Tag: WTF
Je suis Charlie

Tous à poil pour le 14 février
Ca fait plusieurs jours que la polémique autour de la théorie de genre et les livres pour enfants qui soit disant en font la promotion m'agace énormément. Voir Jean-François Copé soutenir des discours qui me semblent sortis directement des années de Franco donne la chair de poule à l'espagnol que je suis, surtout lorsque je vois comme de l'autre côté des Pyrénées la droite espagnole est aussi proie de ces discours et mentalités rétrogrades.
C'est pour ça que lorsque j'ai lu le billet de Martin Vidberg Tous à poil pour le 14 février, j'ai eu envie d'apporter mon petit grain de sable à son initiative. Voici donc mon LostInBrittany à poil pour ce 14 février :
J'espère que Jean-François est content de tous les cadeaux que des dessinateurs amateurs et professionnelles l'avons fait pour la Saint Valentin...
On leur apprend à programmer...
On apprend les gens à programmer et regardez ce qu'il arrive...
Trouvé via Boing-Boing, à l'origine posté sur Twitter.
Trompe l'œil dans les rues d'Egype

Étant comme je suis un fan des illusion d'optique et des trompe l'œil, je ne pouvais pas laisser passer la possibilité de vous parler d'un très beau mais surtout très symbolique trompe l'œil que j'ai trouvé grâce à Boing Boing.
Suite aux affrontements entre manifestants et forces de l'ordre dans la place Tahrir depuis l'automne dernière, les autorités égyptiennes ont construit plusieurs murs pour bloquer certains accès à la place et ainsi pouvoir mieux contrôler le flux de manifestants. Du coup, des milliers d'habitants du Caire trouvent chaque jour leur quotidien perturbé par ces murs qui coupent les rues et transforment des déplacements banaux dans des parcours labyrinthiques.
Le 9 mars dernier, un groupe d'artistes du graffiti ont organisé une journée Sans Murs, où ils ont peint ces murs pour essayer les faire fondre dans le paysage. Après trois jours de travail, les murs sont devenus des trompe l'œil qui témoignent d'une envie de liberté qui dépasse toutes les barrières qui se dressent sur son chemin.
Je vous recommande d'aller faire un tour sur l'ensemble Flickr que Mosa'aberising dédie à ces murs.
Après Google+, Google Snacks ?
Ces deux dernières semaines la plupart de blogs techniques n'ont pas arrêté de parler du dernier né de chez Google, Google+. Et pourtant, le gros scoop n'était pas là, mais dans un autre produit que Google bien de sortir dans une bêta limitée : Google Snacks !
O.K., blague à part, l'histoire semble simple, un fabricant égyptien profite de la notoriété de la marque Google pour essayer de mieux placer ses produits, mais il faut avouer que c'est très drôle.Ca me rappelle le Ketchup Windows, aussi vendu en Egypte. Appartiendraient les deux produits au même fabricant technophile ? :tongue_wink_ee:
Angry Citizens

Il y a quelque temps un collègue de travail m'avait demandé un dessin pour l'association Le Drennec ADSL, qui se batte pour obtenir la couverture du Drennec en ADSL, à la place du projet WiMAX poussé par la municipalité (technologiquement dépassé, économiquement pas intéressant et surtout ne répondant pas au vrai besoin).
Leur objectif est l'installation d'un nœud de raccordement d'abonnés en zone d'ombre (NRA-ZO), terme barbare derrière lequel il se cache un petit répartiteur ADSL local, lié par fibre optique au répartiteur principal le plus proche (à Plabennec dans le cas du Drennec). Aujourd'hui la technologie WiMAX, même si on met de côté toute considération de santé publique ou son instabilité face aux conditions climatiques, ne répond pas au vrai besoin, car elle est incapable de fournir du vrai haut débit, limitant les liaisons à 2 mbit/s.
Même si mon collègue Bruno m'avait fourni les grandes lignes du dessin qu'il voulait, j'avais du mal à trouver une idée qui me plaise. Il fallait bien représenter l'opposition qui se vit entre ce groupe de citoyens du Drennes et une municipalité enfermée dans leur vision des choses et refusant de comprendre les enjeux et l'importance d'internet dans le monde d'aujourd'hui.
Et un soir, en jouant à Angry Birds, j'ai trouvé l'inspiration qui manquait. Quelques coups d'Inkscape après, j'ai fait ma propre version du conflit entre citoyens et municipalité :

