Tag: Chrome

Parts de marché des navigateurs : Internet Explore tombe en dessous de 60%

4 mai 2010 par Horacio Gonzalez
Cyber LiB

Selon les résultats du dernier étude MarketShare de Net Applications, la part de Internet Explorer dans le marché des navigateurs serait tombé en dessous de 60%, son niveau le plus bas depuis 1999, lors de la sortie de IE5.

En clair, les parts de marché des quatre premiers navigateurs seraient :

Microsoft Internet Explorer59.95%
Firefox24.59%
Chrome6.73%
Safari4.72%
Opera2.30%
Parts de marché des navigateurs - Avril 2010

C'est très intéressant de comparer ces résultats avec ceux de janvier 2009, quand la nouvelle était que IE tombait sous le 70% de part de marché.

Depuis janvier 2009, la part de marché d'Internet Explorer (toutes versions confondues) est tombé de presque 70% à moins de 60%. A qui a profité cette chute ? Une petite partie va vers le deuxième dans la course, Firefox, qui lui gagne autour de 2.5% de part de marché. Mais surtout à Google Chrome, qui en janvier 2009 avait à peine 1.5% et qui aujourd'hui avoisine le 7%, consolidant sa position comme troisième navigateur dans la course, bien devant Safari, Opera et le reste.

Une autre donnée intéressante et très bienvenue, est la disminution progressive (quoi que encore lente à mon goût) de la part de marché d'IE6. Il a passé de presque 30% en juin 2009 à moins de 18% en avril 2010.

Parts de marché des navigateurs - Avril 2010

Si on ajoute à ça les déclarations de Dean Hachamovitch, directeur général d'IE chez Microsoft, disant que Le futur de l'Internet est dans le HTML5, on a des raisons pour être optimistes vers un future du web plus libre, ouvert et basé sur des standards...

Mise à jour : la France

Les statistiques précédentes étant globales, c'est toujours bon de vérifier où on est dans le marché français. Dans ce cas, il faut se tourner vers StatCounter :

Parts de marché des navigateurs en France - Avril 2010
Microsoft Internet Explorer49%
Firefox37%
Chrome7%
Safari5%
Opera3%

On voit bien la perte d'Internet Explorer depuis le début de l'année (les failles de sécurité seraient-elles pour quelque chose ?), qui descend sous la barre de 50% par première fois depuis nombreux années. IE 6 serait à moins de 5%, enfin !

Google Chrome OS : get your tin-foil hat, quick !

8 juillet 2009 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Comme vous avez sans doute entendu (et si ce n'est pas le cas, Korben fait un bon résumé), Google vient d'annoncer la sortie l'année prochaine de leur propre système d'exploitation : Google Chrome OS.

Pour moi les points importants c'est que ça sera un système d'exploitation libre, basé sur un noyau Linux, plus ou moins comme Android mais pour les netbooks. Le système sera conçu pour être petit, sûr et rapide. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

Mode parano

Mais après l'expérience lors de la sortie de Google Chrome, la paranoïa anti-Google et ses collèctes de données ne devrait pas tarder à faire surface.

Alors je me permets de faire le billet en avance, et rediriger tous les tin-foil hat fans vers mon billet de l'année dernière sur la privacité, Google et les chapeaux en feuille d'étain.

Mais bon, ne laissons pas la raison se mettre dans le chemin d'une bonne théorie de conspiration...

Parts de marché des navigateurs

7 janvier 2009 par Horacio Gonzalez

Lors de mon dernier billet sur Google Chrome, mon collègue Marc me demandais les sources pour les sur les parts de marché des navigateurs, mais avec ma pause de fin d'année, j'avais laissé la question sans réponse.

C'est vrai que la question n'est pas évident, car il n'y a pas une source universelle fiable pour ce type de statistiques. Mes sources sont donc forcement partiels, tirés des sites web qui publient leurs chiffres, et surtout des agrégateurs de statistiques de trafic comme Xiti.

En novembre 2008, les statistiques Xiti pour l'Europe contredisaient mon billet, avec Chrome ayant à peine 1% du trafic et Opera ayant un très étonnant 5% :

Statistiques Xiti novembre 2008

Cependant, d'autres sources me font prendre ces données Xiti avec des pincettes. Par exemple, MarketShare de Net Applications propose pour ce même mois de novembre des statistiques globales (Xiti ne fournit que des données européennes) dans lesquelles Opera tombe à son 0,7% de part de marché habituel :

Statistiques Net Applications novembre 2008

Et pour le mois de décembre, la tendance est identique, avec IE qui continue doucement à perdre de la part de marché, au profit de Firefox, Safari et Chrome :

Statistiques Net Applications décembre 2008

Bref, lorsqu'on parle de statistiques, il faut pas cette vielle blague qui dit que la statistique est la science qui dit que si j'ai un poulet et tu n'as aucun poulet, on a tous les deux un demi-poulet. Lorsqu'on travaille avec des statistiques et des sondages, c'est difficile de se mettre d'accord, et encore plus difficile de savoir qui se trompe. A niveau international, il semble que Net Applications et leur MarketShare ont plus de crédibilité que Xiti, mais cela n'est qu'une tendance.

Fin de la béta pour Google Chrome

12 décembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

La nouvelle est apparu hier dans le blog officiel de Google : Google Chrome n'est plus en béta.

Avec Chrome, Google semble casser plein d'habitudes, et à peine trois mois après avoir annoncé la première béta, ils libèrent la version 1.0.

La vive polémique suscitée par les conditions d'utilisation et la confiance qu'on pouvait faire a Google eut une durée de vie assez courte, comme on pouvait prévoir.

