Posts Tagged ‘Ubuntu’

Iron ou Google Chrome pour les ultra-paranoïaques

Thursday, September 25th, 2008
LiB et Google Chrome

Depuis sa sortie, Google Chrome est devenu l’un des sujets fétiches de mon blog, ce qui est plutôt ironique, car je n’utilise le navigateur Google que pour faire des tests. Mais bon…

Un problème…

En revenant sur le sujet, vous vous souvenez qu’il y a eu une grande polémique autour de Google Chrome et les informations qu’il pourrait envoyer à Google. Malgré que la plupart de leurs objections se sont avéré injustifiées et le fait qu’on peut configurer Chrome pour qu’il n’envoie aucun information chez Google, les fans des chapeaux en feuille d’étain n’étaient pas satisfaits.

Des solutions ?

Une première solution venait de la main du projet Chromium le code source de Chrome libéré par Google. Le fait de construire son navigateur à partir des sources permet de s’assurer qu’il n’y a pas des éventuels modules cachés ni spyware qui enverrait vos données chez Google. Par contre, construire l’application à partir des sources n’était pas à la portée de tout le monde.

La solution n’a pas tardé, avec des versions pré-pacagées de Chromium, comme le CrossOver Chromium dont je vous ai parlé la semaine dernière.

Mais même en installant à partir de Chromium, il y a certaines fonctionnalités innés à Chrome (comme la barre d’adresses intelligente) qui, si bien on peut les désactiver facilement, sont activés par défaut. Alors, ce n’est pas encore la solution parfaite pour ceux qui se sent très soucieux de leur privacité.

Une solution dure comme fer

Mode parano

La solution vient de la main de SRWare, une société allemande spécialisé dans des solutions de sécurité. Ils vient de sortir Iron, qui est un navigateur basé sur le code Chromium et offrant les mêmes fonctions de base comme Chrome, mais auquel ils ont enlevé les fonctionnalités qui posent des problème au niveau de la protection des données.

La page est en allemand, mais vous avez ici une traduction automatique (vous apprécierez sans doute la délicieuse ironie d’utiliser Google Translator pour faire la traduction…).

N’appartenant pas au peuple des porteurs de chapeaux en feuille d’étain, ce qui je trouve intéressant dans la démarche n’est pas la création d’Iron en lui même, mais le fait de que moins d’un mois après la sortie, on voit déjà sortir le premier fork1 de Chrome, adapté pour un besoin particulier.

Cela me rassure dans mon avis de que en libérant le code source, Google a donné des ailes à leur navigateur, en ouvrant des perspectives qu’il n’aurait jamais eu si le code était resté propriétaire. Je suis persuadé que d’ici en quelques mois on verra plusieurs projets de ce type voir le jour, chacun avec ses particularités et son public cible, mais tous partageant le même cœur de code. Chrome est là pour rester…

1 Comme mon collègue Raphaël me signale, Iron n’est pas un vrai fork, car ils se limitent à prendre la dernière version de Chromium et modifier certains fichiers. Le code d’Iron ne sera donc pas indépendant de Chromium, mais il sera synchronisé avec chaque nouvelle version du code du navigateur Google.

Mise à jour :

  • Merci à Fred pour le scoop, et à Raphaël et Annaïg pour les corrections.
  • Comme Sophie m’a fait remarquer dans les commentaires, tin-foil n’est plus feuille d’étain, mais feuille d’alu, car en début du XXème siècle ils ont changé le matérial (l’aluminium était moins cher) mais gardé la dénomination classique. Voir Wikipedia pour plus d’info.

Chromium (code source de Chrome) sur Ubuntu

Wednesday, September 17th, 2008
LiB et Google Chrome

Pour continuer sur le sujet de Google Chrome, il y a du nouveau du côté de leur utilisation sur des systèmes autres que Windows.

Comme je vous ai déjà raconté, j’ai testé Chrome sur Ubuntu en utilisant Wine, mais la méthode demandait un peu de bricolage.

Pour ceux qui n’ont pas envie de faire ces manipulations, depuis quelques jours il y a une solution bien plus simple qui permet d’installer et faire tourner facilement Google Chrome sur MacOS et sur les principales distributions de Linux : CrossOver Chromium, mise au point par les gens de Code Weavers.

