Tag: Logiciel Libre

FinistJUG

11 novembre 2011 par Horacio Gonzalez
Captain Hadduke, par Mik
Captaine Hadduke, mascotte du
FinistJUG, par Mik

Depuis que j'ai lancé le blog en 2006, jamais LostInBrittany n'était resté en sommeil aussi longtemps, presque trois mois sans poster. Les raisons ont été multiples et variées, comprenant entre autres un gros dégât des eaux et un déménagement et des projets divers. Je me suis même posé la question de si j'allais continuer, ou si il valait mieux de laisser le blog sombrer dans un état zombie, et me contenter de Twitter et Google+ pour communiquer avec le monde. Mais après des hésitations, j'ai fini par me dire que LostInBrittany était devenu une partie de moi, et qu'il fallait le remettre en route

Et quelle meilleure occasion pour relancer LostInBrittany que la Devoxx 2011 ? Car cette année j'ai à nouveau la chance de pouvoir aller à celle qui est devenue la plus importante conférence Java de l'année (merci Oracle, quand même).

Du point de vue technologique, la Devoxx est une expérience superbe, on prend plein des yeux avec les différents projets, les conférences, les échanges. Mais la Devoxx a aussi un autre intérêt, celui de rencontrer plein de monde, d'échanger avec des gens venant des horizons très divers, unis par une même passion pour le développement.

Et cela nous amène au titre de ce billet, FinistJUG. Car c'est l'année dernière à Devoxx, après avoir beaucoup discuté avec des gens des différents JUGs français, que j'ai décidé de créer Java User Group finistérien, FinistJUG. A l'époque je pensais que cela se ferait rapidement, mais le projet a pris de retard à fur et à mesure que les semaines et les mois passaient. Heureusement que le mois dernier, grâce à un collègue de travail, j'ai rencontré Mik, un architecte Java brestois qui avait un projet semblable de création de JUG à Brest. On a mangé ensembles, on a échangé sur nos projets respectifs et on a décidé de fusionner nos efforts pour réussir à que le FinistJUG devient réalité.

Le projet démarre bien pour le moment : les papiers sont dans la préfecture, on compte faire la prmière session courant décembre, avec un rendez-vous plus informel au retour de Devoxx, la semaine prochaine on présentéra le JUG dans l'Open Coffee de Brest (en visioconférence depuis Anvers), on a un accord de principe avec l'ENIB pour pouvoir faire nos sessions dans leur amphi...

Si vous voulez vous tenir informés, même si je posterai des informations ici, il y a un site web et un compte Twitter.

Comment revenir aux scrollbars classiques sur Ubuntu 11.04 Natty Narwhal

13 mai 2011 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Avec les vacances de Pâques, dont je n'ai même pas trouvé encore le moment de vous en parler, et un retour au travail un peu trop chargé, je n'ai pas fait mon traditionnel billet sur la sortie de la dernière version d'Ubuntu, Ubuntu 11.04 Natty Narwhal.

Unity

Cette version apportait un changement majeur du point de vue des utilisateurs : le gestionnaire de bureau par défaut n'est plus le gestionnaire de base de GNOME mais Unity, un nouveau shell pour GNOME développé principalement par Canonical. Si vous avez déjà installé Ubuntu Netbook, vous connaissez à un peu près Unity, car c'est une évolution de l'interface de cette déclinaison d'Ubuntu. En gros donc, en démarrant le nouveau Ubuntu, l'utilisateur se trouve face à une nouvelle interface, censée être plus facile à utiliser, plus intuitive, rapprochant l'expérience utilisateur à celle des smartphones et les tablettes.

Personnellement, je ne trouve pas Unity pratique , au moins pas pour mon ordinateur de travail, ni pour mon fixe à la maison. Peut-être qu'avec le temps je pourrais me habituer, et même le toruver agréable, mais pour instant je préfère garder mon GNOME classique. Le point positif, c'est que chez Ubuntu ils ont bien supposé qu'une partie des utilisateurs refuseraient le changement, et il suffit d'indiquer au démarrage qu'on souhaite le bureau Ubuntu classic pour retrouver GNOME.

Sauf que...

On revient donc vers le bon vieux shell GNOME, à une exception près : les overlay scrollbars, les nouvelles barres de défilement style smartphones introduites avec Unity pour gagner de la place sur l'écran et améliorer l'expérience utilisateur... au moins en théorie.

Sauf qu'en pratique, sur un système qui n'a pas d'interface tactile et avec des applications qui peuvent avoir plusieurs barres de défilement, c'est tout sauf ergonomique. Là ou avec la barre classique on peut cliquer partout sur la barre, pour faire avancer rapidement les pages, maintenant on est obligé de cliquer dans la partie soulignée pour que les flèches apparaissent en surimpression. En gros, une vraie perte de temps et l'efficacité.

On ajoute à ça que ces overlay scrollbars ne sont disponibles que dans les applications GTK+ natives, et pas dans des applications importantes installées par défaut sur Ubuntu, comme Firefox ou LibreOffice. Cela veut dire qu'on a même pas de consistence, sur certaines applications on utilise les barres classiques, sur d'autres les nouvelles.

Le pire es tle cas d'Inkscape, où sur une même application on a les deux types de barres, la classique pour les barres du canevas, et les overlay pour la barre d ela palette de couleurs :

Inkscape sur Natty avec overlay scrollbars

Je veux mes barres classiques

Moi aussi, je les veux. Au début je m'étais dit qu'ils avaient sûrement mis une option quelque part pour les enlever, mais pas moyen de la trouver. Alors j'ai creusé un peu plus, et voici la solution, qui passe, bien entendu, par la ligne de commandes :

sudo -s echo "export LIBOVERLAY_SCROLLBAR=0" > /etc/X11/Xsession.d/80overlayscrollbars

Après avoir tapé la commande, fermez la session et lorsque vous la rouvrirez et les overlay scrollbars ne seront plus qu'un souvenir.

A moins que...

A moins que cela ne suffisse pas, comme c'était le cas sur l'un de mes ordinateurs. Comme j'avais un peu marre d'essayer des trucs, j'ai décidé d'utiliser les grands moyens : enlever directement les paquets responsables des overlay scrollbars :

sudo apt-get remove overlay-scrollbar liboverlay-scrollbar-0.1-0

Au prochain redémarrage, le tour es joué, cette fois définitivement.

Des options

Mes collègues m'accusent souvent d'être un fanboy Ubuntu, je crois que avec ce billet je vais les décevoir. Car je trouve assez désagréable la façon comme Ubuntu a fait passer ce composant overlay scrollbars. Ce n'est pas le fait qu'il soit boggué, inconsistant et mal fini, non. Ce n'est pas le fait qu'ils le mettent par défaut. C'est simplement qu'ils auraient dû prévoir, au minimum, une façon simple et claire de le désactiver. Je veux bien croire que pour MArc Shutteworth ces barres sont vraiment le future de l'interface, mais il faut toujours laisser les options aux utilisateurs, c'est une partie de ce qu'on aime dans Linux...

OpenKinect ou Minority Report v0.1

21 décembre 2010 par Horacio Gonzalez
Ravageurs de productivité

Si on m'avait dit qu'un jour j'aurais envie de m'acheter un produit Microsoft, je ne l'aurait jamais cru. Et pourtant c'est le cas...

Non, je n'ai pas succombé à la tentation Windows 7 afin de pouvoir jouer à ces jeux qui ne tournent pas encore sur Wine. Non plus, je ne me suis pas acheté un Windows Phone, le smartphone pour ceux qui n'aiment pas les smartphones, pas de risque. Le produit Microsoft qui m'a fait craquer n'est autre que le Kinect.

Je parle bien du Kinect et pas de la XBox 360 avec Kinect, car je n'ai aucun intérêt dans la console, ce qui m'attire c'est le contrôleur. Car depuis quelques semaines, grâce au travail acharné d'un groupe de passionnés, il y a des pilotes libres permettant de relier le Kinect à un ordinateur sur Linux, Mac o Windows. En gros, cela permet d'utiliser le Kinect comme périphérique d'entrée pour l'ordinateur, de la même façon que sur la XBox 360. C'est le projet OpenKinect.

Du piano pour les pieds de la vidéo précédente au rêve de geek du sabre laser de la vidéo suivante, les applications qui ont été développés autour du périphérique sont bien plus originales et innovantes que la plupart des jeux commerciaux qui ont sorti pour la XBox. Et ça, même pas un mois après que les pilotes libres soient disponibles !

Il y a même un site qui essaie de regrouper les meilleurs hacks utilisant OpenKinect, c'est KinectHacks.

Les premiers jours, les applications ludiques étaient la norme. Mais à fur et à mesure, des applications plus sérieuses on commencé à apparaître, comme le système d'apprentissage de reconnaissance de formes de la vidéo précédente, ou même des applications en image médicale, comme montré dans la vidéo suivante.

OpenKinect ouvre un nouveau monde dans l'interface homme-machine, avec un périphérique à un coût relativement peu cher. Du coût, les interfaces comme ceux qu'on voit dans les films de science fiction deviennent moins utopiques, plus faisables. Un rêve de môme devenu réalité...

De retour de Devoxx, et de l'usage de Twitter

20 novembre 2010 par Horacio Gonzalez
Java doit être libre

Comme je vous disais dans mon dernier billet, cette semaine je suis allé à Devoxx à Anvers, le rendez-vous incontournable de la communauté Java européenne, auquel cette année se son joindre aussi beaucoup de participants outre-atlantiques, peut être déçus par la nouvelle version de Java One.

L'expérience était bien enrichissante. J'ai découvert des choses, j'ai comparé ce qui se fait ailleurs, j'ai discuté avec beaucoup de monde, bref j'ai passé cinq jours en immersion avec 3000 développeurs Java, du pur bonheur. Je suis revenu avec des idées et des projets pleine la tête, et avec une envie folle de mettre des idées en pratique, de faire avancer des choses, de partager mon enthousiasme.

Les sujets phare dans la Devoxx de cette année ont été :

  • NoSQL et cloud computing: une bonne douzaine de sessions sur ces thèmes, avec des sessions sur Hadoop, HBase, Pig & Hive, MongoDB, Cassandra, Voldemort, la mouvance DevOps... C'est la partie que j'ai trouvé la plus intéressante, où je considère que j'ai appris le plus de choses.

  • Les langages alternatives tournant sur la JVM (Scala, Groovy, Fantom...) et les différentes frameworks (GWT, Wicket, Play!, Grails...)

  • Le futur de Java, le JDK 7 et ce qu'on pourrait attendre du JDK 8.

  • Android, avec plusieurs sessions centrées sur la plate-forme et le développement d'applications tirant profit des capacités des derniers modèles.

  • JavaFX, qui après compte il n'est pas peut-être né mort comme on le pensait...

Je comptais faire des résumés journalier sur le blog, un peu comme j'avais fait pour JavaOne 2008, en prenant des notes pendant les différentes sessions de la conférence, et en mettant les photos sur Flickr le soir. Mais c'était sans compter avec Twitter, mon Android et l'excellente connexion WiFi que les organisateurs avaient mis à notre disposition. Du coup, j'ai préféré twitter chaque session à laquelle j'ai assisté, pour remonter l'information d'une façon plus directe et plus rapide qu'en prenant les notes pour bloguer le soir.

Ce curieux comment Twitter a changé la façon comme on vit les conférences. Au JavaOne 2008, Twitter existait déjà (par exemple, mon compte a été créé le 23 mai 2007), mais son usage était loin d'être aussi généralisé que à l'heure actuelle.

Maintenant, avec Twitter plus l'adoption massive des smartphones1, le live-twitting est devenu une pratique standard et omniprésente, au point que pendant les pauses entre deux sessions, l'écran géant de chaque salle montrait un mur de tweets dans lequel il s'affichaient en temps réel les tweets avec le l'étiquette #devoxx. De cette façons, tout en suivant chacune des sessions auxquelles j'assistais, je twittais ce qui me semblait le plus intéressante, en accompagnant les tweets avec des photos prises avec mon téléphone2. Au même temps, en lissant les messages twittés sur #devoxx, j'ai plus ou moins suivi en temps réel les points clés des différentes sessions qui se déroulaient en parallèle. Avec ça, la conférence était encore plus intéressante, même si assez fatigante, car suivre des conférences en anglais, le tout en twittant et en lissant des twitters sans perdre le fil de la session demandait pas mal de concentration.

Maintenant j'ai commencé à réunir mes tweets et mes notes, et à essayer de mettre ça en forme pour pouvoir faire un compte-rendu cohérent au travail, et essayer de voir ce qui peut être mis en application des maintenant, ce qu'il faut tester, et comment peut-on tirer les bonnes leçons de ce que j'ai vu et entendu à Devoxx. Mais cela est une autre histoire...

1 Le taux d'adoption des smartphones parmi les assistants à Devoxx était simplement impressionnant. Lors d'une session, le speaker a posé directement la question, et il n'y avait pas une dizaine de personnes sans smartphone dans la salle. Curieusement, ou pas trop étant donné qu'il s'agisait d'une conférence de développeurs Java, les téléphones Android étaient prédominants.

2 Les photos prises avec mon Android ont été toutes ratées, avec une résolution bien trop petite pour être exploitable. Je n'ai pas encore trouvé le pourquoi, quoi que je soupçonne la version beta d'Android 2.2 que j'ai flashé sur mon Motorola Milestone il y a une quinzaine de jours. De fois je me dis que je devrais arrêté de jouer avec des betas... mais je m'ennuierais sinon.

Cap sur Devoxx

11 novembre 2010 par Horacio Gonzalez
Java doit être libre

La semaine prochaine je serai à Anvers, pour Devoxx 2010, conférence qui grâce à Oracle est devenue le plus important rendez-vous de l'année dans le monde de Java.

Je pars donc dimanche matin vers Anvers, et je reviens vendredi prochain. J'espère avoir le temps d'écrire quelques billets en racontant la conf au jour le jour, mais ce qui est sûr c'est que je vais live-twitter mon séjour, avec le hashtag #devoxx.

En autre ordre de choses, Oracle persiste dans son attitude méprisable vis à vis de la communauté de logiciel libre autour de Java. Avec leurs actions, ils montrent soit une effroyable méconnaissance de l'écosystème Java et du logiciel libre en général, soit ce qui serait pire, une volonté acharnée de saborder le langage et la plate-forme même. Le dernier exemple, pas plus tard que mardi dernier, l'annonce de la future sortie de plusieurs versions de la machine virtuelle Java, afin de monétiser la JVM.

Afin de me joindre donc aux voix qui réclament que Oracle change d'attitude vis à vis de Java, je vais donc me suivre l'appel de James Gosling et porter pendant la conférence un t-shirt [Java doit être libre](<a href=). Sauf que à la place du Duke inspiré de celui de Gosling que j'avais préparé la dernière fois, cette fois je me suis amusé un peu avec Blender et j'ai préparé un Duke en 3D.

Java doit être libre

Avec du papier transfert et un fer à repasser (que je n'utilise que dans des occasions spéciales comme celle-ci), j'ai maintenant deux beaux t-shirts pour Devoxx 2010 !

L'Ubuntu nouveau est arrivé

11 octobre 2010 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Ca y est, une fois de plus, la nouvelle release d'Ubuntu, Ubuntu 10.10 Maverick Meerkat, est sortie.

A l'origine, cet Ubuntu Maverick Meerkat ne devait sortir qu'à la fin octobre, comme c'est habituel pour la distribution. Mais cette année, la date du 10/10/10 était trop juteuse pour la laisser passer. Alors le cycle de releases a été un peu accéléré et la distribution est donc sorti dans la date emblématique.

Maverick Meerkat ? Kesaco ?

Maverick Meerkat est donc le surnom de cette _release_1. Meerkat est un des ces mots en anglais dont je savais la signification mais je ne connaissait pas le mot pour le designer en français ni même pas en espagnol. En fait je voyais bien l'animal en question, mais j'étais incapable de trouver son nom en français, tout au plus je pouvais dire que c'est une sorte de mangouste africaine.

Car, vous verrez, vous aussi savez sûrement qu'est-ce que c'est un meerkat sans forcement savoir son nom en français : vous voyez Timon, l'un des compagnons de Simba dans Le Roi Lion, le petit, pas le sanglier Poumbaa. Timon est un meerkat. :)

Quelques recherches wikipedia plus tard, j'ai appris que en français cela s'appelle une suricate (suricata en espagnol). Ubuntu 10.10 Suricate Rebelle...

Mais revenons au sujet

Quoi de nouveau dans ce Maverick Meerkat ? D'abord aucun changement majeur, mais plein de petits changements qui dans son ensemble rendent le système plus agréable.

L'un des premiers points positifs se voit dès l'installation, maintenant Ubuntu peut chercher des mises à jour pendant l'installation et non après. Par contre, cela risque de poser des problèmes dans des environnements corporatifs, où la sortie internet passe par un proxy (dès que j'aurai testé au travail je vous ferai un retour sur ce point).

L'interface de base est semblable à celui de Lucid, en gardant les boutons à gauche par défaut (voir ici pour les remettre à droite). Comme nouveauté, il faut signaler une famille de polices de caractères, Ubuntu Font, assez jolie.

Sous le capot, des nouvelles versions de Gnome (2.32) et d'Evolution (à priori beaucoup plus rapide, mais je n'utilise plus évolution depuis deux ans...), l'inclusion de Shotwell comme logiciel par défaut pour le traitement de photos (remplaçant à F-Spot), des améliorations sur le client de micro-blogging Gwibber...

La nouveauté la plus voyante, peut-être, c'est une meilleure intégration par défaut d'Ubuntu One, qui passe d'être un simple stockage en ligne à la Dropbox à être un vrai cloud avec beaucoup de possibilités. Par contre, il me reste à savoir si ils ont enfin donné le support proxy au client, car sinon Ubuntu One sera encore complétement inutile pour moi (et pour la plupart d'utilisateurs corporatifs...).

Pour finir, les utilisateurs de netbooks il y a le nouveau interface Unity Desktop, censé permettre de mieux profiter du système sur un petit écran. Je vous raconterai lorsque je l'installerai sur mon Eee PC...

Comme d'habitude, les release notes complètes sont sur le site d'Ubuntu.