Aujourd'hui, trois mois après, Google Chrome est devenu un navigateur normal, minoritaire certes lorsqu'on le compare avec Firefox ou IE, mais avec une part du marché comparable à celle de Safari et bien supérieure à celle d'Opera. Beaucoup de développeurs web sérieux ont inclus Chrome dans leurs suites de tests, certains utilisateurs l'emploient comme navigateur principal, d'autres comme navigateur secondaire...

Bref, je trouve assez normal que Google Chrome ne soit plus une béta... mais cela me surprend venant de Google.

Car il faut avouer que c'est quand même étonnant pour Google de finir la phase de béta d'un produit majeur en moins de trois mois, surtout lorsqu'on pense aux années qui se sont écoulé avec GMail ou Google Docs en béta.

Par contre, il semblerait que Google a silencieusement laissé tomber l'idée de faire des versions pour MacOS ou Linux, car sur la page d'accueil de Chrome, ils l'appellent maintenant Google Chrome : un nouveau navigateur Web pour Windows .

Page d'accueil de Google Chrome

Assez décevant attitude, qui contraste bien avec les promesses initiales d'une version multi-plateforme en préparation...

Merci à Marc, qui en pleine partie de WoW m'a prévenu de la fin de la béta pour Google Chrome

Visiteurs utilisant Chrome, un mois après

17 octobre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Dans les jours qu'on suivi la sortie de Google Chrome, j'avais fait un premier billet sur le nombre de visiteurs de mon blog qui utilisaient Google Chrome. Le résultat obtenu pour mon blog "tait qu'un énorme 6% des visiteurs utilisait Chrome ces jours là. Des résultats du même ordre dans plein de blogs montraient bien que Google avait réussi son buzz, et que la sortie de Chrome avait été un succès.

J'avais refait un nouveau point sur l'utilisation de Chrome il y a juste un mois, le 17 septembre, avec un résultat assez semblable, un peu plus de 5,25% des visiteurs venaient encore avec le navigateur Google.

Ce qu'on ne pouvait pas savoir il y a un mois était si cette utilisation de Chrome était due au effet de la nouveauté ou si ça allait tenir sur le temps. En clair, on ne pouvait encore dire si Google Chrome était devenu du jour au lendemain un nouveau combattant de poids dans la guerre des navigateurs, ou si c'était un feu d'un jour.

Aujourd'hui, un mois après, les résultats devraient être plus fiables. Les gens qui continuent à utiliser Chrome aujourd'hui sont, pour la plupart, des gens qui l'ont adopter, soit comme navigateur principal, soit comme secondaire. Ce matin je suis donc retourné sur Google Analytics, et j'ai passé en revue les visites des sept derniers jours, avec les résultats suivants :

Browser stats for lostinbrittany.org

L'utilisation de Google Chrome a effectivement chuté, se plaçant plus ou moins à la moitié des chiffres de la fois précédente. Il reste néanmoins dans une très honorable troisième position, devant Safari.

On peut donc dire que si bien il y a eu un effet de buzz assez impressionnant à la sortie de Chrome, un moi après, une fois le buzz estompé, il y a presque la moitié des gens qui l'ont essayé les premiers jours qui continuent à l'utiliser un mois et demi après.

Les résultats coïncident assez bien avec ce qui Slashdot annonçait, Chrome a perdu dans ce mois-ci la moitié de ses early adopters de début septembre. Quoi qu'en étant juste, on pourrait aussi dire que Chrome a réussi à garder la moitié des early adopters qui l'ont essayé, tout est une question de point de vue.

Iron ou Google Chrome pour les ultra-paranoïaques

25 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Depuis sa sortie, Google Chrome est devenu l'un des sujets fétiches de mon blog, ce qui est plutôt ironique, car je n'utilise le navigateur Google que pour faire des tests. Mais bon...

Un problème...

En revenant sur le sujet, vous vous souvenez qu'il y a eu une grande polémique autour de Google Chrome et les informations qu'il pourrait envoyer à Google. Malgré que la plupart de leurs objections se sont avéré injustifiées et le fait qu'on peut configurer Chrome pour qu'il n'envoie aucun information chez Google, les fans des chapeaux en feuille d'étain n'étaient pas satisfaits.

Des solutions ?

Une première solution venait de la main du projet Chromium le code source de Chrome libéré par Google. Le fait de construire son navigateur à partir des sources permet de s'assurer qu'il n'y a pas des éventuels modules cachés ni spyware qui enverrait vos données chez Google. Par contre, construire l'application à partir des sources n'était pas à la portée de tout le monde.

La solution n'a pas tardé, avec des versions pré-pacagées de Chromium, comme le CrossOver Chromium dont je vous ai parlé la semaine dernière.

Mais même en installant à partir de Chromium, il y a certaines fonctionnalités innés à Chrome (comme la barre d'adresses intelligente) qui, si bien on peut les désactiver facilement, sont activés par défaut. Alors, ce n'est pas encore la solution parfaite pour ceux qui se sent très soucieux de leur privacité.

Une solution dure comme fer

Mode parano

La solution vient de la main de SRWare, une société allemande spécialisé dans des solutions de sécurité. Ils vient de sortir Iron, qui est un navigateur basé sur le code Chromium et offrant les mêmes fonctions de base comme Chrome, mais auquel ils ont enlevé les fonctionnalités qui posent des problème au niveau de la protection des données.

La page est en allemand, mais vous avez ici une traduction automatique (vous apprécierez sans doute la délicieuse ironie d'utiliser Google Translator pour faire la traduction...).

N'appartenant pas au peuple des porteurs de chapeaux en feuille d'étain, ce qui je trouve intéressant dans la démarche n'est pas la création d'Iron en lui même, mais le fait de que moins d'un mois après la sortie, on voit déjà sortir le premier fork1 de Chrome, adapté pour un besoin particulier.

