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Humble Indie Bundle #3 : 6 nouveaux jeux, 2 bonnes causes et toujours le prix que tu voudras payer

Vous vous souvenez du Humble Indie Bundle et de sa suite, le Humble Indie Bundle #2 ? Sachez alors que le Humble Indie Bundle est de retour : Humble Indie Bundle #3.
La formule n'a pas changé : un pack de six jeux à succès, au prix que vous voudrez bien payer. En plus, et c’est cela qui fait cette offre encore plus intéressante, vous pouvez diviser le montant que vous payez entre les concepteurs du jeu et deux ONGs avec lesquels beaucoup de gamers peuvent s'identifier : Child's Play (ONG fondé par les auteurs de Penny Arcade et qui offre des jouets aux enfants hospitalisés) et l'Electronic Frontier Foundation (ONG engagée sur la défense de la liberté d'expression sur Internet).
Qu'est-ce que vous obtiendrez en échange de votre donation cette fois ? Six jeux multi-plateforme, fonctionnant sur Linux, MacOS et Windows, et bien sûr sans DRM :
- Crayon Physics Deluxe : lauréat du grand prix de l'Independent Games Festival en 2008, Crayon Physics Deluxe est un des grands succès de la scène indie, un jeu basé sur la créativité où l'objectif de finir le niveau est moins important que trouver une belle solution.
- Cogs : un autre jeu primé, cette fois avec le grand prix du 2010 Indie Game Challenge, Cogs est un jeu de puzzles au parfum steampunk, dont l'ambiance soigné et le gameplay fluide le font particulièrement agréable à jouer.
- VVVVVV : avec une esthétique rétro qui semble sortie directement de l'époque du Spectrum ou du Commodore 64, VVVVVV Eest un jeu de plateformes extrêmement simple à comprendre... et très difficile à maitriser. Les contrôles sont minimalistes : droite, gauche et inversion de gravité. Et si avec les niveaux du jeu vous n'avez pas assez, dans leur forum, il y a eu abondance de nouveaux niveaux.
- Hammerfight : anciennement appelé Hammerfall, il s'agit d'un autre jeu de combat ou les mouvements du combattant sont contrôlés par les mouvements de la souris, sur la base d'un moteur de simulation physique très réaliste, qui fait par exemple que le maniement du hache lourde soit radicalement différent à celui de la rapière.
- And yet it moves : un autre jeu de plateformes jouant avec la gravité, un peu à la Topsy Turvy mais beaucoup plus joli et élaboré.
- Steel Storm : le dernier arrivé à l'Humble Bundle #3, Steel Storm est un top-down arcade shooter traditionnel, avec des beaux graphiques, bonne jouabilité et en plus la possibilité de jouer en réseau (deathmatch ou par équipes).
Le prix de vente normal de ces cinq jeux serait plus de 50€, mais avec ce Humble Indie Bundle #3 c'est vous qui décidez combien vous voulez payer... et en plus vous agissez pour une bonne cause, alors vous pouvez vous laisser tenter sans regret, non ?
Mais ce n'est pas tout, car ils font encore plus fort. En effet, si au moment de payer votre prix dépasse la moyenne (autour de 5$ au moment ou j'écris ces lignes), vous recevrez aussi les jeux du Humble Indie Bundle #2 :
De quoi vous donner envie d'acheter le pack, non ?
Humble Indie Bundle #2 : 5 nouveaux jeux, 2 bonne causes et toujours le prix que tu veux

Vous vous souvenez du Humble Indie Bundle ? Et bien, le Humble Indie Bundle est de retour, juste à temps pour Noël : Humble Indie Bundle #2.
Au menu, la même formule que la fois précédente : un pack de cinq jeux à succès, au prix que vous voudrez bien payer. En plus, et c’est cela qui fait cette offre encore plus intéressante, vous pouvez diviser le montant que vous payez entre les concepteurs du jeu et deux ONGs avec lesquels beaucoup de gamers peuvent s'identifier : Child's Play (ONG fondé par les auteurs de Penny Arcade et qui offre des jouets aux enfants hospitalisés) et l'Electronic Frontier Foundation (ONG engagée sur la défense de la liberté d'expression sur Internet).
Qu'est-ce que vous obtiendrez en échange de votre donation cette fois ? Cinq jeux multi-plateforme, fonctionnant sur Linux, MacOS et Windows, et bien sûr sans DRM :
- Braid : un jeu indie sorti en 2008 pour XBox et qui a rencontré un énorme succès autant en terme de critique que de vente. Un gameplay très original (où la dimension temps est presque aussi importante que les trois autres), des graphiques sympathiques, une belle bande son et assez de potentiel addictif pour vous faire rester coller à votre clavier des heures et des heures. Un de mes jeux favoris, d'ailleurs...
- Machinarium : une aventure graphique du type point and click par les créateurs de Samarost 2 (qui était arrivé en cours de route sur le premier Humble Bundle).
- Revenge of the Titans : encore en bêta, Revenge of the Titans est une variation des classiques tower defense avec des éléments de stratégie en temps réel. Bien entendu, si vous prenez le bundle maintenant, vous avez droit à la bêta mais aussi à la version définitive lorsqu'elle sortira.
- Cortex Command : une jeu original de stratégie en temps réel avec des graphiques style pixel art et un moteur de physique bien détaillé. C'est aussi en phase de bêta, avec la version finale qui sera mise à disposition des acheteurs du bundle.
- Osmos : un jeu onirique, relaxant et innovant, avec une musique électronique envoûtante qui aide à plonger dans l'ambiance, un gameplay où savoir attendre et se relaxer est une des clés du succès et une liste de prix longue comme mon bras. Plus une expérience ludique qu'un jeu vidéo classique, Osmos est un de mes coups de cœur de ces derniers temps,
Le prix de vente normal de ces cinq jeux serait que quelque 80€, mais avec ce Humble Indie Bundle #2 c'est vous qui décidez combien vous voulez payer... et en plus vous agissez pour une bonne cause, alors vous pouvez vous laisser tenter sans regret, non ?
Merci de m'avoir prévenu, Pascal !
Humble Indie Bundle : j'avais dit 5 ? C'est 6 jeux !

Vendredi dernier je vous parlais du Humble Indie Bundle. Aujourd'hui je dois reprendre l'article, car il ne s'agit plus de 5 jeux mais de six, car le studio Amanita Design a voulu se joindre à l'opération avec son jeu Samarost 2.
En plus, hier, en relisant le billet, je me suis rendu compte que je ne citais que 4 jeux, j'avais oublié l'un d'entre eux.
En conséquence, aux quatre jeux dont je vous parlais vendredi (World of Goo, Penumbra Overture, Lugaru HD et Gish
- Aquaria : une aventure sous-marine dans un monde-océan, fait par le studio Bit Blot et qui en plus inclut l'éditeur de niveaux et les outils de modding utilisées pour créer le jeu, ce qui permet de l'étendre sans fin...
- Samarost 2 : une aventure graphique du type point and click, où on doit accompagner un gnome à la recherche de son chien, kidnappé par des extra-terrestres.
Et j'avais oublié aussi de vous dire que cette opération Humble Indie Bundle est limitée dans le temps, ça finit demain 11 mai à 22h00. Alors dépêchez-vous !
Humble Indie Bundle : 5 jeux, 2 bonne causes, le prix que tu veux