Après je l'ai retravaillé, pour l'adapter à la demande de l'association, pour aboutir sur le dessin à trois panneaux que vous pouvez voir sur le site de Le Drennec ADSL.
Comment revenir aux scrollbars classiques sur Ubuntu 11.04 Natty Narwhal

Avec les vacances de Pâques, dont je n'ai même pas trouvé encore le moment de vous en parler, et un retour au travail un peu trop chargé, je n'ai pas fait mon traditionnel billet sur la sortie de la dernière version d'Ubuntu, Ubuntu 11.04 Natty Narwhal.
Unity
Cette version apportait un changement majeur du point de vue des utilisateurs : le gestionnaire de bureau par défaut n'est plus le gestionnaire de base de GNOME mais Unity, un nouveau shell pour GNOME développé principalement par Canonical. Si vous avez déjà installé Ubuntu Netbook, vous connaissez à un peu près Unity, car c'est une évolution de l'interface de cette déclinaison d'Ubuntu. En gros donc, en démarrant le nouveau Ubuntu, l'utilisateur se trouve face à une nouvelle interface, censée être plus facile à utiliser, plus intuitive, rapprochant l'expérience utilisateur à celle des smartphones et les tablettes.
Personnellement, je ne trouve pas Unity pratique , au moins pas pour mon ordinateur de travail, ni pour mon fixe à la maison. Peut-être qu'avec le temps je pourrais me habituer, et même le toruver agréable, mais pour instant je préfère garder mon GNOME classique. Le point positif, c'est que chez Ubuntu ils ont bien supposé qu'une partie des utilisateurs refuseraient le changement, et il suffit d'indiquer au démarrage qu'on souhaite le bureau Ubuntu classic pour retrouver GNOME.
Sauf que...
On revient donc vers le bon vieux shell GNOME, à une exception près : les overlay scrollbars, les nouvelles barres de défilement style smartphones introduites avec Unity pour gagner de la place sur l'écran et améliorer l'expérience utilisateur... au moins en théorie.
Sauf qu'en pratique, sur un système qui n'a pas d'interface tactile et avec des applications qui peuvent avoir plusieurs barres de défilement, c'est tout sauf ergonomique. Là ou avec la barre classique on peut cliquer partout sur la barre, pour faire avancer rapidement les pages, maintenant on est obligé de cliquer dans la partie soulignée pour que les flèches apparaissent en surimpression. En gros, une vraie perte de temps et l'efficacité.
On ajoute à ça que ces overlay scrollbars ne sont disponibles que dans les applications GTK+ natives, et pas dans des applications importantes installées par défaut sur Ubuntu, comme Firefox ou LibreOffice. Cela veut dire qu'on a même pas de consistence, sur certaines applications on utilise les barres classiques, sur d'autres les nouvelles.
Le pire es tle cas d'Inkscape, où sur une même application on a les deux types de barres, la classique pour les barres du canevas, et les overlay pour la barre d ela palette de couleurs :

Je veux mes barres classiques
Moi aussi, je les veux. Au début je m'étais dit qu'ils avaient sûrement mis une option quelque part pour les enlever, mais pas moyen de la trouver. Alors j'ai creusé un peu plus, et voici la solution, qui passe, bien entendu, par la ligne de commandes :
Après avoir tapé la commande, fermez la session et lorsque vous la rouvrirez et les overlay scrollbars ne seront plus qu'un souvenir.
A moins que...
A moins que cela ne suffisse pas, comme c'était le cas sur l'un de mes ordinateurs. Comme j'avais un peu marre d'essayer des trucs, j'ai décidé d'utiliser les grands moyens : enlever directement les paquets responsables des overlay scrollbars :
Au prochain redémarrage, le tour es joué, cette fois définitivement.
Des options
Mes collègues m'accusent souvent d'être un fanboy Ubuntu, je crois que avec ce billet je vais les décevoir. Car je trouve assez désagréable la façon comme Ubuntu a fait passer ce composant overlay scrollbars. Ce n'est pas le fait qu'il soit boggué, inconsistant et mal fini, non. Ce n'est pas le fait qu'ils le mettent par défaut. C'est simplement qu'ils auraient dû prévoir, au minimum, une façon simple et claire de le désactiver. Je veux bien croire que pour MArc Shutteworth ces barres sont vraiment le future de l'interface, mais il faut toujours laisser les options aux utilisateurs, c'est une partie de ce qu'on aime dans Linux...
Ubuntu 10.4 Lucid Lynx: wget ne supporte pas le proxy