1 : Selon la coutume, les noms des releases Ubuntu sont des couples Adjectif - Nom d'animal commençant par la même lettre, lettre qui est incrémentée dans chaque release : Karmic Koala, Lucid Linx, Maverick Meerkat...

Inkscape 0.48

2 septembre 2010 par Horacio Gonzalez
LiB dessine

La semaine dernière, il est sortie une nouvelle version d'Inkscape, Inkscape 0.48.

Inkscape est logiciel libre de dessin vectoriel qui a pour but de devenir une alternative aux logiciels propriétaires (comme Adobe Illustrator) tout en étant entièrement conforme avec les standards XML, SVG et CSS du W3C. L'équipe de développement d'Inkscape a mis un accent particulier sur l'ergonomie de l'interface et la création de tutoriaux détaillés, et cela fait de'Inkscape un outil facile à utiliser, avec un courbe d'apprentissage relativement courte.

Les améliorations les plus remarquables de cette nouvelle version sont :

  • Édition multi-chemin
  • Amélioration de l'outil texte : exposants, indices, ajustement numérique des crénages...
  • Nouvelle outil aérographe
  • Exports en PDF, PS et EPS
  • Une nouvelle extension, JessyInk, pour la création de présentations en Inkscape
  • Et, bien entendu, des tons de corrections de bugs
Inkscape 0.48 - Screenshot

Comme d'habitude, vous pouvez trouver la liste complète des changements est sur le wiki d'Inkscape.

Vous pouvez vous procurer cette nouvelle version d'Inkscape sur la page de téléchargement du site, en version Windows et Mac. Pour Linux, vous pouvez soit y télécharger les sources et les compiler vous même (c'est faisable... mais lourd), soit attendre la création d'un paquet pour votre distribution.

Dans le cas d'Ubuntu, vous pouvez trouver le paquet sur le dépôt ppa:ricotz/ppa :

sudo add-apt-repository ppa:ricotz/ppa sudo apt-get update sudo apt-get install inkscape

Source : WebDevOnLinux.

Firefox 4.0 bêta 1

8 juillet 2010 par Horacio Gonzalez

Ca y est, la première beta de Firefox 4 est officiellement sortie avant-hier. Je l'ai installé hier sur mon Ubuntu, et il faut dire que ça tourne vraiment bien. Je l'ai testé avec mon pattern de navigation habituel (quelques 80 onglets...) et c'est rapide, très stable et plus légère que Firefox 3.

Pour les nouveautés de cette version, tout colle avec l'information qui avait été communiqué en mai dernier :

LiB et Firefox

Pour l'utilisateur final, les principales différences seront donc une meilleur performance, une navigation plus rapide, une interface simplifié (certains disent "à la Chrome") et un gestionnaire d'identités pour faciliter l'accès aux sites et réseaux sociaux desquels il en est membre, tout en gardant le contrôle sur les données transmis à ces sites.

Pour le développeur web les améliorations sont multiples : support de HTML5, CSS3 et websockets, multimédia natif (<video>, <audio>, <canvas>...) et des outils pour aide au développeur (web console, web inspector, nouveau profile manager, diagnostique de mémoire...)

Si on ajoute à cela des améliorations sur le moteur (interpréteur JS plus rapide, meilleure réponse de interface, gestion de l'arbre DOM améliorée), un modèle de privilèges revu pour donner plus de stabilité et de l'accélération graphique, on devrait avoir un navigateur vraiment hors série.

Du côté du support des derniers technologies web, chez Mozilla ils ont préparé une liste plutôt exhaustive des de l'état de ce Firefox 4.0 bêta 1 par rapport aux précédentes versions de Firefox, avec des catégories allant du HTML 5 aux outils de développement, en passant par l'API pour les fichiers, la gestion des plugins ou le JavaScript.

Firefox 4.0 bêta 1 - Feedback Button

Sur la bêta en elle même, une des nouveautés les plus sympathiques est l'ajout d'un bouton Feedback pour faire des retours de votre expérience avec Firefox 4.0b1 aux développeurs de chez Mozilla.

Firefox 4.0 bêta 1 - Feedback Button

Malheureusement, une des nouveautés que j'avais le plus envie de voir, la nouvelle interface, n'est pas disponible sur Linux dans cette première bêta, il faudra attendre la deuxième dans quelques semaines.

Firefox 4.0 bêta 1 - Feedback Button

Vous pouvez donc trouver Firefox 4.0 bêta 1 sur le site de Mozilla, en plus de soixante langages et pour Linux, Windows et Mac.

Comme d'habitude, je ne manquerai pas de vous raconter mes impressions après l'avoir utilisé de façon un peu intensive les prochains jours. Et oui, je crois que, encore une fois, c'est parti pour une série de billets sur Firefox...

Je peux entendre déjà le soupir et le "et ça recommence" au fond... Et oui, je suis un fanboy de Firefox, je peux pas m'empêcher... mais j'assume :wink_ee:

Wordpress 3.0 Thelonious

17 juin 2010 par Horacio Gonzalez
LiB et Wordpress

Aujourd'hui je fais encore l'un de ces billets sur Wordpress desquels mes collègues prennent un plaisir malin à se moquer... :rasberry_ee:

Ce soir, après d'être rentré de regarder le match chez Bobot, j'ai vu que j'avais reçu un mail de Matt Mullenweg indiquant la sortie de la nouvelle version de Wordpress, Wordpress 3.0 Thelonious.

Je me suis de suite connecté à l'interface d'administration du blog et j'ai cliqué sur le bouton de Mise à jour automatique. Cinq secondes après, mon blog était mis à jour avec Wordpress 3.0.

Wordpress 3.0 “Thelonious”

Comme le numéro de version l'indique, celle-ci est une mise à jour majeur pour Wordpress. La principale amélioration dans cette version n'est cependant visible au premier abord, mais elle est cependant assez importante : la fusion de Wordpress et Wordpress MU1. Malgré une même base de code, Wordpress et Wordpress MU évoluaient de façon indépendante, la version MU étant souvent à la traine par rapport au tronc principal. Avec cette fusion, la version standard de Wordpress devient donc multi-site, permettant de faire tourner des dizaines de blogs (ou des centaines, en théorie) sur le même moteur.

Une autre nouveauté est un nouveau système de gestion de thèmes, avec une nouvelle API qui permettra aux développeurs de thèmes de customiser plus facilement (et sans devoir mettre autant les mains dans le code) les fonds, entêtes et pieds de page, de créer et gérer des menus personnalisés, de supporter des nouveaux taxinomies et types de billets.

Pour une liste plus exhaustive des améliorations de cette nouvelle version, vous pouvez consulter le Codex Wordpress 3.0 ou la liste de bugs corrigés.

Ou si vous préférez quelque chose de plus graphique, voici une petite vidéo concocté par l'équipe de Wordpress pour expliquer les nouveautés de ce WordPress 3.0 Thelonious :

1 : Wordpress MU était une variation de Wordpress qui permettait de faire tourner plusieurs blogs sur un seul moteur Wordpress, rendant beaucoup plus simple la gestion d'une plateforme de blogs (ou à une échelle plus petite, la gestion du parc de blogs d'un bloggeur).

Humble Indie Bundle : extension open source

14 mai 2010 par Horacio Gonzalez
Ravageurs de productivité

Je vous ai déjà parlé à deux reprises du Humble Indie Bundle, l'opération lancée par un groupe de concepteurs de jeux vidéo indépendants. Et comme il n'y a pas deux sans trois, je reviens sur le sujet pour vous raconter les derniers développements dans l'opération.

L'opération était censée finir mardi dernier, le 11 mai, et cela a été couronné par un succès qui a surpris même les organisateurs. En effet, le Humble Indie Bundle a dépassé toutes les expectatives : 138 366 contributeurs, pour un total de 1 269 565 dollars. De cet argent, les contributeurs ont choisi de dédier 30,85% (391 682 dollars) aux deux causes que les organisateurs proposaient (Child's Play et l'Electronic Frontier Foundation). Vous pouvez voir le détail complet sur leur site.

Pour remercier tous le gens qui ont contribué, les six studios indies ont décidé, en plus de prolonger l'opération quelques jours, de mettre sous une licence libre le code de Aquaria, Gish, Lugaru HD et Penumbra Overture.

Le processus prendra un peu de temps, mais à jour d'aujourd'hui on peut déjà télécharger le code de Lugaru et de Penumbra Overture.

Mise à part la bonne action, et la valeur ludique de l'initiative, ce que je trouve vraiment intéressante dans le Humble Indie Bundle est que cela montre qu'il y a des modèles de distribution alternatives et qu'une entreprise qui fait un produit de qualité peut obtenir un retour en sortant des canaux conventionnels de distribution. Cela me rappelle d'autres initiatives semblables, comme le canal YouTube des Monty Python ou la licence CC de Nine Inch Nails...

On commence à savoir plus sur Firefox 4

12 mai 2010 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

L'arrivée de Firefox 4, la prochaine version du navigateur de Mozilla, commence à se profiler dans l'horizon. La première bêta sortira le mois prochain, pour une sortie prévue de la version définitive courant novembre.

On savait déjà les objectifs affichés de cette nouvelle version, être un navigateur rapide, puissant et qui donne à l'utilisateur un contrôle complète de son expérience web (navigation, données, vie privée...). Mais cela manquait forcement un peu de concret.

Lundi dernier, Mike Beltzner (Directeur de Firefox chez Mozilla), a levé un peu le voile avec une présentation du plan de produit pour Firefox 4 :

Pour l'utilisateur final, les principales différences seront donc une meilleur performance, une navigation plus rapide, une interface simplifié (certains disent "à la Chrome") et un gestionnaire d'identités pour faciliter l'accès aux sites et réseaux sociaux desquels il en est membre, tout en gardant le contrôle sur les données transmis à ces sites.

Maquette du thème de Firefox 4

Pour le développeur web les améliorations sont multiples : support de HTML5, CSS3 et websockets, multimédia natif (<video>, <audio>, <canvas>...) et des outils pour aide au développeur (web console, web inspector, nouveau profile manager, diagnostique de mémoire...)

Maquette des outils pour développeurs web de Firefox 4

Si on ajoute à cela des améliorations sur le moteur (interpréteur JS plus rapide, meilleure réponse de interface, gestion de l'arbre DOM améliorée), un modèle de privilèges revu pour donner plus de stabilité et de l'accélération graphique, on devrait avoir un navigateur vraiment hors série.

J'attends donc avec impatience la sortie de la bêta le mois prochain...

Ubuntu 10.4 Lucid Linx : comment remettre les boutons de fenêtre à droite

29 avril 2010 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

L'un des changements les plus controversés de la nouvelle monture d'Ubuntu, sortie hier, est le placement des boutons de fenêtre (maximiser, minimiser et fermer). Sur cette Ubuntu 10.4 Lucid Lynx, ces boutons sont placés à gauche de la barre de titre au lieu d’être à droite.

C'est très beau, ça rapproche graphiquement Ubuntu du joli MacOS et tout ça, mais après des années d'utilisation de systèmes avec les boutons des fenêtres à droite, je trouve ce changement franchement pas agréable.

Ubuntu 10.4 Lucid Linx : comment remettre les boutons de fenêtre à droite

La bonne nouvelle c'est qu'il est très simple de revenir au placement historique de ces boutons, il suffit d'ouvrir une console et exécuter la ligne de commandes suivante :

gconftool-2 --set /apps/metacity/general/button_layout --type string :minimize,maximize,close

Ou si vous n'aimez pas la ligne de commandes, vous pouvez le faire graphiquement : appuyez sur Alt+F2 et lancez gconf-editor. Ensuite allez sur apps/metacity/general et cherchez le champ button_layout. Remplacez son contenu ( maximize,minimize,close:) par :minimize,maximize,close (en faisant attention à l'ordre et aux deux points au début) et validez, le tour est joué.

Ubuntu 10.4 Lucid Linx : comment remettre les boutons de fenêtre à droite

Si tous les problèmes étaient aussi simples à résoudre... :tongue_wink_ee:

Ubuntu 10.4 Lucid Lynx bêta 1 sur Asus Eee PC 1005 HA

8 avril 2010 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Après l'expérience réussie de l'installation de le bêta de Ubuntu 10.4 Lucid Lynx sur mon poste fixe, j'ai décidé de continuer dans ma lancée de l'installer sur mon Asus Eee PC.

Selon ce que j'avais lu dans les forums Ubuntu, la version UNR (Ubuntu Netbook Remix) de Lucid Lynx s'adaptait tellement bien à mon Eee PC que je n'avais plus besoin d'installer Easy Peasy (ancien Ubuntu Eee).

J'ai donc téléchargé mon UNR 10.4 et je l'ai mis sur une clé USB pour l'installer sur mon Eee PC 1005 HA. L'installation s'est fait très rapidement et sans aucun soucis.

Aucun soucis ?

Le seul bémol c'est que lorsque j'ai redémarré l'ordinateur, je n'avais plus de connexion réseau (ni ethernet ni wifi), comme si l'ordinateur ne voyait pas la carte réseau. Ca me rappelait l'été dernier, lorsque j'avais essayé d'installer Ubuntu par première fois sur cette machine, car le problème semblait le même. Pourtant, cela avait été bel et bien corrigé dans Karmic Koala, sortie en octobre dernier. Ca serait une régression ?

Après quelques recherches sur le net, je suis tombé sur la réponse : c'est un bug connu, le bouton d'activation du wifi des Eee PC 1005, [Fn]-[F2], active et désactive non seulement la connexion wifi mais aussi la connexion ethernet.

J'espère bien que le problème sera corrigé avant la sortie officielle de Lucid Lynx, mais pour l'instant ce n'est pas un problème bloquant pour moi, je ne vais pas le désinstaller. Surtout que, à part ça, il marche vraiment bien !

Ubuntu 10.4 Lucid Lynx Bêta 1

2 avril 2010 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Une année de plus, le mois d'avril est arrivé. Ah, le mois d'avril, avec le printemps, les premiers beaux jours, la nature en fleur (et les allergies qui explosent) les journées de plus en plus longues, les filles qui changent les lourds manteaux d’hiver par des tenues bien plus saillantes seyantes…

Et comme à chaque mois d'avril, une nouvelle version d'Ubuntu s'annonce, Ubuntu 10.4 Lucid Lynx. Fidèle à son rythme de deux nouvelles versions par an, aux mois d’avril et octobre, ce Lucid Lynx, version LTS1 sortira le 29 avril 2010.

La bêta est sortie

La première bêta de Lucid Lynx est sortie cette semaine. Si vous voulez voir à quoi cela va ressembler, vous pouvez toujours aller télécharger la béta de la 10.4 et la tester en mode liveCD ou l'installer dans une partition à part.

Comme d'habitude, si vous avez le goût du risque, vous pouvez simplement faire migrer votre Ubuntu 9.10 Karmic Koala à la 10.4 Lucid Lynx. Il suffit de démarrer l'Update Manager (Gestionnaire de mises à jour) en mode développement, depuis la ligne de commandes :

~$ sudo update-manager -d

Depuis que j'avais vu le nouveau look d'Ubuntu sur le blog de Korben, j'avais hâte de pouvoir le tester. Cependant, n'ayant pas trop de temps ces dernières semaines pour m'occuper de mes ordinateurs, je me suis forcé à attendre la sortie de la bêta avant de l'installer.

Ubuntu 10.4 Lucid Lynx Bêta 1

Ce n'était que hier que j'ai trouvé enfin le temps de migrer mon poste fixe, et comme d'habitude tout s"est passé sans un accroc. Comme d'habitude, le processus a duré deux ou trois heures (je n’était pas devant l’ordinateur quand il a fini). Après la fin de la mise à jour, un petit redémarrage et mon Lucid Lynx était prêt pour l’action.

Sous le capot

Lucid Lynx s'appuie sur Gnome 2.30, Xorg 7.5 et un noyau linux 2.6.32.

Cette version incorpore un nouveau driver libre pour les cartes graphiques Nvidia, Nouveau, ainsi qu'un support amélioré pour les drivers propriétaires Nvidia. Et étant donné que autant mon fixe que mon portable ont des cartes Nvidia, c'est une bonne nouvelle pour moi ! Lucid Lynx embarque aussi la dernière monture de likewise-open, application permettant aux utilisateurs linux de se connecter et authentifier sur Active Directory.

Comme dans la plupart des distributions actuelles, le paquet HAL a été mis de côté, ce qui rend le système (encore) plus rapide au démarrage et à la sortie de veille.

Sinon, une des nouveautés les plus symboliques est l'abandon de Google comme moteur de recherche par défaut. En effet, avant la sortie de Lucid Lynx, Canonical a renoncé à son accord avec Google et signé un nouveau partenariat avec Yahoo!

Pour le reste des nouveautés, ainsi que pour plus de détails, vous pouvez voir sur le site d'Ubuntu ou sur ce billet de Korben.

1 Le LTS veut dire que c'est une version Long Term Service, une version qui sera supportée par des mises à jour pendant deux ans. La dernière version LTS était la 8.04 (oui, vous avez compris, avril 2008). Les versions LTS sont spécialement intéressantes pour installer dans des serveurs, qui n'ont pas besoin du dernier cri mais de la stabilité et des mises à jour de sécurité garanties pendant longtemps, car personne n'aime devoir réinstaller les serveurs tous les six mois.

Joyeux anniversaire, Apache !

24 février 2010 par Horacio Gonzalez
LiB et Apache HTTP Server

En 1995 le web était bien différent à celui qu'on connaît aujourd'hui. Très peu de sites web (l'immense majorité desquels étaient des sites d'universités et des centres de recherche), peu de serveurs web (presque exclusivement le vénérable NCSA HTTPd), peu de navigateurs (Mosaic et un nouveau venu appelé Netscape Navigator) et peu d'utilisateurs (des universitaires, des chercheurs, des geeks de la première heure).

Et c'est dans ce terrain que le 23 février 1995 apparait la première version d'un logiciel qui allait jouer un rôle clé dans l'expansion grand public du web : le serveur web Apache HTTP Server.

Conçu initialement comme un fork du NCSA HTTPd censé corrigé des bugs de celui-ci, Apache HTTP Server est vite devenu le serveur web de référence, ayant encore aujourd'hui une part de marché de plus de 50%.

C'est donc aujourd'hui 23 février 2010, que Apache HTTP Server fête son 15ème anniversaire.