Avec le bénéfice ajouté, surtout pour les fans du chapeau en feuille d’alu, de que la version qu’ils proposent ne se base pas dans la version compilé de Google Chrome, mais dans Chromium, le code source libéré par Google (et donc soumis au scrutin des internautes, alors sans des possibles modules cachés) .

Sur le site de CrossOver Chromium vous pouvez donc trouver un installateur .dmg pour Mac OS, les paquets .deb pour Ubuntu (et d’autres distros basées sur Debian), les .rpm de Fedora et un installateur en ligne de commandes pour toute autre distribution Linux.

J’ai donc téléchargé le .deb et je l’ai installé d’un simple click avec l’installateur de paquets d’Ubuntu. Et quelques secondes après, Chromium tournait sur ma machine, sans le moindre accroc.

Chrome sur mon Ubuntu

Après quelques heures d’utilisation, j’ai constaté que cette version de Google Chrome marche mieux que la version officielle tournant sur Wine. La version officielle avait quelques bugs lorsqu’elle tournait sur Wine, surtout dans la barre d’adresses, et dans l’affichage de certaines pages, et pour l’instant je n’ai expérimenté aucun de ces bugs dans ce CrossOver Chromium.

Alors vous n’avez plus d’excuse si vous vous sentiez tenté par Google Chrome mais l’idée de devoir bidouiller pour l’utiliser sur Mac ou Linux vous décourageait. Un simple click et le tour est joué…

Installation d’Ubuntu sur un Asus Eee PC

Monday, September 15th, 2008

Introduction

LiB et Ubuntu

Après avoir longuement hésité, et avoir retardé l’achat grâce à un agitateur de curiosité, je me suis acheté un Asus Eee PC en mai dernier, quelques jours avant partir à JavaOne.

C’était tout bizarre d’acheter enfin un ordinateur avec Linux pré-installé, même si j’avais des doutes sur la distribution choisie, une version modifiée de Xandros. Après l’avoir reçu, j’ai constaté que si bien le Xandros était un système sympathique (au moins une fois qu’on abandonnait le Easy mode et on passait au bureau complet), je voulais quand même installer un Ubuntu.

Avec la préparation du voyage et des petits problèmes familiales, je n’ai pas trop eu le temps d’installer l’Ubuntu, même si les tutoriaux semblaient indiquer que c’était facile.

Après San Francisco je me suis servi de mon Eee PC ponctuellement, lorsque je suis en déplacement, et je dois dire qu’il est beaucoup plus agréable à porter partout qu’un PC portable traditionnel. Mais ne l’utilisant qu’en voyage, je n’ai jamais trouvé le moment de me pencher sur l’installation d’Ubuntu.

Vendredi dernier j’étais en déplacement, avec mon Eee PC dans le sac, et au retour je me suis décidé à passer un peu de temps pour mettre le système à mon goût. J’ai donc cherché sur le net et j’ai vu que les choses ont beaucoup évolué dans les six derniers mois.

Ubuntu Eee

Ubuntu Eee est une version d’Ubuntu adaptée pour l’Eee PC, autant du point de vue du hardware (avec les bons drivers pour les composants des différentes versions de l’Eee PC) que du software.

La principale différence entre Ubuntu Eee et un Ubuntu standard est l’utilisation de Ubuntu Netbook Remix, un interface d’utilisateur très novateur spécialement adapté à la petite taille des écrans de l’Eee PC. Cet interface, présenté en Juin dernier, le Netbook Remix a reçu de suite des bonnes critiques, et le moins qu’on peut dire est-ce que sur un petit écran il est vraiment très pratique et esthétiquement très agréable.

Ubuntu Eee sur mon Eee PC 701

Ce Ubuntu Eee avait donc l’air bien sympathique et, et, cerise sur le gateau, la procédure d’installation était nettement plus simple que celle de il y a six mois. Je me suis donc mis à la tâche et quelque temps après mon Eee PC tournait à merveille avec un superbe Ubuntu Eee.

Procédure d’installation

La façon la plus simple d’installer Ubuntu Eee est en mode Live USB, d’une façon semblable à comme on utilise le Live CD pour installer un Ubuntu classique. Et en bonus, cela vous permettra de tester la distribution avant de l’installer, et décider donc en connaissance de cause si Ubuntu Eee est faite pour vous ou pas.

Il vous faut donc une clé USB avec au moins 1 Go de libre. Les données qui sont sur la clé ne seront pas écrasées, mais comme mesure standard de précaution je vous suggère de les sauvegarder avant.

