L'age de glace

9 février 2009 par Horacio Gonzalez
LiB et les illusions

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois d'Edgar Mueller et ses œuvres, comme les coulées de lave sur Moose Jaw.

Je vous présente aujourd'hui une des dernières création de monsieur Müller et son équipe, une énorme anamorphose sur le port de Dún Laoghaire pour le dernier Festival of World Culture, un des plus grands festivals d'été en Irlande, avec plus d'un quart de million de visiteurs.

L'Age de Glace, anamorphose sur rue par Edgar Müller

A différence d'autres fois, pour cette anamorphose appelée l'Age de Glace, Edgar Müller a mis sur son site plein de photos du processus de création, où on voit la genèse de l'œuvre, dès premières lignes blanches sur le sol au énorme trompe-l'œil final.

L'Age de Glace, anamorphose sur rue par Edgar Müller

C'est très amusant de regarder les images intermédiaires, de voir comme notre perception nous commence à jouer des tours même si l'effet n'est pas complet.

L'Age de Glace, anamorphose sur rue par Edgar Müller

Et à la fin, lorsqu'on voit l'anamorphose finie et les gens qui semblent voler sur l'abîme, on ne peut que s'admirer devant l'œuvre.

Sur le site d'Edgar Müller vous pouvez donc voir la série complète des images sur l'Age de Glace.

L'Age de Glace, anamorphose sur rue par Edgar Müller

Les photos de ce billet sont propriété de Mr. Müller (pas de licence Creative Commons pour elles donc), je les utilise après avoir reçu son aimable permission pour faire figurer des images de son site sur mon blog.

Au fait, lorsque je préparais ce billet, je me disais que j'avais déjà vu quelque part le nom de Dún Laoghaire, mais je n'arrivais pas à trouver où. Un petit coup de Wikipedia m'a permit de sortir de mes doutes, Dún Laoghaire est une des villes jumelées avec Brest, c'est pour ça que le nom me disait quelque chose. Curieux, non ?

1234567890, un nombre romantique

6 février 2009 par Horacio Gonzalez
LiB romantique

La plupart des utilisateurs des systèmes d'exploitation dérivés d'Unix (dont Linux et Mac OS) sont familiarisés avec l'heure Unix, le système de représentation du temps dans ces systèmes.

La représentation en heure Unix d'un instant donnée est le nombre de secondes entre minuit du 1er janvier 1970 et cet instant-la. Au moment où j'écris ce billet, 22h31 du 7 février de 2009, c'est donc 1234002715 en heure Unix.

Certains valeurs d'heure Unix sont bien connus, soit par son importance comme 2147483647, le moment du bug de l'an 2038*, soit par être des valeurs curieux, comme le passage à l'heure Unix 1000000000, arrivé le 9 septembre 2001.

Et c'est sur l'un de ces valeurs curieux que je voulais vous parler aujourd'hui, l'heure Unix 123456789, qui arrivera le jour de la St Valentin prochain, 14 février un peu après minuit, comme vous pouvez vérifier depuis votre ligne de commandes :

horacio@horacio-portable:~$ date -d "2009-02-14 00:31:30" "+%Z: %s" CET: 1234567890

C'est amusant, pour une fois la St Valentin va avoir une certaine signification :devil_tb:

Trouvé grâce à DespuesDeGoogle.

* Sur la plupart de systèmes, l'heure Unix est stocké sur 32 bits avec signe. Cela fait que la valeur maximale en heure Unix qu'on peut utiliser dans ces systèmes est le 2 147 483 647 (01111111 11111111 11111111 11111111 en binaire), c'est à dire le 19 janvier 2038 à 3 h 14 min 7 s. Cette nuit-là la représentation du temps fera un boucle. Théoriquement, cela posera un problème au moins aussi grand que celui de l'an 2000, et c'est en s'inspirant de celui-là qu'on le connais comme bug de l'an 2038.

Encore de la neige à Brest

3 février 2009 par Horacio Gonzalez
Neige à Brest !

Hier lorsque je vous parlais de la neige à Brest, je ne m'en doutais pas que ce matin j'allais écrire ce billet depuis ma table du salon, en savourant un deuxième café tout chaud après une deuxième promenade qui m'a permis de constater que il m'est encore impossible de me rendre à mon travail.

Ce matin au réveil, lorsque j'ai regardé par la fenêtre, je me suis dit que ça allait être compliqué. Surtout lorsque j'ai vu plusieurs voitures faire demi-tour avant d'entamer la descente de ma rue et rentrer au parking, ou ces autre voitures que se cumulaient à la sortie de la rue sur une grosse plaque de neige verglacée, sans pouvoir n'avancer ni reculer.