Ce matin, au travail, j'avais besoin de récupérer quelques fichiers du net avec wget. Je suis connecté à internet en passant par un proxy, et jusqu'à présent ça ne m'avait jamais posé des problèmes, car wget prend la configuration du proxy déclarée dans les variables d'environnement. Mais ce matin, mon wget ne marchait plus. J'ai passé une bonne partie de ma pause café à essayer de trouver ce qui n'allait pas, la variable $http_proxy était bien déclaré mais wget se comportait comme s'il ne la voyait pas.
A la fin j'ai fini par trouver le problème, il s'agit d'un bug introduit dans l'interface de gestion du proxy dans Ubuntu 10.4 Lucid Lynx. Comme je pense que je ne suis pas le seul auquel cela peut poser un problème, je préfère en parler ici.
Au travail je suis connecté à internet en passant par un proxy, que j'ai défini dans System -> Preferences -> Proxy server (ou Système -> Préférences -> Serveur mandataire pour les Ubuntus installés en français). Normalement, cette interface va mettre à jour les variables système pour le support du proxy : $http_proxy, $https_proxy, $ftp_proxy, $no-proxy...
Et c'est juste dans cette dernière, $no-proxy, que l'interface GNOME Proxy server d'Ubuntu 10.4 Lucid introduit une erreur, une virgule à la fin. Vous pouvez le vérifier en tapant echo $no_proxy depuis la console :
horacio@horacio-laptop:~$ echo $no_proxy
localhost,127.0.0.0/8,*.local,127.0.0.1,
Pour que wget remarche donc derrière le proxy, il faut éliminer cette virgule de trop :
horacio@horacio-laptop:~$ export no_proxy=$(echo $no_proxy | sed 's/,$//')
L'erreur sera corrigé dans la prochaine version d'Ubuntu. En attendant, si vous êtes concernés il vous suffit d'ajouter la ligne précédente à la fin de votre fichier ~/.bashrc.
Mise à jour
La description complète du bug est sur Lauchpad, et il semble que ZenLinux Blog est arrivée à la même conclusion. Les grands esprits... :tongue_wink_ee:
Ubuntu 10.4 Lucid Linx : comment remettre les boutons de fenêtre à droite

L'un des changements les plus controversés de la nouvelle monture d'Ubuntu, sortie hier, est le placement des boutons de fenêtre (maximiser, minimiser et fermer). Sur cette Ubuntu 10.4 Lucid Lynx, ces boutons sont placés à gauche de la barre de titre au lieu d’être à droite.
C'est très beau, ça rapproche graphiquement Ubuntu du joli MacOS et tout ça, mais après des années d'utilisation de systèmes avec les boutons des fenêtres à droite, je trouve ce changement franchement pas agréable.

La bonne nouvelle c'est qu'il est très simple de revenir au placement historique de ces boutons, il suffit d'ouvrir une console et exécuter la ligne de commandes suivante :
gconftool-2 --set /apps/metacity/general/button_layout --type string :minimize,maximize,closeOu si vous n'aimez pas la ligne de commandes, vous pouvez le faire graphiquement : appuyez sur Alt+F2 et lancez gconf-editor. Ensuite allez sur apps/metacity/general et cherchez le champ button_layout. Remplacez son contenu ( maximize,minimize,close:) par :minimize,maximize,close (en faisant attention à l'ordre et aux deux points au début) et validez, le tour est joué.

Si tous les problèmes étaient aussi simples à résoudre... :tongue_wink_ee:
Arrêt Sur Images et les droits d'auteur

Les journalistes se plaignent souvent de comment les internautes en général, et les blogueurs en particulier, ne respectent pas les droits d'auteur. Ils se disent pillés par les internautes, par Google, par tout le monde. Des fois ils ont raison, mais souvent c'est juste l'inverse qui se passe...
Je tenais à Arrêt Sur Images (ASI) pour l'un des rares média qui avaient compris internet, qui ont une certaine connaissance du net, un certain savoir faire. Maintenant j'ai des doutes.
Car dans un des articles du 6 avril 2010, dans la version abonnés, on trouve ça :

Et ce photo-là, je la reconnais bien, c'est la photo de la machine à café de mon travail ! La photo a été prise par mon collègue Fred le premier avril 2008, juste après que j'ai trafique un peu la machine pour faire un poisson d'avril.
C'est aussi Fred qui a trouvé la photo sur ASI...
Voici la photo telle que je l'avais posté ce premier avril 2008 :
Je parie qu'ils ont trouvé la photo sur Google Images et que sans trop se poser des questions, l'ont pris pour l'article.