Ensuite il vous faut télécharger UNetbootin, un logiciel libre qui permet de créer des systèmes Live USB. Il y a une version d’UNetbootin spécialement adaptée pour la création de la Live USB de Ubuntu Eee, déclinée pour des postes Windows et Linux. Vous téléchargez donc la version adaptée au système depuis lequel vous allez créer la Live USB.

Si vous êtes sur Linux, vous avez aussi besoin d’avoir installé syslinux, une suite de chargeurs d’amorçage de faible taille. Sur Ubuntu, il vous suffit de faire :

sudo aptitude install syslinux

Ensuite vous connectez la clé USB que vous allez utiliser et vous lancez UNbootin Ubuntu Eee.

Vous sélectionnez l’installation à partir d’internet, avec la dernière version disponible d’Ubuntu Eee (à jour d’aujourd’hui la version 8.04). Vous sélectionnez ensuite la clé USB sur laquelle installer la Live USB (/dev/sdb1 dans mon cas) et vous cliquez sur Ok.

Quelques minutes après le tour est joué et la Live USB d’Ubuntu Eee est créée.

Vous branchez la clé sur le Eee PC et lors du démarrage vous pressez la touche Esc pour appeler au gestionnaire de dispositif de démarrage. Vous sélectionnez le démarrage ) partir de la clé USB, et vous verrez apparaître l’écran de démarrage d’Ubuntu.

Ensuite le reste est comme une installation classique d’Ubuntu à partir d’un Live Cd. On peut choisir de l’installer sur le disque dur de l’Eee PC, en écrasant le Xandros, où sur la carte mémoire, ce qui vous permettra de choisir au démarrage. Personnellement moi je l’ai mis sur le disque dur, car je sais que je ne démarrerais plus sur Xandros si j’ai un Ubuntu.

Une fois l’installation finie, vous redémarrez votre Eee PC et vous pourrez profiter d’un beau Ubuntu avec Netbook Remix :

Ubuntu Eee sur mon Eee PC 701

Même si à priori ça ne vous intéresse pas trop d’installer Ubuntu sur votre Eee PC, je vous conseille de créer la Live USB et de faire un test en comparant Ubuntu Eee avec le Xandros du Eee PC, peut-être vous changerez d’avis…

Google Chrome sur Ubuntu, la suite

Sunday, September 7th, 2008
LiB et Google Chrome

Dans les commentaires sur le précédent billet, certains personnes semblent rencontrer des problèmes avec la recette que j’avais fourni pour utiliser Google Chrome sur Ubuntu avec Wine.

En lissant la page de Google Chome sur la base de données d’applications du site de Wine, j’ai vu qu’ils proposent une recette légèrement différente à la mienne.

Je l’ai donc testé et ça marche bien. Je vous la propose donc ici comme une alternative pour ceux qui avaient des problèmes avec la méthode précédente.

Recette alternative

  1. Installer la version 1.1.3 (ou supérieure) de Wine. La version actuellement disponible dans les dépôts Ubuntu étant plus ancienne, il faut d’abord ajouter les dépôts de Wine :

    wget -q http://wine.budgetdedicated.com/apt/387EE263.gpg -O- | sudo apt-key add -
    sudo wget http://wine.budgetdedicated.com/apt/sources.list.d/hardy.list -O /etc/apt/sources.list.d/winehq.list

    Et ensuite installer la nouvelle version de Wine :

    sudo aptitude update
    sudo aptitude install wine

  2. Installer le script Winetricks et l’utiliser pour télécharger et installer les bibliothèques dont on aura besoin pour faire tourner Google Chrome :

    wget http://www.kegel.com/wine/winetricks
    sh ./winetricks msxml3 corefonts firefox flash winxp

  3. Télécharger le fichier d’installation de Google Chrome depuis la page web de Google.

    Normalement, si vous essayez d’obtenir le fichier sur la page principale de Chrome, le site détectera que vous êtes sur Linux et il vous dira gentiment qu’il n’y a pas de version pour Linux. Mais heureusement, quelqu’un a déjà posté le lien direct pour le fichier d’installation.

    N’oubliez pas de déposer le fichier dans votre répertoire home, ou dans un répertoire sur lequel votre utilisateur a des permissions de lecture, écriture et exécution.

