie d’objets vintage assez spécifique : du matériel informatique ancien. J’imagine que c’est le fait d’avoir un père qui bossait déjà en informatique à l’époque des cartes perforées, mais je ne peux pas m’empêcher d’être attiré par ces vieux ordinateurs, ces disques durs de la taille d’une machine à laver, ces mémoires de 5 ko…

Je trouve que ces objets, que pour beaucoup ne sont que vieux trucs à mettre à la poubelle, sont partie de l’histoire de notre société, et ils devraient être préservés pour la postérité. Avant de rire, pensez deux fois. Lorsqu’on a aujourd’hui à des musées d’histoire ou d’archéologie, quel type d’objets on voit ? Des objets de la vie de tous les jours, des objets qui ont permis de façonner l’histoire mais que pour leur propriétaire n’étaient que des outils à utiliser et jeter lorsqu’il ne servaient plus.

Pensez par exemple aux silex de la Préhistoire, ou aux outils des bâtisseurs de cathédrales du Moyen Age. Lorsque ils se procuraient des nouvelles outils plus performantes ou lorsque leurs vielles outils devenaient vielles, ils les jetaient sans une arrière pensée, comme on a fait avec les vieux systèmes informatiques. Par contre, lorsqu’un archéologue trouve aujourd’hui ces outils, pour lui ils sont précieux, car ils lui permettent de mieux comprendre non seulement comment ces homme travaillaient, mais aussi comment était leur société. Pourquoi ça ne serait pas pareil pour ce vieux disque dur ou ce ordinateur dépassé ?

Ce coup de nostalgie passé, je reviens à l’autre sujet du billet. Il y a quelques semaines je vous montrais les IBM 350, les premiers disques durs. Aujourd’hui on fait un saut aux années 80, 25 ans après l’IBM 350 et 25 ans avant nos disques de 500 Go. L’avancée était énorme, le disque ne faisait plus la taille d’une petite chambre mais celle d’une unité centrale de nos jours, pour une capacité qu’à l’époque était spectaculaire, 10 Mo ! Et le prix avait été divisé par 1000, car ces 10 Mo coûtaient à peine 3 800 $ :

Disque dur de 10 Mo

Comme je disais l’autre fois, ça me donne quelque chose à réfléchir pendant que j’essaie de faire un backup de mon disque de 350 Go acheté à à peine 100 €…

Trouvé grâce à DespuesDeGoogle.

Cinquante ans de disques durs

Sunday, October 7th, 2007

C’est bien connu, n’importe la taille du disque dur, on arrivera toujours à le remplir. C’était vrai dans l’époque des 360 ko des disquettes 5″1/4 de mon IBM 5155, ça a continué à être vrai dans les 80 Mo du disque dur de mon IBM i386dx, et c’est encore vrai avec les 300 Go du disque dur externe que j’ai acheté cet été.

Et comme les capacités des disques durs continuent à augmenter, on oublie souvent l’énorme capacité que ces petits cylindres magnétiques ont de nos jours. C’est pour ça que j’ai adoré la photo suivante :

Disque dur de 1956

C’est l’an 1956, et cet armoire qu’ils ont en train de monter dans l’avion, est un disque dur. Il a un poid proche d’une tonne, une volume de quelque 1,5 m3 et une capacité de stockage inégalée à l’époque : 4,4 Mo !

Le disque en question est le célèbre IBM 350. L’IBM 350 était l’unité de stockage du IBM RAMAC 305, le premier ordinateur à utiliser un disque dur. Et lorque je dis ordinateur, je devrait dire plutôt système, car il occupait une salle de 9 m par 15 m…

Voici une photo de l’IBM RAMAC 305 : en premier plan deux disques IBM 350, derrière la console et l’unité centrale de procès.

Disques durs IBM 350

J’essayerai de réfléchir à tout ça la prochaine fois que j’aurai envie de me plaindre de que mon disque dur n’a pas assez de capacité…

Histoire des jeux vidéo

Monday, August 20th, 2007

Il y a quelques semaines je vous montrais un petit vidéo qui traçait en quelques minutes une rétrospective des actrices les plus belles du cinéma américain. Ce type de vidéo devient de plus en plus à la mode. Faciles à faire en enchaînant des images trouvés à droite et à gauche sur le net, et fort sympathiques à regarder, du fait qu’ils s’appuient sur le facteur nostalgie de ces images qui partie de l’imaginaire collective.

Aujourd’hui je vous présente un autre de ces vidéos, cette fois d’une thématique totalement différente, les jeux vidéo. Voici donc l’histoire de 35 ans de jeux vidéo, du plus récent membre de la la génération Wii ou PS3 au mythique Pong de 1972 :

Trouvé via Pixel y Dixel.