Pourtant la photo, comme toutes celles que je mets sur le blog, est sous licence Creative Commons. Légalement, ils ont le droit de l'utiliser, la seule chose que la licence leur demande, c'est de citer la source !
C'est trop demander pour un média internet qui se dit sérieux de citer les sources des images qu'il utilise ?
Mise à jour
De la même façon que j'ai été rapide ce matin pour me plaindre, je me dois aussi d'être rapide pour raconter la suite.
Arrêt Sur Images a agit avec rapidité et efficacité, ce soir ils m'ont répondu par Twitter :
@LostInBrittany Désolé, vous avez raison. La source a été rajoutée sous la photo, dans les deux articles.
La seule chose que j'ai à redire c'est la façon comme ils indiquent la source :
C'est lostin brittany mais LostInBrittany, mais cela n'est que du détail. Par contre, ce n'est pas © mais CC, et cela est plus important dans la forme...
Mais bon, l'important c'est qu'ils ont réagi assez rapidement, et qu'ils ont montré qu'ils sont à l'écoute et qu'ils sont des professionnels capables de rectifier. Chapeau !
Je me suis trompé de métier

Plus je bosse avec RedHat, plus je préfère Ubuntu/Debian...

Étant un fervant utilisateur d'Ubuntu depuis des années, je me sens beaucoup plus à l'aise sur des distributions de type Debian que sur celles basées sur RedHat. Cependant il m'arrive relativement souvent (surtout ces derniers temps) de devoir m'occuper de serveurs RedHat-like, et à chaque fois je constate encore une fois que je préfère la façon Debian d'administrer le système.
A titre d'exemple, voyons le dernier problème auquel je me suis confronté ce matin. L'opération était de la pure routine, je voulais installer un nouveau paquet sur un serveur. Mais lorsque je lance mon yum install, je me suis heurté à un beau message d'erreur pas explicite de tout :
Loaded plugins: kernel-module
error: no dbpath has been set
error: cannot open Packages database in /%{_dbpath}
Traceback (most recent call last):
File "/usr/bin/yum", line 29, in ?
yummain.user_main(sys.argv[1:], exit_code=True)
File "/usr/share/yum-cli/yummain.py", line 229, in user_main
errcode = main(args)
File "/usr/share/yum-cli/yummain.py", line 84, in main
base.getOptionsConfig(args)
File "/usr/share/yum-cli/cli.py", line 184, in getOptionsConfig
enabled_plugins=self.optparser._splitArg(opts.enableplugins))
File "/usr/lib/python2.4/site-packages/yum/__init__.py", line 191, in _getConfig
self._conf = config.readMainConfig(startupconf)
File "/usr/lib/python2.4/site-packages/yum/config.py", line 754, in readMainConfig
yumvars['releasever'] = _getsysver(startupconf.installroot, startupconf.distroverpkg)
File "/usr/lib/python2.4/site-packages/yum/config.py", line 824, in _getsysver
idx = ts.dbMatch('provides', distroverpkg)
TypeError: rpmdb open failed
J'ai essayé d'abord la solution classique aux problèmes yum, un bon vieux yum clean all, mais cela n'a rien fait. Les premières recherches sur le net suggéraient que le problème venait de ma base de données des RPM en local, qui serait corrompue, mais la solution proposée ne marchait pas :
rm -rf /var/lib/rpm/__db.00*
rpm --rebuilddb
yum clean all
yum update
Après quelques recherches de plus, j'ai fini par trouver une solution qui marche :
rm /dev/urandom
mknod -m 644 /dev/urandom c 1 9
Et oui, ça marche... mais je ne sais pas pourquoi. Ce qui m'ennuie est donc le côté "magique" de la solution, je n'ai trouvé aucune explication du pourquoi du comment. Ca marche, mais personne ne semble savoir pourquoi, ni d'où vient l'erreur. Et j'ai du mal à comprendre qu'est-ce que [/dev/urandom](http://en.wikipedia.org/wiki//dev/random), un pseudo-fichier pour génération de nombres aléatoires, a à voir avec des problèmes de yum.
Définitivement, je préfère mon Ubuntu...
Star Trek et Star Wars ne seraient pas pareils ?

