Billets avec l'étiquette ‘Ubuntu’

Ubuntu : pas de proposition de migration vers Intrepid Ibex

04-11-2008
LiB et Ubuntu

Mon père s’impatientait hier au téléphone, Mais quand est-ce que mon Ubuntu va me proposer de migrer à Intrepid Ibex ?

Je lui ai dit de patienter encore quelques jours, pensant que chez Ubuntu ils avaient décidé de retarder la mise à niveau massive d’Ubuntu 8.04 Hardy Heron à Ubuntu 8.10 Intrepid Ibexpar soucis de charge des serveurs.

Mais je me trompais, car votre Hardy Heron ne va jamais vous proposer de migrer à Intrepid Ibex. La raison je l’ai appris ce matin grâce à mon collègue Marc, et depuis j’ai trouvé confirmation dans la doc Ubuntu francophone :

Par défaut, la 8.04 est LTS (Long Term Support) et ne va proposer la migration automatique que vers des releases LTS, la 8.10 est une release normale, il faut donc sélectionner “Versions Normales” dans “Système>Administration>Source des Logiciels” onglet “Mise à jour” rubrique “Mise à jour de la version”

Alors, si vous voulez êtes sur Ubuntu 8.04 et vous voulez migrer à Ubuntu 8.10, inutile d’attendre que le système vous le propose, il faudra aller chercher la mise à niveau soi même.

Mais il faut migrer ?

Je profite pour rappeler que cette mise à niveau n’est pas de tout une obligation. La version 8.04 est une version LTS (Long Term Support), qui sera supporté jusqu’à en 2011, et elle reste une version stable, robuste et très performante. La mise à niveau n’est pas vraiment risquée, mais chez certains utilisateurs (comme sur ma machine de travail) elle “casse” des fonctionnalités qu’après il faut réparer à la main, ce qui n’est pas toujours évident pour l’utilisateur non averti.

En clair, ce mise à niveau est plus un affaire de geeks que d’utilisateurs lambda. Si vous ne voulez pas vous embêter avec des éventuels soucis et votre système correspond à vous atteintes actuelles, vous pouvez tranquillement passer de cette mise à jour et attendre la prochaine version LTS en 2009 ou 2010.

Dis-moi, Ubuntu, il est où mon WiFi ?

02-11-2008
LiB et Ubuntu

Je crois que aucun de mes lecteurs habituels, pas plus qu’aucun de mes pauvres collègues de travail, hésiteront à me qualifier de fan (ou plutôt fanatique) d’Ubuntu. Pourtant il y a des jours où Ubuntu me prend bien la tête…

Après avoir installé Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex sur mon fixe et mon portable personnels, ce matin je me suis mis à mettre à jour mon ordinateur du travail, un Toshiba Tecra M5. Tout semblait s’être passé sans le moindre soucis, aucun message d’erreur, le système a démarré sans soucis apparent après la reinitialisation… à un détail près : je n’avais pas de WiFi.

Au moment où j’ai fait le constat, j’ai su comment ça allait se passer. J’allais devoir passer ma matinée à parcourir les différentes forums à essayer de trouver d’abord pourquoi le WiFi s’était arrêté de marcher et ensuite quoi faire pour qu’il tourne à nouveau. A ce moment j’ai eu marre d’Ubuntu, marre des mises à jour, marre de m’entêter à utiliser un système libre, je ne pouvais me dire que ¡mierda de día!

Mais bon, après l’instant de crise passé, je me suis mis à traquer le problème, en commençant par la carte WiFi. Et comment j’ai une carte WiFi assez commune, je me suis dis qu’il valait le coup d’expliquer en détail comment la refaire marcher.

Ta carte WiFi, est-elle reconnue ?

La première question qu’on doit se poser avant d’aller consulter les forums est si la carte WiFi est reconnu par le système ou pas. Pour cela, un petit coup de lspci nous donnera la réponse :

~$ sudo lspci
00:00.0 Host bridge: Intel Corporation Mobile 945GM/PM/GMS, 943/940GML and 945GT Express Memory Controller Hub (rev 03)
[...]
04:00.0 Network controller: Intel Corporation PRO/Wireless 3945ABG [Golan] Network Connection (rev 02)
[...]