Les temps ont bien changé

Thursday, July 26th, 2007
LiB en vacances !

Pendant ce période de vacances j’ai programmé la mise en ligne automatique de quelques billets qui étaient en attente. Celui-ci est le premier…

Je reviens à la charge avec mes images insolites trouvées sur le net. Aujourd’hui je vous propose une image qui illustre très bien jusqu’à quel point l’informatique a changé dans une trentaine d’années :

16 kb de RAM

16k de RAM pour transformer ton ordinateur dans un géant, le slogan était bien trouvé à l’époque. Regardez non seulement la taille de cette mémoire, mais aussi son prix… :-)

Trouvé via Abadia Digital.

Des souvenirs d’enfance

Friday, July 20th, 2007

Il semblerait qu’il y a une nouvelle chaîne propagé par 1Loup et à laquelle Guillaume me demande de participer. Et encore une fois, je me fais avoir et je participe :)

La chaîne en question parle des souvenirs d’enfance, mais je ne trouve pas de détails sur les “règles du jeu”. Je vais donc faire mon interprétation personnelle et vous parler des deux premiers souvenirs venus à mon esprit en lisant les billets d’1Loup, Guillaume et HelRan, deux souvenirs qui ont façonné la personne que je suis devenu :

1 - Mon IBM PC 5155

IBM PC 5155

Mon père travaillait chez IBM, c’est pour ça qu’à l’époque il a pu acheter un des premiers IBM 5155. C’était vers Noël 1984 ou 1985 et je devais avoir huit ans lorsqu’il est arrivé à la maison chargé avec la mystérieuse boîte.

Le IMB PC 5155 était le premier PC portable de chez IBM. Mais lorsque je dis portable, il ne faut pas comprendre un des petits trucs à écran TFT 15″ qu’on voit aujourd’hui, mais une grosse mallette d’une quinzaine de kilos. Les spécifications, vous les trouverez surprenants aujourd’hui :

IBM Portable PC 5155
Model: model 68
Introduced: February 1984
Price: US $4225.
Weight: 30 pounds
CPU: Intel 8088 @ 4.77MHz
RAM: 256K, 640K max
Display: 9-inch amber display
CGA graphics, 80 X 25 text
Storage: Two 360KB 5.25-inch disk drives
Ports: 1 parallel, 1 serial, CGA video
OS: IBM PC-DOS Version 2.10 (disk)

Spécifications trouvés sur OldComputers, un site superbe pour les nostalgiques des premières années de l’informatique personnelle.

Cet ordinateur, donc la puissance et capacité de stockage sont plusieurs ordres de magnitude moindres que celles de mon téléphone portable, a été la clé qui m’a ouvert un monde de possibilités. Je ne sais pas combien de milliers d’heures j’ai passé devant son petit écran mon monochrome ambre, mais je sais que c’est grâce à cet appareil qu’aujourd’hui je suis un passionné de l’informatique.

IBM PC 5155

Merci, papa, je crois que je ne te l’avais jamais dit, mais c’est le meilleur cadeau que tu ne m’as jamais fait (même si à l’origine tu l’avais acheté pour toi ;) ).

2. Ma boîte rouge du Dungeons & Dragons basique

D&D Basico de Dalmau

En 1985 une petite maison d’édition publie en Espagne la traduction de la boîte basique de Dungeons & Dragons, LE jeu de rôles. Moi, avec 9 ans à l’époque, je le découvre chez mon cousin, d’abord avec ennui (pourquoi il ne parle que de ça ?) et ensuite avec une curiosité croissante.

Cette boîte (de laquelle, ironiquement, je n’ai jamais réussi à posséder un exemplaire original) m’a ouvert la porte aux jeux de rôles, à la fantaisie, à toute une série de mondes et aventures imaginaires qui depuis m’accompagnent dans la vie. Les jeux de rôles ont marqué mon adolescence, ils m’ont permit de surpasser ma timidité, de rencontrer ceux que je considère encore mes meilleurs amis (même de rencontrer la mère de ma fille, alors ils sont responsables de que je sois le papa le plus fier de la planète ! :-D ), de passer d’innombrables moments magiques…

Si aujourd’hui je suis comme je suis, c’est une bonne partie la faute aux jeux de rôles. Et tout ça grâce à cette petite boîte rouge que j’ai découvert chez mon cousin. Merci Iñigo !

Voilà, c’est fait, j’ai répondu encore à une autre chaîne. Et maintenant je passe le témoin. A qui ?

A Olivier, Tizel, Mondemo et Christelle, par exemple… :)