Joyeux anniversaire, Apache !

Joyeux anniversaire, Apache !

Vous pouvez lire plus de choses sur l'histoire d'Apache HTTP Server sur le site de la fondation Apache.

Wordpress : plugin WPtouch et mise à jour 2.9.2

17 février 2010 par Horacio Gonzalez
LiB et Wordpress

Aujourd'hui je vais faire un de ces billets desquels mes collègues adorent se moquer, un billet sur Wordpress... :rasberry_ee:

Plugin WPtouch

Depuis quelque temps (depuis que j'ai mon Android, en fait) l'idée de faire une version du blog adapté aux smartphones me travaillait. J'étais allé jusqu'à définir une feuille de style spécifique smartphone dans laquelle j'adaptais un maximum l'affichage aux caractéristiques de ces petits écrans.

Mais le résultat n'était pas prouvant, car le problème n'est pas seulement un problème d'affichage, c'est aussi un problème de contenu. Plus que jouer avec les CSS, il me fallait avoir deux thèmes actifs sur le blog, l'un pour les grands écrans, l'autre pour les smartphones.

J'ai trouvé la solution avec le plugin WPtouch, que j'ai installé la semaine dernière sur mon blog. Plus qu'un plugin, WPtouch est un thème mobile pour Wordpress. Suivant les préconisations Apple pour la conception d'interfaces iPhone, le thème WPtouch est leger, rapide et adapté aux écrans de smartphone, avec un look qui rappelle fortement les applications natives iPhone.

Pour l'instant je l'ai testé sur Android et sur iPhone (et sur Firefox avec le user-agent changé pour simuler un Android :rasberry_ee:), et le résultat est vraiment agréable.

LostInBrittany avec WPtouch

Pour l'installer, rien de plus simple. Il vous suffit de vous rendre sur la partie Plugins de votre interface d'administration et cliquer sur Ajouter nouveau. Le tout est expliqué de façon détaillée sur le site web du plugin.

Mise à jour Wordpress 2.9.2

La mise à jour était sortie hier, mais ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai eu mon message de mise à jour disponible.

Mise à jour Wordpress 2.9.2

Cette mise à jour corrige un petit problème de sécurité de la version 2.9.1. Le mot petit est cette fois bien choisi, le problème en question permet à un utilisateur registré du blog de consulter les billets mises à la poubelle par d'autres utilisateurs registrés. Autant dire que pour la plupart des cas, ce bug ne met pas en danger...

Cependant, je vous conseille de faire la mise à jour, comme toutes les mises à jour de sécurité. Pas plus tard qu'hier, un de mes amis s'est fait hacker ses deux blogs Wordpress. En creusant un peu, il s'avère que les deux blogs étaient encore en 2.8, dont les failles de sécurité avaient été publiées (et corrigées) depuis quelques mois... :down_tb:

Morale de l'histoire, n'oubliez pas de remettre à jour votre blog régulièrement, même si cela ne semble pas important sur le moment...

Plus je bosse avec RedHat, plus je préfère Ubuntu/Debian...

15 décembre 2009 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Étant un fervant utilisateur d'Ubuntu depuis des années, je me sens beaucoup plus à l'aise sur des distributions de type Debian que sur celles basées sur RedHat. Cependant il m'arrive relativement souvent (surtout ces derniers temps) de devoir m'occuper de serveurs RedHat-like, et à chaque fois je constate encore une fois que je préfère la façon Debian d'administrer le système.

A titre d'exemple, voyons le dernier problème auquel je me suis confronté ce matin. L'opération était de la pure routine, je voulais installer un nouveau paquet sur un serveur. Mais lorsque je lance mon yum install, je me suis heurté à un beau message d'erreur pas explicite de tout :

Loaded plugins: kernel-module error: no dbpath has been set error: cannot open Packages database in /%{_dbpath} Traceback (most recent call last): File "/usr/bin/yum", line 29, in ? yummain.user_main(sys.argv[1:], exit_code=True) File "/usr/share/yum-cli/yummain.py", line 229, in user_main errcode = main(args) File "/usr/share/yum-cli/yummain.py", line 84, in main base.getOptionsConfig(args) File "/usr/share/yum-cli/cli.py", line 184, in getOptionsConfig enabled_plugins=self.optparser._splitArg(opts.enableplugins)) File "/usr/lib/python2.4/site-packages/yum/__init__.py", line 191, in _getConfig self._conf = config.readMainConfig(startupconf) File "/usr/lib/python2.4/site-packages/yum/config.py", line 754, in readMainConfig yumvars['releasever'] = _getsysver(startupconf.installroot, startupconf.distroverpkg) File "/usr/lib/python2.4/site-packages/yum/config.py", line 824, in _getsysver idx = ts.dbMatch('provides', distroverpkg) TypeError: rpmdb open failed

J'ai essayé d'abord la solution classique aux problèmes yum, un bon vieux yum clean all, mais cela n'a rien fait. Les premières recherches sur le net suggéraient que le problème venait de ma base de données des RPM en local, qui serait corrompue, mais la solution proposée ne marchait pas :

rm -rf /var/lib/rpm/__db.00* rpm --rebuilddb yum clean all yum update

Après quelques recherches de plus, j'ai fini par trouver une solution qui marche :

rm /dev/urandom mknod -m 644 /dev/urandom c 1 9

Et oui, ça marche... mais je ne sais pas pourquoi. Ce qui m'ennuie est donc le côté "magique" de la solution, je n'ai trouvé aucune explication du pourquoi du comment. Ca marche, mais personne ne semble savoir pourquoi, ni d'où vient l'erreur. Et j'ai du mal à comprendre qu'est-ce que [/dev/urandom](http://en.wikipedia.org/wiki//dev/random), un pseudo-fichier pour génération de nombres aléatoires, a à voir avec des problèmes de yum.

Définitivement, je préfère mon Ubuntu...

Eclipse 3.5 sur Ubuntu 9.10 Karmic Koala

9 décembre 2009 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Hier j'ai enfin trouvé le temps d'installer la dernière version d’Ubuntu sur mon portable du travail. Comme ça fait déjà deux mois que j'utilise Karmic Koala sur mon ordinateur fixe, je savais que je n'allais pas avoir de problème majeur. Cependant, je suis tombé sur un petit bug énervant, et je profite de ce billet pour vous en parler.

Lorsque j'ai fait tourner Eclipse 3.5 sur mon nouveau Ubuntu, j'ai constaté que certains boutons de fenêtres modales deviennent inutilisables, lorsqu'on y clique on les voit "enfoncées" mais aucune évènement ne se passe. Il fallait donc cliquer sur le bouton pour le sélectionner et ensuite appuyer sur la touche Entrée pour valider la sélection.

En cherchant un peu sur le net, j'ai vu que le problème est dû à une incompatibilité entre la version 3.5 de SWT (le framework graphique derrière Eclipse) et la version 2.18 de GTK. Normalement, la prochaine version de SWT corrigera le soucis, mais en attendant, il y a une solution assez facile.

Pour qu'Eclipse se comporte comme il devrait, il suffit de lui indiquer d'utiliser le mode fenêtre native en GDK, en faisant un export GDK_NATIVE_WINDOWS=1 avant d'appeler l'exécutable eclipse.

Pour faciliter la tâche, la façon la plus simple d'agir est de créer un petit script eclipse.sh et de lancer Eclipse à partir de ce script :

#!/bin/bash export GDK_NATIVE_WINDOWS=1 eclipse

En attendant la sortie d'Eclipse 3.6, cette petite astuce permet donc de contourner le problème facilement.

En vrac et en retard

24 novembre 2009 par Horacio Gonzalez
Cyber LiB

Depuis une bonne dizaine de jours, je n'ai pas réussi a trouver du temps pour m'asseoir devant l'ordinateur et bloguer tranquillement. Pourtant ce n'est pas l'envie qui m'a manqué, ni l'absence de sujets sur lesquels bloguer, mais bon...

Il y avait surtout deux sujets sur lesquels j'aurais voulu bloguer : Google OS et la disparition de l'idée d'URL qui risque de transformer le web dans un Minitel ou une TV 2.0. Ce matin, en faisant ma revue de blogs (que j'avais aussi pas mal négligée), je suis tombé sur deux articles de Tristan Nitot sur ces mêmes sujets, deux articles qui coincident presque à 100% avec mon avis.

Comme ce soir je n'ai pas trop le temps, je vous laisse simplement les liens vers les deux articles à Tristan Nitot. Les liens des deux articles méritent bien le détour (comme c'est souvent le cas avec les billets de Standblog...).

Ubuntu 9.10 Karmic Koala Release Candidate

23 octobre 2009 par Horacio Gonzalez

On est à 6 jours de la sortie de la nouvelle version d’Ubuntu, Ubuntu 8.10 Karmic Koala, et je viens de voir presque par hasard que la release candidate (RC) a été libérée.

Comme pour toute version RC, cet Ubuntu 9.10 RC est à priori identique à la version définitive qui sortira jeudi prochain, à quelques bugs mineures près. En clair, ce n’est pas une version à installer dans un environnement de production, mais elle est toute à fait adaptée à une utilisation personnelle par l’utilisateur lambda.

Dans mon cas personnel, ça fait une quinzaine de jours que j'utilise Ubuntu 9.10 bêta sur mon fixe et je suis très satisfait avec, aucun plantage, aucun problème. Ce soir, si j'ai le temps, je ferai le même sur mon EeePC et mon portable de travail suivra la semaine prochaine.

LiB et Ubuntu

Côté nouveautés, la liste est assez conséquente, mais pour la plupart d'utilisateurs cela peut se résumer à plus de robustesse et plus de rapidité. Moi j'apprécie particulièrement le changement de Pidgin par Empathy comme client de messagerie instantanée par défaut, le framework Quickly de développement rapide d'applications pour Ubuntu ( un peu à la façon Rails) et l'ajout de l'interfaçage avec Ubuntu One (un service d'hébergements de fichiers en ligne semblable à DropBox).

Bon téléchargement de votre Karmic Koala !

Ubuntu 9.10 Karmic Koala Bêta 1

6 octobre 2009 par Horacio Gonzalez

Le mois d'octobre est à nouveau arrivé, amenant avec lui la grisaille et le temps couvert (au moins dans la pointe de la Bretagne). Et qui dit mois d'octobre dit aussi nouvelle version d’Ubuntu. Comme vous pouvez voir dans le petit script de compte à rebours à côté de ces lignes, la sortie prochaine d'Ubuntu 9.10 Karmic Koala est fixée pour le 29 octobre.

La première bêta de Karmic Koala est sortie le weekend dernière. Si vous voulez voir à quoi cela va ressembler, vous pouvez toujours aller télécharger la béta de la 9.10 et la tester en mode liveCD ou l'installer dans une partition à part.

Comme d'habitude, si vous avez le goût du risque, vous pouvez simplement faire migrer votre Ubuntu 9.04 Jaunty Jackalope à 9.10 Karmic Koala. Il suffit de démarrer l'Update Manager (Gestionnaire de mises à jour) en mode développement, depuis la ligne de commandes :

~$ sudo update-manager -d

LiB et Ubuntu

Moi, j'essayais de me trouver un moment pour l'installer depuis que vendredi dernier j'ai vu chez Korben que la bêta venait de sortir, mais le weekend a été très chargé. Ce n'est donc que hier soir que j'ai fait la migration de mon poste fixe, et tout s'est passé sans un accroc.

Aussi comme d'habitude, le processus a duré deux ou trois heures (je n’était pas devant l’ordinateur quand il a fini). Après la fin de la mise à jour, un petit redémarrage et mon Karmic Koala était prêt pour l’action.

Pour l'instant, un petit test rapide indique que les choses basiques semblent bien marcher (de Firefox à Inkscape en passant par World of Warcraft sur Wine :biggrin_wp:), et le nouveau thème par défaut semble assez sympathique, mais je n'ai pas eu le temps d'approfondir plus. Dès que j'aurais fait un tour plus complète, je vous raconterai...

Google Chrome OS : get your tin-foil hat, quick !

8 juillet 2009 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Comme vous avez sans doute entendu (et si ce n'est pas le cas, Korben fait un bon résumé), Google vient d'annoncer la sortie l'année prochaine de leur propre système d'exploitation : Google Chrome OS.

Pour moi les points importants c'est que ça sera un système d'exploitation libre, basé sur un noyau Linux, plus ou moins comme Android mais pour les netbooks. Le système sera conçu pour être petit, sûr et rapide. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

Mode parano

Mais après l'expérience lors de la sortie de Google Chrome, la paranoïa anti-Google et ses collèctes de données ne devrait pas tarder à faire surface.

Alors je me permets de faire le billet en avance, et rediriger tous les tin-foil hat fans vers mon billet de l'année dernière sur la privacité, Google et les chapeaux en feuille d'étain.

Mais bon, ne laissons pas la raison se mettre dans le chemin d'une bonne théorie de conspiration...

VLC enfin en version 1.0

7 juillet 2009 par Horacio Gonzalez
LiB et VLC

C'est toujours une bonne nouvelle lorsque un logiciel open-source emblématique sort sa version 1.0 après des années de versions 0.X.X.X. L'année dernière c'était le tour de Wine, après une quinzaine d'années de développement.

Aujourd'hui c'est VideoLAN qui lance enfin la première version final du réproducteur, VLC 1.0.0 (alias Goldeneye).

VLC est une centre multimédia open source multiplateforme (Linux, Mac et Windows), indépendant des codecs présents sur le système d'exploitation et supportant une variété de formats sans égal. L'installer, c'est oublier à jamais les problèmes liés aux formats de fichier audio ou vidéo non reconnus, aux codecs manquants, au décalage audio/vidéo...

Et tout ça, libre, gratuit et légal, tournant sur Linux, Mac et Windows et (cocorico oblige) créé à la base par une équipe franco-française.

J'ai découvert VLC il y a cinq ans, un soir où j'avais marre de chercher pendant des heures le codec qu'il me fallait pour regarder une vidéo. Je commençais à désespérer car le codec Windows que je trouvais (c'était juste avant mon passage définitif à Linux) était remplit de spyware, et je n'arrivais pas à compiler le codec Linux.

Et je suis tombé sur un petit projet français, VideoLAN, qui promettait que leur client (tournant sur Linux, Mac et Windows) décodait n'importe quel format. Je ne croyais pas trop, mais vu là où j'étais, autant tester.

Et ça a marché ! Nickel, sans aucun problème. L'interface était peut-être un poil trop rustique, et pas très intuitif, mais il décodait mes vidéos à toute vitesse. Depuis je l'ai utilisé sur toutes mes machines, et je l'ai recommandé et installé à des dizaines d'amis (qui l'ont rapidement adopté).

Pour moi VLC est donc l'un des plus beaux succès du logiciel libre dans la catégorie des applications finales, et je suis donc content de voir qu'aujourd'hui enfin ses concepteurs le considèrent assez mur pour sortir une version 1.0.0.

Parmi les principales nouveautés de cette version il faut citer :

  • Comportement plus fluide, rendement amélioré, interface plus réactif
  • Enregistrement direct, contrôle plus précis de la vitesse, pause instantanée et support du Frame-by-Frame
  • Nouveaux codecs HD(AES3, Dolby Digital Plus, TrueHD, Blu-Ray Linear PCM, Real Video 3.0 and 4.0, ...) et nouveaux formats (Raw Dirac, M2TS, etc.)
  • Améliorations des codecs et de la prise en compte des formats existants
  • Lecture depuis les archives Zip
  • Améliorations de l'interface (barres d’outils personnalisables, simplifications des écrans, intégration dans GTK, skins plus flexibles...).
  • Support des périphériques MTP sous Linux
  • Streaming AirTunes

Et maintenant on commence la route vers VLC 2.0, car chez VideoLAN ils ne comptent pas s'arrêter ici !

Reformatage d'un disque dur en NTFS sous Ubuntu

30 juin 2009 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Dimanche matin j'avais enfin décidé de sauvegarder ma partition /opt, après des semaines d'avoir laissé ça pour le lendemain. J'ai donc pris mon petit disque dur externe, et je me suis mis à la tâche... pour me rendre compte une demie heure après que ça ne pouvait pas marcher. La raison ? Mon disque était pré-formaté en FAT32.

FAT32 est l'ancien système de fichiers introduit par Microsoft dans Windows 95, et que jusqu'à il n'y a pas longtemps était le standard de facto pour les disques durs externes et d'autres périphériques USB. Et FAT32 a une limitation de taille (pun intended) : la taille maximale d'un fichier est limité à 4 Go.

A l'époque de Windows 95, lorsque les disques les plus grands avaient des capacités de quelques centaines de Mo, penser à des fichiers de plus de 2 Go était simplement illogique... mais aujourd'hui, avec des disques de plusieurs To et surtout avec l'arrivée de la HD, 2 Go ne suffit pas souvent.

En bon linuxien, mon premier réflexe a été de reformater le disque en Ext4, et cela a très bien marcher... sauf quand j'ai voulu brancher mon disque sur l'ordinateur d'un ami, qui n'a pas encore passé à Linux, et dont le Windows XP ne peut pas comprendre Ext4.

Retour donc à la case départ. Alors je me suis dit que la meilleure solution était de formater le disque en NTFS, qui peut être lu et écris depuis Linux (avec l'excellent NTFS-3G), Windows et Mac.

Procédure

Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, le support NTFS en Linux était minime, mais aujourd'hui, grâce notamment à NTFS-3G, on a un support presque complet. Ubuntu 9.04 vient avec le support NTFS installé de série, mais pour formater des disques en NTFS, il faut installer un paquet additionnel, ntfsprogs.

La procédure est très simple, mais je la détaille au cas où :

  1. Installer gparted (si il n'est pas déjà installé) et ntfsprogs
    sudo apt-get install gparted ntfsprogs
  2. Brancher le disque dur, et le démonter (umount)
    Démontage du disque dur externe
  3. Démarrer l'Éditer de Partitions GNOME (System / Administration / GNOME Partition Tool), choisir l'entrée correspondant au disque externe et formater la partition.
    Formatage du disque dur externe en NTFS

Appeler des web services depuis le shell

29 avril 2009 par Horacio Gonzalez
Cyber LiB

Après l'humour geek, revenons à un billet un peu plus technique...