Ma carte, une très typique Intel 3945ABG, est bien reconnu par mon Ubuntu, et pourtant sur Gnome le WiFi s’obstine à rester inactif.

L’Intel 3945ABG et le kill switch

Après quelques consultations sur les différents forums d’Ubuntu, il s’avère qu’il y a plusieurs problèmes liés à l’Intel 3945 dans Intrepid Ibex. Le premier est lié au kill switch, l’interrupteur qui permet de couper le WiFi (par exemple pour consommer moins de batterie).

Dans Ubuntu 8.10 ils ont changé le module du kernel chargé du support de l’Intel 3945, le iwl3945. Et le nouveau module semble avoir encore quelques petits soucis. Lorsqu’on démarre avec l’interrupteur du WiFi coupé, et après on essaie d’activer le WiFi, le nouveau iwl3945 ne détecte pas l’activation, et le WiFi ne se met pas en route.

Si vous avez démarré votre ordinateur sans WiFi et vous voulez l’utiliser, vous avez deux options. Soit vous redémarrez votre ordinateur avec l’interrupteur en on, soit vous placez l’interrupteur en on et vous réinitialisez le iwl3945. Cette dernière option est beaucoup plus simple que ça n’en a l’air :

~$ sudo rmmod iwl3945
~$ sudo modprobe iwl3945

J’ai donc reinitialisé le module et j’ai vu, plein d’espoir, apparaître l’icône du WiFi sur mon bureau. Tout semblait marcher… sauf qu’il n’arrivait pas à se connecter à mon réseau WiFi.

L’Intel 3945ABG et les connexions aux réseaux WEP

Mon réseau WiFi à la maison est du bon vieux WEP (oui, je sais, je devrais m’acheter un router qui fasse du WPA2), le truc le plus simple. Il ne devrais donc pas avoir de soucis, mais mon Ubuntu ne veut pas s’y connecter. Par contre, il n’a pas de soucis à se connecter à des réseaux WiFi ouverts qui tournent dans l’immeuble (les access points Neuf).

En allant à nouveau sur les forums, c’est encore un problème du module iwl3945, et cette fois la solution a déjà été trouvé… sauf que pas sur les paquets standard. Comme la solution est installer une version encore plus nouvelle du module, elle est dans les paquets backports, même si Ubuntu 8.10 est sortie il y a moins d’une semaine.

Activer Backports

Il faut donc d’abord activer les dépôts backports dans Synaptic, et ensuite installer les paquets linux-backports-modules-intrepid et linux-backports-modules-intrepid-generic.

Ou si vous préférez le faire sur ligne de commandes, il faut ajouter au fichier /etc/apt/sources.list la ligne des dépôts backports :

deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ intrepid-backports universe main multiverse restricted

En ensuite installer les paquets avec apt-get :

~$ sudo apt-get install linux-backports-modules-intrepid linux-backports-modules-intrepid-generic

Ensuite, vous redémarrez et normalement votre WiFi marchera sans aucun problème.

L’Ubuntu nouveau est arrivé

30-10-2008
LiB et Ubuntu

Le beaujolais Ubuntu nouveau est arrivé !

La sortie officielle d’Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex a eu lieu il y a quelques minutes, et vous pouvez déjà télécharger ou mettre à jour votre système.

Si vous voulez le télécharger, étant donnée la quantité de monde sur les serveurs, je vous conseille d’opter par le bit torrent. D’un côté, ça sera beaucoup plus rapide pour vous. De l’autre, ça réduira la charge sur les différents serveurs. Et comme bonus extra, ça montre encore une fois que le p2p a des usages tout à fait légitimes.

Pour ceux qui sont déjà sur Ubuntu 8.04, la mise à jour sera presque transparente. Lorsque vous allumerez votre ordinateur ordinateur le week-end prochain, vos verrez en haut à droite l’habituel icône de mises à jour disponibles. En cliquant sur lui, l’application System Update (Mise à jour du Système) s’ouvrira comme d’habitude, mais cette fois avec le joli message de “Nouvelle version de la distribution disponible : 8.10″. Et là, vous n’aurez qu’à cliquer…

Hors sujet

Mes gentils collègues de travail me reprochent que depuis une quinzaine de jours mes billets deviennent assez creux.