Ca y est, le rêve de tout geek est devenu réalité avec ce pack spécial édition pour collectionneurs avec tous les films de Star Wars... je veux dire de Star Trek... de Star Machin-Truc, quoi ! :lol_ee:
J'imagine bien qu'il s'agit d'une édition pirate, mais j'ai du mal à comprendre comme ils ont commis pareille erreur. Le type qui l'a préparé a dû quand même passer du temps à préparer l'affiche qui va avec, il est allé chercher les jaquettes, il a photoshoppé le titre... et il n'a même pas chercher à savoir de quoi il s'agit.
Un beau WTF, en tout cas... :rolleyes_ee:
Trouvé via FailBlog. Where else... ?
La photo appartient à FailBlog, non soumise donc à la licence Creative Commons de mon blog.
Amazon, 1984 et les DRM : les excuses du PDG
Le dérapage orwelien d'Amazon a eu un dernier épisode ce weekend lorsque le PDG d'Amazon, Jeff Bezos a reconnu publiquement l'erreur, il a assuré qu'une telle action ne se reproduira plus et il a demandé pardon à ses clients :
This is an apology for the way we previously handled illegally sold copies of 1984 and other novels on Kindle. Our "solution" to the problem was stupid, thoughtless, and painfully out of line with our principles. It is wholly self-inflicted, and we deserve the criticism we've received. We will use the scar tissue from this painful mistake to help make better decisions going forward, ones that match our mission.
With deep apology to our customers,
Jeff Bezos
Founder & CEO
Amazon.com

C'est rare qu'une compagnie présente c'est excuses aux clients, et c'est encore plus rare que cela se fasse directement par la bouche du PDG. Mais ce qui est encore plus rare, c'est que ces excuses soient si claires, si peu nuancées, sans langue de bois : notre solution au problème était stupide, irréfléchie, et complètement en désaccord avec nos principes. Comme quoi chez Amazon ils n'ont pas oublie que la clé de leur succès a toujours été placer le client au centre.
Je suis bien prêt à croire la sincérité de ces excuses, et je suis à un peu près sûr de qu'un tel épisode ne se reproduira plus. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que rien de tout ça ne serait pas arrivé si Amazon n'était pas parti d'un modèle défectueux, celui d'une plate-forme remplie de verrous numériques et rendant possible l'accès et la prise de contrôle à distance par le fabricant.
Ils ne le feront peut-être plus, ils abuseront pas du pouvoir qu'ils ont sur le terminal et son contenu, mais ils pourront toujours le faire. Et tant que ça sera le cas, tant qu'ils auront des DRM partout, le Kindle ne sera pas une vraie alternative au livre traditionnel. Dans un moment où même Apple a renoncé aux DRM pour leur iTunes, je ne pense pas qu'Amazon puisse continuer longtemps à ignorer le problème...
Amazon, 1984 et les DRM

Imaginez que vous achetez un bouquin dans votre libraire favorite. Vous amenez le livre chez vous, vous le placez dans votre étagère et vous partez tranquillement au boulot. Pendant ce temps là, le libraire décide qu'il ne veut plus vendre ce bouquin, et que vous l'avoir vendu a été une erreur. Il va donc chez vous, il se glisse par une fenêtre, il prend le livre de votre étagère et il le garde dans sa poche. Ensuite, il vous laisse à la place un chèque pour le montant que vous aviez payé et une petite note vous expliquant qu'il ne souhaite plus vous vendre le bouquin. Lorsque vous rentrez chez vous le soir, vous constatez avec surprise que le livre n'est plus là et vous voyez le chèque et la note. J'imagine que la plupart d'entre vous qualifierait ça de vol, non ?
Et bien, c'est ça ce qu'Amazon (pourtant une compagnie qui se targe de toujours placer le client au centre de leur stratégie) a fait la semaine dernière avec deux titres de leur catalogue de livres électroniques. Les clients Amazon qui avaient acheté ces livres pour leur Kindle ont eu la désagréable surprise de voir comment leurs livres électroniques avaient disparu de l'appareil, car l'éditeur avait demandé à Amazon de les retirer du marché.
Depuis la sortie du Kindle, Amazon a voulu nous faire croire que le livre électronique avait toutes les avantages du livre papier et aucun des inconvénients. Mais tout en disant ça, ils ont chargé leur système de verrous électroniques qui empêchent par exemple de prêter le livre à un collègue, ou le revendre après l'avoir lu, ou simplement l'offrir à une bibliothèque ou une association, des choses qu'on a fait avec des vrais livres depuis que le bon vieux Guttemberg a imprimé sa première Bible.
Mais là, Amazon a montré définitivement que leur Kindle est tout sauf une alternative au livre papier. Car du moment où ils peuvent se permettre de se connecter à mon Kindle et d'effacer les livres que j'ai acheté, cela me fait perdre toute la foi dans leur système.
Depuis, Amazon a essayé d'expliquer leur geste et ils ont promis qu'ils ne le feraient plus, mais la confiance a été brisé. Et on sait bien qu'une boîte comme Amazon se base sur la confiance des clients, confiance qu'une fois perdue, est difficile à regagner.
Pour ajouter une pointe ironique à l'affaire, il se trouve que les deux titres concernés par cet exemple de big brotherisme sont 1984 et La ferme des animaux. Comme quoi des fois la réalité dépasse la fiction...
1984 est l'un de mes romans favoris. Je l'ai relu récemment, et la relecture m'a mis très mal à l'aise, car je n'ai pas pu m'empêcher de faire des parallélismes avec notre société actuelle. En 1984, le gouvernement efface tout document concernant des faits qu'il souhaite faire oublier, les brulant dans un trou de mémoire, car une fois toute trace disparu, c'est comme si les faits n'avaient jamais existé. Juste comme les livres sur le Kindle.
En casa del herrero, cuchara de palo