Je l'ai dit souvent, et je le répète, internet arrivera toujours à me surprendre.

Hier je discutais avec de collègues sur comment faire communiquer un script shell avec une application web en Java sur l'intranet. La solution la plus simple était sans doute de faire un point d'entrée sur l'application Java, une petite servlet à laquelle on appellerait depuis le script shell via wget ou curl.

Quelqu'un a suggéré, à moitié en blaguant, d'implémenter la communication sur la forme d'un vrai web service (WS) en SOAP, avec son WSDL et tout. Je ne vais pas rentrer dans les avantages ou les inconvénients des WS en SOAP vs une approche REST, car c'est un peu philosophique comme débat. Il suffit de dire que pour ce petit besoin c'était un peu exagéré de devoir implémenter un WS SOAP, et on est donc partie sur l'approche REST avec une simple appelle sur l'URL de la servlet.

Ce matin le sujet est revenu dans la conversation et je me suis mis à penser comment on aurait pu faire si on avait eu vraiment besoin d'utiliser des WS complexes, avec SOAP, sécurité, cryptage.... Dans ma tête il aurait fallu développer le client WS à part, en Java par exemple, et appeler ce client depuis mon script shell.

Et là, je me suis dit qu'à coup sûr il y aurait quelqu'un sur le net qui a implémenté un client WS SOAP fait pour être appelé depuis en ligne de commandes, une sorte de wget pour des appels webservice. Un passage rapide par Google m'a permit de confirmer mon intuition, il y en a bien des implémentations de clients SOAP utilisables depuis un script shell !

Je suis allé donc voir WSF/C, un framework pour des WS écrit en C standard, compatible avec les implémentations Apache WS-* (dont Axis2). Ce framework inclut un client WS en ligne de commandes, [wsclient](http://wso2.org/library/3362), que on peu utiliser d'une façon semblable à wget ou curl.

L'implémentation est assez complète, pouvant supporter des différentes schémas d'authentification et cryptage. Le programme se pilote depuis la ligne de commandes, d'une façon assez simple pour ceux habitués à utiliser des programmes sur le shell.

Par exemple, pour appeler les WS Amazon, il suffit de faire :

:~$ wsclient --soap1.1 --no-mtom --action http://soap.amazon.com :~$ http://soap.amazon.com:80/onca/soap?Service=AWSECommerceService < item_search.xml

item_search.xml est un fichier XML respectant le format SOAP des WS Amazon. Par exemple :

<ItemSearch xmlns="http://webservices.amazon.com/AWSECommerceService/2005-10-05"> <AWSAccessKeyId>Access Key</AWSAccessKeyId> <Request> <ResponseGroup>Medium</ResponseGroup> <ItemPage>1</ItemPage> <Keywords>Web Services</Keywords> <SearchIndex>Books</SearchIndex> </Request> </ItemSearch>

Est-ce que c'est utile ? Peut-être pas pour une utilisation quotidienne, mais lorsqu'on veut faire des tests sur un serveur n'ayant pas d'interface graphique (ne pouvant donc pas utiliser des outils telles que SoapUI), c'est une façon beaucoup plus rapide, simple et sympa que devoir tout faire avec curl ou devoir programmer un client Java pour le faire.

Bref, un petit outil curieux pour garder sous la main au cas où on pourrait en avoir besoin...

Compte à rebours pour Ubuntu 9.04

26 mars 2009 par Horacio Gonzalez

Ah, le printemps ! Les premiers beaux jours, la nature en fleur (et les allergies qui explosent) les journées de plus en plus longues, les filles qui changent les lourds manteaux d'hiver par des tenues bien plus saillantes...

Et oui, le printemps est une belle saison par plein de raisons. Parmi lesquelles il y a, bien sur, la sortie prochaine d'une nouvelle version d'Ubuntu, comme vous pouvez voir dans le petit widget de compte à rebours qui accompagne ces lignes.

LiB et Ubuntu

Fidèle à son rythme de deux nouvelles versions par an, aux mois d'avril et octobre, Ubuntu 9.04 Jaunty Jackalope sortira le 23 avril 2009.

Comme d'habitude, cette nouvelle version apportera plein de nouveautés. Parmi elles il faut citer le noyau linux 2.6.28, GNOME 2.26, X.Org Server 1.6, l'outil Eucalyptus pour expérimenter avec le cloud computing ou le support au filesystem Ext4, mais aussi des chose plus terre à terre comme le démarrage plus rapide ou le nouveau système de notifications.

Je vous raconterai avec plus de détail ces nouveautés dans un prochain billet.

Mais je veux tester !

Jaunty Jackalope est encore en béta, mais si vous voulez voir déjà à quoi cela va ressembler, vous pouvez toujours aller télécharger la béta de la 9.04 et la tester en mode liveCD ou l'installer dans une partition à part.

Et si vous avez le goût du risque, vous pouvez simplement faire migrer votre Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex à 9.04 Jaunty Jackalope. Il suffit de démarrer l'Update Manager (Gestionnaire de mises à jour) en mode développement, depuis la ligne de commandes :

~$ sudo update-manager -d

C'est d'ailleurs ce que je compte faire ce weekend si j'ai un peu de temps. Je vous raconterai le résultat...

Mise à jour à Wordpress 2.7.1 en automatique !

11 février 2009 par Horacio Gonzalez

Jusqu'à ce matin, je pensais qu'en matière de mises à jour d'applications web, on pouvait difficilement faire plus simple que Wordpress. Pourtant je me trompais, la nouvelle procédure pour mettre à jour Wordpress 2.7 est encore plus simple.

Mises à jour à l'ancienne

J'imagine que si vous lisez mon blog vous êtes au courant de l'ancienne procédure, car j'ai en parlé souvent : il fallait télécharger le fichier .zip ou .tar.gz de la nouvelle version de Wordpress, et le décompresser sur le répertoire racine du blog.

Ensuite il suffisait de se connecter à l’interface d’administration, où on nous demandait si on voulait mettre à jour la base de données. Un clic sur Oui et quelques secondes après on arrivait sur l’interface d’administration de la dernière version de Wordpress.

Une fois arrivé sur l’interface d’administration, on avait des fois un message en prévenant de que plusieurs plugins avaient des actualisations. Si c'était le cas, on pouvait choisir l’actualisation automatique pour ces plugins et Wordpress se chargeait de ramener et installer les dernières versions.

La nouvelle méthode

Avec Wordpress 2.7, les développeurs ont inclus un mode automatique pour gérer les mises à jour, qui marche sur le même principe que les mises à jour des plugins.

Ce matin au réveil, en me connectant sur l’interface d’administration du blog, j’ai trouvé le message indiquant que la nouvelle version est disponible.

Wordpress 2.7.1

J'ai cliqué sur le lien et je suis atterri sur la nouvelle page de mise à jour, où on me demandait si je voulais une mise à jour automatique ou manuelle.

Wordpress 2.7.1

J'ai cliqué sur "Mise à jour automatique", et il a commencé la même procédure que lorsqu'on demande d'actualiser un plugin. Cinq secondes après, mon blog était mis à jour avec Wordpress 2.7.1.

Wordpress 2.7.1

Je sais que je le dis un peu trop souvent, mais à chaque mise à jour j'apprécie encore plus Wordpress. Des nouvelles fonctionnalités, encore plus de flexibilité, une stabilité à toute épreuve et encore et toujours, une communauté de développeurs et d'utilisateurs ouverte et amiable.

Alors, une fois de plus, je tiens à remercier et féliciter aux gens de Wordpress, et aux centaines de codeurs qui travaillent sur leur temps libre pour que Wordpress soit une des meilleures plate-formes de blog.

Mise à jour : j'oubliais le pourquoi

Sur le blog de Wordpress, ils expliquent que ce 2.7.1 est une mise à jour de maintenance de Wordpress 2.7. Elle corrige donc une soixantaine de problèmes mineurs de la version précédente, mais à priori il n'y avait pas de trous de sécurité à fermer.

Il n'y a pas donc besoin d'effectuer la mise à jour en urgence, faites-le lorsque vous aurez un moment de libre. Quoi qu'avec la nouvelle procédure, ce n'est pas pour le temps que ça va vous prendre... :wink_ee:

Read It Later, une extension Firefox bien pratique

16 janvier 2009 par Horacio Gonzalez
Cyber LiB

Trop d'onglets tuent les onglets

Tout est parti de ma façon de faire de la veille technologique. Pendant la journée je tombe sur des dizaines de sites de d'articles que je voudrais lire, mais que je n'ai pas le temps de lire à ce moment. Afin de ne pas les oublier, et pouvoir les lire plus tard, j'ouvre ces sites sur un nouveau onglet Firefox, et je continue ma navigation.

En, conséquence, à la fin de la journée, je me retrouve souvent avec plus de cinquante onglets d'ouvertes sur mon Firefox, qui commence à souffrir de la charge. C'est à ce moment, le soir, que je prends mon temps pour regarder le contenu de ces onglets, l'ajouter à mon Delicious si cela le mérite, et fermer enfin l'onglet.

Cette méthode là a deux inconvénients majeurs :

  • Malgré la stabilité accrue de Firefox 3.0, le navigateur n'est pas vraiment conçu pour avoir un tel nombre d'onglets d'ouvertes (mon record la semaine dernière était à 67). A la fin de la journée le navigateur commence à ramer, faisant des fois que tout l'ordinateur se ralentisse (c'était le cas de la semaine dernière avec ces 67 onglets qui poussaient la consommation de mémoire du navigateur à 1,2 Go).
  • Certains soirs, faut de temps ou d'énergie, je n'ai pas le temps de lire le contenu des onglets. Comme j'utilise TabMix Plus pour garder mes onglets, le lendemain j'ouvre mon navigateur avec la cinquantaine d'onglets du soir précédant... et la plupart des fois je les ferme sans les avoir lu, car sinon je finirais la nouvelle journée avec plus de cent onglets à lire.

Voilà donc mon constat : les onglets ne sont donc pas adaptés à ma façon de faire de la veille technologique sur le net.

Mais pourquoi tu te compliques la vie comme ça ?

C'est la réaction que j'obtiens de beaucoup de collègues lorsqu'ils voient mon navigateur ouvert avec ses quatre rangées d'onglets.

Quatre rangées d'onglets

A la place d'utiliser cette méthode, je pourrais simplement mettre les liens dans Delicious ou mes favoris, et le soir parcourir la liste et lire les articles. Mais une fois lu, soit je n'ai plus envie de conserver le lien, soit je veux le classer avec les bons mots clés. Il faudrait alors que j'édite mes favoris ou mon Delicious à fur et à mesure pour faire le ménage. Par contre, avec mon système d'onglets, il suffit de fermer l'onglet ou le classer directement à la bonne place.

Une autre option serait faire copier-coller vers un fichier texte ou un tidly-wiki, et le soir aller voir un par un tous les liens y copiés. Mais là, j'avoue ma feignantisse, avec les onglets je me complique moins la vie.

Alors, il n'y a pas de solution ?

Ben oui, ce matin j'ai découvert qu'il y a une solution : Read It Later.

Read It Later est une extension Firefox qui permet de :

  • Enregistrer des pages dans une liste de lecture pour pouvoir les explorer plus tard, d'un simple clic de souris
  • Récupérer le contenu de ces pages pour les lire offline (très pratique pour les voyages en train ou en avion)
  • Gérer la liste (marquer comme lu/non lu, effacer, envoyer les objets à Delicious...)
  • Accéder à la liste et la synchroniser depuis des ordinateurs différentes (idéal pour lire à la maison tous ces pages qu'on n'a pas eu le temps de finir au travail)
  • Avoir un fil RSS de la liste de lecture, ce qui me permet de l'intégrer dans mon Netvibes

Un fois installé, Read It Later ajoute un bouton à la barre d'adresses, à côté de l'étoile des favoris :

En cliquant sur ce bouton, on le mets dans la liste de lecture, et le bouton devient rouge.

Quand des heures plus tard je veux commencer ma lecture détaillée, il me suffit de cliquer sur la petite flèche en bas du bouton, et ma liste de lecture apparaît. Je peux alors ouvrir, classer ou effacer les liens sans plus d"effort.

Bref, une extension qui s'adapte presque à 100% à ce que je cherchais, et qui va me faciliter beaucoup la vie.

Ubuntu HowTo : Générer une liste des paquets installés

30 décembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Ces derniers temps j'ai été amené à installer ou réinstaller Ubuntu sur plusieurs machines, autant au travail qu'à la maison.

L'installation d'un nouveau poste à partir d'un poste existant est très simple, il suffit de créer les trois partitions, installer le système et ensuite copier les /home et /opt sur la cible. Comme je fais toujours des partitions différentes pour /, /home et /opt, la réinstallation est encore plus rapide, il suffit de réinstaller le système sur la partition /.

La seule chose qui m'embête est donc devoir installer manuellement tous les paquets qui ne sont pas installés par défaut. Lorsque j'installe un poste tous les mois, cela ne me dérange pas trop, mais lorsqu'il me fallait répéter le processus trois ou quatre fois en quelques jours, je me suis dit que mieux que devoir chercher les paquets à la mais je pourrais trouver comment automatiser le processus.

La solution est pourtant assez simple, il suffit de penser à se servir de dpkg :

  1. D'abord, on génére la liste des paquets installés sur le poste original :

    $~ dpkg --get-selections > /tmp/liste_paquets.txt

  2. Ensuite on copie la liste de paquets sur la machine cible
  3. Et on finit par installer tous les paquets de la liste avec une simple ligne :

    $~ dpkg --set-selections < /tmp/liste_paquets.txt $~ dselect

Encore une fois, ce n'est pas une astuce très élaborée, mais elle m'a permit d'aller beaucoup plus vite avec mes installations...

Ubuntu Eee change de nom

24 décembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Vous vous souviendrez peut-être d'Ubuntu Eee, la version d'Ubuntu adaptée pour l’Eee PC.

. A l'origine Ubuntu Eee n'était qu'un ensemble de scripts pour adapter la distribution Ubuntu classique aux besoins des Asus Eee PC, mais à fur et à mesure il est devenu une variation d'Ubuntu aussi distincte que Kubuntu ou Edubuntu.

En septembre dernier, Jon Ravmi, l'organisateur du projet Ubuntu Eee, a demandé de l'aide pour trouver un nouveau nom pour le projet. D'un côté, il y avait des considérations légales, la marque Ubuntu appartenant à Canonical et Ubuntu Eee n'étant pas un projet officiel. Et de l'autre, il y avait le changement de portée du projet, car ils cherchent à créer une distribution optimisée pour les netbooks en général et non seulement pour l'Eee PC.

Ubuntu Eee sur mon Eee PC 701

Les suggestions sont arrivées à un bon rythme, et à la fin le nom retenu a été Easy Peasy. Jon a ensuite démarré un concours pour trouver le logo d'Easy Peasy. La réponse a été massive, avec plus de 500 soumissions, parmi lesquels Jon a choisi ceux qui passent au deuxième round.

Personnellement je n'aime pas trop le nouveau nom, mais j'attends avec impatience le logo définitif, qui sera présenté la semaine prochaine. On verra si cela aide à faire passer le nom, qui sonne un peu infantile pour moi...

Migration à Wordpress 2.7

11 décembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Wordpress

La nouvelle version de Wordpress, Wordpress 2.7, vient de sortir officiellement. Je dis officiellement, car beaucoup de blogueurs ont migré déjà leur plateforme vers les release candidates de cette version 2.7, qui se sont avérés très stables.

Ayant une semaine assez chargé, et ne voulant pas risquer de devoir passer de temps à réparer des possibles dégâts, j'ai préféré attendre la version stable avant d'envisager la migration.

Et ce matin, en me connectant sur l'interface d'administration, j'ai trouvé le message indiquant que la nouvelle version est disponible.

Wordpress 2.7 disponible

Après avoir déjà fait plusieurs migrations de version de Wordpress, et encore plus de mises à jour de sécurité, je ne me faisait pas de soucis, je savais que le changement allait être rapide et indolore.

Et cela a été bien le cas. Comme les fois précédentes, j’ai simplement décompressé le fichier wordpress-2.7.tar.gz sur le répertoire racine de mon blog. Ensuite je me suis connecté à l’interface d’administration, où on me demandait si je voulais mettre à jour la base de données. J’ai cliqué sur Yes et quelques secondes après j’arrivais sur l’interface d’administration de la nouvelle version de Wordpress.

Tableau de bord de Wordpress 2.7

Et c'est juste dans l'interface d'administration qu'on remarque d'abord les changements. L'interface a été complètement refait, autant du point de vu du design que du code qu'il y a derrière. Le résultat est une interface qui (au moins au premier regard) semble plus ergonomique et clair, mais qui est aussi clairement plus rapide.

Ensuite, lorsqu'on commence à jouer avec, on se rend compte de qu'on a beaucoup plus de possibilités de personnalisation qu'avec la version précédente. Dès widgets présents sur le tableau de bord aux champs montrés dans les menus commentaires ou billets, on peut vraiment adapter l'interface d'administration à l'utilisation qu'on veut en faire.

Si vous voulez vous faire une idée des possibilités de la nouvelle interface d'administration je vous conseille de jeter un oeil à la vidéo que les gens de Wordpress ont préparé pour l'occasion :

Je n'ai pas encore eu le temps de tester à fond cette nouvelle version (appelée Coltrane en hommage au jazzman américain John Coltrane), mais pour le moment tous les changements semblent positifs. Alors, une fois de plus, chapeau aux gens de Wordpress, et aux centaines de codeurs qui ont collaboré dans Coltrane.

Ca veut dire quoi "Pas d'Utilisation Commerciale" ?

6 décembre 2008 par Horacio Gonzalez
LostInBrittany

Mon blog est publié avec une licence Creative Commons qui n'autorise pas l'utilisation commerciale du contenu. Mais cette clause de pas d'utilisation commerciale ne m'a jamais semblé assez carrément définie.

Il y a un mois j'ai enlevé le seul vestige de publicité qui restait sur mon blog, les vidéos de BlogBang, pour des raisons qu'à l'époque j'ai qualifié de philosophiques, mais qui se résument à ma définition personnelle de pas d'utilisation commerciale.

En clair, la question que je me posait était simple : si je réutilise des matériaux diffusés sous cette licence CC avec clause de pas d'utilisation commerciale, et que j'ai de la publicité rémunérée sur mon blog, suis-je en infraction par rapport à la licence ?