Cela me rassure dans mon avis de que en libérant le code source, Google a donné des ailes à leur navigateur, en ouvrant des perspectives qu'il n'aurait jamais eu si le code était resté propriétaire. Je suis persuadé que d'ici en quelques mois on verra plusieurs projets de ce type voir le jour, chacun avec ses particularités et son public cible, mais tous partageant le même cœur de code. Chrome est là pour rester...

1 Comme mon collègue Raphaël me signale, Iron n'est pas un vrai fork, car ils se limitent à prendre la dernière version de Chromium et modifier certains fichiers. Le code d'Iron ne sera donc pas indépendant de Chromium, mais il sera synchronisé avec chaque nouvelle version du code du navigateur Google.

Mise à jour :

  • Merci à Fred pour le scoop, et à Raphaël et Annaïg pour les corrections.
  • Comme Sophie m'a fait remarquer dans les commentaires, tin-foil n'est plus feuille d'étain, mais feuille d'alu, car en début du XXème siècle ils ont changé le matérial (l'aluminium était moins cher) mais gardé la dénomination classique. Voir Wikipedia pour plus d'info.

Retour sur les visiteurs utilisant Chrome

17 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Ca fait déjà quinze jours de la sortie de Google Chrome, et je crois que ce n'est un secret pour personne que le navigateur de Google a fait beaucoup parler de lui.

Quelques jours après la sortie, j'écrivais un billet en m'étonnant du nombre de visiteurs utilisant Google Chrome sur mon blog, qui était autour du 6%. Dans les commentaires, on me faisait remarquer que c'était beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions quelconques sur ces statistiques, avis que je partage complètement. Cependant ce 6%, et surtout des résultats semblables sur plein de sites montraient que Google avait réussi son buzz, que beaucoup de monde avait essayé Chrome.

Aujourd'hui, avec ce première quinzaine de vie de Chrome, c'est encore tôt, mais les données peuvent commencer à être prises avec moins de pincettes. Et en regardant Google Analytics ce matin, sur les visites des derniers sept jours j'ai obtenu ces résultats :

Browser stats for lostinbrittany.org

Les visiteurs utilisant Chrome dépassent encore le 5%, au détriment surtout des utilisateurs de Firefox, et ils sont bien plus nombreux que les utilisateurs de Safari ou Opera. Si bien on peut mettre ça sur l'effet du buzz, au moins cela montre que c'est un buzz qui dure, et que beaucoup de ceux qui ont essayé Chrome continuent à l'utiliser encore deux semaines après.

Prochaine étape, dans quinze jours, lorsque un mois se sera écoulé et on commencera à voir la vraie vitesse du croisière du navigateur de Google...

Chromium (code source de Chrome) sur Ubuntu

17 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Pour continuer sur le sujet de Google Chrome, il y a du nouveau du côté de leur utilisation sur des systèmes autres que Windows.

Comme je vous ai déjà raconté, j'ai testé Chrome sur Ubuntu en utilisant Wine, mais la méthode demandait un peu de bricolage.

Pour ceux qui n'ont pas envie de faire ces manipulations, depuis quelques jours il y a une solution bien plus simple qui permet d'installer et faire tourner facilement Google Chrome sur MacOS et sur les principales distributions de Linux : CrossOver Chromium, mise au point par les gens de Code Weavers.

Avec le bénéfice ajouté, surtout pour les fans du chapeau en feuille d'alu, de que la version qu'ils proposent ne se base pas dans la version compilé de Google Chrome, mais dans Chromium, le code source libéré par Google (et donc soumis au scrutin des internautes, alors sans des possibles modules cachés) .

Sur le site de CrossOver Chromium vous pouvez donc trouver un installateur .dmg pour Mac OS, les paquets .deb pour Ubuntu (et d'autres distros basées sur Debian), les .rpm de Fedora et un installateur en ligne de commandes pour toute autre distribution Linux.

J'ai donc téléchargé le .deb et je l'ai installé d'un simple click avec l'installateur de paquets d'Ubuntu. Et quelques secondes après, Chromium tournait sur ma machine, sans le moindre accroc.

Chrome sur mon Ubuntu

Après quelques heures d'utilisation, j'ai constaté que cette version de Google Chrome marche mieux que la version officielle tournant sur Wine. La version officielle avait quelques bugs lorsqu'elle tournait sur Wine, surtout dans la barre d'adresses, et dans l'affichage de certaines pages, et pour l'instant je n'ai expérimenté aucun de ces bugs dans ce CrossOver Chromium.

Alors vous n'avez plus d'excuse si vous vous sentiez tenté par Google Chrome mais l'idée de devoir bidouiller pour l'utiliser sur Mac ou Linux vous décourageait. Un simple click et le tour est joué...

Greasemonkey pour Google Chrome

10 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Il semble que la production d'outils pour Google Chrome prend son envol. Hier je vous parlais de ChromePlugins.org, un dépôt d'extensions et plugins pour le navigateur Google, et aujourd'hui je vais vous parler de Chromemetal, un petit logiciel équivalent au Greasemonkey pour Firefox.

Greasemonkey est l'une des extensions les plus populaires pour Firefox. Elle permet de modifier le comportement et l'aspect de n'importe quelle page web pour l'adapter aux envies ou besoins de l'utilisateur. Par exemple, si comme moi vous détestez le nouveau interface de Delicious, vous pouvez utiliser Greasemonkey pour que pour vous Del.icio.us devient comme avant (points y compris). Pour faire ça, Greasemonkey s'appuie sur des userscripts, des petits bouts de code en JavaScript que l'extension fait passer après le chargement de la page.