  4. Installer l’exécutable en utilisant Wine depuis le répertoire où vous avez déposé l’installateur :

    wine chrome_installer.exe

  5. Maintenant Chrome est installé sur votre système, il suffit de lui donner les bons paramètres pour le démarrage :

    wine "C:\\windows\\profiles\\UTILISATEUR\\Local Settings\\Application Data\\Google\\Chrome\\Application\\chrome.exe" --new-http --no-sandbox

    où à la place de UTILISATEUR vous mettez votre nom d’utilisateur

Les deux recettes marchent donc bien pour moi, j’espère qu’au moins l’une d’entre elles le fera pour vous. Sinon, n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires, on essayera de trouver une solution ensembles.

Chrome sur mon Ubuntu

Tester Google Chrome sur Ubuntu

Thursday, September 4th, 2008
LiB et Google Chrome

Comme je disais hier, je n’avais pas encore pu tester Google Chrome, car pour le moment la seule version disponible était pour Windows.

Sauf que les gens de Wine n’ont pas attendu pour rélever le défi, et maintenant il est possible d’exécuter Google Chrome sur Linux en utilisant Wine. Pour y arriver il faut bricoler un peu, je ne vais pas vous le cacher, mais rien de quoi effrayer même les utilisateurs les plus novices, il suffit de suivre les instructions.

On peut arriver au même résultat avec n’importe quelle distribution de Linux, mais la façon de faire sera légèrement différente en fonction des gestionnaires de paquets et le système d’installation de chaque famille de distributions. Je vais vous décrire ici la procédure à employer sur Ubuntu 8.04 Hardy Heron, que c’est la distribution sur laquelle je viens de tester le navigateur de Google.

  1. Installer la version 1.1.3 (ou supérieure) de Wine. La version actuellement disponible dans les dépôts Ubuntu étant plus ancienne, il faut d’abord ajouter les dépôts de Wine :

    wget -q http://wine.budgetdedicated.com/apt/387EE263.gpg -O- | sudo apt-key add -
    sudo wget http://wine.budgetdedicated.com/apt/sources.list.d/hardy.list -O /etc/apt/sources.list.d/winehq.list

    Et ensuite installer la nouvelle version de Wine :

    sudo aptitude update
    sudo aptitude install wine

  2. Installer le script Winetricks avec lequel on pourra télécharger et installer les bibliothèques dont on aura besoin pour faire tourner Google Chrome :

    wget http://www.kegel.com/wine/winetricks
    sh ./winetricks riched20 riched30
    sh ./winetricks directx9
    sh ./winetricks msxml3 msxml3r
    sh ./winetricks winxp

    La dernière ligne permet de placer Wine en mode Windows XP, car si comme moi vous aviez Wine en mode Windows 2000, Chrome ne s’installerait pas.

  3. Télécharger le fichier d’installation de Google Chrome depuis la page web de Google.

    Normalement, si vous essayez d’obtenir le fichier sur la page principale de Chrome, le site détectera que vous êtes sur Linux et il vous dira gentiment qu’il n’y a pas de version pour Linux. Mais heureusement, quelqu’un a déjà posté le lien direct pour le fichier d’installation.

  4. Installer l’exécutable en utilisant Wine depuis le répertoire où vous avez déposé l’installateur :

    wine chrome_installer.exe

  5. Maintenant Chrome est installé sur votre système, il suffit de lui donner les bons paramètres pour le démarrage :

    wine "C:\\windows\\profiles\\UTILISATEUR\\Local Settings\\Application Data\\Google\\Chrome\\Application\\chrome.exe" --new-http --in-process-plugins

    où à la place de UTILISATEUR vous mettez votre nom d’utilisateur

Et voilà, c’est tout, vous avez Google Chrome qui tourne sur votre système.

Chrome sur mon Ubuntu

Pour le moment ça semble très bien marcher, mais je continue à préférer mon Firefox. Demain, après plus d etemps d’utilisation, je vous raconterai plus…

VirtualBox ne marche plus après mise à jour d’Ubuntu

Wednesday, August 6th, 2008
LiB guru Ubuntu

Dans mon billet d’hier je vous suggérais l’utilisation d’une machine virtuelle Windows sur VirtualBox comme solution pour pouvoir continuer à employer sur votre poste Linux les quelques applications Windows indispensables pour votre travail.