C’est vrai que pendant ces quelques jours de vacances mon blog est carrément passé à un deuxième plane, et que j’ai mis des billets qu’on pourrait considérer comme du remplissage (comme celui-ci ou celui-là).

De l’autre côté, mon blog est bien connu par son absence de ligne éditoriale et pour parler des sujets les plus divers qui me passent par la tête, étant avant tout un blog personnel. De ce fait là, j’assume que des différents types de billets plaisent ou déplaisent à des publics différents.

Par contre, si vous pensez que la qualité du blog est en chute, n’hésitez pas à me dire, je vous en remercierai vraiment.

Passage anticipé à Ubuntu 8.10
(Intrepid Ibex)

24-10-2008
LiB et Ubuntu

Même si la sortie officielle de la nouvelle version d’Ubuntu ne se fera que le 30 octobre, la sortie hier de la version release candicate permet déjà de tester Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex sans courir trop de risques1.

Comme d’habitude, j’ai décidé de mettre à jour mon Ubuntu de façon anticipé, afin d’aider à éviter les saturations serveur le jour de la sortie (et aussi, j’avoue, afin de satisfaire ma pulsion geek de le tester avant la sortie officielle :tongue_rolleye_ee:).

Je vous écris donc ce billet depuis mon Ubuntu Intrepid Ibex (Intrepid pour les amis) tout récemment installé.

La manœuvre est très simple et pas vraiment risquée, surtout étant donné que la plupart des commentaires dissent que la version release candidate est assez stable. Ilsuffit de démarrer l’Update Manager (Gestionnaire de mises à jour) en mode développement, depuis la ligne de commandes :

~$ sudo update-manager -d

En appelant l’Update Manager avec le paramètre -d on lui demande de se connecter aux dépôts de la dernière distribution en développement, actuellement le RC d’Intrepid. Lorsque votre Update Manager démarrera, il vous montrera un message indiquant qu’il y a une nouvelle distribution disponible, la 8.10 :

Mise à jour anticipé

Maintenant si vous cliquez sur Mise à jour (ou Update si vous avez votre Ubuntu en anglais comme moi), le processus de mise à jour démarrera. Comme d’habitude, la mise à jour est complètement automatisée, il n’y à rien d’autre à faire. Sur mon ordinateur, le processus a duré deux ou trois heures (je n’était pas devant l’ordinateur quand il a fini).

Bien sûr, pendant que la mise à jour se passe, vous pouvez continuer à utiliser l’ordinateur sans problème. Après la fin de la mise à jour, un petit redémarrage et Intrepid tournera fièrement sur votre machine.

1 Bien entendu, pas sur un environnement critique, pas sur une machine dans laquelle un bug du système pourrait vous faire perdre des informations importantes ou pour laquelle une indisponibilité pourrait vous coûter cher. Voir la note au pied de mon billet d’hier.

Ubuntu 8.10 RC1

23-10-2008

On est juste à une semaine de la sortie de la nouvelle version d’Ubuntu, Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex. La béta était sortie il y a une vingtaine de jours, et il semblerait que la plupart des problèmes ont été résolus, car, comme il était prévu dans le planning, le premier release candidate (RC) d’Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex vient d’être officiellement sorti.

Comme pour toute version RC, cet Ubuntu 8.10 RC est à priori identique à la version définitive qui sortira jeudi prochain, à quelques bugs mineures près. En clair, ce n’est pas une version à installer dans un environnement de production1, mais elle est toute à fait adaptée à une utilisation personnelle par l’utilisateur lambda. D’ailleurs, dans la note de lancement de cette RC, ils montrent carrément leur confiance dans le produit :

We consider this release candidate to be complete, stable, and suitable for testing by any user.

Vous pouvez donc déjà télécharger Ubuntu 8.10 RC, ou si vous avez confiance, simplement utiliser l’update-manager pour migrer de Hardy Heron à Intrepid Ibex.

1 : Oui, il ne faut surtout pas installer Ubuntu 8.10 RC dans un environnement de production, mais en gardant la même logique il ne faudra pas non plus installer Ubuntu 8.10 sur ce même environnement le jour de la sortie. Sur un vrai environnement de production on ne devrait jamais installer une nouvelle version d’un logiciel (et moins encore d’un système d’exploitation) avant de l’avoir bien testé sur des environnements moins critiques.