Il y a des scripts pour la plupart de sites webs et pour les besoins les plus diverses, éparpillés partout sur le net. Un bon endroit pour commencer votre recherche est userscripts.org, qui recense les userscripts et permet aux utilisateurs de poster des commentaires et des reviews sur chacun, un peu comme le dépôt d'extensions de Firefox chez Mozilla.

Greasemetal reprend donc ce modèle de fonctionnement de Greasemonkey et l'adapte au Google Chrome. Comme Chrome n'a pas encore une API d'extensions, il a fallu que le concepteur de Greasemetal soit créatif, et le logiciel se présente sur la forme d'un fichier exécutable. L'utilisateur ne démarre plus Chrome directement, mais Greasemetal, qui va lui même appeler Google Chrome. Ce comportement permet à Greaseletal d'agir comme un proxy qui intercepte les appels de Google Chrome et introduit les userscripts au bon endroit pour que Google Chrome les interprète.

Greasemetal est compatible avec la plupart de userscripts sauf ceux qui s'appuient sur des fonctionnalités scepécifiques Greasemonkey. Si vous voulez plus d'information, je vous suggère le blog du créateur de l'outil, Kazuho Oko.

En tout cas, grâce à des projets comme Greasemetal ou ChromePlugins.org, le manque d'adaptabilité de cette première beta de Google Chrome pourrait bientôt n'être plus un problème...

Paranoïaques, frémissez, Google attaque encore !

9 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google

Retour sur les discussions

Les discussions de la semaine dernière sur s'il faut avoir peur de Google et des données qu'ils collectent continuent un peu partout dans la blogosphère.

Ma participation dans la discussion est parti d'un billet de chez Biologeek qui attaquait Google d'une façon que sur le moment j'ai considéré injustifiée et limite de mauvaise fois. Hier David de Biologeek a clarifié et expliqué sa position dans un article au titre un peu tendancieux de Pourquoi avoir peur de Google ?.

Je ne suis pas de tout d'accord avec les conclussions de son billet, et je vous remets à mon billet sur La privacité, Google et les chapeaux en feuille d’étain pour les différentes attitudes à avoir face à Google et sa collecte d'information. Sinon, sur le billet à David il y a un commentaire de Lionel qui éclaircit encore plus la situation.

Mode parano

Mais ce n'est pas tout, Google attaque encore

Et oui, Google continue à avancer, avec des initiatives que à coup sûr feront frémir le cœur de ceux qui pensent que Google est le nouveau Big Brother.

Concrètement ils viennent d'annoncer sur leur blog officiel un projet pour numériser et mettre à disposition des internautes des journaux anciens. En clair, ils vont créer une énorme hémérothèque virtuel, le Google News Archive.

Les anti-Google ne manqueront pas de dire que de cette façon ils cherchent à contrôler l'histoire, en choisissant soigneusement les articles qu'ils mettent à disposition du public, ou peut-être même a en fabriquer. Cette démarche en plus de leurs autres manœuvres manipulatrices, les permettront donc à terme de contrôler toute l'information qui circule sur le net, mhahahahahaha !

Mais pour l'immense majorité d'internautes, et surtout pour les fans de l'histoire, c'est une très bonne nouvelle. C'est un vrai plaisir pouvoir lire aussi facilement des articles comme celui de la Gazette de Pittsbutgh sur l'arrivée de l'homme sur la Lune.

Extensions pour Google Chrome

9 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Une des principales critiques qu'on fait à Google Chrome c'est que dans l'état il est assez pauvre, surtout pour les utilisateurs qui sont habitués à Firefox et sa myriade d'extensions. Si comme moi, vous reprochez cette pauvreté au nouveau navigateur de Google mais vous voudriez continuer à l'utiliser, j'ai peut-être un début de solution pour vous.

Cette ébauche de solution s'appelle ChromePlugins.org, un site dédié aux plugins et extensions pour Google Chrome.

Logiquement, le site est encore à ces débuts, mais cela ne lui empêche d'avoir déjà des outils très intéressants pour Google Chrome, comme le petit programme qui permet de faire des sauvegardes du profil ou les thèmes qui permettent de modifier le look de Chrome pour qu'il prenne des allures de Firefox ou d'application Mac.

Il faut noter que ces outils ont encore plus de mérite car chez Google ils n'ont pas encore développé une API d'extensions, alors les développeurs ont dû mettre les mains dans le code brut du navigateur pour pouvoir les programmer.

Bref, un site très sympathique que j'ai découvert via AccesOWeb.

Google Chrome sur Ubuntu, la suite

7 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Dans les commentaires sur le précédent billet, certains personnes semblent rencontrer des problèmes avec la recette que j'avais fourni pour utiliser Google Chrome sur Ubuntu avec Wine.

En lissant la page de Google Chome sur la base de données d'applications du site de Wine, j'ai vu qu'ils proposent une recette légèrement différente à la mienne.

Je l'ai donc testé et ça marche bien. Je vous la propose donc ici comme une alternative pour ceux qui avaient des problèmes avec la méthode précédente.