A l'époque j'ai un peu cherché sur le net, et je n'ai pas trouvé une réponse claire. J'ai donc décidé d'agir suivant mes convictions personnelles, et j'ai enlevé la publicité, plus par principe qu'autre chose.

Le problème est donc que la question n'a pas aujourd'hui une réponse universelle, et que ce pas d'utilisation commerciale veut dire des choses différentes pour des différentes personnes. Cette semaine j'ai appris grâce à BoingBoing que la fondation Creative Commons a fait un appel aux créateurs de contenus qui publient leurs oeuvres -textes, photos, vidéos, musique...) sous licences CC pour qu'ils remplissent un questionnaire aidant à établir leur définition d'utilisation non commerciale.

A priori, l'étude allait finir demain 7 décembre, mais il a été prorogé jusqu'au dimanche 14 décembre. Vous avez donc le temps d'aller le remplir. Je vous préviens, c'est en anglais, assez long à remplir (une vingtaine de minutes) et un peu répétitif, mais si ça aide à clarifier d'une fois pour toutes cette clause de la licence Creative Commons, ça aura bien valu l'effort. Alors si vous avez une petite demi-heure à perdre, c'est ici que ça se passe...

Mise à jour à Wordpress 2.6.5

25 novembre 2008 par Horacio Gonzalez

En me connectant sur l'interface d'administration du blog ce soir, j'ai vu qu'il y avait une nouvelle mise à jour de Wordpress, la version 2.6.5.

Mise à jour disponible
LiB et Wordpress

Ce qu'à priori m'a surpris c'est le numéro de version, 2.6.5, pour moi ça aurait dû être la 2.6.4. Je suis donc aller vérifier, et ma mémoire ne me trompait pas, la dernière version publiée était la 2.6.3.

J'ai rapidement trouvé la réponse grâce à Korben : il n'y a pas eu de version 2.6.4, car une fausse release 2.6.4 chargée de pièges a fait le tour du net il y a quelque temps, et l'équipe de Wordpress a préféré éliminer toute confusion en passant directement à la 2.6.5

Cette 2.6.5 est une version de maintenance qui corrige quelques bugs dans les flux RSS. Comme la dernière fois, la mise à jour est encore plus simple que d'habitude. On peut soit décompresser le fichier wordpress-2.6.5.tar.gz sur le répertoire racine du blog, soit simplement replacer deux cinq fichiers de votre installation Wordpress :

  1. wp-includes/feed.php
  2. wp-includes/version.php
  3. /wp-includes/post.php
  4. /xmlrpc.php
  5. /wp-admin/users.php

Ou si vous ne voulez pas vous embêter, voici un fichier .zip avec les fichiers à changer, directement généré par les serveur trac de Wordpress.

Et tout est fini, car cette fois il n'y a pas de mise à jour la base de données à effectuer.

Mise à jour

Il semblerait qu'il faut mettre à jour 5 fichiers, non 2 comme ils avaient annoncé hier. J'ai donc corrigé le billet.

Créér une clé LiveUSB avec Ubuntu 8.10

14 novembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Parmi les nouvelles fonctionnalités d'Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex, une de celles que j'ai trouvé les plus intéressant est le Ubuntu Live USB creator.

Cet utilitaire permet de créer très facilement des Live USB de votre distribution Linux favorite, et ensuite les utiliser comme on utilise un LiveCD, mais avec la vitesse (et le silence) d'une clé USB.

L'idée de utiliser un Live USB à la place d'un Live CD n'est pas nouvelle, ça existe depuis longtemps à l'aide de projets comme UNetbootin. Par exemple, lorsque je vous expliquais comment j'avais installé Ubuntu sur mon Asus Eee PC, la procédure se basé sur l'utilisation de Unetbootin pour créer la Live USB d'installation.

Ce qui Ubuntu Live USB creator apporte de nouveau 1 c'est que la LiveUSB créée permet de la persistance. Je m'explique...

Lorsqu'on crée une LiveUSB avec Unetbootin, le résultat est identique à un LiveCD, les système d'exploitation est est lu de la clé et chargé dans la mémoire. Et en conséquence, toutes les modifications sont créées non sur la clé USB mais sur la mémoire de l'ordinateur, et ils sont perdues au redémarrage. La LiveUSB avec Unetbootin est donc non persistante.

Par contre, avec Ubuntu Live USB creator on peut choisir de créer des LiveUSB persistantes. La LiveUSB agit donc comme un vrai disque dur externe, et on peut créer des comptes, modifier le système, ajouter des applications ou faire des mises à jour.

Une première avantage c'est qu'on peut créer des LiveUSB personnalisées, avec les applications qu'on choisi. Du coup, lorsqu'on utilise la LiveUSB pour installer Ubuntu sur un nouveau PC, on n'a plus besoin d'aller chercher avec Synaptic les applications dont on se sert mais qui ne sont pas dans le LiveCD standard (comme c'est le cas d'Inkscape pour moi).

Une autre avantage, encore plus intéressant, c'est qu'on peut incorporer toutes les mises à jour sur la Live USB. Là où LiveCD est statique et figé à la date de sa sortie, sur la LiveUSB nous pouvons intégrer les mises à jour à fur et à mesure. Le système contenu dans la LiveUSB peut donc ioncorporer tous les derniers patchs et améliorations. Fini donc le jour où une fois installé Ubuntu à partir d'un LiveCD, il fallait télécharger des dizaines voire des centaines de Mo de mises à jour.

Et enfin, surtout pour l'utilisateur nomade, la LiveUSB persistante permet de créer son profil (avec son /home/$USER) et ses données, et utiliser la LiveUSB partout. Là où on s'installe, il lui suffit de brancher sa clé USB et de booter sur elle pour avoir son système d'exploitation et ses données.

Bref, un petit utilitaire que je trouve vachement pratique, vous ne croyez pas ?

1 Je suis conscient qu'Ubuntu Live USB creator n'est pas une innovation, car il y a d'autres projets qui permettent de faire la même chose, comme le Fedora LiveUSB creator. Alors oui, Ubuntu n'a pas innové sur ce coup, ils sont simplement porté à Ubuntu un très bon outil qui existait déjà pour d'autres distributions. Il ne faut pas oublier, quand même, que la vocation d'Ubuntu n'est pas d'être innovant, sinon de mettre Linux à la portée de l'utilisateur lambda... mais bon, cela est une autre histoire pour un autre billet.

Editer des fichiers PDF à l'aide d'OpenOffice.org

8 novembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et OpenOffice

Quelque temps avant la sortie d'OpenOffice.org (OOo) 3, je vous parlais de son système d'extensions à la Firefox.

Hier, grâce à , j'ai découvert une extension pour OOo que je sens qui va vite devenir indispensable pour moi : Sun PDF Import.

Des petites modifications sur les PDFs

Malgré son nom, cette extension ne permet pas d'importer nativement les PDFs à format OpenDocument ODF, au moins pas pour l'instant. Ce qu'elle permet c'est de faire des petits modifications sur un PDF, du type changer des valeurs, corriger des fautes d'orthographe, modifier les dates...

Les documents PDF sont importés sur OOo Draw ou Impress, en gardant la mise en page, et on peut éditer le texte ligne à ligne, un peu à la façon que des anciennes versions d'Adobe Acrobat. Ce n'est donc pas encore la solution que vous permettra d'éditer à la volée les fichiers PDF dont vous n'avez pas les sources, mais plutôt la bonne solution de dépannage pour les petites modifications de dernière minute sans devoir se soucier du format source.

Des PDF avec els sources à l'intérieur

Mais là où cette extension devient vraiment intéressant c'est dans la création d'un mode d'exportation en format PDF hybride. Cette PDF hybride contient donc le document en mode PDF normal plus les sources en ODF. De cette façons, les récepteurs du document peuvent l'ouvrir avec Acrobat Reader comme un PDF normal, mais s'ils ont OpenOffice.org, ils peuvent l'ouvrir et l'éditer comme n'importe quel autre document ODF.

Je travaille dans un environnement où l'utilisation d'OOo n'est pas encore généralisée, je suis obligé en général d'envoyer les fichiers en deux formats, ODF et PDF. Avec ce nouveau mode PDF hybride, il me suffira d'envoyer le PDF et chaque utilisateur pourra choisir le mode avec lequel il traite le document, comme un bon vieux PDF ou comme un fichier OpenDocument.

Ubuntu, tu as mis où Acrobat Reader ?

6 novembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Encore un billet pour pour raconter des petits soucis avec la mise à niveau vers Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex, ce qui à coup sûr fera sourire Raphaël. Et oui, qu'est-ce que je peux faire, j'ai ce côté geek masochiste qui fait que je fasse des mises à niveau des systèmes tout en sachant que je vais devoir y bosser pour qu'il devienne aussi stable qu'avant la mise à jour.

Le dernier de mes petits soucis a donc était la disparition d'Acrobat Reader.

Partons de la base que je sais bien que pour lire des PDFs il y a plein d'alternatives ouvertes à Acrobat Reader, en commençant par Evince de Gnome ou le KPDF de KDE. Cependant, pour certains documents, rien ne vaut avoir le lecteur officiel d'Adobe. Surtout qu'Adobe propose depuis des années des versions pour Linux. Certes, ce n'est pas du logiciel libre, mais ça a le mérite d'être du logiciel gratuit multi-plateforme.

Ce matin donc, en voulant ouvrir avec Acrobat Reader un de ces fichiers PDF qui passent mal sur Evince, j'ai constaté que il avait disparu du système. Cette fois la réponse a été assez facile à trouver, en lisant ma liste de dépôts, /etc/apt/sources.list, j'ai vu que les dépôts Medibuntu étaient commentés, et qu'ils n'avaient pas été migrés à Intrepid Ibex.

La solution a donc été aussi simple qu'ajouter la ligne correspondant au dépôt à la liste :

deb http://packages.medibuntu.org/ intrepid free non-free

et ensuite réinstaller Acrobat Reader et les plugins qui vont bien :

$~ sudo apt-get install acroread acroread-plugins mozilla-acroread

Rien de bien méchant, comme vous pouvez voir.

Ubuntu : pas de proposition de migration vers Intrepid Ibex

4 novembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Mon père s'impatientait hier au téléphone, Mais quand est-ce que mon Ubuntu va me proposer de migrer à Intrepid Ibex ?

Je lui ai dit de patienter encore quelques jours, pensant que chez Ubuntu ils avaient décidé de retarder la mise à niveau massive d'Ubuntu 8.04 Hardy Heron à Ubuntu 8.10 Intrepid Ibexpar soucis de charge des serveurs.

Mais je me trompais, car votre Hardy Heron ne va jamais vous proposer de migrer à Intrepid Ibex. La raison je l'ai appris ce matin grâce à mon collègue Marc, et depuis j'ai trouvé confirmation dans la doc Ubuntu francophone :

Par défaut, la 8.04 est LTS (Long Term Support) et ne va proposer la migration automatique que vers des releases LTS, la 8.10 est une release normale, il faut donc sélectionner "Versions Normales" dans "Système>Administration>Source des Logiciels" onglet "Mise à jour" rubrique "Mise à jour de la version"

Alors, si vous voulez êtes sur Ubuntu 8.04 et vous voulez migrer à Ubuntu 8.10, inutile d'attendre que le système vous le propose, il faudra aller chercher la mise à niveau soi même.

Mais il faut migrer ?

Je profite pour rappeler que cette mise à niveau n'est pas de tout une obligation. La version 8.04 est une version LTS (Long Term Support), qui sera supporté jusqu'à en 2011, et elle reste une version stable, robuste et très performante. La mise à niveau n'est pas vraiment risquée, mais chez certains utilisateurs (comme sur ma machine de travail) elle "casse" des fonctionnalités qu'après il faut réparer à la main, ce qui n'est pas toujours évident pour l'utilisateur non averti.

En clair, ce mise à niveau est plus un affaire de geeks que d'utilisateurs lambda. Si vous ne voulez pas vous embêter avec des éventuels soucis et votre système correspond à vous atteintes actuelles, vous pouvez tranquillement passer de cette mise à jour et attendre la prochaine version LTS en 2009 ou 2010.

Dis-moi, Ubuntu, il est où mon WiFi ?

2 novembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Je crois que aucun de mes lecteurs habituels, pas plus qu'aucun de mes pauvres collègues de travail, hésiteront à me qualifier de fan (ou plutôt fanatique) d'Ubuntu. Pourtant il y a des jours où Ubuntu me prend bien la tête...

Après avoir installé Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex sur mon fixe et mon portable personnels, ce matin je me suis mis à mettre à jour mon ordinateur du travail, un Toshiba Tecra M5. Tout semblait s'être passé sans le moindre soucis, aucun message d'erreur, le système a démarré sans soucis apparent après la reinitialisation... à un détail près : je n'avais pas de WiFi.

Au moment où j'ai fait le constat, j'ai su comment ça allait se passer. J'allais devoir passer ma matinée à parcourir les différentes forums à essayer de trouver d'abord pourquoi le WiFi s'était arrêté de marcher et ensuite quoi faire pour qu'il tourne à nouveau. A ce moment j'ai eu marre d'Ubuntu, marre des mises à jour, marre de m'entêter à utiliser un système libre, je ne pouvais me dire que ¡mierda de día!

Mais bon, après l'instant de crise passé, je me suis mis à traquer le problème, en commençant par la carte WiFi. Et comment j'ai une carte WiFi assez commune, je me suis dis qu'il valait le coup d'expliquer en détail comment la refaire marcher.

Ta carte WiFi, est-elle reconnue ?

La première question qu'on doit se poser avant d'aller consulter les forums est si la carte WiFi est reconnu par le système ou pas. Pour cela, un petit coup de lspci nous donnera la réponse :

~$ sudo lspci 00:00.0 Host bridge: Intel Corporation Mobile 945GM/PM/GMS, 943/940GML and 945GT Express Memory Controller Hub (rev 03) [...] 04:00.0 Network controller: Intel Corporation PRO/Wireless 3945ABG [Golan] Network Connection (rev 02) [...]

Ma carte, une très typique Intel 3945ABG, est bien reconnu par mon Ubuntu, et pourtant sur Gnome le WiFi s'obstine à rester inactif.

L'Intel 3945ABG et le kill switch

Après quelques consultations sur les différents forums d'Ubuntu, il s'avère qu'il y a plusieurs problèmes liés à l'Intel 3945 dans Intrepid Ibex. Le premier est lié au kill switch, l'interrupteur qui permet de couper le WiFi (par exemple pour consommer moins de batterie).

Dans Ubuntu 8.10 ils ont changé le module du kernel chargé du support de l'Intel 3945, le iwl3945. Et le nouveau module semble avoir encore quelques petits soucis. Lorsqu'on démarre avec l'interrupteur du WiFi coupé, et après on essaie d'activer le WiFi, le nouveau iwl3945 ne détecte pas l'activation, et le WiFi ne se met pas en route.

Si vous avez démarré votre ordinateur sans WiFi et vous voulez l'utiliser, vous avez deux options. Soit vous redémarrez votre ordinateur avec l'interrupteur en on, soit vous placez l'interrupteur en on et vous réinitialisez le iwl3945. Cette dernière option est beaucoup plus simple que ça n'en a l'air :

~$ sudo rmmod iwl3945 ~$ sudo modprobe iwl3945

J'ai donc reinitialisé le module et j'ai vu, plein d'espoir, apparaître l'icône du WiFi sur mon bureau. Tout semblait marcher... sauf qu'il n'arrivait pas à se connecter à mon réseau WiFi.

L'Intel 3945ABG et les connexions aux réseaux WEP

Mon réseau WiFi à la maison est du bon vieux WEP (oui, je sais, je devrais m'acheter un router qui fasse du WPA2), le truc le plus simple. Il ne devrais donc pas avoir de soucis, mais mon Ubuntu ne veut pas s'y connecter. Par contre, il n'a pas de soucis à se connecter à des réseaux WiFi ouverts qui tournent dans l'immeuble (les access points Neuf).

En allant à nouveau sur les forums, c'est encore un problème du module iwl3945, et cette fois la solution a déjà été trouvé... sauf que pas sur les paquets standard. Comme la solution est installer une version encore plus nouvelle du module, elle est dans les paquets backports, même si Ubuntu 8.10 est sortie il y a moins d'une semaine.

Activer Backports

Il faut donc d'abord activer les dépôts backports dans Synaptic, et ensuite installer les paquets linux-backports-modules-intrepid et linux-backports-modules-intrepid-generic.

Ou si vous préférez le faire sur ligne de commandes, il faut ajouter au fichier /etc/apt/sources.list la ligne des dépôts backports :

deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu/ intrepid-backports universe main multiverse restricted

En ensuite installer les paquets avec apt-get :

~$ sudo apt-get install linux-backports-modules-intrepid linux-backports-modules-intrepid-generic

Ensuite, vous redémarrez et normalement votre WiFi marchera sans aucun problème.

L'Ubuntu nouveau est arrivé

30 octobre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Le beaujolais Ubuntu nouveau est arrivé !

La sortie officielle d'Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex a eu lieu il y a quelques minutes, et vous pouvez déjà télécharger ou mettre à jour votre système.

Si vous voulez le télécharger, étant donnée la quantité de monde sur les serveurs, je vous conseille d'opter par le bit torrent. D'un côté, ça sera beaucoup plus rapide pour vous. De l'autre, ça réduira la charge sur les différents serveurs. Et comme bonus extra, ça montre encore une fois que le p2p a des usages tout à fait légitimes.

Pour ceux qui sont déjà sur Ubuntu 8.04, la mise à jour sera presque transparente. Lorsque vous allumerez votre ordinateur ordinateur le week-end prochain, vos verrez en haut à droite l’habituel icône de mises à jour disponibles. En cliquant sur lui, l’application System Update (Mise à jour du Système) s’ouvrira comme d’habitude, mais cette fois avec le joli message de “Nouvelle version de la distribution disponible : 8.10″. Et là, vous n’aurez qu’à cliquer…

Hors sujet

Mes gentils collègues de travail me reprochent que depuis une quinzaine de jours mes billets deviennent assez creux.