Encore de la neige à Brest !

J'ai essayé deux fois déjà de partir. La première, il m'a suffit de descendre de chez moi pour voir que c'était impossible : trois voitures étaient encore coincées à la sortie de ma rue, de travers sur la chaussée. Je suis donc rentré chez moi et attendu une petite demi-heure.

La deuxième fois cela semblait mieux, ils avaient réussi a mettre les voitures sur le côté. Je suis descendu à pied, en essayant de ne pas trop glisser, pour évaluer la situation. La rue en bas était complètement bloquée, avec des voitures qui attendaient sur place depuis une vingtaine de minutes, selon m'expliquait un conducteur énervé. Au round-point un peu plus loin, un accrochage témoignait des difficultés de la conduite sur neige verglacée. Pas moyen de partir encore, je suis à nouveau rentré.

Encore de la neige à Brest !

En relisant ce billet, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer le sourire aux lèvres de Guillaume en voyant dans les photos comme quelques centimètres de neige suffissent à paralyser la ville. A coup sûr, la plupart des québécois ils n'hésiteraient pas à qualifier cette journée de printanière... J'imagine que ce n'est qu'une question d'habitude.

Encore de la neige à Brest !

A Madrid, par exemple, quelques goutes de pluie suffisent à rendre la circulation chaotique, avec des bouchons interminables, des accrochages et des énervements, tandis qu'ici à Brest, même les plus grosses tempêtes de pluie et vent n'ont presque aucun effet sur le trafic. Cependant, il suffit d'une petite chute de neige et les rues deviennent des patinoires, plus aucun bus ne circule et les principaux axes de la ville se paralysent.

En tout cas, je vais essayer d'attendre une petite heure et je ressayerai de partir... si les voitures en bas de la rue réussissent à dégager, bien sûr. :wink_ee:

La neige à Brest

2 février 2009 par Horacio Gonzalez
Neige à Brest !

Depuis que je suis arrivé à Brest en 2000, je n'ai pas vu souvent de la neige, et les rares fois où il a neigé, ça n'a jamais duré plus que quelques minutes. En fait, la seule fois où j'ai vu la ville sous une couche de neige s'était en janvier 2003*.

Ce matin j'ai été donc assez surpris de voir que une grosse couche de neige couvrait le parking. En allant au travail, ça faisait drôle de voir tout blanc : les toits des maisons, les trottoirs, les bords de la route, les champs...

En arrivant au travail j'ai pris quelques photos dans le parking pour montrer à ma famille qu'on n'a pas que de la pluie dans la pointe de la Bretagne.

Il neige à Brest

Ce qui était encore plus étonnant c'est que la neige n'est pas arrêté de tomber de la journée, avec des gros flocons.

Il neige à Brest

La neige n'est arrêté de tomber qu'en fin d'après-midi et le soir, lorsque je suis rentré chez moi, Brest était encore sous la neige.

Il neige à Brest

* je me souviens comme si c'était hier car j'avais pris ma journée et je suis allé me promener avec ma fille sur les rives de la Penfeld, pour lui montrer la neige par première fois.

En rangeant des vieilles photos (II) :
le sentier côtier

1 février 2009 par Horacio Gonzalez
LiB en excursion

Je continue doucement à essayer de ranger les photos que j'ai en attente de classement depuis l'été dernier.

Aujourd'hui c'était le tour de quelques photos de promenade sur le sentier côtier, à Logona-Daoulas et sur la côte nord.

Logona-Daoulas

Brest n'est peut être pas la ville la plus belle du monde, avec son architecture gris et terne suite à la reconstruction. Et c'est n'est pas non plus la ville la plus animée que je connais. Mais pour moi, c'est une ville attachante, où on vit bien.

Logona-Daoulas

Cependant, lorsqu'on me demande les raisons pour lesquelles je reste à Brest, ce que je cite le plus souvent c'est la proximité de la mer, de cette côte du Finistère sauvage et fière.

La côte nord

Les falaises, les plages, les rochers, les vagues qui se écrasent et le vent qui souffle, le ciel gris-blanc d'un jour de tempête.

La côte nord

Vous pouvez voir les autres photos des deux promenades sur Flickr.