Pour faire court, Ubuntu 8.04 a fait ses preuves, et c’est une version LTS (support à long terme), prévu donc pour un cycle de vie de trois ans. Alors si vous voulez pas courir des risques, vous pouvez encore attendre un mois de plus et prendre le temps de tester Intrepid Ibex sur une autre machine d’abord.

Mise à jour (23 octobre 19h)

Il semblerait que l’annonce est apparu sur le wiki Ubuntu avant la livraison de la RC sur les serveurs. En conséquence, la version qui apparaît encore (le jeudi 23 octobre à 19h00) est la béta et non la RC.

Vous pouvez soit attendre demain, soit tester la pré-RC de hier en la téléchargeant ici.

Mise à jour (24 octobre 7h)

Ca y est, le soucis est corrigé et la version RC est enfin sur les différents serveurs miroirs. Vous pouvez donc la télécharger sans problème.

Pré-commandez dès aujourd’hui vos CDs Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex

21-10-2008

Comme vous pouvez voir dans le widget de compte à rebours qui accompagne ces lignes, la sortie de la nouvelle version d’Ubuntu, 8.10 Intrepid Ibex, s’approche à grands pas.

Et dès aujourd’hui, vous pouvez déjà pré-commander vos CDs Ubuntu 8.10 gratuits sur le site ShipIt d’Ubuntu. Les commandes seront expédiés à partir du 30 octobre, jour de la sortie officielle d’Intrepid Ibex, et selon mon expérience, ils arriveront chez vous vers la fin novembre.

Jusqu’à l’année dernière, ils envoyaient une dizaine de CDs par personne, mais cela se prétait à des abus, et beaucoup de CDs finissaient tout simplement à la poubelle. Maintenant, comme ils font depuis l’Ubuntu 7.04, vous ne pouvez demander qu’un CD par commande, que vous recevrez gratuitement à votre domicile. Pour avoir droit à plus d’un CD, il vous faudra justifier votre demande (par exemple pour une association, des formations, un groupe d’utilisateurs d’Ubuntu…).

LiB et Ubuntu

Vous pouvez vous demander à quoi ça sert de commander, même gratuitement, un CD que vous pouvez télécharger en toute légalité. Personnellement je vous ce CD gratuit comme quelque chose de complémentaire au téléchargement. D’abord, parce que le 30 octobre je ne vais pas récupérer le CD d’installation d’Intrepiod Ibex, je vais simplement mettre à jour mon système en utilisant l’update-manager, alors ce CD Ubuntu me permettra d’avoir un CD d’installation au cas où.

Ensuite, il y a le prosélytisme. Lorsqu’on propose à quelqu’un qui n’est pas très familiarisé avec Linux de tester un Ubuntu en mode LiveCD, c’est beaucoup plus rassurant de lui montrer un vrai CD avec une vraie pochette, quelque chose qui a un look professionnel, et non un CD gravé avec Ubuntu écrit au feutre. C’est du marketing, si vous voulez. C’est triste, mais ça marche comme ça.

Et enfin, et de façon purement personnelle, il y a le facteur geek et le plaisir qui donne de recevoir l’enveloppe avec quelques autocollants Ubuntu et le CD dans sa belle pochette, la fierté de placer ce CD sur son bureau à la vue de tout le monde, la sensation d’être partie d’un mouvement qui commence doucement à faire trembler le monopole Windows. C’est un peut-être puéril, une réaction geek de base à la The Big Bang Theory, mais je suis prêt à parier que beaucoup d’entre vous me comprenez.

Ah, et si vous êtes un de ceux qui préfèrent KDE sur GNOME (oui, j’imagine que ça existe, même si je ne peux pas comprendre pourquoi :tongue_rolleye_ee:), vous pouvez aussi pré-commander vos CDs Kubuntu.

Compte à rebours pour Ubuntu 8.10

06-10-2008

Une fois de plus, on est au mois d’octobre. Et parmi d’autres choses typiques de l’automne (comme les promenades en forêt à la recherche de châtaignes, ou les premières grippes…) cela veut dire qu’une nouvelle version d’Ubuntu est sur le point de sortir, comme vous pouvez voir dans le petit widget de compte à rebours qui accompagne ces lignes.