C'est vrai que pendant ces quelques jours de vacances mon blog est carrément passé à un deuxième plane, et que j'ai mis des billets qu'on pourrait considérer comme du remplissage (comme celui-ci ou celui-là).

De l'autre côté, mon blog est bien connu par son absence de ligne éditoriale et pour parler des sujets les plus divers qui me passent par la tête, étant avant tout un blog personnel. De ce fait là, j'assume que des différents types de billets plaisent ou déplaisent à des publics différents.

Par contre, si vous pensez que la qualité du blog est en chute, n'hésitez pas à me dire, je vous en remercierai vraiment.

Passage anticipé à Ubuntu 8.10
(Intrepid Ibex)

24 octobre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Même si la sortie officielle de la nouvelle version d'Ubuntu ne se fera que le 30 octobre, la sortie hier de la version release candicate permet déjà de tester Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex sans courir trop de risques1.

Comme d'habitude, j'ai décidé de mettre à jour mon Ubuntu de façon anticipé, afin d'aider à éviter les saturations serveur le jour de la sortie (et aussi, j'avoue, afin de satisfaire ma pulsion geek de le tester avant la sortie officielle :tongue_rolleye_ee:).

Je vous écris donc ce billet depuis mon Ubuntu Intrepid Ibex (Intrepid pour les amis) tout récemment installé.

La manœuvre est très simple et pas vraiment risquée, surtout étant donné que la plupart des commentaires dissent que la version release candidate est assez stable. Ilsuffit de démarrer l'Update Manager (Gestionnaire de mises à jour) en mode développement, depuis la ligne de commandes :

~$ sudo update-manager -d

En appelant l'Update Manager avec le paramètre -d on lui demande de se connecter aux dépôts de la dernière distribution en développement, actuellement le RC d'Intrepid. Lorsque votre Update Manager démarrera, il vous montrera un message indiquant qu'il y a une nouvelle distribution disponible, la 8.10 :

Mise à jour anticipé

Maintenant si vous cliquez sur Mise à jour (ou Update si vous avez votre Ubuntu en anglais comme moi), le processus de mise à jour démarrera. Comme d'habitude, la mise à jour est complètement automatisée, il n'y à rien d'autre à faire. Sur mon ordinateur, le processus a duré deux ou trois heures (je n'était pas devant l'ordinateur quand il a fini).

Bien sûr, pendant que la mise à jour se passe, vous pouvez continuer à utiliser l'ordinateur sans problème. Après la fin de la mise à jour, un petit redémarrage et Intrepid tournera fièrement sur votre machine.

1 Bien entendu, pas sur un environnement critique, pas sur une machine dans laquelle un bug du système pourrait vous faire perdre des informations importantes ou pour laquelle une indisponibilité pourrait vous coûter cher. Voir la note au pied de mon billet d'hier.

Mise à jour à Wordpress 2.6.3

24 octobre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Wordpress

En me levant ce matin, j'ai lu sur Twitter qu'il y avait une nouvelle mise à jour de Wordpress, mais comme je n'avais pas encore reçu sur l'interface d'administration de mon blog le message invitant à actualiser, je n'ai pas pris le temps d'aller plus loin.

Maintenant, en rentrant de manger, je me suis connecté sur mon blog et j'ai et le petit message qui me prévenait de qu'une nouvelle mise à jour de Wordpress était disponible, la version 2.6.3.

Mise à jour disponible

Je suis allé sur le site de Wordpress et j'ai vu que ce n'était qu'une release de maintenance pour corriger une petite faille dans une bibliothèque qui gère les flux RSS de l'interface d'administration.

Ca semblait pas trop méchant, mais j'ai pris quand même deux minutes pour mettre à jour mon Wordpress. Cette fois, c'est encore plus simple que d'habitude. On peut soit décompresser le fichier wordpress-2.6.3.tar.gz sur le répertoire racine du blog, soit simplement réplacer deux fichiers de votre installation Wordpress :

  1. wp-includes/class-snoopy.php
  2. wp-includes/version.php

Et tout est fini, car cette fois il n'y a pas de mise à jour la base de données à effectuer.

Ubuntu 8.10 RC1

23 octobre 2008 par Horacio Gonzalez

On est juste à une semaine de la sortie de la nouvelle version d'Ubuntu, Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex. La béta était sortie il y a une vingtaine de jours, et il semblerait que la plupart des problèmes ont été résolus, car, comme il était prévu dans le planning, le premier release candidate (RC) d'Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex vient d'être officiellement sorti.

Comme pour toute version RC, cet Ubuntu 8.10 RC est à priori identique à la version définitive qui sortira jeudi prochain, à quelques bugs mineures près. En clair, ce n'est pas une version à installer dans un environnement de production1, mais elle est toute à fait adaptée à une utilisation personnelle par l'utilisateur lambda. D'ailleurs, dans la note de lancement de cette RC, ils montrent carrément leur confiance dans le produit :

We consider this release candidate to be complete, stable, and suitable for testing by any user.

Vous pouvez donc déjà télécharger Ubuntu 8.10 RC, ou si vous avez confiance, simplement utiliser l'update-manager pour migrer de Hardy Heron à Intrepid Ibex.

1 : Oui, il ne faut surtout pas installer Ubuntu 8.10 RC dans un environnement de production, mais en gardant la même logique il ne faudra pas non plus installer Ubuntu 8.10 sur ce même environnement le jour de la sortie. Sur un vrai environnement de production on ne devrait jamais installer une nouvelle version d'un logiciel (et moins encore d'un système d'exploitation) avant de l'avoir bien testé sur des environnements moins critiques.

Pour faire court, Ubuntu 8.04 a fait ses preuves, et c'est une version LTS (support à long terme), prévu donc pour un cycle de vie de trois ans. Alors si vous voulez pas courir des risques, vous pouvez encore attendre un mois de plus et prendre le temps de tester Intrepid Ibex sur une autre machine d'abord.

Mise à jour (23 octobre 19h)

Il semblerait que l'annonce est apparu sur le wiki Ubuntu avant la livraison de la RC sur les serveurs. En conséquence, la version qui apparaît encore (le jeudi 23 octobre à 19h00) est la béta et non la RC.

Vous pouvez soit attendre demain, soit tester la pré-RC de hier en la téléchargeant ici.

Mise à jour (24 octobre 7h)

Ca y est, le soucis est corrigé et la version RC est enfin sur les différents serveurs miroirs. Vous pouvez donc la télécharger sans problème.

Pré-commandez dès aujourd'hui vos CDs Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex

21 octobre 2008 par Horacio Gonzalez

Comme vous pouvez voir dans le widget de compte à rebours qui accompagne ces lignes, la sortie de la nouvelle version d'Ubuntu, 8.10 Intrepid Ibex, s'approche à grands pas.

Et dès aujourd'hui, vous pouvez déjà pré-commander vos CDs Ubuntu 8.10 gratuits sur le site ShipIt d'Ubuntu. Les commandes seront expédiés à partir du 30 octobre, jour de la sortie officielle d'Intrepid Ibex, et selon mon expérience, ils arriveront chez vous vers la fin novembre.

Jusqu'à l'année dernière, ils envoyaient une dizaine de CDs par personne, mais cela se prétait à des abus, et beaucoup de CDs finissaient tout simplement à la poubelle. Maintenant, comme ils font depuis l'Ubuntu 7.04, vous ne pouvez demander qu'un CD par commande, que vous recevrez gratuitement à votre domicile. Pour avoir droit à plus d'un CD, il vous faudra justifier votre demande (par exemple pour une association, des formations, un groupe d'utilisateurs d'Ubuntu...).

LiB et Ubuntu

Vous pouvez vous demander à quoi ça sert de commander, même gratuitement, un CD que vous pouvez télécharger en toute légalité. Personnellement je vous ce CD gratuit comme quelque chose de complémentaire au téléchargement. D'abord, parce que le 30 octobre je ne vais pas récupérer le CD d'installation d'Intrepiod Ibex, je vais simplement mettre à jour mon système en utilisant l'update-manager, alors ce CD Ubuntu me permettra d'avoir un CD d'installation au cas où.

Ensuite, il y a le prosélytisme. Lorsqu'on propose à quelqu'un qui n'est pas très familiarisé avec Linux de tester un Ubuntu en mode LiveCD, c'est beaucoup plus rassurant de lui montrer un vrai CD avec une vraie pochette, quelque chose qui a un look professionnel, et non un CD gravé avec Ubuntu écrit au feutre. C'est du marketing, si vous voulez. C'est triste, mais ça marche comme ça.

Et enfin, et de façon purement personnelle, il y a le facteur geek et le plaisir qui donne de recevoir l'enveloppe avec quelques autocollants Ubuntu et le CD dans sa belle pochette, la fierté de placer ce CD sur son bureau à la vue de tout le monde, la sensation d'être partie d'un mouvement qui commence doucement à faire trembler le monopole Windows. C'est un peut-être puéril, une réaction geek de base à la The Big Bang Theory, mais je suis prêt à parier que beaucoup d'entre vous me comprenez.

Ah, et si vous êtes un de ceux qui préfèrent KDE sur GNOME (oui, j'imagine que ça existe, même si je ne peux pas comprendre pourquoi :tongue_rolleye_ee:), vous pouvez aussi pré-commander vos CDs Kubuntu.

Firefox 3.1 Béta 1

15 octobre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Ca y est, la première beta de Firefox 3.1 est officiellement sortie la nuit dernière.

Ca fait bizarre de vous parler de la sortie de Firefox 3.1, car j'ai encore toute fraîche dans la tête la série de billets sur la sortie de Firefox 3.0. Pourtant ça fait presque une année que ça a commencé, avec la sortie de la Firefox 3.0 béta 1 en novembre 2007.

Vous pouvez donc trouver Firefox 3.1 béta 1 sur le site de Mozilla, en plus de soixante langages et pour Linux, Windows et Mac.

Je viens de le télécharger, et d'activer le nouveau (et à priori révolutionnaire) moteur JavaScript (qui par défaut vient désactivé), mais je n'ai pas encore eu le temps de le tester assez pour avoir un avis. En tout cas, c'est encore du Firefox 3, sans changement fondamental.

Pour activer le moteur JavaScript, il suffit d'aller sur la page de configuration de Firefox en tapant about:config dans la barre d'adresses, et mettre à true la valeur javascript.options.jit.content. Ensuite vous relancez Firefox et le tour est joué...

Comme d'habitude, je ne manquerai pas de vous raconter mes impressions après l'avoir utilisé de façon un peu intensive les prochains jours. Et oui, je crois que, encore une fois, c'est parti pour une série de billets sur Firefox...

Je peux entendre déjà le soupir et le "et ça recommence" au fond... Et oui, je suis un fanboy de Firefox, je peux pas m'empêcher... mais j'assume :wink_ee:

Mise à jour

Korben en parle aussi à l'instant, et je me rend compte que je suis verbeux, il dit la même chose en cinq fois moins de lignes... :surprise_ee:

Firefox 3.1 Béta 1, le retour du robot

15 octobre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Il y a quelques mois, tout au long de la période de tests de Firefox 3.0 je vous ai parlé robots géants qui peuplaient les pages d'accueil des différentes [versions beta](<a href=) du navigateur, jusqu'à sa consécration lors de la sortie officielle.

Créé par le directeur créatif de Mozilla, John Slater, à l'origine ce robot n'était qu'un moyen pour attirer l'attention vers la page d'accueil de la beta, où ils expliquaient les différentes façons comme ils pouvaient collaborer avec le développement de Firefox 3. Mais avec les bétas successives, le robot est devenu très populaire, prenant une identité propre, devenant la mascotte du période de tests Firefox 3.0, jusqu'à devenir une vraie star le jour de la sortie.

Aujourd'hui, avec la sortie de Firefox 3.1 béta 1, le robot est de retour.

Robot dans Firefox 3.1b1

Pour l'instant on n'aperçoit que la silhouette, mais John Slater nous promet qu'il se dévoilera de plus en plus avec les différentes versions avant la sortie officielle de Firefox 3.1.

Rappel : pour voir toute la saga en images, vous pouvez visiter le billet que j'avais écris à l'occasion de la sortie de Firefox 3.0b5, le triomphe du robot géant. Ou si vous préférez, vous pouvez aller voir le set Flickr que John Slater a uploadé pour l'occasion.

Mise à jour

J'avais écrit et programmé les deux billets sur Firefox 3.1 ce matin, et depuis on m'a demandé plusieurs fois quelles sont les nouveautés de cette nouvelle version.

J'avais donc pensé faire un autre billet ce soir ou demain, mais entre temps Ronan a posté un billet très complet détaillant les nouveautés de Firefox 3.1 et ce qui à priori sera laissé pour Firefox 4.

Alors mieux qu'écrire ma version à moi, je vous pointe vers son billet...

Au revoir philosophique à la pub

15 octobre 2008 par Horacio Gonzalez
LostInBrittany

En juillet de l'année dernière j'ai introduit un peu de pub sur mon blog, sous la forme de petits vidéos publicitaires. La régie publicitaire qui les fournit s’appelle BlogBang, et je m’était inscrit sur le conseil de quelques amis qui testaient le service.

Je trouvais l’idée assez innovante, surtout à cause du côté communautaire où les vidéos publicitaires n'étaient pas créées que par des agences de publicité mais aussi par les membres du site. Et le résultat était toute à fait honnête pour un blog de la taille du mien, mieux que ce que je pourrais obtenir avec AdSense.

Aujourd'hui je viens de virer la section publicitaire de la barre latérale du blog. Ce n'est pas à cause d'un problème avec BlogBang, ça n'a rien à voir. C'est plutôt une raison philosophique.

Hier je postais un billet où je faisait une traduction d'une planche de XKCD. La planche en question, comme tout XKCD, était fournie sous une licence Creative Commons CC by-nc, ce qui en français on traduit comme CC Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale.

En réfléchissant hier soir sur les licences libres, je me suis rendu compte que à cause de mon petit widget publicitaire, techniquement j'étais en infraction des conditions d'utilisation définies par XKCD. On pourrait argumenter que les maigres revenus obtenus grâce à BlogBang sont loin d'être une vraie activité commerciale, mais je trouve que cela serait de la malhonnête intellectuelle.

A mon avis, si on utilise les licences libres, il faut être irréprochable. On peut pas attaquer les DRM et essayer de propager le logiciel libre et au même temps ne pas respecter les conditions d'utilisation d'une licence Creative Commons, ça serait de la mauvaise foi.

En conséquence, j'ai pris la décision d'enlever le widget BlogBang du blog.

Trop de trafic pour la sortie d'OpenOffice.org 3

14 octobre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et OpenOffice

Hier c'était la sortie de la troisième version d'OpenOffice.org (OOo) 3, comme je vous ai déjà rappelé ces dernières semaines.

Comme je prévoyais vendredi dernier, les serveurs n'ont pas supporté le pic de trafic lié à la sortie et ils ont été hors service une bonne partie de la journée de hier.

Maintenant ils sont de retour, mais avec une version light du site qui semble sortie de 1996 : HTML statique, aucune image, seulement de texte en noir, des liens en bleu soulignés et des belles balises <table>.

OpenOffice.org minimaliste

Cette version légère, beaucoup plus rapide à fournir par les serveurs, les permet pour l'instant de tenir la charge, alors vous pouvez aller télécharger votre OOo3 si vous ne l'avez pas fait déjà...

OpenOffice.org 3 RC 4

10 octobre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et OpenOffice

Comme je vous ai déjà dit, la troisième version d'OpenOffice.org (OOo) 3 arrive lundi prochain, 13 octobre.

J'imagine que lundi il y aura pas mal de trafic sur le site d'OpenOffice. Alors, si vous voulez profiter en avant première de cette nouvelle version, vous pouvez déjà télécharger celle qui sera, sauf erreur de dernière minute, la dernière release candidate1 d'OOo 3, OpenOffice.org 3 RC 4.

Comme pour les RC précédentes, sur la page de téléchargement d'OOo 3 RC 4 vous avez les sources mais aussi les binaires pour Windows, Linux (avec des paquets pour les principales distributions) et MacOS.

1 Encore une fois, je vous rappelle qu'une version RC ou release candidate d’un logiciel est un produit fini, prêt pour être mis en production sauf si on trouve une erreur de dernière minute. A ce niveau, le software présente déjà toutes les fonctionnalités preuves, et aucun bug majeur. Lorsqu’un logiciel est dans son étape RC le code est complet, et les seuls changement postérieurs dans les sources seront pour corriger des éventuels défauts. Mais cela n''empêche que c'est une version de test, non apte pour des environnements de production.

Compte à rebours pour Ubuntu 8.10

6 octobre 2008 par Horacio Gonzalez

Une fois de plus, on est au mois d'octobre. Et parmi d'autres choses typiques de l'automne (comme les promenades en forêt à la recherche de châtaignes, ou les premières grippes...) cela veut dire qu'une nouvelle version d'Ubuntu est sur le point de sortir, comme vous pouvez voir dans le petit widget de compte à rebours qui accompagne ces lignes.

LiB et Ubuntu

Une des caractéristiques d'Ubuntu est la régularité des sorties des nouvelles versions, avec deux versions par an, aux mois d'avril et octobre. Et une fois de plus, ils vont être fidèles à la tradition, Ubuntu 8.10 Intrepid Ibex sortira le 30 octobre 2008.

Dans cette nouvelle version il y a plein de nouveautés, parmi lesquelles il y a le noyau linux 2.6.27, GNOME 2.24, X.Org 7.4 ou les répertoires privés cryptés.

GNOME 2.24

La dernière monture de mon gestionnaire de fenêtres favori, avec des tons d'améliorations pour l'utilisateur final : des contrôles d'écran qui permettent de configurer facilement (et de façon graphique) des environnements multi-écran, des plugins pour la deskbar, des évolutions dans le gestionnaire de fichiers Nautilus (qui permet maintenant l'utilisation d'onglets), un client de messagerie instantanée intégré...

Mais là où ce nouveau GNOME apporte le plus de changements, c'est dans l'aspect GNOME Mobile, des bibliothèques et outils pour permettre à GNOME d'être le gestionnaire de fenêtres idéal pour des ultra-portables et d'autres dispositifs mobiles. Maintenant que les ultra-portables sont à la tête de toutes les listes de ventes, on peut bien imaginer que de plus en plus d'utilisateurs d'Ubuntu seront intéressés par des projets comme Ubuntu Mobile ou Ubuntu Eee, qui embarqueront desormais ce GNOME 2.24.