En casa del herrero, cuchara de palo (Chez le forgeron, cuillères en bois) est la version espagnole du Les cordonniers sont les plus mal chaussés français. Et c'est la première phrase qui m'est venu à la tête lorsque j'ai vu l'affiche de promotion de Adobe InDesign CS4.
Et oui, regardez bien, voyez-vous l'énorme erreur de retouche que leur graphiste à fait ?

Oui, en bas à droite, dans le réflexe de la boîte mauve, oui...
Lorsqu'on pense qu'Adobe est la boîte qui fait Photoshop, l'outil de retouche photographique par excellence, l'erreur devient un epic fail hilarant.
Via Abadia Digital.
L'affiche est, bien entendu, propriété d'Adobe, non soumis à la licence CC.
Modèle d'organisation
Google Chrome et la paranoïa

Arrivant avec presque 24 heures du retard sur le sujet, je ne vais pas essayer de faire un billet classique sur Google Chrome, expliquant ce qu'on sait déjà sur le nouveau navigateur de Google. La blogosphère est un milieu impitoyable, et dans ce 24 heures il y a eu déjà des centaines de billets qui en parlent.
Si comme moi vous avez passé les dernier 24 heures offline et vous avez raté le buzz, je vous conseille commencer par la source originale, le comic que Google a diffusé. C'est une bonne lecture, très geek et assez technique sous ces images toutes mignonnes. Si ensuite vous voulez quelques commentaires décortiquant le sujet, vous aurez l'embarras du choix, mais je vous conseille de commencer par TechCrunch (qui, pour une fois, laissent de côté leur penchant anti-Google).

Ce dont je veux parler de ce billet, c'est des réactions paranoïaques avec lesquelles certaines ont accueilli la nouvelle, réactions qui montrent soit une mauvaise foi assez profonde, soit une ignorance complète sur le sujet, voire les deux. Et cela a le don de m'énerver, ce qui s'ajoute à l'énervement que j'ai déjà pour des raisons personnelles.
Je parle des gens qui, comme sur le blog de Fred Cavazza, disent :
Ou même pire, des vrais pros du logiciel libre qui malgré tout crient au big brother comme Biologeek :
BiG Browser s'invite chez vous
Posté en september 2008Le dernier maillon de la chaîne va sortir aujourd'hui. Vous pouvez soit vous réjouir comme Tristan :
Je pense que les deux organisations ont fait beaucoup ces dernières années pour améliorer le Web et l'ouvrir.
Soit pleurer sur notre sort. Avec tout le respect que j'ai pour Tristan, je vais aller chercher un mouchoir.
PS : et pendant ce temps là, du côté de l'Élysée... (préparez la boîte).
Et qui dans les commentaires du même billet, dit :
Le respect de la confidentialité des données c'est une chose mais le respect de la vie (numérique) privée ça en est une autre.
PS : et je ne parle même pas de la portée d'un navigateur sur vos données stockées sur disque dur qui vont être accessibles grâce à des fonctionnalités géniales pour vous simplifier la vie. Si si, je vous assure.
Quiconque pense que Google peut cacher des petits "modules espions" dans le navigateur soit ne comprend pas qu'est-ce que c'est le logiciel libre, soit il est de mauvais fois.
Google Chrome va être Open Source. Cela veut dire que le code va être ouvert, mis à disposition de tout le monde qui voudra l'auditer. Il y aura des milieux de développeurs qui vont scruter ce code de haut en bas, ligne à ligne. Des amateurs, mais aussi des pros, et surtout des concurrents de chez Microsoft, chez Mozilla et chez Opera, des gens qui respirent du code.
Le code de Chrome va être regardé sous toutes ses coutures, et n'importe quelle faille ou piège sera mis au grand jour dans les plus brefs délais, par des gens qui ont tout à gagner à le faire. Pensez-vous sérieusement que Google va essayer de cacher des trucs dans un code qui sait pertinemment qui va être étudié à fond par tous ses concurrents pour essayer de trouver de quoi le décrier ?
La paranoia est bien, mais il faut quand même réfléchir deux fois avant d’émettre ce type d’avis. Surtout lorsqu'on est un professionnel du logiciel libre.
Au moins ils le reconnaissent