Recette alternative

  1. Installer la version 1.1.3 (ou supérieure) de Wine. La version actuellement disponible dans les dépôts Ubuntu étant plus ancienne, il faut d'abord ajouter les dépôts de Wine :

    wget -q http://wine.budgetdedicated.com/apt/387EE263.gpg -O- | sudo apt-key add -

sudo wget http://wine.budgetdedicated.com/apt/sources.list.d/hardy.list -O /etc/apt/sources.list.d/winehq.list

Et ensuite installer la nouvelle version de Wine :

sudo aptitude update sudo aptitude install wine

  1. Installer le script Winetricks et l'utiliser pour télécharger et installer les bibliothèques dont on aura besoin pour faire tourner Google Chrome :

    wget http://www.kegel.com/wine/winetricks

sh ./winetricks msxml3 corefonts firefox flash winxp

  1. Télécharger le fichier d'installation de Google Chrome depuis la page web de Google.

    Normalement, si vous essayez d'obtenir le fichier sur la page principale de Chrome, le site détectera que vous êtes sur Linux et il vous dira gentiment qu'il n'y a pas de version pour Linux. Mais heureusement, quelqu'un a déjà posté le lien direct pour le fichier d'installation.

    N'oubliez pas de déposer le fichier dans votre répertoire home, ou dans un répertoire sur lequel votre utilisateur a des permissions de lecture, écriture et exécution.

  2. Installer l'exécutable en utilisant Wine depuis le répertoire où vous avez déposé l'installateur :

    wine chrome_installer.exe
  3. Maintenant Chrome est installé sur votre système, il suffit de lui donner les bons paramètres pour le démarrage :

    wine "C:\\windows\\profiles\\UTILISATEUR\\Local Settings\\Application Data\\Google\\Chrome\\Application\\chrome.exe" --new-http --no-sandbox

    où à la place de UTILISATEUR vous mettez votre nom d'utilisateur

Les deux recettes marchent donc bien pour moi, j'espère qu'au moins l'une d'entre elles le fera pour vous. Sinon, n'hésitez pas à me le dire dans les commentaires, on essayera de trouver une solution ensembles.

Chrome sur mon Ubuntu

Des visiteurs utilisant Chrome

5 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Je viens de découvrir en lissant TechCrunch que Google Analytics est déjà capable de suivre les visiteurs qui utilisent Chrome.

Je suis donc vite allé voir mes statistiques Google Analytics pour hier et aujourd'hui, et j'ai trouvé que les résultats sur mon blog sont presque calqués à ceux de TechCrunch (heureusement qu'on parle en pourcentage, en chiffres absoutes il doit y avoir quelques ordres de magnitude de différence) :

Stats au 2008-09-05

Firefox continue à être le navigateur favori de mes lecteurs avec presque 60% des visites, tandis que IE conserve toujours sa deuxième position étant utilisé par 28% des visiteurs. Et l'énorme surprise, au moins pour moi, c'est que 6,17% des lecteurs (58 visiteurs uniques, si vous voulez des chiffres) utilisent Google Chrome.

Ce qui est plus étonnant c'est qu'on voit des statistiques semblables sur plein de blogs techniques. Firefox avait pris des années pour obtenir une chiffre pareil, Opera n'y est jamais parvenu, Safari n'est pas encore là, mais Google Chrome, dans seulement deux jours, a mangé une parte de marché assez considérable.

C'est l'effet sortie et ça s'estompera avec le temps ? Nul ne peut le dire pour l'instant, mais ce qui est clair c'est que au jour d'aujourd'hui, la sortie de Google Chrome a été une belle réussite. Le temps dira le reste...

Tester Google Chrome sur Ubuntu

4 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Comme je disais hier, je n'avais pas encore pu tester Google Chrome, car pour le moment la seule version disponible était pour Windows.

Sauf que les gens de Wine n'ont pas attendu pour rélever le défi, et maintenant il est possible d'exécuter Google Chrome sur Linux en utilisant Wine. Pour y arriver il faut bricoler un peu, je ne vais pas vous le cacher, mais rien de quoi effrayer même les utilisateurs les plus novices, il suffit de suivre les instructions.

On peut arriver au même résultat avec n'importe quelle distribution de Linux, mais la façon de faire sera légèrement différente en fonction des gestionnaires de paquets et le système d'installation de chaque famille de distributions. Je vais vous décrire ici la procédure à employer sur Ubuntu 8.04 Hardy Heron, que c'est la distribution sur laquelle je viens de tester le navigateur de Google.

  1. Installer la version 1.1.3 (ou supérieure) de Wine. La version actuellement disponible dans les dépôts Ubuntu étant plus ancienne, il faut d'abord ajouter les dépôts de Wine :

    wget -q http://wine.budgetdedicated.com/apt/387EE263.gpg -O- | sudo apt-key add -

sudo wget http://wine.budgetdedicated.com/apt/sources.list.d/hardy.list -O /etc/apt/sources.list.d/winehq.list

Et ensuite installer la nouvelle version de Wine :

sudo aptitude update sudo aptitude install wine

  1. Installer le script Winetricks avec lequel on pourra télécharger et installer les bibliothèques dont on aura besoin pour faire tourner Google Chrome :

    wget http://www.kegel.com/wine/winetricks

sh ./winetricks riched20 riched30 sh ./winetricks directx9 sh ./winetricks msxml3 msxml3r sh ./winetricks winxp

La dernière ligne permet de placer Wine en mode Windows XP, car si comme moi vous aviez Wine en mode Windows 2000, Chrome ne s'installerait pas.

  1. Télécharger le fichier d'installation de Google Chrome depuis la page web de Google.

    Normalement, si vous essayez d'obtenir le fichier sur la page principale de Chrome, le site détectera que vous êtes sur Linux et il vous dira gentiment qu'il n'y a pas de version pour Linux. Mais heureusement, quelqu'un a déjà posté le lien direct pour le fichier d'installation.