Le Humble Indie Bundle est une étonnante et innovante initiative lancée par un groupe de concepteurs de jeux vidéo indépendants : un pack de cinq jeux à succès, au prix que vous voudrez bien payer. En plus, et c'est cela qui fait cette offre encore plus intéressante, les recettes de cette opération iront pour deux ONG avec lesquels beaucoup de gamers peuvent s'identifier : Child's Play (ONG fondé par les auteurs de Penny Arcade et qui offre des jouets aux enfants hospitalisés) et l'Electronic Frontier Foundation (ONG engagée sur la défense de la liberté d'expression sur Internet).
Il vous suffit donc d'aller sur le site du Humble Indie Bundle et fixer le montant de votre donation (de 1$ à ce que vous voudrez), ainsi que votre moyen de paiement (PayPal, Amazon, Google Checkout).
Qu'est-ce que vous obtiendrez en échange de votre donation ? Rien de moins que cinq jeux :
- World of Goo : jeu de réflexion de 2D Boy, qui a connu un grand succès de critique et public
- Penumbra Overture : une aventure survival horror des gars (et filles) de Frictional
- Lugaru HD : une aventure en 3D de Wolfire Games où on contrôle un lapin anthropomorphe rebelle et courageux qui est à la recherche de ceux qui ont exterminé son village
- Gish : jeu de plate-formes de Cryptic Sea.
Tous les jeux sont multi-plateforme, fonctionnant sur Linux, MacOS et Windows, et bien sûr sans DRM.
Le prix de vente normal de ces cinq jeux serait que quelque 70€, mais avec cette Humble Indie Bundle c'est vous qui décidez combien vous voulez payer... et en plus vous agissez pour une bonne cause, alors pas d'excuse, non ?
Amazon, 1984 et les DRM : les excuses du PDG
Le dérapage orwelien d'Amazon a eu un dernier épisode ce weekend lorsque le PDG d'Amazon, Jeff Bezos a reconnu publiquement l'erreur, il a assuré qu'une telle action ne se reproduira plus et il a demandé pardon à ses clients :
This is an apology for the way we previously handled illegally sold copies of 1984 and other novels on Kindle. Our "solution" to the problem was stupid, thoughtless, and painfully out of line with our principles. It is wholly self-inflicted, and we deserve the criticism we've received. We will use the scar tissue from this painful mistake to help make better decisions going forward, ones that match our mission.
With deep apology to our customers,
Jeff Bezos
Founder & CEO
Amazon.com

C'est rare qu'une compagnie présente c'est excuses aux clients, et c'est encore plus rare que cela se fasse directement par la bouche du PDG. Mais ce qui est encore plus rare, c'est que ces excuses soient si claires, si peu nuancées, sans langue de bois : notre solution au problème était stupide, irréfléchie, et complètement en désaccord avec nos principes. Comme quoi chez Amazon ils n'ont pas oublie que la clé de leur succès a toujours été placer le client au centre.
Je suis bien prêt à croire la sincérité de ces excuses, et je suis à un peu près sûr de qu'un tel épisode ne se reproduira plus. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que rien de tout ça ne serait pas arrivé si Amazon n'était pas parti d'un modèle défectueux, celui d'une plate-forme remplie de verrous numériques et rendant possible l'accès et la prise de contrôle à distance par le fabricant.
Ils ne le feront peut-être plus, ils abuseront pas du pouvoir qu'ils ont sur le terminal et son contenu, mais ils pourront toujours le faire. Et tant que ça sera le cas, tant qu'ils auront des DRM partout, le Kindle ne sera pas une vraie alternative au livre traditionnel. Dans un moment où même Apple a renoncé aux DRM pour leur iTunes, je ne pense pas qu'Amazon puisse continuer longtemps à ignorer le problème...
Amazon, 1984 et les DRM

Imaginez que vous achetez un bouquin dans votre libraire favorite. Vous amenez le livre chez vous, vous le placez dans votre étagère et vous partez tranquillement au boulot. Pendant ce temps là, le libraire décide qu'il ne veut plus vendre ce bouquin, et que vous l'avoir vendu a été une erreur. Il va donc chez vous, il se glisse par une fenêtre, il prend le livre de votre étagère et il le garde dans sa poche. Ensuite, il vous laisse à la place un chèque pour le montant que vous aviez payé et une petite note vous expliquant qu'il ne souhaite plus vous vendre le bouquin. Lorsque vous rentrez chez vous le soir, vous constatez avec surprise que le livre n'est plus là et vous voyez le chèque et la note. J'imagine que la plupart d'entre vous qualifierait ça de vol, non ?
Et bien, c'est ça ce qu'Amazon (pourtant une compagnie qui se targe de toujours placer le client au centre de leur stratégie) a fait la semaine dernière avec deux titres de leur catalogue de livres électroniques. Les clients Amazon qui avaient acheté ces livres pour leur Kindle ont eu la désagréable surprise de voir comment leurs livres électroniques avaient disparu de l'appareil, car l'éditeur avait demandé à Amazon de les retirer du marché.
Depuis la sortie du Kindle, Amazon a voulu nous faire croire que le livre électronique avait toutes les avantages du livre papier et aucun des inconvénients. Mais tout en disant ça, ils ont chargé leur système de verrous électroniques qui empêchent par exemple de prêter le livre à un collègue, ou le revendre après l'avoir lu, ou simplement l'offrir à une bibliothèque ou une association, des choses qu'on a fait avec des vrais livres depuis que le bon vieux Guttemberg a imprimé sa première Bible.
Mais là, Amazon a montré définitivement que leur Kindle est tout sauf une alternative au livre papier. Car du moment où ils peuvent se permettre de se connecter à mon Kindle et d'effacer les livres que j'ai acheté, cela me fait perdre toute la foi dans leur système.
Depuis, Amazon a essayé d'expliquer leur geste et ils ont promis qu'ils ne le feraient plus, mais la confiance a été brisé. Et on sait bien qu'une boîte comme Amazon se base sur la confiance des clients, confiance qu'une fois perdue, est difficile à regagner.
Pour ajouter une pointe ironique à l'affaire, il se trouve que les deux titres concernés par cet exemple de big brotherisme sont 1984 et La ferme des animaux. Comme quoi des fois la réalité dépasse la fiction...
1984 est l'un de mes romans favoris. Je l'ai relu récemment, et la relecture m'a mis très mal à l'aise, car je n'ai pas pu m'empêcher de faire des parallélismes avec notre société actuelle. En 1984, le gouvernement efface tout document concernant des faits qu'il souhaite faire oublier, les brulant dans un trou de mémoire, car une fois toute trace disparu, c'est comme si les faits n'avaient jamais existé. Juste comme les livres sur le Kindle.
Hadopi et le billet qui ne fût pas




Black-Out
Comme vous avez peut-être déjà vu, la Quadrature du Net lance une nouvelle campagne de sensibilisation sur le danger qui représente HADOPI.
L'opération s'inspire du black out Néo-Zélandais, pour protester contre cette loi injuste et absurde, qui autorise à déconnecter d'internet les gens de façon arbitraire, sans preuves valables ni procès.
LostInBrittany change donc ces couleurs pour se joindre au black out, et je profite de cette occasion pour vous demander de relayer l'opération. Rendez-vous sur la Quadrature du net pour avoir les dernières informations sur ce black out.
Il faut soutenir cette initiative de la Quadrature du net car, comme Korben l'a bien exprimé, c'est maintenant ou jamais. Une fois la loi passé, on ne pourra qu'a subir les erreurs de procédure, les coupures intempestives, la présomption de culpabilité et es abus relatifs au respect de la vie privée.
Et les Monty Python avaient raison