LiB et Ubuntu

Une des caractéristiques d’Ubuntu est la régularité des sorties des nouvelles versions, avec deux versions par an, aux mois d’avril et octobre. Et une fois de plus, ils vont être fidèles à la tradition, Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex sortira le 30 octobre 2008.

Dans cette nouvelle version il y a plein de nouveautés, parmi lesquelles il y a le noyau linux 2.6.27, GNOME 2.24, X.Org 7.4 ou les répertoires privés cryptés.

GNOME 2.24

La dernière monture de mon gestionnaire de fenêtres favori, avec des tons d’améliorations pour l’utilisateur final : des contrôles d’écran qui permettent de configurer facilement (et de façon graphique) des environnements multi-écran, des plugins pour la deskbar, des évolutions dans le gestionnaire de fichiers Nautilus (qui permet maintenant l’utilisation d’onglets), un client de messagerie instantanée intégré…

Mais là où ce nouveau GNOME apporte le plus de changements, c’est dans l’aspect GNOME Mobile, des bibliothèques et outils pour permettre à GNOME d’être le gestionnaire de fenêtres idéal pour des ultra-portables et d’autres dispositifs mobiles. Maintenant que les ultra-portables sont à la tête de toutes les listes de ventes, on peut bien imaginer que de plus en plus d’utilisateurs d’Ubuntu seront intéressés par des projets comme Ubuntu Mobile ou Ubuntu Eee, qui embarqueront desormais ce GNOME 2.24.

X.Org 7.4

Si vous avez déjà installé Ubuntu sur des ordinateurs dont les cartes graphiques sont un peu exotiques, ou si vous avez déjà du vous battre pour réussir à avoir un environnement multi-écran, vous avez peut-être connu les joies de devoir éditer le fichier /etc/X11/xorg.conf à la main.

La nouvelle version de X.Org, X.Org 7.4 permettra à la plupart d’utilisateurs de se passer du xorg.conf, et il apportera un mode à preuve d’échec et un gestionnaire de résolution de problèmes qui faciliteront considérablement la vie de l’utilisateur lorsque les soucis arriveront.

Répertoires privés cryptés

Maintenant chaque utilisateur dispose dans son home d’un répertoire privé crypté, ~/Private, très utile pour le cas où vous ne voulez pas crypter tout votre disque dur, mais vous voulez quand même vous assurer que si on vole votre portable le voleur n’aura pas accès à vos photos de famille ou vos plans secrets de domination mondiale…

Une chose qui manquera… ou pas ?

Ce qui suit est très subjectif et personnel, mais je viens de voir avec peine qui Gnome 2.24 n’incorpore pas le plugin OpenChange pour Evolution, et que en conséquence il ne sera pas présent sur Ubuntu 8.10 mais plutôt sur la 9.04.

Pour tous ceux qui comme moi doivent se battre chaque jour avec le plugin OWA (Outlook Web Access) utilisé actuellement par Evolution pour se connecter aux serveurs Exchange, le mail reste le maillon faible dans la chaîne d’adoption de Linux en entreprise. Se connecter à un serveur Exchange ancien devient une galère quotidienne, mais se connecter aux nouveaux Excange 2007 est carrément impossible.

La solution existe, OpenChange, un plugin MAPI qui permet de s’affranchir d’OWA et d’attaquer Exchange en natif. Par contre, il ne sera incorporé à Evolution qu’à partir de GNOME 2.26, c’est à dire qu’il ne sera pas sur Ubuntu (au moins de façon officielle) jusqu’à la version d’avril 2009.

<private joke>J’entends déjà Raphaël rigoler dans son coin…</private joke>

J’ai dis “au moins de façon officielle” car il semblerait qu’il sera possible de l’installer sur Ubuntu 8.10 avec les dépôts expérimentaux.

Et encore…

D’autres améliorations, les plus marquantes desquelles sont détaillées dans la page de Intrepid Ibex, d’autres sur celle de GNOME 2.24, mais j’en parlerai à fur et à mesure.

Encore en beta

Pour l’instant Ubuntu 8.10 est encore en beta. Aussitôt la version release candidate sera sortie, je l’installerai à la maison et je vous ferai mon premier retour.