Aujourd’hui je continue dans la même thématique en vous parlant d’un des problèmes que tôt ou tard vous aller trouver lorsque vous travailler avec VirtualBox : le jour où ça refuse de démarrer.

Imaginons donc que vous suivez mon conseil d’hier et vous installez une machine virtuelle Windows dans votre Ubuntu avec VirtualBox. Et là un jour où vous faites les mises à jour automatiques Ubuntu, comme d’habitude, VirtualBox ne démarre plus votre machine virtuelle, avec en vous disant que le module du kernel n’est pas disponible :

VirtualBox kernel driver not installed. The vboxdrv kernel module was either not loaded or /dev/vboxdrv was not created for some reason. Please install the virtualbox-ose-modules package for your kernel, e.g. virtualbox-ose-modules-generic..
VBox status code: -1908 (VERR_VM_DRIVER_NOT_INSTALLED).

Le problème

Qu’est-ce que s’est passé ? C’est grave ? La réponse est relativement simple, et la solution aussi, alors pas de panique.

Pour être performant, VirtualBox a besoin d’interagir directement avec le kernel Linux, le noyau du système d’exploitation, et pour faire cette interaction il a besoin de qu’un module spécifique soit chargé par le kernel, c’est ce virtualbox-ose-module dont le message vous parle.

Comme tous les modules du kernel, il doit être construit (compilé) spécifiquement pour la version du kernel que vous utilisez, et c’est là qu’il y a eu un soucis. Lorsque vous avez fait la mise à jour d’Ubuntu, il a détecté et installé des paquets pour une nouvelle version du kernel, et n’ayant pas trouvé des nouveaux paquets pour virtualbox-ose-module, il ne l’a pas actualisé. En gros, votre moduele virtualbox-ose-module n’est plus compatible avec la version du kernel que vous venez d’installer.

Le problème vient de la nature même des logiciels libres, chaque composant de la distribution Ubuntu est entretenu par des personnes différentes, la plupart d’une façon bénévole. Normalement, lorsqu’il y a une mise à jour du kernel, les responsables des composants qui y dépendent préparent aussi les mises à jours pour qu’ils soient disponibles au même temps, ce qui évite ce type de désagréments. Mais il suffit que la personne ait un empêchement ou soit parti en weekend pour que le module ne soit pas mise à jour, et votre machine virtuelle ne marche plus.

La solution

Normalement le problème va disparaître tout seul un ou deux jours après, lorsque le responsable des paquets VirtualBox publiera dans les dépôts la bonne mise à jour. Mais des fois on ne peut pas se permettre d’attendre deux jours, et dans ce cas il faut trouver la solution.

Voici donc les bref étapes à suivre pour que votre machine virtuelle soit opérationnelle à nouveau en moins de cinq minutes. La procédure se fait en ligne de commandes, il vous suffit donc de lancer un terminal et suivre les pas suivants :

  1. Installer le paquet des sources de virtualbox-ose-modules
    sudo apt-get install virtualbox-ose-source
  2. Compiler ces sources pour le kernel actuel et les installer comme modules du kernel
    sudo m-a prepare
    sudo m-a auto-install virtualbox-ose
  3. Relancer le service vboxdrv
    sudo /etc/init.d/vboxdrv start

Quelques instants après le tour est joué, et la machine virtuelle marche à nouveau.

Poste de travail Linux et applications Windows

Tuesday, August 5th, 2008
LiB guru Ubuntu

Tiens, ça faisait longtemps que je n’écrivais pas des billets plus ou moins techniques…

Ca fait déjà trois ans que j’ai effacé la partition Windows XP de mon ordinateur à la maison et que je tourne exclusivement sur Ubuntu. Au début ça m’a demandé en temps d’adaptation, je ne trouvais pas le bon remplacement pour certaines des outils que j’employais sur Windows, mais après quelques mois Windows ne me manquait pas de tout.

Mais ce changement à Windows, tout à fait envisageable dans un environnement privé, peut s’avérer problématique dans un environnement professionnel, où le choix des outils est souvent dicté par l’entreprise.

J’ai la chance de travailler dans une boîte assez souple pour me permettre avoir un poste de travail sur Linux, et où la plupart d’outils sont multiplateforme. Cependant, il reste toujours quelques outils exclusivement Windows, pour lesquels un poste de travail Linux pose de soucis.