  2. Installer l'exécutable en utilisant Wine depuis le répertoire où vous avez déposé l'installateur :

    wine chrome_installer.exe
  3. Maintenant Chrome est installé sur votre système, il suffit de lui donner les bons paramètres pour le démarrage :

    wine "C:\\windows\\profiles\\UTILISATEUR\\Local Settings\\Application Data\\Google\\Chrome\\Application\\chrome.exe" --new-http --in-process-plugins

    où à la place de UTILISATEUR vous mettez votre nom d'utilisateur

Et voilà, c'est tout, vous avez Google Chrome qui tourne sur votre système.

Chrome sur mon Ubuntu

Pour le moment ça semble très bien marcher, mais je continue à préférer mon Firefox. Demain, après plus d etemps d'utilisation, je vous raconterai plus...

Retour sur les conditions d'utilisation de Chrome

4 septembre 2008 par Horacio Gonzalez

Dans les heures troubles qui ont suivi la sortie de Google Chrome, l'un des chevaux de bataille des partisans de la théorie de la conspiration étaient les conditions d'utilisation du navigateur, et surtout les points 11.1 et 11.2.

LiB et Google

Vous pouvez lire une analyse assez détaillée des craintes suscitées par ces points dans ReadWriteWeb (en anglais) et un article très clair en français sur Explorateurs du Web.

Et il faut dire que lorsqu'on lit ces points, on a des raisons pour se poser des questions. Mon collègue Marc l'a bien résumé sur son commentaire :

En fin de compte, ce que l’on risque d’après la licence d’utilisation, c’est de :
[Mode semi parano / ON]
  1. retrouver de la publicité dans le navigateur lui même et/ou ses données de navigation utilisées par google.
  2. avoir un filtrage automatique de certains contenu (souvent avec raison mais qui sait?)
  3. retrouver le contenu fourni, publié, affiché sur le navigateur, utilisé par d’autres sociétés

[Mode semi parano / OFF]
LiB et Google

Cependant, ce que les conspiro-paranoïaques choisissaient bien d'ignorer c'était que ces conditions d'utilisation étaient pur et simplement calquées sur les Conditions d'utilisations générales de Google.

Bref, ça sentait bien le copier-coller rapide pour avoir quelque chose de prête pour la sortie du navigateur.

Moins de 24 heures plus tard, cet avis se confirmait, car Rebecca Ward, Senior Product Counsel de Google Chromeur, expliquait hier à Ars Technica comment chez Google ils essayent de réutiliser au maximum les mêmes conditions d'utilisation, "afin de garder les choses simples pour les utilisateurs", même si "cela veut dire que les termes légaux pour un produit spécifique peuvent inclure des conditions qui ne s'appliquent pas bien à l'utilisation du dit produit". Elle a aussi confirmé que chez Google ils sont en train de "travailler rapidement pour éliminer le langage de la Section 11 des conditions d'utilisation actuelles de Google Chrome. Ce changement s'appliquera de façon rétroactive à tous les utilisateurs qui ont déjà téléchargé Google Chrome".

A l'heure où j'écris ce billet, les nouvelles conditions d'utilisation de Google Chrome sont déjà en ligne et la nouvelle section 11 est très simple et claire :

11. Content license from you
11.1 You retain copyright and any other rights you already hold in Content which you submit, post or display on or through, the Services.

Ces nouvelles conditions d'utilisation sont sûrement imparfaites, mais en tout cas elles sont loin d'être irrationnelles. Verrons qu'est-ce qu'ils trouveront maintenant comme nouveau argument chez les conspirationnistes...

De Google Chrome, Firefox, les bétas et la paranoïa

4 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google

Certaines personnes, en lissant mes billets sur Chrome, ont eu l'impression de que je suis un fan du nouveau navigateur Google, et que je l'ai adopté de suite, écartant mon fidèle Firefox comme d'une vielle chaussette trouée.

Pourtant cela ne pourrait être plus loin de la réalité. Je ne sais pas si j'aime ou pas Google Chrome pour la simple et bonne raison de que je n'ai pas pu le tester. Pour l'instant la seule version disponible étant pour Windows, j'attends sagement la sortie de la version Linux avant de me faire un avis sur le produit.

De toutes façons, je ne pense pas que Google Chrome deviendra mon navigateur principal à la place de Firefox. Je suis un utilisateur intensif de Firefox, et je l'a bien tuné pour mes besoins, avec les extensions qui vont bien et les bonnes options de configuration pour qu'il répond à ce que j'attends de lui. Je ne pense pas que, au moins dans un premier temps, Chrome soit assez flexible pour s'adapter à l'utilisation que je voudrais lui donner.

Cependant, je suis sûr que je l'utiliserai comme navigateur secondaire, autant pour le tester et suivre son développement, que par des raisons pratiques. Car, en revenant sur la privacité, j'ai toujours au moins deux navigateurs d'ouverts, avec des sessions indépendantes, afin de mieux gérer quels informations je donne à qui. Actuellement j'utilise Firefox et Epiphany, mais dans le futur j'envisage bien d'utiliser Chrome à la place (ou en plus) d'Epiphany.

LiB et Google

Ne l'ayant donc pas testé, je lis avec intérêt les commentaires et les articles des gens qui l'ont déjà essayé. Et il y a une chose qui me surprend un peu, c'est que certains semblent oublier que c'est une version beta, sortie selon la philosophie du release early, release often.

C'est par exemple le cas du commentaire de Stailer :

A part ça qu’en dire : pour l’heure cette beta est pour moi un navigateur de plus… pas de fonction révolutionnaire, au contraire il manque à peu près tout ce que propose Firefox et l’interface ne casse pas 3 pattes à un canard.

Bref, voilà, google à sortie son navigateur brut de décoffrage. Il ne leur reste plus qu’à développer tout ce qui manque, ce qui est décevant, alors qu’il aurait juste fallut d’une association avec Firefox.