Geekette en herbe

29 janvier 2009 par Horacio Gonzalez
Real como la vida misma...  #023 : Geekette en herbe

Pour cette épisode je me suis permit d'emprunter le style de Lewis Trondheim et José Parrondo pour leur génial Allez raconte.

J'imagine que je n'ai pas besoin d'expliquer qu'est-ce que c'est un zombie, mais peut-être la référence aux daleks est un peu plus obscure...

Et les Monty Python avaient raison

25 janvier 2009 par Horacio Gonzalez
LostInBrittany

Il y a deux mois, je vous parlais de comment les Monty Python ont ouvert un canal YouTube dédié à la diffusion d'extraits de leurs œuvres.

En ouvrant leur canal YouTube, les Monty Python ont fait un pari : offrir les vidéos gratuitement et proposer en même temps l’achat des support physique, en sachant qu’une petite partie des gens qui visionneront les vidéos voudra ensuite acheter les DVDs. Et même si ce n’est qu’un petit pourcentage, avec des millions de visiteurs ça pourrait vite devenir rentable.

Et bien, moins de deux mois après, le premier bilan les donne raison. Les ventes des DVDs des Monty Python ont monté à la deuxième position dans les listes de vente Amazon, et ses ventes se sont incrémentées de 23 000 percent.

Oui, vous avez bien lu, ils vendent 230 fois plus de DVDs depuis qu'ils ont ouvert leur canal YouTube. Comme quoi leur pari est bien réussi, les vidéos mis gratuitement a disposition des internautes en haute qualité et bonne résolution n'ont pas faire chuter les ventes de leurs DVD mais au contraire, les ventes des DVDs des Monty Python ont dépassée tous leurs records historiques.

Et si comme Chris Anderson dit, le gratuit était le futur du business ? En tout cas, exemples comme celui des Monty Python ou Nine Inch Nails semblent le suggérer...

J'adore qu'un plan se déroule sans accroc

23 janvier 2009 par Horacio Gonzalez
B.A. Baracus

Aujourd'hui je vais encore vous parler d'anniversaires, mais dans un registre bien différente à celui d'Allan Poe dont je vous parlais lundi.

Car aujourd'hui 23 janvier c'est le 26ème anniversaire d'une série TV mythique qui a marqué mon enfance et celle des gamins de ma génération, The A-Team, plus connu en France comme Agence tous risques.

The A-Team (ou El equipo A comme on la connaissait chez moi) démarre sur les écrans des USA le 23 janvier 1983, mais elle n'arrive en Espagne qu'en 1984 ou 1985, plus ou moins à la même époque qu'une autre série inoubliable, K 2000 (El coche fantástico pour moi).

A l'époque on n'avait que deux chaînes télé en Espagne, TVE1 et TVE2. Les longues après-midis d'été, lorsque la chaleur écrasante nous clouait à l'intérieur de la maison, on n'avait pas trop le choix, on regardait la télé. Dans nos têtes d'enfant, TVE2 était plutôt intello, ils mettaient plein de documentaires animaliers, du sport ennuyant et des émissions sérieuses. On se tournait donc vers TVE1, qui pendant les mois d'été mettait en boucle des épisodes d'Agence tous riques et K 2000 entre 15h30 et 17h30.

A-Team

Les épisodes étaient programmés sans aucun ordre ni aucune planification, et au bout d'un moment on les avait tous vu deux ou trois fois, mais on revenait chaque jour regarder les aventures d'Hannibal, Murdock (Looping chez vous), M.A. (votre Barracuda) et Fénix (ici connu comme Futé).

En réfléchissant avec un regard d'adulte, la série n'était pas très intéressante. C'était une série naïve, tous les épisodes avaient la même structure, l'humour ne volait pas trop haut, des dizaines d'armes étaient employées à chaque épisode sans jamais faire un seul blessé... Mais j'ai beau me dire tout ça, il me suffit d'entendre la musique du générique et je reviens à nouveau ce garçon de dix ans qui rêvait devant sa télé.

En tout cas, parmi ces souvenirs d'enfance qui semblent gravés sur le marbre dans ma mémoire, il y a la phrase de rappel qui démarrait chaque épisode :

En 1972, cuatro de los mejores hombres del ejército americano que formaban un comando, fueron encarcelados por un delito que no habían cometido. No tardaron en fugarse de la prisión en la que se encontraban recluidos. Hoy, buscados todavía por el gobierno, sobreviven como soldados de fortuna. Si tiene usted algún problema y se los encuentra, quizás pueda contratarlos... El Equipo A

Comme Hannibal disait, j'adore qu'un plan se déroule sans accroc...