Dans ce cas là, il faut chercher des alternatives, et essayer de trouver la solution la plus adaptée à chaque cas. Et des possibles alternatives, il y en a :

  • Rester sur Windows

    Après tout, si l’entreprise utilise des applications exclusivement Windows, la solution de facilité reste toujours laisser Windows sur le poste de travail.

  • Exécuter les applications Windows avec Wine

    Lorsque c’est possible, c’est la solution idéale, on exécute les applications dont on a besoin de façon native sur son poste Linux. Mais je dis bien sur le papier, car il y a encore beaucoup d’applications qui ne marchent pas bien sur Linux.

    De toutes façons, il vaut la peine faire un détour périodique sur la base de données des applications compatibles avec Wine, car leur nombre augmente de jour en jour.

  • Avoir une partition Windows en double boot

    Sur le papier ce n’est pas une mauvaise solution, mais elle peut vite s’avérer très peu pratique. Si on est oublié d’utiliser souvent des applications Windows, même pour des tâches ponctuelles, il est pénible de devoir redémarrer son poste sur Windows et ensuite changer à nouveau à Linux. Du point de vue de la productivité, c’est la pire des solutions.

  • Avoir un poste Windows par service et se connecter par RDP.

    Avec un client Remote Desktop Protocol comme rdesktop on peut ouvrir une session sur le serveur depuis son poste de travail et travailler sans encombre. C’est la solution la plus pratique lorsqu’on dispose de un ou plusieurs serveurs Windows.

  • Avoir une machine virtuelle Windows

    Avec des logiciels de virtualisation on peut avoir un système d’exploitation Windows qui tourne dans une fenêtre du bureau Linux.

    Certes, les performances ne sont pas aussi bonnes que pour la machine réelle, mais la différence est de moins en moins appréciable. Pour la plupart d’applications (mise à part les jeux), on ne voit pas des réelles différences de vitesse après le démarrage de ma machine virtuelle.

LiB évangéliste Ubuntu

La première solution était écartée d’emblée. Ce billet part du postulat de qu’on veut un poste de travail sur Linux, je ne vais pas y répéter les avantages du logiciel libre sur le software propriétaire, ni les raisons pour migrer sur Linux.

Certaines des applications dont j’ai besoin ne marchent pas encore bien sur Wine, alors j’ai dû écarter aussi cette réponse, au moins pour le moment.

Le double boot ne me convient pas non plus, car je fais une utilisation très ponctuelle de ces applications, quelques minutes par ici et par là. Il me faudrait donc complètement arrêter de travailler, fermer toutes les applications et redémarrer pour dix minutes après faire l’opération inverse.

N’ayant pas de serveur Windows sous la main (ce que d’ailleurs est plutôt une bonne nouvelle), la solution RDP tombe à l’eau elle aussi.

En conséquence, j’ai choisi la solution de la machine virtuelle, et j’ai installé VirtualBox sur mon poste. J’ai ensuite créé une machine virtuelle Windows 2000, dans laquelle j’ai installé les applications Windows dont j’ai besoin.

Lorsque j’ai besoin d’utiliser ces applications, je démarre ma machine virtuelle Windows, qui s’ouvre dans une fenêtre de mon bureau Linux, et je peux travailler de façon simultanée sur les deux environnements.

Ca fait déjà une année que je tourne sur cette système et pour moi c’est la solution idéale, la moins contraignante.

Mise à jour suite à une remarque chez Scoopeo : si vous vous décidez par la solution de virtualisation avec VirtualBox, vous trouverez toute l’information nécessaire pour la mettre en place sur la page VirtualBox du site de Documentation francophone pour Ubuntu, ainsi que plus de détails dans leurs forums.

Les nouveautés d’Ubuntu 8.04 LTS

Tuesday, April 29th, 2008
LiB et Ubuntu

Une des questions qu’on pose souvent lorsque on parle de la sortie d’une nouvelle version d’Ubuntu est celle des différences par rapport à la version précédente.

Aujourd’hui, grâce à Standblog, j’ai découvert un excellent article Wkipidepia sur Ununtu 8.04 LTS, qui décrit les principales améliorations que ce Hardy Heron apporte par rapport à la version 7.10 Gutsy Gibbon. L’article est bien écrit, et il contient plein de liens pour approfondir.