X.Org 7.4

Si vous avez déjà installé Ubuntu sur des ordinateurs dont les cartes graphiques sont un peu exotiques, ou si vous avez déjà du vous battre pour réussir à avoir un environnement multi-écran, vous avez peut-être connu les joies de devoir éditer le fichier /etc/X11/xorg.conf à la main.

La nouvelle version de X.Org, X.Org 7.4 permettra à la plupart d'utilisateurs de se passer du xorg.conf, et il apportera un mode à preuve d'échec et un gestionnaire de résolution de problèmes qui faciliteront considérablement la vie de l'utilisateur lorsque les soucis arriveront.

Répertoires privés cryptés

Maintenant chaque utilisateur dispose dans son home d'un répertoire privé crypté, ~/Private, très utile pour le cas où vous ne voulez pas crypter tout votre disque dur, mais vous voulez quand même vous assurer que si on vole votre portable le voleur n'aura pas accès à vos photos de famille ou vos plans secrets de domination mondiale...

Une chose qui manquera... ou pas ?

Ce qui suit est très subjectif et personnel, mais je viens de voir avec peine qui Gnome 2.24 n'incorpore pas le plugin OpenChange pour Evolution, et que en conséquence il ne sera pas présent sur Ubuntu 8.10 mais plutôt sur la 9.04.

Pour tous ceux qui comme moi doivent se battre chaque jour avec le plugin OWA (Outlook Web Access) utilisé actuellement par Evolution pour se connecter aux serveurs Exchange, le mail reste le maillon faible dans la chaîne d'adoption de Linux en entreprise. Se connecter à un serveur Exchange ancien devient une galère quotidienne, mais se connecter aux nouveaux Excange 2007 est carrément impossible.

La solution existe, OpenChange, un plugin MAPI qui permet de s'affranchir d'OWA et d'attaquer Exchange en natif. Par contre, il ne sera incorporé à Evolution qu'à partir de GNOME 2.26, c'est à dire qu'il ne sera pas sur Ubuntu (au moins de façon officielle) jusqu'à la version d'avril 2009.

<private joke>J'entends déjà Raphaël rigoler dans son coin...</private joke>

J'ai dis "au moins de façon officielle" car il semblerait qu'il sera possible de l'installer sur Ubuntu 8.10 avec les dépôts expérimentaux.

Et encore...

D'autres améliorations, les plus marquantes desquelles sont détaillées dans la page de Intrepid Ibex, d'autres sur celle de GNOME 2.24, mais j'en parlerai à fur et à mesure.

Encore en beta

Pour l'instant Ubuntu 8.10 est encore en beta. Aussitôt la version release candidate sera sortie, je l'installerai à la maison et je vous ferai mon premier retour.

Joyeux anniversaire, GNU !

27 septembre 2008 par Horacio Gonzalez

Dans ces jours où tout le monde parle du 10ème anniversaire de Google, je vais vous parler d'un autre anniversaire, à mon sens beaucoup plus important, le 25ème anniversaire du projet GNU.

C'était le soir du 27 septembre 1983 lorsque Richard Stallman poste dans le groupe usenet net.unix-wizards un message annonçant son intention d'écrire GNU, une version libre de Unix.

Unix libre!

À partir de ce Thanksgiving, je vais écrire un système de software compatible avec Unix, appelé GNU (pour GNU's Not Unix), et la donner gratuitement à tous ceux qui puisent l'utiliser. Toute contributions de temps, l'argent, logiciel et d'équipement sera la bienvenue.

Le message original mérite bien d'être lu, car il résume à lui tout seul la philosophie de ce qui deviendra la Free Software Foundation (FSF).

La suite, est (ou sera un jour :wink_ee:) dans les livres d'histoire : la création de la FSF en 1985, la licence GPL en 1989, la naissance de Linux en 1991, la création du serveur web Apache HTTP (qui aujourd'hui encore représente plus du 50% de tous les serveurs web) en 1995, et la vraie éclosion du logiciel libre avec la généralisation d'internet, qui a permit la création de vraies communautés de programmeurs autour des différents projets de logiciels libres (dont la plus connue reste SourceForge)...

Aujourd'hui, 25 ans après, certaines des positions de Richard M. Stallman (aussi connu comme RMS) peuvent nous paraître extrémistes, mais lorsqu'on voit comment les licences libres et le concept du copyleft ont changé non seulement le monde de l'informatique mais aussi tout le monde de la culture et la création artistique (avec par exemple les licences Creative Commons et Licence Art Libre), on se rend compte de jusqu'à quel point sa lutte vaut la peine.

D'ailleurs c'est le créateur même de Créative Commons, Lawrence Lessig (professeur de droit à Standford et juriste de renommé internationalle) qui en parle dans l'introduction libre Logiciel libre, à la Société libre : Essais choisis de Richard M. Stallman :

Chaque génération a son philosophe, un écrivain ou un artiste qui capte l'air du temps. Quelquefois, ces philosophes sont reconnus comme tels; souvent cela prend des générations avant qu'ils soient reconnus. Mais reconnus ou pas, un temps reste marqué par les gens qui parlent de leurs idéaux, dans le murmure d'un poème, ou l'explosion d'un mouvement politique.

Notre génération a un philosophe. Il n'est ni artiste, ni écrivain professionnel. Il est programmeur. Richard Stallman a commencé son travail dans les laboratoires du MIT, en tant que programmeur et architecte concevant les logiciels de système d'exploitation. Il a bâti sa carrière publique, comme programmeur et architecte en fondant un mouvement pour la liberté dans un monde de plus en plus défini par le « code ».

Pour finir, je reviens sur le premier paragraphe. Pour moi cet anniversaire est infiniment plus important que les dix ans de Google, non seulement pour sa signification et sa portée, mais aussi car Google n'aurait jamais existé sans les licences libres et sans les outils et systèmes d'exploitation GNU (dont Linux, que RMS préférerait qu'on dénomme GNU/Linux ).

Iron ou Google Chrome pour les ultra-paranoïaques

25 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Depuis sa sortie, Google Chrome est devenu l'un des sujets fétiches de mon blog, ce qui est plutôt ironique, car je n'utilise le navigateur Google que pour faire des tests. Mais bon...

Un problème...

En revenant sur le sujet, vous vous souvenez qu'il y a eu une grande polémique autour de Google Chrome et les informations qu'il pourrait envoyer à Google. Malgré que la plupart de leurs objections se sont avéré injustifiées et le fait qu'on peut configurer Chrome pour qu'il n'envoie aucun information chez Google, les fans des chapeaux en feuille d'étain n'étaient pas satisfaits.

Des solutions ?

Une première solution venait de la main du projet Chromium le code source de Chrome libéré par Google. Le fait de construire son navigateur à partir des sources permet de s'assurer qu'il n'y a pas des éventuels modules cachés ni spyware qui enverrait vos données chez Google. Par contre, construire l'application à partir des sources n'était pas à la portée de tout le monde.

La solution n'a pas tardé, avec des versions pré-pacagées de Chromium, comme le CrossOver Chromium dont je vous ai parlé la semaine dernière.

Mais même en installant à partir de Chromium, il y a certaines fonctionnalités innés à Chrome (comme la barre d'adresses intelligente) qui, si bien on peut les désactiver facilement, sont activés par défaut. Alors, ce n'est pas encore la solution parfaite pour ceux qui se sent très soucieux de leur privacité.

Une solution dure comme fer

Mode parano

La solution vient de la main de SRWare, une société allemande spécialisé dans des solutions de sécurité. Ils vient de sortir Iron, qui est un navigateur basé sur le code Chromium et offrant les mêmes fonctions de base comme Chrome, mais auquel ils ont enlevé les fonctionnalités qui posent des problème au niveau de la protection des données.

La page est en allemand, mais vous avez ici une traduction automatique (vous apprécierez sans doute la délicieuse ironie d'utiliser Google Translator pour faire la traduction...).

N'appartenant pas au peuple des porteurs de chapeaux en feuille d'étain, ce qui je trouve intéressant dans la démarche n'est pas la création d'Iron en lui même, mais le fait de que moins d'un mois après la sortie, on voit déjà sortir le premier fork1 de Chrome, adapté pour un besoin particulier.

Cela me rassure dans mon avis de que en libérant le code source, Google a donné des ailes à leur navigateur, en ouvrant des perspectives qu'il n'aurait jamais eu si le code était resté propriétaire. Je suis persuadé que d'ici en quelques mois on verra plusieurs projets de ce type voir le jour, chacun avec ses particularités et son public cible, mais tous partageant le même cœur de code. Chrome est là pour rester...

1 Comme mon collègue Raphaël me signale, Iron n'est pas un vrai fork, car ils se limitent à prendre la dernière version de Chromium et modifier certains fichiers. Le code d'Iron ne sera donc pas indépendant de Chromium, mais il sera synchronisé avec chaque nouvelle version du code du navigateur Google.

Mise à jour :

  • Merci à Fred pour le scoop, et à Raphaël et Annaïg pour les corrections.
  • Comme Sophie m'a fait remarquer dans les commentaires, tin-foil n'est plus feuille d'étain, mais feuille d'alu, car en début du XXème siècle ils ont changé le matérial (l'aluminium était moins cher) mais gardé la dénomination classique. Voir Wikipedia pour plus d'info.

Flash Player 10 RC2 pour Linux

25 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Ca fait presque 2 ans j'écrivais un billet sur l'installation de Flash Player 9 beta sur Ubuntu. Depuis il y a eu unedeuxième beta, les premiers paquets Ubuntu et enfin, quelque temps après la sortie de la version définitive de Flash Player 9, les paquets officiels sont apparus dans la partie non-free des dépôts Ubuntu.

La première release candidate de Flash Player 10 est sorti en août dernier. Je l'avais installé et testé autant sur mon ordinateur du travail que sur ma machine à la maison, et pour moi il n'était pas assez stable, il faisait tomber mon Firefox plusieurs fois par heure. J'ai un peu cherché sur le net, et les avis étaient assez partagés, alors en base à mon expérience personnelle, j'ai préféré ne pas relayer l'information.

La deuxième release candidate a été annoncé sur le blog de Flash Player pour Linux hier, quoi qu'elle était disponible en téléchargement depuis une dizaine de jours.

Je l'ai installé la semaine dernière, et depuis le premier moment je l'ai trouvé assez stable et rapide, et elle corrige beaucoup des bugs rencontrés dans la première RC (surtout un très embêtant qui l'empêchait de reconnaître ma webcam).

Mais c'est surtout dans mon navigateur secondaire que j'ai vu la différence. Car, comme j'expliquais il y a quelque temps, j'ai normalement deux navigateurs toujours ouverts, un Firefox et un Epiphany. Et Epiphany, au moins dans mes ordinateurs, était beaucoup plus sensible aux erreurs de Flash, et le Flash Player 9 le faisait tomber assez souvent. Avec Flash Player 10 RC2 ce comportement semble s'être corrigé, quoi que j'attends encore avant de crier victoire...

Sinon, un des grands changements dans le développement de cette nouvelle version de Flash, c'est que la version Linux est développée au même temps que la version Windows, les trois plateformes principales (Windows, MacOS et Linux) ont été mises dans un pied d'égalité par Adobe. Ca change de l'époque de Flash 9, où la version Linux est sorti des mois après les versions Windows et Mac, condamnant les utilisateurs de Linux à utiliser des vielles versions de Flash qui ne les permettaient pas d'accéder aux sites développés pour Flash 9.

Une partie de ce que je disais à l'époque reste d'actualité : Flash Player reste un programme au code propriétaire et fermé. Alors, devrait-on être contents d'avoir une version linux ?

Et oui, je sais, ce n’est pas du logiciel libre, et ça va contre tous les préceptes véhiculés par linux. Flash est un format propriétaire, avec des logiciels propriétaires, tenu en monopole par une entreprise. Mais malheureusement, il est devenu une sorte de standard de facto dans le web, plus de 90% des utilisateurs ont un navigateur avec une version ou une autre de Flash Player. Donc je préfère voir ça comme une reconnaissance de la part d’Adobe de que les utilisateurs de linux méritent de la considération, et ça est une bonne nouvelle.

Bien sûr, YMMV...

OpenOffice.org 3 RC2

24 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et OpenOffice

Il y a une quinzaine de jours je vous parlais de la sortie de la première release candidate1 de OpenOffice.org (OOo) 3.

La sortie définitive d'OOo 3 est fixée pour le 13 octobre. D'ici là j'imagine que nous aurons droit à l'habituelle série de versions RC qui permettront de corriger les derniers petits problèmes afin d'avoir une version propre le jour de la sortie.

Pour l'instant le processus continue comme prévu avec la sortie cette semaine de la déuxième release candidate, OpenOffice.org 3.0 RC2.

A priori cette version corrige quelques bugs mineurs de la RC1, et améliore la stabilité de l'ensemble. C'est pour ça que si vous avez déjà installé la RC1, il serait bien de continuer dans la démarche de test en actualisant vers cette RC2.

1 Encore une fois, je vous rappelle qu'une version RC ou release candidate d’un logiciel est un produit fini, prêt pour être mis en production sauf si on trouve une erreur de dernière minute. A ce niveau, le software présente déjà toutes les fonctionnalités preuves, et aucun bug majeur. Lorsqu’un logiciel est dans son étape RC le code est complet, et les seuls changement postérieurs dans les sources seront pour corriger des éventuels défauts. Mais cela n''empêche que c'est une version de test, non apte pour des environnements de production.

Retour sur les visiteurs utilisant Chrome

17 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Ca fait déjà quinze jours de la sortie de Google Chrome, et je crois que ce n'est un secret pour personne que le navigateur de Google a fait beaucoup parler de lui.

Quelques jours après la sortie, j'écrivais un billet en m'étonnant du nombre de visiteurs utilisant Google Chrome sur mon blog, qui était autour du 6%. Dans les commentaires, on me faisait remarquer que c'était beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions quelconques sur ces statistiques, avis que je partage complètement. Cependant ce 6%, et surtout des résultats semblables sur plein de sites montraient que Google avait réussi son buzz, que beaucoup de monde avait essayé Chrome.

Aujourd'hui, avec ce première quinzaine de vie de Chrome, c'est encore tôt, mais les données peuvent commencer à être prises avec moins de pincettes. Et en regardant Google Analytics ce matin, sur les visites des derniers sept jours j'ai obtenu ces résultats :

Browser stats for lostinbrittany.org

Les visiteurs utilisant Chrome dépassent encore le 5%, au détriment surtout des utilisateurs de Firefox, et ils sont bien plus nombreux que les utilisateurs de Safari ou Opera. Si bien on peut mettre ça sur l'effet du buzz, au moins cela montre que c'est un buzz qui dure, et que beaucoup de ceux qui ont essayé Chrome continuent à l'utiliser encore deux semaines après.

Prochaine étape, dans quinze jours, lorsque un mois se sera écoulé et on commencera à voir la vraie vitesse du croisière du navigateur de Google...

Chromium (code source de Chrome) sur Ubuntu

17 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Pour continuer sur le sujet de Google Chrome, il y a du nouveau du côté de leur utilisation sur des systèmes autres que Windows.

Comme je vous ai déjà raconté, j'ai testé Chrome sur Ubuntu en utilisant Wine, mais la méthode demandait un peu de bricolage.

Pour ceux qui n'ont pas envie de faire ces manipulations, depuis quelques jours il y a une solution bien plus simple qui permet d'installer et faire tourner facilement Google Chrome sur MacOS et sur les principales distributions de Linux : CrossOver Chromium, mise au point par les gens de Code Weavers.

Avec le bénéfice ajouté, surtout pour les fans du chapeau en feuille d'alu, de que la version qu'ils proposent ne se base pas dans la version compilé de Google Chrome, mais dans Chromium, le code source libéré par Google (et donc soumis au scrutin des internautes, alors sans des possibles modules cachés) .

Sur le site de CrossOver Chromium vous pouvez donc trouver un installateur .dmg pour Mac OS, les paquets .deb pour Ubuntu (et d'autres distros basées sur Debian), les .rpm de Fedora et un installateur en ligne de commandes pour toute autre distribution Linux.

J'ai donc téléchargé le .deb et je l'ai installé d'un simple click avec l'installateur de paquets d'Ubuntu. Et quelques secondes après, Chromium tournait sur ma machine, sans le moindre accroc.

Chrome sur mon Ubuntu

Après quelques heures d'utilisation, j'ai constaté que cette version de Google Chrome marche mieux que la version officielle tournant sur Wine. La version officielle avait quelques bugs lorsqu'elle tournait sur Wine, surtout dans la barre d'adresses, et dans l'affichage de certaines pages, et pour l'instant je n'ai expérimenté aucun de ces bugs dans ce CrossOver Chromium.

Alors vous n'avez plus d'excuse si vous vous sentiez tenté par Google Chrome mais l'idée de devoir bidouiller pour l'utiliser sur Mac ou Linux vous décourageait. Un simple click et le tour est joué...

Installation d'Ubuntu sur un Asus Eee PC

15 septembre 2008 par Horacio Gonzalez

Introduction

LiB et Ubuntu

Après avoir longuement hésité, et avoir retardé l'achat grâce à un agitateur de curiosité, je me suis acheté un Asus Eee PC en mai dernier, quelques jours avant partir à JavaOne.

C'était tout bizarre d'acheter enfin un ordinateur avec Linux pré-installé, même si j'avais des doutes sur la distribution choisie, une version modifiée de Xandros. Après l'avoir reçu, j'ai constaté que si bien le Xandros était un système sympathique (au moins une fois qu'on abandonnait le Easy mode et on passait au bureau complet), je voulais quand même installer un Ubuntu.

Avec la préparation du voyage et des petits problèmes familiales, je n'ai pas trop eu le temps d'installer l'Ubuntu, même si les tutoriaux semblaient indiquer que c'était facile.

Après San Francisco je me suis servi de mon Eee PC ponctuellement, lorsque je suis en déplacement, et je dois dire qu'il est beaucoup plus agréable à porter partout qu'un PC portable traditionnel. Mais ne l'utilisant qu'en voyage, je n'ai jamais trouvé le moment de me pencher sur l'installation d'Ubuntu.