Il y a deux mois, je vous parlais de comment les Monty Python ont ouvert un canal YouTube dédié à la diffusion d'extraits de leurs œuvres.
En ouvrant leur canal YouTube, les Monty Python ont fait un pari : offrir les vidéos gratuitement et proposer en même temps l’achat des support physique, en sachant qu’une petite partie des gens qui visionneront les vidéos voudra ensuite acheter les DVDs. Et même si ce n’est qu’un petit pourcentage, avec des millions de visiteurs ça pourrait vite devenir rentable.
Et bien, moins de deux mois après, le premier bilan les donne raison. Les ventes des DVDs des Monty Python ont monté à la deuxième position dans les listes de vente Amazon, et ses ventes se sont incrémentées de 23 000 percent.
Oui, vous avez bien lu, ils vendent 230 fois plus de DVDs depuis qu'ils ont ouvert leur canal YouTube. Comme quoi leur pari est bien réussi, les vidéos mis gratuitement a disposition des internautes en haute qualité et bonne résolution n'ont pas faire chuter les ventes de leurs DVD mais au contraire, les ventes des DVDs des Monty Python ont dépassée tous leurs records historiques.
Et si comme Chris Anderson dit, le gratuit était le futur du business ? En tout cas, exemples comme celui des Monty Python ou Nine Inch Nails semblent le suggérer...
L'album en MP3 le plus vendu de l'année est sous licence Creative Commons

Ah l'ironie...
Selon la liste de ventes publiée par Amazon, l'album en MP3 le plus vendu de l'année est sous licence Creative Commons, c'est le Ghost I-IV de los Nine Inch Nails (NIN).
Et oui, vous avez bien compris. Les fans de NIN auraient pu aller sur n'importe quel réseau de partage de fichiers et télécharger LÉGALEMENT l'album, puisque il est sur licence CC BY-NC-SA. Beaucoup l'ont fait, à coup sûr, beaucoup plus le feront encore en encore. Mais malgré ça, beaucoup de fans ont acheté l'album (qui pendant sa première semaine a généré plus de 1,6 millions de dollars).
Pourquoi les fans préféreraient payer que télécharger l'album, si les deux actions sont 100% légales ? D'un côté, il y a la facilité de acheter sur la plâteforme Amazon, simple et rapide, plus pratique que chercher le torrent et attendre que ça télécharge. A cela on ajoute un prix assez raisonnable, loin des CDs à 20€ de certains artistes, qui fait que beaucoup préfèrent de payer 5 euros que de s'embêter avec le P2P. Et ensuite et surtout, il y a l'envie de soutenir un groupe qu'on aime. Car lorsqu'on achète leurs albums, on sait que l'argent va aux poches de NIN, non à ceux d'une discographique.
Et en plus d'être leaders de vente avec de la musique gratuite, NIN a réussi d'autres exploits avec Ghost I-IV, comme deux nominations aux Grammy.
J'imagine la rage de certains sociétés d'auteurs qui voient tomber à l'eau leurs discours sur les dommages causés par le partage de la musique et les licences libres aux pauvres auteurs réduits à la misère pour ce piratage. Ce n'est pas le piratage qui est le coupable, la faute est à un modèle commercial caduque, à des prix délirantes et à un refus de voir la réalité en face. Car un autre modèle est possible, et des exemple comme celui de NIN ou celui de Radiohead nous le prouvent.
Trouvé via Pixel y Dixel.
Les Monty Python ont compris
La semaine dernière les survivants des Monty Python ont annoncé la création d'un canal YouTube dédié à la diffusion d'extraits de leurs œuvres.
La vidéo qui annonce la création du canal est un vrai bijou dans le plus pur style Monty Python :
J'adore comme ils expliquent leur démarche avec cet humour caractéristique qui les a rendu célèbres :
Depuis trois ans, vous les YouTubers nous arnaquez, en mettant des dizaines de milliers de nos vidéos sur YouTube. L'heure est venue que nous prenions les choses en main.
Nous savons qui vous êtes, nous savons où vous habitez, nous pourrions vous poursuivre avec des moyens d'une horreur indicible. Mais étant les types exceptionnellement gentils que nous sommes, nous avons trouvé un meilleur moyen de reprendre ce qui nous revient : nous avons lancé notre propre canal Monty Python sur YouTube."
C'est fini les vidéos d'une qualité merdique que vous avez posté. Nous vous donnons le matériel authentique, des vidéos en haute qualité sorties directement de nos réserves. En plus, nous allons prendre nos vidéos les plus vus sur YouTube et nous allons mettre des nouvelles versions en haute qualité. Et encore plus, nous vous laissons regarder tout ça d'une façon complètement gratuite.
Mais nous demandons quelque chose en échange. Pas de commentaires décérébrés. A leur place, nous voulons que vous cliquez sur les liens et que vous achetez nous films et séries télé pour apaiser notre douleur et dégoût d'avoir été arnaqués tous ces années.

Bref, les Monty Python ont compris qu'ils ont beaucoup plus à gagner en collaborant avec leurs fans qu'en essayant de les poursuivre, et ils se sont prêtés au jeu, un jeu gagnant-gagnant. Pour moi, il y a trois leçons fondamentales à tirer de cette affaire, et des autres mouvements semblables chez d'autres artistes :
- On ne peut pas empêcher la diffusion des contenus sur internet. Même avec toutes les mesures légales et technologiques qu'on puisse mettre en place, les gens vont continuer à diffuser le matériel sur le net. Alors, mieux que de s'embarquer dans une bataille perdue d'avance, qu'en plus ls coûterait d'être très mal vus par leurs fans, les Monty Python préfèrent chercher comment ils peuvent tirer des bénéfices de la situation.
- Les fans ont de la valeur. Ces fans sont des gens capables de passer des heures et des heures à sélectionner, traiter, mettre en ligne et diffuser des vidéos, tout ça de façon gratuite, poussés par son amour pour le travail des auteurs. Vous vous rendez compte de combien de marques souhaiteraient ce type de fidélité ? De combien les experts en marketing donneraient pour réussir à que le public s'investisse comme ça sur un produit ? Ce type de fans, on pourrait les punir (après tou, ce qu'ils font est techniquement illégal), mais c'est beaucoup plus intelligent de les remercier, de collaborer avec eux et de pouvoir tirer un bénéfice.
- Sur internet les gens n'aiment pas payer pour avoir un contenu. Par contre, les fans continuent à vouloir acheter les DVDs, le support physique, même s'ils ont vu la vidéo sur le net des dizaines de fois. Alors, mieux que de demander de payer pour regarder leurs vidéos, les Monty Python ont joué la carte réaliste : offrir les vidéos gratuitement et proposer en même temps l'achat des support physique, en sachant qu'une petite partie des gens qui visionneront les vidéos voudra ensuite acheter les DVDs. Et même si ce n'est qu'un petit pourcentage, avec des millions de visiteurs ça peut vite devenir rentable.
Je pense que ce type de démarches deviendront de plus en plus normales, lorsque les artistes comprendront enfin qu'il y a beaucoup plus à gagner en essayant de trouver un bénéfice dans le nouveau paradigme qu'en essayant de lutter des batailles qui sont perdues d'avance.
Le jeu de Bender
La semaine prochaine il sortira aux Etats-Unis le nouveau film en DVD de Futurama, Bender's Game. Il n'y a pas encore de date prevu pour la sortie de la version française, et vu ce qui s'est passé avec les deux derniers films,on n'aura pas le droit de profiter du Jeu de Bender au moins jusqu'à début 2009.