Ce matin j'ai voulu tester le dernier service web 2.0 à la mode, Photosynth, un projet de Microsoft Live Labs.
Apparemment, Photosynth permet de reconstruire automatiquement un environnement en trois dimensions à partir d'une collection de photos d'un endroit ou d'un objet, et il le fait avec un réalisme et une qualité époustouflants.
Mais je dis bien apparemment, car je n'ai pas réussi à le tester.
J'avais essayé par premier fois il y a quelques jours, mais le service était indisponible. Je trouve un peu triste que Microsoft ne soit pas capable d'assurer le démarrage d'un nouveau site, qu'ils ne soient pas en mesure de tailler les serveurs et les liens réseau pour supporter ce pic de charge. Ils sont censés être l'un des grands d'internet après tout, mais bon...
Et je rejoins aussi l'avis d'Ouriel, l'excuse qu'ils ont posté dans leur blog manque de professionnalisme, ça sonne plus à la réponse d'un créateur de starup surexcité parce que le service qu'il a programmé dans son garage a bien marché que à la réaction qu'on pourrait attendre d'une compagnie sérieuse, mais bon encore...
Et ce matin j'ai essayé à nouveau de tester le service, et c'est là que j'ai été obligé d'arrêter, car lorsque j'ai voulu créer un synth (le nom cool qu'ils donnent à leurs environnements 3-D), j'ai reçu le message suivant :

Et oui, au moins ils le reconnaissent, ils ne sont pas assez cools pour tourner sur mon Linux, ni sur Mac, OpenSolaris ou n'importe quel autre système d'exploitation. Et ça veut surtout dire qu'ils ne sont pas assez professionnels pour créer un service web multi-plateforme. Encore un beau WTF de chez Microsoft, quoi...
De la débilité du clip anti-piratage

Ce billet est un coup de gueule, car trop c'est trop.
J'ai les coffrets DVD des deux premières saisons de Dr Who, l'une de mes séries favorites. J'aurais pu télécharger la série, ça aurait été plus simple et beaucoup moins cher que les acheter, mais aimant vraiment la série, j'ai préféré acheter les coffrets.
L'autre soir je voulais regarder quelques épisodes des deux premières saisons de Dr Who, me faire mon petit best of. Et bien sûr, les quatre épisodes choisis étaient en quatre DVDs différents.
Lorsque j'ai mis le quatrième DVD et j'ai du regarder par quatrième fois la propagande anti-piraterie, j'ai cru que j'allais tout balancer par la fenêtre.
Je parle, bien sûr, de cet avertissement du début des DVD, Le piratage, c'est du vol, celui qui compare le piratage avec le vol à l'étalage ou le cambriolage, celui que on est obligé de regarder parce que les touches de la télécommande restent bloquées pendant qu'il tourne.
En plus d'être énervant, je trouve ce vidéo carrément offensif vers les gens qui achètent légalement ses DVDs. C'est presque une incitation au piratage.
Je m'explique... Si j'achète légalement un coffret DVD à 45€ de ma série favorite, à chaque fois que je veux regarder un épisode, je dois supporter une minute de clip obligatoire qui me rappelle que pirater c'est mal. Par contre, si j'avais été intelligent, j'aurais téléchargé la série sur le net, ça m'aurait coûté 0€ et je n'aurais pas à supporter l'avertissement.
J'ai trouvé sur Flickr un affiche qui résume bien mon sentiment :
On revient à ce que j'ai déjà dit d'autres fois, la lutte contre le piratage, telle que elle est comprise par les majors du cinéma et de la musique, penalise les utilisateurs légitimes sans vraiment gêner le pirates.
Que ce soit avec des DRM trop restrictifs ou avec des clips anti-piratage, cette façon de lutter contre le piratage ne nuit pas les pirates ni le piratage, mais l'utilisateur légitime.
Les pirates, ils s'en foutent, ils ont les logiciels pour casser les DRM, et ils effacent les clips anti-piratages du montage final. Et les personnes qui regardent les films piratés, ils s'en foutent aussi, car leurs copies n'ont ni DRM ni clips débiles. Par contre, l'acheteur légitime, il va devoir supporter les nuisances des DRM, qui limitent la façon comme il peut profiter du bien qu'il a acheté, et les messages qui lui racontent que pirater ce n'est pas bien. C'est logique, non ?
Pourquoi faire simple lorsqu'on peut faire compliqué ?