Flash Player 10 RC2 pour Linux

25-09-2008
LiB et Ubuntu

Ca fait presque 2 ans j’écrivais un billet sur l’installation de Flash Player 9 beta sur Ubuntu. Depuis il y a eu unedeuxième beta, les premiers paquets Ubuntu et enfin, quelque temps après la sortie de la version définitive de Flash Player 9, les paquets officiels sont apparus dans la partie non-free des dépôts Ubuntu.

La première release candidate de Flash Player 10 est sorti en août dernier. Je l’avais installé et testé autant sur mon ordinateur du travail que sur ma machine à la maison, et pour moi il n’était pas assez stable, il faisait tomber mon Firefox plusieurs fois par heure. J’ai un peu cherché sur le net, et les avis étaient assez partagés, alors en base à mon expérience personnelle, j’ai préféré ne pas relayer l’information.

La deuxième release candidate a été annoncé sur le blog de Flash Player pour Linux hier, quoi qu’elle était disponible en téléchargement depuis une dizaine de jours.

Je l’ai installé la semaine dernière, et depuis le premier moment je l’ai trouvé assez stable et rapide, et elle corrige beaucoup des bugs rencontrés dans la première RC (surtout un très embêtant qui l’empêchait de reconnaître ma webcam).

Mais c’est surtout dans mon navigateur secondaire que j’ai vu la différence. Car, comme j’expliquais il y a quelque temps, j’ai normalement deux navigateurs toujours ouverts, un Firefox et un Epiphany. Et Epiphany, au moins dans mes ordinateurs, était beaucoup plus sensible aux erreurs de Flash, et le Flash Player 9 le faisait tomber assez souvent. Avec Flash Player 10 RC2 ce comportement semble s’être corrigé, quoi que j’attends encore avant de crier victoire…

Sinon, un des grands changements dans le développement de cette nouvelle version de Flash, c’est que la version Linux est développée au même temps que la version Windows, les trois plateformes principales (Windows, MacOS et Linux) ont été mises dans un pied d’égalité par Adobe. Ca change de l’époque de Flash 9, où la version Linux est sorti des mois après les versions Windows et Mac, condamnant les utilisateurs de Linux à utiliser des vielles versions de Flash qui ne les permettaient pas d’accéder aux sites développés pour Flash 9.

Une partie de ce que je disais à l’époque reste d’actualité : Flash Player reste un programme au code propriétaire et fermé. Alors, devrait-on être contents d’avoir une version linux ?

Et oui, je sais, ce n’est pas du logiciel libre, et ça va contre tous les préceptes véhiculés par linux. Flash est un format propriétaire, avec des logiciels propriétaires, tenu en monopole par une entreprise. Mais malheureusement, il est devenu une sorte de standard de facto dans le web, plus de 90% des utilisateurs ont un navigateur avec une version ou une autre de Flash Player. Donc je préfère voir ça comme une reconnaissance de la part d’Adobe de que les utilisateurs de linux méritent de la considération, et ça est une bonne nouvelle.

Bien sûr, YMMV

Iron ou Google Chrome pour les ultra-paranoïaques

25-09-2008
LiB et Google Chrome

Depuis sa sortie, Google Chrome est devenu l’un des sujets fétiches de mon blog, ce qui est plutôt ironique, car je n’utilise le navigateur Google que pour faire des tests. Mais bon…

Un problème…

En revenant sur le sujet, vous vous souvenez qu’il y a eu une grande polémique autour de Google Chrome et les informations qu’il pourrait envoyer à Google. Malgré que la plupart de leurs objections se sont avéré injustifiées et le fait qu’on peut configurer Chrome pour qu’il n’envoie aucun information chez Google, les fans des chapeaux en feuille d’étain n’étaient pas satisfaits.

Des solutions ?

Une première solution venait de la main du projet Chromium le code source de Chrome libéré par Google. Le fait de construire son navigateur à partir des sources permet de s’assurer qu’il n’y a pas des éventuels modules cachés ni spyware qui enverrait vos données chez Google. Par contre, construire l’application à partir des sources n’était pas à la portée de tout le monde.

La solution n’a pas tardé, avec des versions pré-pacagées de Chromium, comme le CrossOver Chromium dont je vous ai parlé la semaine dernière.