L'histoire a tout pour plaire au geek rôliste que je suis, l'équipe de Planet Express se retrouve plongée dans un univers du type Dungeons & Dragons. L'argument, selon la plupart des reviews, prend des morceaux du Seigneur des Anneaux, Dungeons & Dragons, Word of Warcraft et même des références à Star Wars et LEGO dans un film qui selon toutes les critiques arrive à mélanger ces ingrédients de façon cohérente et à rester fidèle à l'esprit de Futurama.
Si vous craignez pas les spoilers, vous pouvez lire un bon review (en anglais) sur Screen Jabber, avec en bonus quelques images du film, qui à mon avis donnent bien envie de le regarder au plus vite.
Mais si je vous parle aujourd'hui de Bender's Game c'est aussi à cause d'un des bonus du DVD, une parodie de l'annonce anti-piratage qu'on doit subir lorsqu'on veut regarder la plupart des DVDs recents.
Parmi le reste des bonus du DVD (car le DVD est plein de bonus croustillants, comme c'était le cas pour les DVDs précédents), il y a aussi D&D&F, dans lequel les créateurs de Futurama discutent sur l'influence de Dungeons & Dragons dans la série.

Brève note culinaire
Je continue à étudier pour ma SCJP, j'ai passé une bonne partie de ma journée devant mon bouquin. Mais maintenant c'est fini, j'ai un dîner à préparer, avec un plat principal aux consonances exotiques : poulet au chocolat.
Oui, vous avez bien lu et je ne suis pas fou, du poulet au chocolat. C'est une recette traditionnelle mexicaine, pollo con mole poblano que j'ai appris d'un collègue mexicain il y a quelques années. Ca fait un moment que je ne la prépare pas, si je le réussis je posterai demain la recette, afin d'ajouter un tag Cuisine au joli méli-mélo des catégories de mon blog...
XKCD explique l'échec des DRM

Ce n'est un secret pour personne que je considère les DRM comme un outil inutile qui ne porte préjudice qu'aux utilisateurs légitimes.
Que ce soit avec des clips anti-piratage qu'on est obligé de regarder avant le film ou avec des fichiers qui deviennent inutiles lorsque il y a un changement de plate-forme ou de politique commerciale, les seuls laissés pour compte sont ceux qui on acheté légalement les œuvres.
Ceux qui ont la version pirate ne sont pas embêtés par les DRM, ils sont les seuls qui profitent pleinement de l'œuvre sans restrictions, juste au contraire de ce qui les DRM seraient censés de faire.
Je pourrais continuer pendant longtemps à donner des arguments contre ces DRM qui ne font que pénaliser les personnes qui dépensent leur argent dans les média que ces DRM sont censés protéger, mais je trouve que la dernière planche de XKCD le fait beaucoup mieux que moi :
Je profite de l’occasion pour rappeler ma position face aux DRM, car je ne veut pas être malinterprété. Je respecte les droits d’auteur et je ne soutiens pas le piratage (d’ailleurs cela est une des raisons pour lesquelles j’utilise presque exclusivement des logiciels libres, en toute légalité). Les DRM tels qu’ils sont employés aujourd’hui ne servent pas à lutter contre le piratage (car ils sont systématiquement craqués), mais seulement à mettre des barrières à l’utilisateur final qui lui empêchent de faire une utilisation complètement légitime et légale des films et de la musique qu’il a légitimement acquis.
Pour approfondir dans le sujet des DRM, je vous recommande encore une fois de faire une balade par le site Stop DRM, avec plein d’information intéressant (malgré le manque d’actualisations ces derniers mois…).
P.S. : Je viens de me rendre compte que je n'avais jamais encore posté un billet sur XKCD, et pourtant c'est l'un des premiers webcomics que j'ai lu. Intelligent et irrévérant, XKCD se définit comme A webcomic of romance, sarcasm, math, and language, de quoi plaire bien à tout geek. Si vous ne la connaissez pas, n'hésitez pas à aller voir, vous y deviendrez accros...
De la débilité du clip anti-piratage

Ce billet est un coup de gueule, car trop c'est trop.
J'ai les coffrets DVD des deux premières saisons de Dr Who, l'une de mes séries favorites. J'aurais pu télécharger la série, ça aurait été plus simple et beaucoup moins cher que les acheter, mais aimant vraiment la série, j'ai préféré acheter les coffrets.
L'autre soir je voulais regarder quelques épisodes des deux premières saisons de Dr Who, me faire mon petit best of. Et bien sûr, les quatre épisodes choisis étaient en quatre DVDs différents.
Lorsque j'ai mis le quatrième DVD et j'ai du regarder par quatrième fois la propagande anti-piraterie, j'ai cru que j'allais tout balancer par la fenêtre.
Je parle, bien sûr, de cet avertissement du début des DVD, Le piratage, c'est du vol, celui qui compare le piratage avec le vol à l'étalage ou le cambriolage, celui que on est obligé de regarder parce que les touches de la télécommande restent bloquées pendant qu'il tourne.
En plus d'être énervant, je trouve ce vidéo carrément offensif vers les gens qui achètent légalement ses DVDs. C'est presque une incitation au piratage.
Je m'explique... Si j'achète légalement un coffret DVD à 45€ de ma série favorite, à chaque fois que je veux regarder un épisode, je dois supporter une minute de clip obligatoire qui me rappelle que pirater c'est mal. Par contre, si j'avais été intelligent, j'aurais téléchargé la série sur le net, ça m'aurait coûté 0€ et je n'aurais pas à supporter l'avertissement.
J'ai trouvé sur Flickr un affiche qui résume bien mon sentiment :
On revient à ce que j'ai déjà dit d'autres fois, la lutte contre le piratage, telle que elle est comprise par les majors du cinéma et de la musique, penalise les utilisateurs légitimes sans vraiment gêner le pirates.
Que ce soit avec des DRM trop restrictifs ou avec des clips anti-piratage, cette façon de lutter contre le piratage ne nuit pas les pirates ni le piratage, mais l'utilisateur légitime.
Les pirates, ils s'en foutent, ils ont les logiciels pour casser les DRM, et ils effacent les clips anti-piratages du montage final. Et les personnes qui regardent les films piratés, ils s'en foutent aussi, car leurs copies n'ont ni DRM ni clips débiles. Par contre, l'acheteur légitime, il va devoir supporter les nuisances des DRM, qui limitent la façon comme il peut profiter du bien qu'il a acheté, et les messages qui lui racontent que pirater ce n'est pas bien. C'est logique, non ?
BluRay et le fiasco des DRM

Vous vous souvenez peut-être lorsqu'il en juin dernier je vous parlais de la chaîne de caractères 09-F9-11-02-9D-74-E3-5B-D8-41-56-C5-63-56-88-C0, qui permettait le décryptage des HD DVD, et de comment les majors du cinéma prometaient de faire censurer tous les sites qui en parlaient. Aujourd'hui, quelques mois après, une simple recherche Google nous ramène plus de 200 000 sites qui expliquent la signification de ces caractères hexadécimales. Joli constat d'échec pour ces censeurs en herbe...