Bien sûr qu'il est brut de décoffrage, c'est une beta ! Bien sûr qu'il manquent de choses ! Google a sortie une version du test de leur navigateur, une version qui est encore en travaux. Ils l'ont sorti tôt dans son cycle de développement, juste pour avoir des retours des utilisateurs qui aideront à que le produit final soit plus adapté aux attentes du public. C'est la philosophie du développement agile auquel Google (comme la plupart d'entreprises dans la pointe de la technologie) est très adepte.

On ne peut pas reprocher à ce Google Chrome de ne pas être à la hauteur de Firefox 3, car ce dernier est une troisième version stable, un produit mûr et bien fini, tandis que Chrome n'est qu'une version beta encore en développement.

Juste pour comparer, j'ai commencé à utiliser Firefox dans la version 0.6, lorsqu'il s'appelait encore Firebird. Je pense qu'à l'époque il était plus ou moins dans l'état où Chrome est aujourd'hui, une première aperçu grand public du navigateur, un produit qui marche plus ou moins mais avec plein de choses qui ne sont pas encore finies, et certaines qui ne sont même pas commencées. Comparé avec la version 1.0, ce Firebird 0.6 était presque inutile... mais il permettait de voir ce qu'il pourrait donner, et les retours des early users ont permit à l'équipe de Mozilla de l'améliorer.

Après, libre à chacun de l'aimer ou pas, mais essayons quand même de rester objectifs...

La privacité, Google et les chapeaux en feuille d'etain

3 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google

Chez Google leur business est l'information, l'information qu'ils ont sur les utilisateurs. En échange de cette informations ils offrent des outils pratiques et bien conçues, desquelles c'est difficile s'en passer un fois on s'y est habitué.

Face à cette situation, il y a trois possibles attitudes à prendre, selon je le vois :

  • On utilise à fond leurs outils, et on leur confie notre information personnelle

    C'est la politique du je n'ai rien à cacher alors je m'en fous de qu'ils sachent tout ou du seulement ceux qui se reprochent quelque chose ont besoin de privacité. Le problème c'est que sur le long terme tout le monde a quelque chose à cacher, même si ce n'est le dernier site pr0n qu'ils ont visité, ou la fois où ils sont dit qu'ils étaient malades et qu'ils sont allé à la pêche. Et même les Ned Flanders qui n'ont vraiment rien à se reprocher ont des choses qui ils n'ont pas forcement envie qu'une grande corporation ou un gouvernement sache.

  • On ne leur raconte rien sur nous et on n'utilise pas leur services

    C'est la politique du ils sont derrière moi mais ils ne m'auront pas ou tin-foil hat. Mise à part quelques personnes classées Secret Defense, personne n'a besoin que toute leur vie, tous leurs documents et toutes leurs communications soient complètement privés.

    Ces personnes n'utiliseront aucun service web, ils compileront et installeront personnellement tous leurs outils web (qui des fois ils auront même codé eux mêmes) dans leurs serveurs personnelles sous SSL de 2048 bits. Seront-ils en sécurité vraiment ? Même pas sûr, mais en tout cas ils feront tout pour.

  • On utilise Google en sachant ce qu'on fait, ce qu'on cherche dans leurs navigateurs, ce qu'on mets dans leurs applications et de quoi on parle avec GMail, en choisissant des outils différentes pour les sujets pour lesquels on veut de la vraie privacité.

    Autant j'utilise GMail pour mes e-mails de tous les jours, autant j'ajoute une couche de PGP sur les emails que je veux privés. Autant j'utilise Google pour mes recherches normales, autant je passe par des proxies pour d'autres. Autant je mets des documents banales sur Google Documents, autant je continue à utiliser OpenOffice pour les sensibles.

Mode parano

Dans un monde de plus en plus interconnecté, la privacité totale devient de plus en plus compliqué à garder... mais aussi de moins en moins pratique. Se couper de Google, des applications web, des services, de toute page qui stocke des informations sur nous, cela revient presque à se couper du net. Remarque, pour avoir la vraie privacité, c'est la meilleure solution. La seul vraie privacité est débrancher l'ordinateur du net...

Moi je préfère la troisième, mais libre à chacun de choisir. Cela demande une certaine connaissance, mais cela ne me choque pas. Pour plein d'activités de la vie d'aujourd'hui, de conduire à nager dans une piscine, il faut une connaissance spécifique. La piscine est un bon exemple. Ceux qui ne savent pas nager jouent en la pataugeoire ou sur le bord, le reste vont à la piscine grande, et les hypocondriaques restent chez eux de peur d'attraper une mycose ou d'autres maladies. Je n'ai pas besoin de vous dire qui est qui...

Mais en tout cas, critiquons ce qui est criticable, et sans faire des mélanges ni des amalgames. Que Google soit grande, que Google stocke de l'information, que Google fasse peur à certaines, cela n'est pas un argument suffisants pour critiquer tout ce qu'ils font ou les accuser de tout et n'importe quoi...

Paranoïa, lorsque tu nous tiens...

2 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google

Pour compléter le billet précédent...

On m'a accusé d'être méprisant lorsque je clame la mauvaise foi dans certains attaques à Google Chrome, et je voulais poster ici certaines des clarifications que j'ai mis dans commentaires.

Là ou je vois de la mauvaise foi c’est lorsqu’on appelle Chrome le “Big Brother Browser” ou on parle de qu’il va être utilisé pour traquer notre façon de naviguer, le temps qu’on passe sur chauque site, pour calculer le PR des sites… et le tout sans qu’on le sache.