Mais même en installant à partir de Chromium, il y a certaines fonctionnalités innés à Chrome (comme la barre d’adresses intelligente) qui, si bien on peut les désactiver facilement, sont activés par défaut. Alors, ce n’est pas encore la solution parfaite pour ceux qui se sent très soucieux de leur privacité.

Une solution dure comme fer

Mode parano

La solution vient de la main de SRWare, une société allemande spécialisé dans des solutions de sécurité. Ils vient de sortir Iron, qui est un navigateur basé sur le code Chromium et offrant les mêmes fonctions de base comme Chrome, mais auquel ils ont enlevé les fonctionnalités qui posent des problème au niveau de la protection des données.

La page est en allemand, mais vous avez ici une traduction automatique (vous apprécierez sans doute la délicieuse ironie d’utiliser Google Translator pour faire la traduction…).

N’appartenant pas au peuple des porteurs de chapeaux en feuille d’étain, ce qui je trouve intéressant dans la démarche n’est pas la création d’Iron en lui même, mais le fait de que moins d’un mois après la sortie, on voit déjà sortir le premier fork1 de Chrome, adapté pour un besoin particulier.

Cela me rassure dans mon avis de que en libérant le code source, Google a donné des ailes à leur navigateur, en ouvrant des perspectives qu’il n’aurait jamais eu si le code était resté propriétaire. Je suis persuadé que d’ici en quelques mois on verra plusieurs projets de ce type voir le jour, chacun avec ses particularités et son public cible, mais tous partageant le même cœur de code. Chrome est là pour rester…

1 Comme mon collègue Raphaël me signale, Iron n’est pas un vrai fork, car ils se limitent à prendre la dernière version de Chromium et modifier certains fichiers. Le code d’Iron ne sera donc pas indépendant de Chromium, mais il sera synchronisé avec chaque nouvelle version du code du navigateur Google.

Mise à jour :

  • Merci à Fred pour le scoop, et à Raphaël et Annaïg pour les corrections.
  • Comme Sophie m’a fait remarquer dans les commentaires, tin-foil n’est plus feuille d’étain, mais feuille d’alu, car en début du XXème siècle ils ont changé le matérial (l’aluminium était moins cher) mais gardé la dénomination classique. Voir Wikipedia pour plus d’info.

Chromium (code source de Chrome) sur Ubuntu

17-09-2008
LiB et Google Chrome

Pour continuer sur le sujet de Google Chrome, il y a du nouveau du côté de leur utilisation sur des systèmes autres que Windows.

Comme je vous ai déjà raconté, j’ai testé Chrome sur Ubuntu en utilisant Wine, mais la méthode demandait un peu de bricolage.

Pour ceux qui n’ont pas envie de faire ces manipulations, depuis quelques jours il y a une solution bien plus simple qui permet d’installer et faire tourner facilement Google Chrome sur MacOS et sur les principales distributions de Linux : CrossOver Chromium, mise au point par les gens de Code Weavers.

Avec le bénéfice ajouté, surtout pour les fans du chapeau en feuille d’alu, de que la version qu’ils proposent ne se base pas dans la version compilé de Google Chrome, mais dans Chromium, le code source libéré par Google (et donc soumis au scrutin des internautes, alors sans des possibles modules cachés) .

Sur le site de CrossOver Chromium vous pouvez donc trouver un installateur .dmg pour Mac OS, les paquets .deb pour Ubuntu (et d’autres distros basées sur Debian), les .rpm de Fedora et un installateur en ligne de commandes pour toute autre distribution Linux.

J’ai donc téléchargé le .deb et je l’ai installé d’un simple click avec l’installateur de paquets d’Ubuntu. Et quelques secondes après, Chromium tournait sur ma machine, sans le moindre accroc.

Chrome sur mon Ubuntu

Après quelques heures d’utilisation, j’ai constaté que cette version de Google Chrome marche mieux que la version officielle tournant sur Wine. La version officielle avait quelques bugs lorsqu’elle tournait sur Wine, surtout dans la barre d’adresses, et dans l’affichage de certaines pages, et pour l’instant je n’ai expérimenté aucun de ces bugs dans ce CrossOver Chromium.

Alors vous n’avez plus d’excuse si vous vous sentiez tenté par Google Chrome mais l’idée de devoir bidouiller pour l’utiliser sur Mac ou Linux vous décourageait. Un simple click et le tour est joué…