Le paragraphe précédente pourrait servir d'introduction à un autre billet, que j'ai envie de faire des le début de la semaine, et que je n'ai pas trouve le temps de rédiger avec sérénité. Un billet qui parlerait du rôle d'internet dans la diffusion d'information et de comment vouloir effacer une information du net en utilisant l'intimidation va servir surtout à que cette information se propage de plus en plus. Oui, vous avez peut-être compris, je voulais parler de l'affaire Fuzz, car moi non plus, j’aime pas Olivier Martinez. Et je ne suis pas le seul, comme les plus de 10 000 résultats donnés par Google le montrent.
Mais je ne vais pas parler de Olivier Martinez, qui pour moi est un acteur de deuxième rang dont la filmographie est plutôt mauvaise, ni de comment grâce à sa façon maladroite de gérer la crise, il réussi à faire que toute la blogosphère parle de lui. Je laisse ça pour un autre billet. Je vais vous parler à nouveau des DRM et d'une suite très attendu de l'affaire du décryptages des HD DVDs.
Lors de l'affaire 09-f9-11-02-9d-74-e3-5b-d8-41-56-c5-63-56-88-c0, la BluRay Disc Association, le conglomérat d'entreprises derrière le format BluRay, ont voulu profiter de la situation pour marquer des points dans la guerre des formats HD qui les opposait au HD DVD Promotion Group.
Ils ont donc bombé le torse et en juillet 2007 ils ont déclaré, par la bouche d'un très convaincu mais pas trop convaincant Richard Doherty :
BD+ est la technologie de DRM utilisé dans les disques BluRay, et les créateurs de BluRay étaient donc convaincus de son inviolabilité. Aujourd'hui, la réalité les a montré qu'ils se trompaient, les 10 années sont devenues à peine huit mois.
Hier la compagnie de software SlySoft a annoncé dans une note de presse que la nouvelle version de leur logiciel AnyDVD permet de faire des copies de sauvegarde des disques BluRay.
Comme quoi, encore une fois, les DRM montrent leur échec...
Je profite de l'occasion pour rappeler ma position face aux DRM, car je ne veut pas être malinterprété. Je respecte les droits d'auteur et je ne soutiens pas le piratage (d'ailleurs cela est une des raisons pour lesquelles j'utilise presque exclusivement des logiciels libres, en toute légalité). Les DRM tels qu'ils sont employés aujourd'hui ne servent pas à lutter contre le piratage (car ils sont systématiquement craqués), mais seulement à mettre des barrières à l'utilisateur final qui lui empêchent de faire une utilisation complètement légitime et légale des films et de la musique qu'il a légitimement acquis.
Cette fois je n'ai pas une seule source, sinon plusieurs : Slashdot, Boing Boing et le toujours excellent Enrique Dans
Pourquoi la DRM est un piège à éviter ? Le cas Google Video Store
Je reviens à la charge sur un sujet sur lequel j'ai déjà parlé plusieurs fois (certains diraient "déblatéré beaucoup trop" ;) ) : les DRM (ou la GND, Gestion Numérique des Droits, en bon français).

Lorsque vous achetez en ligne un contenu soumis à la GND (par exemple un vidéo sur iTunes, ou une chanson sur Zune Store), vous téléchargez dans votre ordinateur un fichier que vous ne pouvez pas utiliser quand et comment vous voulez. En effet, pour pouvoir profiter du contenu du fichier (regarder la vidéo, ou écouter la chanson), votre machine doit d'abord contacter le serveur du vendeur pour recevoir l'autorisation. Pas trop grave, vous pouvez vous dire, puisque vous êtes l'acheteur légitime et votre maneouvre va être autorisée sans problème. Pas trop grave... sauf quand cela le devient.
Aujourd'hui je vais vous raconter une histoire vraie qui montre pourquoi la GND est un piège à éviter pour l'acquéreur légitime des contenus. Le protagoniste de l'histoire est une compagnie qui j'apprécie particulièrement : Google, mais qui cette fois a le mauvais rôle.
Il n'y a pas si longtemps, Google ouvrait un site de vidéo en ligne, Google Vidéo. Là bas on pouvait trouver des vidéos gratuits, comme ceux trouvés YouTube ou Dailymotion, mais aussi des contenus payantes, pour lesquels les utilisateurs devaient débourser une quantité entre 2 et 20 dollars pour le droit de les regarder sans aucune limitation.
Une fois le contenu payé, l'utilisateur avait donc le droit de retourner sur Google Video et revoir le video autant de fois qu'il voulait. La vidéo restait dans le site de Google, l'utilisateur ne pouvait donc pas frauder en copiant la vidéo à un ami, mais il pouvait profiter pleinement de ce qu'il avait acheté. Ca semble un bon système, non ? Ben non, vous verrez rapidement pourquoi.
Tout se passait bien, jusqu'à il y a quelques mois, lorsque Google a acheté le leader de la vidéo en ligne, YouTube. Google se retrouvait donc avec deux services de vidéo en ligne qui partageaient un bon nombre de contenus, ce qui n'est pas commercialement très rentable. Et ils ont décidé de faire la seule maneouvre logique, supprimer le moins fort des deux services : Google Video.
Sauf qu'en supprimant Google Video, le site ne sera plus accessible et il sera donc impossible de regarder les vidéos y achetées. Pas de solution alternative, le contenu ne sera plus accessible.
Logiquement, des que la nouvelle est apparu, des centaines de clients se sont plaint à Google, avec le sentiment de s'être faits arnaquer. Et la réponse de Google a été aussi mitigée que décevante, ils proposent de rembourser leurs clients sous la forme de crédit de Google Checkout, leur service de payement en ligne. Pour information, Google Checkuot est un service de payement en ligne minoritaire, il n'est accepté que par une minorité de sites de commerce en ligne, car le marché est dominé par Paypal.
En clair, si ce n'est pas une arnaque, ça lui ressemble beaucoup. Mais c'est légal, car l'utilisateur n'achète pas un bien, un objet, il achète un service. Et les services ont des conditions de finalisation. C'est le piège de la GND.
Pour approfondir dans le sujet des DRM, je vous recommander de faire une balade par le site Stop DRM, avec plein d'information intéressant (malgré le manque d'actualisations ces derniers mois...).
Information sur la fermeture de Google Video trouvé chez Versvs et Error 500.
Evolutions dans le marché de la musique (I) : DRM vs imagination
Il est indéniable que la façon de consommer des contenus multimédia a beaucoup évolué ces dernières années. Une évolution liée à la technologie : là où avant il n'y avait que des chaînes hi-fi pour les CDs et des baladeurs et auto-radios pour les cassettes, on a aujourd'hui des ordinateurs, des lecteurs MP3, des iPods, des autoradios avec prise USB, des chaînes hi-fi avec borne wifi pour se connecter à l'ordinateur... Mais surtout une évolution liée à un changement de mentalité, le public est de moins en moins prêt à dépenser de l'argent pour des CDs qui deviennent de plus en plus chers (une vingtaine d'euros en moyenne pour une nouveauté, ça fait cher) et qui offre de moins en moins de valeur perçue (mais je parlerai de cela dans un prochain billet).