Bref, un lien bien pratique, à balancer la prochaine fois que quelqu’un vous demande quelles sont les nouveautés dans Ubuntu 8.04.

Passage anticipé à Ubuntu 8.04
(Hardy Heron)

Tuesday, April 22nd, 2008
LiB et Ubuntu

Après demain, le 24 avril, c’est la sortie officielle de la nouvelle version d’Ubuntu, la 8.04 LTS1 Hardy Heron. Comme d’habitude, j’ai décidé de mettre à jour mon Ubuntu de façon anticipé, afin d’aider à éviter les saturations serveur le jour de la sortie.

Je vous écris donc ce billet depuis mon Ubuntu Hardy Heron (Hardy pour les amis) tout récemment installé.

La manœuvre n’était pas vraiment risqué, la version de Hardy qui est aujourd’hui dans les dépôts Ubuntu est la RC4, une release candidate, une version à priori identique à celle qui sortira après demain (l’idée des RCs est de les utiliser pour faire les derniers tests du produit définitif en conditions réels). Et en plus, il y a une quinzaine de jours j’avais déjà installé la beta de Hardy Heron sur un nouveau ordinateur au travail, et ça marchait déjà très bien.

L’opération est très simple, il suffit de démarrer l’Update Manager (Gestionnaire de mises à jour) en mode développement, depuis la ligne de commandes :

~$ sudo update-manager -c -d

En appelant l’Update Manager avec le paramètre -don lui demande de se connecter aux dépôts de la dernière distribution en développement, actuellement le RC4 de Hardy. Lorsque votre Update Manager démarrera, il vous montrera un message indiquant qu’il y a une nouvelle distribution disponible, la 8.04 :

update-manager -c -d

Il suffit de cliquer maintenant sur Mise à jour (ou Update si vous avez votre Ubuntu en anglais comme moi) et le système commencera la mise à jour. La mise à jour est complètement automatisée, il n’y à rien d’autre à faire. Sur mon ordinateur, le processus a duré deux ou trois heures (je n’était pas devant l’ordinateur quand il a fini). Bien sûr, pendant ce temps on peut continuer à utiliser l’ordinateur sans problème. Après la fin de la mise à jour, un petit redémarrage et mon Hardy était prêt pour l’action.

Si malgré tout vous préférez ne pas risquer et attendre la sortie officielle (ce qui est toujours une bonne idée pour des systèmes de production) le changement sera presque transparent. En effet, lorsque vous allumerez votre ordinateur ordinateur le week-end prochain, vos verrez en haut à droite l’habituel icône de mises à jour disponibles. En cliquant sur lui, l’application System Update (Mise à jour du Système) s’ouvrira comme d’habitude, mais cette fois avec le joli message de “Nouvelle version de la distribution disponible : 8.04″. Et là, vous n’aurez qu’à cliquer…

1 L’autre jour on m’a demandé pour les versions d’Ubuntu, pourquoi ça passait de la 7.10 à la 8.04, et où est-ce qu’ils étaient les versions intermédiaires. En fait, il n’y a pas des versions intermédiaires, le nombre de la version correspond à sa date de sortie, 7.10 était la release d’octobre 2007, 8.04 est celle d’avril 2008. Ubuntu a un rythme très strict d’une nouvelle version tous les six mois, la release suivante sera donc la 8.10, en octobre prochain.

Le LTS veut dire que c’est une version Long Term Service, une version qui sera supportée par des mises à jour pendant deux ans. La dernière version LTS était la 6.04 (oui, vous avez compris, avril 2006). Les versions LTS sont spécialement intéressantes pour installer dans des serveurs, qui n’ont pas besoin du dernier cri mais de la stabilité et des mises à jour de sécurité garanties pendant longtemps, car personne n’aime devoir réinstaller les serveurs tous les six mois.

Les petits plaisirs quotidiens

Wednesday, April 9th, 2008

I love the smell of a burning Vista in the morning… It smells like victory.*

LiB et Ubuntu

Je viens d’effacer un Windows Vista d’un nouveau portable, et je suis en train d’y installer Ubuntu 8.04 Hardy Heron.

Ensuite il me faudra le configurer, ajouter tous les outils maison, et un Windows 2000 en machine virtuelle pour les quelques progiciels legacy qui défient Wine, et le nouveau poste de travail sera prêt.

Horacio, microblogging…

* Hommage à la célébrè cite d’Apocalypse Now.