Bicentenaire de la naissance d'Edgar Allan Poe

19 janvier 2009 par Horacio Gonzalez
Edgar Allan Poe

Aujourd'hui c'est le bicentenaire de la naissance d'un de mes écrivains favoris, Edgar Allan Poe.

Poe était mort jeune, à l'age de 40 ans, mais il a eu le temps de laisser derrière lui une production litteraire très variée, allant de la poésie à la critique littéraire, en passant par le théâtre et le journalisme. Mais le champ où il excellait, et qui l'a fait devenir une icône du romantisme, c'est la nouvelle policière, un genre qu'on peu presque dire qu'il a inventé.

Mon premier contact avec les œuvres de Poe date de mes 10 ans, lorsque je suis tombé sur un recueil de nouvelles parmi lesquelles il y avait Le puits et le pendule, La chute de la maison Usher, Le Masque de la mort rouge et Double Assassinat dans la rue Morgue.

Ce nuit là je n'ai pas trop dormi. J'ai dévoré le bouquin à la lumière de la lampe caché sur mes drapes, et ensuite j'avais trop peur de fermer l'œil, les images conjurés par les comptes de Poe hantaient mon esprit.

Depuis j'ai lu et relu plein de fois ces nouvelles, et à différence d'autres auteurs, j'ai toujours retrouvé le même plaisir à revisiter ses histoires. Il reste, avec Stoker et Shelley l'un des piliers de la littérature fantastique.

Et au fait, l'œuvre de Poe est tombé dans le domaine publique depuis des années. Vous pouvez donc trouver la plupart de ses nouvelles sur Wikisource, en toute gratuité et toute légalité.

En rangeant des vieilles photos (I) :
Phare du Petit Minou

18 janvier 2009 par Horacio Gonzalez
LiB en excursion

Aujourd'hui, suite à une petite balade du côté de Vannes, j'ai voulu ranger un peu mes photos... et je me suis rendu compte de que j'avais plus de six mois de photos qui traînaient encore dans la carte mémoire de l'appareil et que je n'avais même pas pris le temps de passer à l'ordinateur et moins encore de classer.

Ce soir je me suis donc mis à la tâche, et j'ai transféré presque mil images de la carte vers le disque dur. Jusqu'à là, pas vraiment de problème. Car la partie qui je redoutais le plus était la classification et rangement de tout ce photo, ainsi que le choix de celles à mettre sur mon compte Flickr.

J'ai commencé par quelques photos du phare et du fort du Petit Minou.

Phare du Minou

Situé dans le goulet de Brest, le phare du Petit Minou indique aux navires l'entrée à la rade. Il a été bâti dans les années 1840 sur un grand rocher au bout du fort du même nom.

Phare du Minou

Le fort était parti du réseau de fortifications érigés par Vauban pour défendre la entrée de la rade de Brest, et à l'époque il couvrait le goulet avec ses plus de 200 canons. Le fort a bien servi pendant plusieurs siècles, et ce n'est qu'au début de XXème, lorsque les relations avec la perfide Albion sont devenus plus cordiales, qu'il a commencé à être démilitarisé.

Mais un bâtiment si impressionnant et si bien placé ne pouvait pas être laissé de côté pendant les grands conflits du siècle dernier. Le fort du Petit Minou a donc été occupé par les allemands en 1940, et ils y ont construit un grand blockhaus qui combiné avec ceux de la Pointe des Espagnols, juste de l'autre côté du goulet, permettaient d'assurer la défense de l'entrée de la rade.

Phare du Minou

Lorsque je suis arrivé à Brest en 2000, le phare et le fort étaient encore classés terrain militaire, et on ne pouvait que les regarder de loin. Ensuite j'ai appris que ils avaient été déclassés et que la ville de Plouzané avait acquis les terrains, mais l'ensemble continuait fermé.

Ce n'est que cet été, en me promenant dans le coin avec mon père pour lui montrer la rade, que j'ai vu que le fort avait été ouvert au public. C'est donc avec un peu d'émotion et beaucoup de curiosité que j'ai pu enfin mettre les pieds à l'intérieur et tirer plein de photos.

Phare du Minou

Ah, j'oubliais, il semblerait que la plage du Petit Minou, en bas du phare, est l'un des meilleurs endroits pour faire du surf dans ce côté de la rade, et tout au long de l'année on y voit des dizaines de passionnés de la planche guettant les vagues.

Phare du Minou

Vous pouvez voir toutes les photos de la journée sur Flickr.