Face à ce constat, il y a deux positions. L'une, la position dominante jusqu'à il n'y a pas si longtemps dans les majors du disque : jeter la faute sur le piratage, internet et les nouvelles technologies, et essayer de contrôler l'utilisation qu'on fait de leurs produits en les chargeant de mesures de protection qui empêchent toute utilisation non conforme aux attentes des producteurs : les DRM (dont j'ai pas mal parlé ces derniers temps).
C'est une stratégie vouée à l'échec, dans une situation de marché on ne peut pas se permettre de brider la liberté des acheteurs pour utiliser le contenu pour lesquels ils ont payé, de les insulter (les messages anti-piratage dans les CD ou les pubs forcés au début de la reproduction des DVDs deviennent de plus en plus agressifs, sans parler des appels à la délation dans la salle de cinéma) et en plus se plaindre si les gens achètent moins. On ne peut pas prétendre vendre deux fois la même chanson, une en CD classique pour la chaîne hi-fi et une en WMF pour le baladeur portable. On ne peut plus vouloir vendre un CD avec 13 chansons lorsque le client est seulement intéressé dans deux d'entre elles. Dans une situation de libre marché, ce n'est pas le vendeur qui a le contrôle, c'est le marché. Et le marché, les clients, nous tous, on accepte de moins en moins ces pratiques abusives.
Heureusement il y a certains personnes qui commencent à voir plus loin, qui commencent à envisager des nouveaux modes de distribuer la musique et faire de l'argent en respectant les droits et les envies des acheteurs. Je ne vais pas parler de l'accord EMI - Apple pour vendre sur iTunes de la musique sans DRM, car malgré son importance, plein de monde en a déjà parlé. Je préfère me centrer sur des exemples moins médiatisés mais aussi plus originaux, afin de vous donner un aperçu des modèles de distribution qui pourraient devenir courants dans quelque temps.
Le premier exemple est la dernière tourné de Prince, Earth Tour 2007. Finis les macro-concerts dans des gros stades, la tournée se déroule dans des salles moyennes et petites, dans un cadre intimiste et exclusif, et avec les entrées on donne le dernier CD de l'artiste. Le CD devient un objet fétichiste, un souvenir d'un moment inoubliable, comme avant l'entrée du concert ou l'affiche autographié. Le morceau de plastique qui pour la plupart d'entre nous ne sert plus qu'à être mis dans l'ordinateur pour extraire les chansons et qui après reste des années au fond d'un tiroir devient un objet de culte, un souvenir sonore. En combinant tout ça avec des produits dérivés de toutes sortes, des accords avec des fournisseurs de téléphonie mobile, et une stratégie marketing qui déborde d'originalité, Prince montre qu'on peut gagner de l'argent avec la musique d'une façon différente tout en respectant au public. Pas mal, non?

Il y a deux autres exemples dont je voulais parler, mais ce billet devient déjà assez long, je vais laisser donc ça pour un autre jour.
Note : ce billet a été inspiré par des articles dans les blogs d'Enrique Dans (C'est dans un de ces articles que j'ai appris l'initiative de Prince) et de David Bravo. Si vous comprenez l'espagnol, je vous recommande chaleureusement de les ajouter à votre agrégateur de RSS.
DRM, piratage et délation
Suite à mes billets sur la clé de cryptage des DVD-HR, j'ai reçu plusieurs commentaires offline, qui me font penser que c'est une bonne idée de préciser encore une fois ma position face aux DRM et au piratage.

Je ne fais pas l'apologie du piratage, loin de ça. Ma position contre les DRM est celle d'un client qui achète des contenus légalement multimédia. Les DRM m'empêchent, par exemple, de pouvoir regarder des DVD-HR sur mon ordinateur (car je suis un utilisateur de Linux), de pouvoir écouter dans mon autoradio CD MP3 des chansons achetés en ligne ou de faire des copies de sauvegarde des CDs de musique de ma fille avant qu'ils finissent avec plein de rayures et des empreintes de doigts en Nutella. SI je paie pour une chanson, je veut pouvoir l'écouter comme et où je veux, je refuse de devoir acheter la même chanson deux fois, une pour ma chaîne hi-fi qui ne lis que les CDs audio et une autre pour mon baladeur MP3, qui ne lis des CDs.
Les DRM ne gênent pas les vrais pirates, ceux qui piratent pour l'argent, car ils ont assez de moyens pour contourner les mesures anti-copies soit de façon technique soit en se procurant des copies non protégées. Etre contre les DRM ne veut pas dire être pour le piratage. Plutôt au contraire. Si je pouvais acheter légalement en ligne les chansons que je veux, et les copier pour les écouter là où je veux, j'acheterai beaucoup plus de musique que je ne fais aujourd'hui. Et je sais que je ne suis pas le seul. Être contre les DRM veut dire être pour la liberté des acheteurs légitimes à profiter pleinement de leur achat.
Dans le même ordre de choses, je déteste devoir supporter des minutes de publicité anti-piratage avant de pouvoir regarder un DVD. Même si c'est la dixième fois que je regarde le DVD, on doit supporter le foutu message, car les DRM forcent que le lecteur DVD ne répond pas aux requêtes de la télécommande pendant que le message insulte à l'acheteur légal du DVD.
Mais le comble de ces messages c'était l'autre jour au cinéma, c'était carrément trop. Un message avant le film faisait un appel à la délation, un appel à signaler s’il y avait des gens qui faisait des photos ou des prises de vue. Me faire traiter de pirate, ou me faire inviter à collaborer lorsque j'ai payé plus de 8 euros pour ma place, j'ai trouvé ça estomaquant. Pas vous?
Retour sur 45 5F E1 04 22 CA 29 C4 93 3F 95 05 2B 79 2A B2
Un billet rapide pour faire l'état de lieu de la dernière (par l'instant) clé de cryptage des DVD-HR.

Le jeudi 31 mai, lorsque j'écrivais le billet, Google ne recensait que 400 sites qui parlaient de cette nouvelle clé. Le lendemain, Cédric nous apprenait dans son commentaire que la recherche Google retournait déjà plus de 14 000 résultats. Aujourd'hui, au moment où j'écris ces lignes, la dîte reqûete retourne plus de 56 000 réponses. Et vous savez laquelle est la première ? :

45 5F E1 04 22 CA 29 C4 93 3F 95 05 2B 79 2A B2
Ooops, I did it again !