Cela impliquerait que le navigateur enverrait en cachette des données chez Google à fur et à mesure qu’on navigue. Ca ne peut pas marcher, même dans un navigateur de code fermé (il suffirait d’un sniffer réseau pour détecter le comportement) mais surtout pas dans un libre, car à ce moment il suffirait de détecter le mouchard et l’enlever, faisant un fork et offrant au monde le même navigateur mais sans mouchard.

Chez Google ils ne sont pas cons, ils font pas des bêtisses comme ça, surtout lorqu’ils n(ont pas besoin, on continuera à le fournir de façon volontaire toute l’info où ils ont besoin.

Accusons à Google de ce qu'on voudra, mais avec une base réelle. Ils sont loin d'être des anges, mais de là à les accuser de tout avec des théories conspiro-paranoïaques il y a une grande distance.

Sinon, et pour continuer dans le sujer, Google vient de publier la politique de privacité de Chrome.

Vous pouvez la lire, vous pouvez analyser à droite et à gauche si vous voulez, mais vous verrez que toutes les fonctionnalités qui envoient des informations chez Google peuvent être désactivés d'un simple clic de souris.

Autant dire que, comme d'habitude, Google ne collecte que les informations qu'on veut bien lui donner, de façon volontaire et transparente.

Si vous craignez l'utilisation que Google peut faire de vos statistiques de navigation, vous pouvez désactiver ces options et Google ne saura rien de ce que vous faites. Dans ce cas, n'oubliez pas de utiliser aussi un autre moteur de recherche, fermer vos comptes Gmail, revenir à OpenOffice ou MS Office et vous couper de toute application Google en général.

Dans mon cas, c'est pas encore rentable, je préfère continuer à utiliser Google. Il suffit de savoir quelle information on partage avec eux, et savoir garder ce qu'on ne veut pas qu'il sache...

Google Chrome et la paranoïa

2 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google

Arrivant avec presque 24 heures du retard sur le sujet, je ne vais pas essayer de faire un billet classique sur Google Chrome, expliquant ce qu'on sait déjà sur le nouveau navigateur de Google. La blogosphère est un milieu impitoyable, et dans ce 24 heures il y a eu déjà des centaines de billets qui en parlent.

Si comme moi vous avez passé les dernier 24 heures offline et vous avez raté le buzz, je vous conseille commencer par la source originale, le comic que Google a diffusé. C'est une bonne lecture, très geek et assez technique sous ces images toutes mignonnes. Si ensuite vous voulez quelques commentaires décortiquant le sujet, vous aurez l'embarras du choix, mais je vous conseille de commencer par TechCrunch (qui, pour une fois, laissent de côté leur penchant anti-Google).

WTF ?

Ce dont je veux parler de ce billet, c'est des réactions paranoïaques avec lesquelles certaines ont accueilli la nouvelle, réactions qui montrent soit une mauvaise foi assez profonde, soit une ignorance complète sur le sujet, voire les deux. Et cela a le don de m'énerver, ce qui s'ajoute à l'énervement que j'ai déjà pour des raisons personnelles.

Je parle des gens qui, comme sur le blog de Fred Cavazza, disent :

C’est bien un Browser, ça permet à Google de savoir exactement ce que l’on fait sur le Web. Grâce à cela, Google saura combien de temps on passe sur un site. Il y a des chances pour que le browser améliore ainsi son pageRank (En simplifiant à l’extrême : si on y reste deux secondes; score faible, si on y revient plusieurs fois; score élevé).

Ou même pire, des vrais pros du logiciel libre qui malgré tout crient au big brother comme Biologeek :

BiG Browser s'invite chez vous

Posté en september 2008

Le dernier maillon de la chaîne va sortir aujourd'hui. Vous pouvez soit vous réjouir comme Tristan :

Je pense que les deux organisations ont fait beaucoup ces dernières années pour améliorer le Web et l'ouvrir.

Soit pleurer sur notre sort. Avec tout le respect que j'ai pour Tristan, je vais aller chercher un mouchoir.

PS : et pendant ce temps là, du côté de l'Élysée... (préparez la boîte).

Et qui dans les commentaires du même billet, dit :

Ah bon ?! Et les habitudes de navigation ? Et l'historique de navigation (qui était déjà en grande partie connu grâce aux pubs + barre Google + etc mais quand même) ? Le nouvel algo du Pagerank va être très simple ça sera GAnalytics + FeedBurner + Chrome.

Le respect de la confidentialité des données c'est une chose mais le respect de la vie (numérique) privée ça en est une autre.

PS : et je ne parle même pas de la portée d'un navigateur sur vos données stockées sur disque dur qui vont être accessibles grâce à des fonctionnalités géniales pour vous simplifier la vie. Si si, je vous assure.

Quiconque pense que Google peut cacher des petits "modules espions" dans le navigateur soit ne comprend pas qu'est-ce que c'est le logiciel libre, soit il est de mauvais fois.

Google Chrome va être Open Source. Cela veut dire que le code va être ouvert, mis à disposition de tout le monde qui voudra l'auditer. Il y aura des milieux de développeurs qui vont scruter ce code de haut en bas, ligne à ligne. Des amateurs, mais aussi des pros, et surtout des concurrents de chez Microsoft, chez Mozilla et chez Opera, des gens qui respirent du code.

Le code de Chrome va être regardé sous toutes ses coutures, et n'importe quelle faille ou piège sera mis au grand jour dans les plus brefs délais, par des gens qui ont tout à gagner à le faire. Pensez-vous sérieusement que Google va essayer de cacher des trucs dans un code qui sait pertinemment qui va être étudié à fond par tous ses concurrents pour essayer de trouver de quoi le décrier ?

La paranoia est bien, mais il faut quand même réfléchir deux fois avant d’émettre ce type d’avis. Surtout lorsqu'on est un professionnel du logiciel libre.