Imaginons que vous organisez une manifestation internationale comme Brest 2008...
Imaginons que pour cette manifestations vous allez avoir des délégations qui viennent des quatre coins de la planète, avec cinq invités d'honneur : la Norvege, le Vietnam, le Madagascar, la Croatie et la Galice (au nord-ouest de l'Espagne).
Imaginons que vous demandez des interprètes bénévoles pour faire la liaison entre l'organisation et ces cinq délégations.
Imaginons que parmi les bénévoles vous avez un espagnol perdu en Bretagne depuis des années, et qui a envie de pouvoir parler sa langue maternelle avec ses compatriotes, de les montrer sa ville d'accueil et de faire la fête avec eux le soir.
Alors, qu'est-ce que vous feriez de cet interprète hautement motivé et qualifie ?
Bien sûr, vous le placeriez comme interprète dans le village norvégien, pour qu'il puisse bien pratiquer son anglais...
Ne cherchez pas la logique, il n'y en a pas. Ou au moins je n'ai pas su la voir ce matin lorsque j'ai reçu le message avec l'assignation des postes et je me suis retrouvé avec trois permanences de 9h à midi dans le village norvégien, moi qui avait demandé des permanences du soir au village galicien.
J'ai du mal à saisir la logique employée par les organisateurs de Brest 2008 pour l'assignation des postes, pour moi c'est un nouveau exemple de pourquoi faire simple lorsqu'on peut faire compliqué ?.
Mise à jour :
Il semblerait que mes collègues ont raison lorsqu'ils dissent que je deviens de plus en plus français, car je râle pour tout. :devil_tb:
Je viens d'avoir un e-mail de la fille qui fait la distribution des permanences, suite à un message que je l'avais envoyé cet après-midi. Elle n'avait pas compris que j'avais une préférence pour un poste quelconque, et elle comprend bien que je puisse préférer aller aider la délégation galicienne. Elle va donc modifier le planning et je vais donc pouvoir faire mes interventions dans le village de la Galice et non au milieu des gens des fjords.
Je vais donc pouvoir profiter de la queimada. Comme on dit en Espagne, bien está lo que bien acaba, ce qui finit bien est bien... :smile1_ee:
Ca ferait une bonne blague
Une de ces blagues à deux sous qui font rire bêtement chaque fois qu'on les entend :
- Quel est le comble d'une association pour la promotion du commerce électronique ?
- Ecrire un rapport sur l'état du commerce électronique en Europe, le mettre à la vente sur leur site... et n'accepter que les commandes par fax, avec paiement seulement par chèque ou virement et expédition uniquement en France metropolitaine.
Le truc qui cloche ce que ce n'est pas une blague.

L'association en question est l'Acsel, Association pour le commerce et les services en ligne, une des associations phare des acteurs du e-commerce et de l'internet en France.
Le titre du rapport est L'Europe, une opportunité pour l'e-commerce. Et pour l'obtenir, vous devez télécharger un bon de commande au format MS Word et l'envoyer par fax ou courrier traditionnel, accompagné du justificatif de votre règlement par chèque ou virement bancaire.
Le tout, bien sûr, si vous avez la chance d'habiter en France, sinon vous ne pouvez pas vous le procurer.
Ca ferait une bonne blague, mais c'est une bien navrante réalité, non ?