Et oui, vous vous souvenez peut-être d'un de mes billets qui portait comme titre 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0, et sa suite.
Bon, d'accord, je vous résume l'histoire au cas où vous ne voulez pas aller la relire. Avec l'excuse de la lutte contre la piraterie, les DVD Haute Résolution (DVD-HR) sont bridés par les fabricants de façon que l'acheteur légitime ne puisse pas l'utiliser comme il veut, ce sont les fameux DRM (Digital Rights Management). Par exemple, l'acheteur légitime (et j'insiste sur ça, je parle d'une personne qui a dépensé ses bien mérités euros dans l'achat du DVD-HR) ne peut pas faire une copie de sauvegarde ou le regarder sur un ordinateur sur Linux (car ils ne veulent pas donner de clé de chiffrage aux projets open source de lecture de DVD pour Linux) ou le transcoder pour pouvoir le voir dans son lecteur MPEG4 de poche. 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0 est des clés de chiffrage des DVD Haute Résolution. Pour pouvoir reproduire DVD-HR, tout lecteur doit posséder une des clés de chiffrage. Et avec cette clé de chiffrage et les bon logiciels, les acheteurs légitimes du DVD-HR peuvent enfin utiliser comme ils veulent (de façon légale, sans piraterie) le contenu pour lequel ils ont payé.
La clé est donc apparu sur le net, et les responsables des DRM des DVD-HR, l'AACS ont commencé à balancer des menaces en se basant sur la néfaste loi DCMA américaine. La simple publication ou divulgation de cette clé serait illégal selon l'AACS. Et au lendemain plus d'un million de sites (dont mon blog) avaient publié la clé pour montrer notre désaccord avec cette pratique abusive.
Et voici les nouveaux rebondissements dans l'affaire. L'AACS a décidé dont de révoquer cette clé. Cela veut dire que les DVD-HR vendus depuis le mois de mai ne sont pas décodables avec cette clé 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0. Si l'AACS pensait que cela résoudrait le problème c'est qu'ils sont soit trop bornés pour voir la réalité en face soit complètement idiots. Car presque aussitôt l'ancienne clé révoque, une des autres clés de cryptage fait surface : 45 5F E1 04 22 CA 29 C4 93 3F 95 05 2B 79 2A B2.
Et lorsqu'ils la révoqueron, une nouvelle fera surface. Et une autre. Et une autre encore. Car, comme la Princesse Leia dit à l'Amiral Tarkin dans le Star Wars original, The more you tighten your grip, Tarkin, the more star systems will slip through your fingers. Plus l'AACS essaie de contrôler et des mettre des barrières à des usages légitimes, plus des utilisateurs se revolteront. C'est une guerre qu'ils ne peuvent plus gagner. Pour preuve, 24 heures après sa publication, la nouvelle clé est déjà sur plus de 250 000 sites, selon Google. O.K., je mérite bien la remarque du premier commentaire, j'avais mal codé ma requête Google. Pour l'instant il n'y a que quelques 400 sites qui l'affichent. Mais le reste tient, et je suis persuadé que demain il y aura beaucoup plus...
Captain Copyright and the Anticopy Bots
Vous connaissez peut-être Woot!, un site web américain où ils proposent chaque jour un produit hi-tech différent à des prix cassés. Jamais plus d'un jour, jamais deux fois le même produit, une fois le stock écoulé, il n'y a plus. Le site fait un carton parmi les geeks, qui se pressent chaque jour d'aller voir l'offre de la journée.
Etant un site orienté vers les geeks qui aiment bien la technologie et la web 2.0, Woot! a un blog corporatif et une communauté d'utilisateurs. Et parmi les techniques pour créer et animer la communauté, ils proposent de temps en temps des concours.
Ces dernier jours, avec toute la polémique autour du 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0, l'équipe de Woot! a eu une initiative intéressante pour se moquer des DRM et de la DCMA sans pour autant entrer dans la illégalité : convoquer un concours de création artistique Copyright Law & Order.
L'idée est simple : chaque participant envoi une pièce (dessin, collage, montage, photographie photoshopé ou non...) avec des concepts et des idées pour une éventuelle future force de police anti-piraterie. L'introduction de leur billet, à prendre bien sûr au deuxième degré, est simplement excellente :
As upstanding, law-abiding citizens, we'd all like to do our part to stop the evils of media piracy. And we've observed that secret codes and cease-and-desist letters seem like feeble weapons against this pernicious killer of profits. Only an elite, global paramilitary police unit will effectively end the traffic in illicit data. So, in the interest of aiding the RIAA, MPAA, AARP, NCAA, AAA, NAACP, and other organizations with at least two consecutive A's in their acronyms, we're calling on you to help. Your challenge:
Show us your ideas for a new anti-piracy police force.
La tentation était trop forte pour ne pas y participer, surtout car il y a quelques mois j'avais déjà mis en dessins plusieurs idées sur le thème. Alors j'ai recherché parmi mes fichiers, j'ai repris les dessins avec Inkscape, et voici le résultat : Captain Copyright and the Anticopy Bots, la force définitive anti-piraterie!
Il ne faut pas sous-estimer l'humour comme arme dans la lutte contre les pratiques arbitraires, répressives et archaïques de toutes ces "organisations avec deux 'A' consécutives dans leurs acronymes", et nos équivalents européens. Alors, à vos crayons/claviers, citoyens! ;)
L'AACS promet de faire censurer plus de 900 000 sites
L'affaire 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0 continue à faire couler des rivières d'encre (ou de bits). Des blogueurs, des journaux, des télés et même notre le très médiatique Loïc Le Meur national (qui avoue avoir fini par apprendre que quand on met l'utilisateur au centre, il y reste) s'y collent...

Mais la réaction la plus stupéfiante est celle de l'AACS, l'organisation derrière les protections anti-copie des DVD-HD. Son président, Michael Ayers, a promis dans un entretien à la BBC que son organisation allait répertorier et combat les 700 000 sites (pas de chance, Mr Ayers, ils sont déjà plus de 900 000) qui ont publié la clé de cryptage, avec des moyens légaux et techniques.
Je vous laisse un extrait de l'entretien.
But a line is crossed when we start seeing keys being distributed and tools for circumvention. You step outside of the realm of protected free speech then."
He said tracking down everyone who had published the keys was a "resource intensive exercise". A search on Google shows almost 700,000 pages have published the key.
Mr Ayers said that while he could not reveal the specific steps the group would be taking, it would be using both "legal and technical" steps to prevent the circumvention of copy protection.
"We will take whatever action is appropriate," he said. "We hope the public respects our position and complies with applicable laws."
He added that the copy protection on the HD-DVDs was "absolutely not broken"
Trouvé via Boing Boing
Il semblerait que Mr. Ayers est vraiment lent à comprendre. Son attitude relève d'une naïveté et une archaïsme à toute épreuve (et aussi d'une bonne dose de mauvaise foi). Je me demande bien comme il va faire censurer 900 000 sites éparpillés dans les quatre coins d ela planête, et même s'il arrive, comme il fera avec le 2 millions d esites de demain, et les 4 millions de sites de la semaine prochaine...
On ne peux pas mettre des freins aux utilisateurs légitimes de contenus sous prétexte de lutter contre la piraterie. Mr. Ayers sait aussi bien que moi ou vous, que le jour même de la sortie de n'importe quel film, il sera déjà disponible dans le net, avec ou sans DRM, car les pirates, les vrais, ils n'ont rien à faire des DRM, ils obtiendront le film par un moyen ou un autre. Par contre, ces DRM vont pénaliser l'utilisateur lambda, qui va au magasin et dépense ses euros dans le film, en lui empêchant, par exemple, de le regarder dans son ordinateur ou de faire une copie de sauvegarde.
Finissons avec les DRM, rendons aux utilisateurs ses droits!
_Mise à jour :_Tristan Nitot publie une très intéressante suite à son billet d'hier.
09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0
Et oui, au cas où ce n'est pas assez clair, je répète :

Si vous n'avez pas envie d'aller voir chez Standblog le pourquoi du comment de ce titre cryptique, je vous résume l'explication ici. Cette chaîne de caractères est un nombre hexadécimal, une des clés de chiffrage des DVD Haute Résolution. Pour pouvoir reproduire HD-DVD, tout lecteur doit posséder une des clés de chiffrage.
Logiquement, à peine quelques mois après la sortie des premiers lecteurs DVD HD, une des clés a été retrouvée et publiée sur internet. Et la puissante Advanced Access Content System Licencing Authority (AACS) a entrepris une croisade pour effacer ce nombre interdit de paysage du net. Car selon la fameuse loi DMCA américaine, la simple connaissance de ce nombre est déjà un délit.
Et oui, vous avez bien compris, la DMCA permet la censure d'un nombre. On n'a pas le droit de connaître ce nombre, pas le droit de l'écrire, pas le droit de le lire. La DMCA décrète que la connaissance et la diffusion de ce nombre hexadécimal sont interdites. Aux Etats Unis il serait illégal, par exemple, de porter un t -shirt avec le texte "I love 09F911 029D74 E35BD8 4156C5 635688 C0 !"... ou d'écrire ces chiffres sur un blog. Attendez, attendez, cela veut dire, par exemple, que la version décimale de ce nombre, 13 256 278 887 989 457 651 018 865 901 401 704 640, est aussi illégale. La DMCA donne aux majors de Hollywood la possibilité d'effacer légalement l'existence d'un nombre.

Logiquement encore, plus l'AACS faisait de la pression et fermait des sites, plus l'information se répandait dans le net. Des menaces ont été lancés, mais pour chaque site qui enlevait l'information, une dizaine de nouveaux la publiaient. L'un des plus grands portails de news, Digg, après avoir essayé d'enlever les news qui parlaient du nombre interdit, a été obligé de capituler et se joindre au mouvement de propagation du 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0. A ce moment une recherche Google sur 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0 donne plus de 331,000 résultats.
Cette histoire montre donc deux belles leçons :
- Les DRM, tels qu'ils sont conçus actuellement, sont aberrants et pervers, un système mis en place par et pour certaines entreprises en dépit complet du bon sens et avec un mépris total pour l'utilisateur final
- Mais en plus, ils sont complètement inefficaces dans l'heure du net et du partage de l'information. Plus ils ajoutent de la pression pour essayer de tout contrôler, plus cela les échappe entre les doigts
Détester les DRM n'a rien à voir avec respecter ou pas les droits d'auteur. Les DRM n'ont jamais empêché les pirates de copier les contenus, et ils ne le feront jamais. Par contre, ils empêchent les utilisateurs légitimes d'utiliser le contenu qu'ils ont acheté légalement. La perversion des DRM se voit clairement lorsque les HD-DVD ne marchent pas sur Linux car ils ne veulent pas donner de clé de chiffrage aux projets open source de lecture de DVD pour linux, ou lorsque la musique que tu achète sur un site web d'un des majors de la musique ne marche pas sur ton baladeur car il n'offre pas assez de garanties. Ou lorsqu'ils ont le cynisme de dire que si tu veux écouter la musique sur ton baladeur numérique et sur ta platine CD, il faut l'acheter deux fois, une fois en format numérique WRM protégé et une autree en format CD avec système anti-copie. Détester les DRM est donc une attitude normale pour un utilisateur respectueux des droits d'auteur.
J'espère qu'Enrique Dans a raison lorsqu'il dit souvent que 2007 sera l'an de la fin des DRM...
Mise à jour: J'ai trouvé parmi les sites que je lis d'habitude, plein de sites espagnols qui parlent de l'affaire :
- Enrique Dans - 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0
- Error 500 - Las puertas del campo
- Microsiervos - 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0
- Pixel y Dixel - Digg: morir de pie o vivir de rodillas
- ...
mais très peu de sites français à part Standblog. C'est dommage...
Mise à jour 2 : Un autre excellent article en espagnol d'Enrique Dans dans Liberetad Digital qui résume très bien l'histoire, à lire si vous comprenez l'espagnol. Merci, papa! ;)
L'iPhone chinois
Il n'y a pas longtemps je vous parlais de l'annonce de l'iPhone de Apple, d'abord avec enthousiasme et ensuite avec déception. La semaine dernière, je vous parlais d'un sujet complètement différente, l'avancement des chinois dans le domaine des ordinateurs, avec le premier ordinateur 100% conçu et développé en Chine.

Aujourd'hui les deux sujets vont être mélangés, car en lisant ce billet de DespuesDeGoogle j'ai trouvé que les chinois sont en train de développer un clon de l'iPhone, le M8. Fabriqué par la compagnie Meizu, le M8 aura des spécifications que n'ont rien à envier au modèle d'Apple. Plus petit que l'iPhone, son écran de 3,3 puces aura une résolution de 720x480 (comparé aux 480x320 de l'iPhone). Il est construit sur un processeur ARM11, et il tournera sur un système d'exploitation Windows CE 6.0. Il aura un appareil photo de 3 mégapixels (face aux 2 mégapixels de l'iPhone) derrière et un deuxième appareil photo de 0.3 mégapixels devant (pratique pour les visioconférences). Pour le reste des détails il faudra attendre que le fabricant donne plus de précisions.
Je vous laisse une photo de la bête, trouvée sur VR-Zone :

Ca a l'air sympa, le petit M8, non?
L'iPhone, une fausse bonne idée?
La semaine dernière je vous parlais de mon enthousiasme face à l'annonce de l'iPhone, et je s'entendait sur la petite révolution que un téléphone comme celui-là pourrait créer dans le monde ultra-compétitif de la téléphonie mobile.

Aujourd'hui, moins de une semaine après, mon enthousiasme initial a cédé la place à une déception assez importante. Là où je pensais presque à commencer à épargner pour m'offrir un iPhone pour Noël prochain, je me vois maintenant fuir de ce téléphone comme de la peste.
La raison? C'est très simple : la Gestion Numérique des Droits (plus connue sous son acronyme anglais, DRM). Au cas où vous ne voyez pas de quoi je parle, les DRM sont l'ensemble de mesures techniques de protection qui visent à contrôler l'utilisation qu'on peut faire des des ouvres numériques qu'on a acheté légalement. Ce sont les DRM qui se chargent, par exemple, de rendre impossible plein de tâches telles que :
- La reproduction d'un DVD que on a acheté lors d'un voyage aux USA (Zone 1) dans notre lecteur DVD acheté en France (Zone 2);
- La reproduction des chansons achetés dans l'iTunes Store dans ton lecteur MP3 Sony, ou la reproduction des ouvres achetés dans le magasin en linge de Sony dans ton lecteur iPod, ou de n'importe lequel d'entre eux dans un lecteur MP3 sans marque acheté en grande surface;
- L'utilisation de l'avance rapide ou de l'accès au menu pour ne pas devoir avaler les deux minutes de messages anti-piratage chaque fois que tu essaies de regarder un DVD;
- La copie de sécurité du DVD ou du jeu vidéo pour lequel tu as payé bien d'argent et à laquelle tu as droit dans le cadre de la loi.
Donc voilà, les DRM, faits par et pour les majors de l'industrie de la musique et le cinéma, les mêmes qu'on convaincu le monde de que ils ne vendent pas la musique ou les films, ils vendent des licences pour écouter ou voir la musique et les films, mais selon les conditions qu'ils veulent bien établir.

Donc voilà, en revenant au iPhone, il semblerait que ce petit bijou technologique va être bien verrouillé par les DRM, au point qu'il va être impossible d'y installer des logiciels non fournis par Apple (un smartphone dans lequel on peut rien installer peut être encore appelé smartphone?), ou changer d'opérateur (dans les USA l'exclusivité appartient à Cingular, et l'iPhone ne pourra être utilisé que dans leur réseau).
Et en plus, les justifications de ces mesures sont vraiment pitoyables. Par exemple, Steve Jobs essaie de dire que la limitation à des logiciels Apple est due à que des logiciels malveillants dans le terminal portable pourraient faire tomber les réseaux des opérateurs. Oui, bien sûr, c'est pour ça que les milliers d'utilisateurs de smartphones sous Windows Mobile, où on peut tout installer, même des virus, font tomber les réseaux SFR, Orange et Bouygues quatre fois par jour...
Bon, j'arrête ici, car sinon je vais finir par m'énerver. Si vous avez du temps, aller voir cet article du New York Times où ils expliquent bien tous les problèmes des DRM pour les utilisateurs légaux, et comment ça risque d'affecter aux futures propriétaires de l'iPhone d'Apple...
Warner Bros et le Windows-centrisme...
TechCrunch vient de donner la nouvelle, Warner Bros loue ses films sur Guba. Doucement, il semblerait que les grands du cinéma commencent à penser au type de client qui n'a pas envie de conduire jusqu'au video-club pour louer et retourner les DVD, et qui voudrait profiter de l'infrastructure qu'il possede à la maison pour recevoir le même contenu par internet d'une façon rapide et legale.
Jusqu'à ici tout parfait. Mais...
Suis-je le seul à regretter que ce soit complètement Windows-centric et bien chargé de DRM ?
Suis-je le seul à ne pas vouloir payer une licence Windows et l'installer dans mes ordinateurs ?
Suis-je le seul à reclamer le droit d'utiliser ce service avec des systèmes d'exploitation comme Linux, FreeBSD ou Mac OS X ?
Suis-je le seul à regretter une possibilité ratée de faire les choses bien faites ?
Suis-je le seul à detester le Windows-centrisme ?