Vendredi dernier j'étais en déplacement, avec mon Eee PC dans le sac, et au retour je me suis décidé à passer un peu de temps pour mettre le système à mon goût. J'ai donc cherché sur le net et j'ai vu que les choses ont beaucoup évolué dans les six derniers mois.

Ubuntu Eee

Ubuntu Eee est une version d'Ubuntu adaptée pour l'Eee PC, autant du point de vue du hardware (avec les bons drivers pour les composants des différentes versions de l'Eee PC) que du software.

La principale différence entre Ubuntu Eee et un Ubuntu standard est l'utilisation de Ubuntu Netbook Remix, un interface d'utilisateur très novateur spécialement adapté à la petite taille des écrans de l'Eee PC. Cet interface, présenté en Juin dernier, le Netbook Remix a reçu de suite des bonnes critiques, et le moins qu'on peut dire est-ce que sur un petit écran il est vraiment très pratique et esthétiquement très agréable.

Ubuntu Eee sur mon Eee PC 701

Ce Ubuntu Eee avait donc l'air bien sympathique et, et, cerise sur le gateau, la procédure d'installation était nettement plus simple que celle de il y a six mois. Je me suis donc mis à la tâche et quelque temps après mon Eee PC tournait à merveille avec un superbe Ubuntu Eee.

Procédure d'installation

La façon la plus simple d'installer Ubuntu Eee est en mode Live USB, d'une façon semblable à comme on utilise le Live CD pour installer un Ubuntu classique. Et en bonus, cela vous permettra de tester la distribution avant de l'installer, et décider donc en connaissance de cause si Ubuntu Eee est faite pour vous ou pas.

Il vous faut donc une clé USB avec au moins 1 Go de libre. Les données qui sont sur la clé ne seront pas écrasées, mais comme mesure standard de précaution je vous suggère de les sauvegarder avant.

Ensuite il vous faut télécharger UNetbootin, un logiciel libre qui permet de créer des systèmes Live USB. Il y a une version d'UNetbootin spécialement adaptée pour la création de la Live USB de Ubuntu Eee, déclinée pour des postes Windows et Linux. Vous téléchargez donc la version adaptée au système depuis lequel vous allez créer la Live USB.

Si vous êtes sur Linux, vous avez aussi besoin d'avoir installé syslinux, une suite de chargeurs d'amorçage de faible taille. Sur Ubuntu, il vous suffit de faire :

sudo aptitude install syslinux

Ensuite vous connectez la clé USB que vous allez utiliser et vous lancez UNbootin Ubuntu Eee.

Vous sélectionnez l'installation à partir d'internet, avec la dernière version disponible d'Ubuntu Eee (à jour d'aujourd'hui la version 8.04). Vous sélectionnez ensuite la clé USB sur laquelle installer la Live USB (/dev/sdb1 dans mon cas) et vous cliquez sur Ok.

Quelques minutes après le tour est joué et la Live USB d'Ubuntu Eee est créée.

Vous branchez la clé sur le Eee PC et lors du démarrage vous pressez la touche Esc pour appeler au gestionnaire de dispositif de démarrage. Vous sélectionnez le démarrage ) partir de la clé USB, et vous verrez apparaître l'écran de démarrage d'Ubuntu.

Ensuite le reste est comme une installation classique d'Ubuntu à partir d'un Live Cd. On peut choisir de l'installer sur le disque dur de l'Eee PC, en écrasant le Xandros, où sur la carte mémoire, ce qui vous permettra de choisir au démarrage. Personnellement moi je l'ai mis sur le disque dur, car je sais que je ne démarrerais plus sur Xandros si j'ai un Ubuntu.

Une fois l'installation finie, vous redémarrez votre Eee PC et vous pourrez profiter d'un beau Ubuntu avec Netbook Remix :

Ubuntu Eee sur mon Eee PC 701

Même si à priori ça ne vous intéresse pas trop d'installer Ubuntu sur votre Eee PC, je vous conseille de créer la Live USB et de faire un test en comparant Ubuntu Eee avec le Xandros du Eee PC, peut-être vous changerez d'avis...

Greasemonkey pour Google Chrome

10 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Il semble que la production d'outils pour Google Chrome prend son envol. Hier je vous parlais de ChromePlugins.org, un dépôt d'extensions et plugins pour le navigateur Google, et aujourd'hui je vais vous parler de Chromemetal, un petit logiciel équivalent au Greasemonkey pour Firefox.

Greasemonkey est l'une des extensions les plus populaires pour Firefox. Elle permet de modifier le comportement et l'aspect de n'importe quelle page web pour l'adapter aux envies ou besoins de l'utilisateur. Par exemple, si comme moi vous détestez le nouveau interface de Delicious, vous pouvez utiliser Greasemonkey pour que pour vous Del.icio.us devient comme avant (points y compris). Pour faire ça, Greasemonkey s'appuie sur des userscripts, des petits bouts de code en JavaScript que l'extension fait passer après le chargement de la page.

Il y a des scripts pour la plupart de sites webs et pour les besoins les plus diverses, éparpillés partout sur le net. Un bon endroit pour commencer votre recherche est userscripts.org, qui recense les userscripts et permet aux utilisateurs de poster des commentaires et des reviews sur chacun, un peu comme le dépôt d'extensions de Firefox chez Mozilla.

Greasemetal reprend donc ce modèle de fonctionnement de Greasemonkey et l'adapte au Google Chrome. Comme Chrome n'a pas encore une API d'extensions, il a fallu que le concepteur de Greasemetal soit créatif, et le logiciel se présente sur la forme d'un fichier exécutable. L'utilisateur ne démarre plus Chrome directement, mais Greasemetal, qui va lui même appeler Google Chrome. Ce comportement permet à Greaseletal d'agir comme un proxy qui intercepte les appels de Google Chrome et introduit les userscripts au bon endroit pour que Google Chrome les interprète.

Greasemetal est compatible avec la plupart de userscripts sauf ceux qui s'appuient sur des fonctionnalités scepécifiques Greasemonkey. Si vous voulez plus d'information, je vous suggère le blog du créateur de l'outil, Kazuho Oko.

En tout cas, grâce à des projets comme Greasemetal ou ChromePlugins.org, le manque d'adaptabilité de cette première beta de Google Chrome pourrait bientôt n'être plus un problème...

Mise à jour à Wordpress 2.6.2

9 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Wordpress

Après la sortie de Wordpress 2.6.1 il y a une vingtaine de jours, on s'attendait à commencer à voir les premières betas de Wordpress 2.7, car à priori il n'y avait pas d'autre version intermédiaire de prévue.

Cependant, en arrivant chez moi ce soir, je me suis connecté sur mon blog et j'ai et le petit message qui me prévenait de qu'une nouvelle mise à jour de Wordpress était disponible, la version 2.6.2.

Mise à jour disponible

Je ne peut pas dire grande chose sur les nouvelles fonctionnalités ou les bugs corrigés par cette version, car à part du lien vers le fichier, il n'y a pas d'autre information sur le site de Wordpress. Les blogs officiels Wordpress n'en parlent pas encore et la plupart de blogs officieux se limitent à relayer la nouvelle de que la version 2.6.2.

L'installation de cette mise à jour est même plus simple que d'habitude (et ça veut dire beaucoup). Il suffit de décompresser le fichier wordpress-2.6.2.tar.gz sur le répertoire racine du blog et le tour est joué, car cette fois il n'y a pas de mise à jour la base de données à effectuer.

Si demain je découvre plus d'information sur cette mise à jour je ne manquerai pas de vous informer...

Mise à jour

Valentin a plus d'information sur son blog, il semble que cette version corrige une importante faille de sécurité, alors si j'étais vous je ferais la mise à jour rapidement...

Extensions pour Google Chrome

9 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Une des principales critiques qu'on fait à Google Chrome c'est que dans l'état il est assez pauvre, surtout pour les utilisateurs qui sont habitués à Firefox et sa myriade d'extensions. Si comme moi, vous reprochez cette pauvreté au nouveau navigateur de Google mais vous voudriez continuer à l'utiliser, j'ai peut-être un début de solution pour vous.

Cette ébauche de solution s'appelle ChromePlugins.org, un site dédié aux plugins et extensions pour Google Chrome.

Logiquement, le site est encore à ces débuts, mais cela ne lui empêche d'avoir déjà des outils très intéressants pour Google Chrome, comme le petit programme qui permet de faire des sauvegardes du profil ou les thèmes qui permettent de modifier le look de Chrome pour qu'il prenne des allures de Firefox ou d'application Mac.

Il faut noter que ces outils ont encore plus de mérite car chez Google ils n'ont pas encore développé une API d'extensions, alors les développeurs ont dû mettre les mains dans le code brut du navigateur pour pouvoir les programmer.

Bref, un site très sympathique que j'ai découvert via AccesOWeb.

OpenOffice 3 arrive bientôt

8 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et OpenOffice

La sortie d'OpenOffice 3 n'est plus loin.

Avec l'annonce hier d'OpenOffice 3.0 RC11, l'équipe de développement de la suite bureautique libre leader du marché confirme que la sortie de la nouvelle version est déjà proche.

Comme pour toute version RC, cela veut dire que ce OpenOffice 3.0 RC1 est une version à 99% identique de la version définitive, qui sortira à priori en fin septembre ou début octobre.

Si vous voulez la tester, sur le site d'OpenOffice vous trouverez les sources et les binaires pour Linux, Solaris, Windows et MacOS. Il vous suffit de télécharger la bonne version et la tester.

Moi, en tout cas, je l'ai installé et tester cet après-midi, et je ne reviendrai pas en arrière...

Et oui, mais il fait quoi de nouveau ?

La liste de nouveautés est longue, et cela va de l'interface aux entrailles de l'application, en passant par un système d'extensions à la Mozilla. En faisant un petit résumé forcement subjectif des nouvelles fonctionnalités, le plus remarquable pour moi serait :

  • Support natif de Mac OSX. OpenOffice tournera maintenant comme toute autre application Aqua, sans devoir passer par la couche X11. Je suis persuadé que mon collègue Fred appréciera :wink_ee:

  • Côté interface, les icônes ont changé, et un nouveau Start Centre vous accueille au démarrage.

  • Côté options, OpenOffice adopte un système d'extensions semblable à celui de Firefox et Thunderbird, avec un dépôt d'extensions dans lequel il y a déjà presque un centaine d'extensions pour ajouter les fonctionnalités les plus diverses à votre suite bureautique.

  • OO Calc devient un outil de travail collaboratif avec un système de partage pour les feuilles du tableur, un peu à la Google Spreadsheet.

  • Sur OO Writer, le zoom devient modulable et il est possible de voir plusieurs pages côte à côte, ce qui est très pratique lorsque on a un écran 16:9 de 21"...

  • Le moteur d'OpenOffice a évolué pour accepter la nouvelle version du format de document OpenDocument, ODF 1.2, ainsi que les documents générés par MS Office 2007 dans le soit disant standard Office Open XML.

    Cela veut dire que vous pourrez enfin lire ces documents en format .docx, .xlsx, .pptx et autres envoyés par ces amis mal informés qui utilisent encore la dernière version de la suite bureautique payante et propriétaire...

Tout ça sans compter avec plus de stabilité, plus de vitesse et des centaines de petites améliorations. De quoi faire encore meilleur l'un des meilleurs logiciels libres...

1 Je vous rappelle qu'une version RC ou release candidate d’un logiciel est un produit fini, prêt pour être mis en production sauf si on trouve une erreur de dernière minute. A ce niveau, le software présente déjà toutes les fonctionnalités preuves, et aucun bug majeur. Lorsqu’un logiciel est dans son étape RC le code est complet, et les seuls changement postérieurs dans les sources seront pour corriger des éventuels défauts.

Google Chrome sur Ubuntu, la suite

7 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Dans les commentaires sur le précédent billet, certains personnes semblent rencontrer des problèmes avec la recette que j'avais fourni pour utiliser Google Chrome sur Ubuntu avec Wine.

En lissant la page de Google Chome sur la base de données d'applications du site de Wine, j'ai vu qu'ils proposent une recette légèrement différente à la mienne.

Je l'ai donc testé et ça marche bien. Je vous la propose donc ici comme une alternative pour ceux qui avaient des problèmes avec la méthode précédente.

Recette alternative

  1. Installer la version 1.1.3 (ou supérieure) de Wine. La version actuellement disponible dans les dépôts Ubuntu étant plus ancienne, il faut d'abord ajouter les dépôts de Wine :

    wget -q http://wine.budgetdedicated.com/apt/387EE263.gpg -O- | sudo apt-key add -

sudo wget http://wine.budgetdedicated.com/apt/sources.list.d/hardy.list -O /etc/apt/sources.list.d/winehq.list

Et ensuite installer la nouvelle version de Wine :

sudo aptitude update sudo aptitude install wine

  1. Installer le script Winetricks et l'utiliser pour télécharger et installer les bibliothèques dont on aura besoin pour faire tourner Google Chrome :

    wget http://www.kegel.com/wine/winetricks

sh ./winetricks msxml3 corefonts firefox flash winxp

  1. Télécharger le fichier d'installation de Google Chrome depuis la page web de Google.

    Normalement, si vous essayez d'obtenir le fichier sur la page principale de Chrome, le site détectera que vous êtes sur Linux et il vous dira gentiment qu'il n'y a pas de version pour Linux. Mais heureusement, quelqu'un a déjà posté le lien direct pour le fichier d'installation.

    N'oubliez pas de déposer le fichier dans votre répertoire home, ou dans un répertoire sur lequel votre utilisateur a des permissions de lecture, écriture et exécution.

  2. Installer l'exécutable en utilisant Wine depuis le répertoire où vous avez déposé l'installateur :

    wine chrome_installer.exe
  3. Maintenant Chrome est installé sur votre système, il suffit de lui donner les bons paramètres pour le démarrage :

    wine "C:\\windows\\profiles\\UTILISATEUR\\Local Settings\\Application Data\\Google\\Chrome\\Application\\chrome.exe" --new-http --no-sandbox

    où à la place de UTILISATEUR vous mettez votre nom d'utilisateur

Les deux recettes marchent donc bien pour moi, j'espère qu'au moins l'une d'entre elles le fera pour vous. Sinon, n'hésitez pas à me le dire dans les commentaires, on essayera de trouver une solution ensembles.

Chrome sur mon Ubuntu

Tester Google Chrome sur Ubuntu

4 septembre 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Google Chrome

Comme je disais hier, je n'avais pas encore pu tester Google Chrome, car pour le moment la seule version disponible était pour Windows.

Sauf que les gens de Wine n'ont pas attendu pour rélever le défi, et maintenant il est possible d'exécuter Google Chrome sur Linux en utilisant Wine. Pour y arriver il faut bricoler un peu, je ne vais pas vous le cacher, mais rien de quoi effrayer même les utilisateurs les plus novices, il suffit de suivre les instructions.

On peut arriver au même résultat avec n'importe quelle distribution de Linux, mais la façon de faire sera légèrement différente en fonction des gestionnaires de paquets et le système d'installation de chaque famille de distributions. Je vais vous décrire ici la procédure à employer sur Ubuntu 8.04 Hardy Heron, que c'est la distribution sur laquelle je viens de tester le navigateur de Google.

  1. Installer la version 1.1.3 (ou supérieure) de Wine. La version actuellement disponible dans les dépôts Ubuntu étant plus ancienne, il faut d'abord ajouter les dépôts de Wine :

    wget -q http://wine.budgetdedicated.com/apt/387EE263.gpg -O- | sudo apt-key add -

sudo wget http://wine.budgetdedicated.com/apt/sources.list.d/hardy.list -O /etc/apt/sources.list.d/winehq.list

Et ensuite installer la nouvelle version de Wine :

sudo aptitude update sudo aptitude install wine

  1. Installer le script Winetricks avec lequel on pourra télécharger et installer les bibliothèques dont on aura besoin pour faire tourner Google Chrome :

    wget http://www.kegel.com/wine/winetricks

sh ./winetricks riched20 riched30 sh ./winetricks directx9 sh ./winetricks msxml3 msxml3r sh ./winetricks winxp

La dernière ligne permet de placer Wine en mode Windows XP, car si comme moi vous aviez Wine en mode Windows 2000, Chrome ne s'installerait pas.

  1. Télécharger le fichier d'installation de Google Chrome depuis la page web de Google.

    Normalement, si vous essayez d'obtenir le fichier sur la page principale de Chrome, le site détectera que vous êtes sur Linux et il vous dira gentiment qu'il n'y a pas de version pour Linux. Mais heureusement, quelqu'un a déjà posté le lien direct pour le fichier d'installation.

  2. Installer l'exécutable en utilisant Wine depuis le répertoire où vous avez déposé l'installateur :

    wine chrome_installer.exe
  3. Maintenant Chrome est installé sur votre système, il suffit de lui donner les bons paramètres pour le démarrage :

    wine "C:\\windows\\profiles\\UTILISATEUR\\Local Settings\\Application Data\\Google\\Chrome\\Application\\chrome.exe" --new-http --in-process-plugins

    où à la place de UTILISATEUR vous mettez votre nom d'utilisateur

Et voilà, c'est tout, vous avez Google Chrome qui tourne sur votre système.

Chrome sur mon Ubuntu

Pour le moment ça semble très bien marcher, mais je continue à préférer mon Firefox. Demain, après plus d etemps d'utilisation, je vous raconterai plus...

Mise à jour à Wordpress 2.6.1

19 août 2008 par Horacio Gonzalez

Aujourd'hui, en me connectant sur le blog après mon retour de Ciudad Rodrigo, j'ai vu sur l'interface d'administration le petit message de mise à jour disponible.

Mise à jour disponible

Comme d'habitude dans ces cas, il a suffit de décompresser le fichier wordpress-2.6.1.tar.gz sur le répertoire racine du blog, se connecter à l'interface d'administration et cliquer pour dire qu'on est d'accord pour mettre à jour la base de données.

LiB et Wordpress

Selon le blog de Wordpress, cette version 2.6.1 est simplement une release de maintenance, pour corriger quelques bugs de la 2.6. Aucun des bugs corrigés concernant la sécurité, cette mise à jour apporte surtout un peu de confort extra pour l'administrateur du blog. Autant dire qu'il n'y a aucun urgence à faire la mise à jour, le blog ne court pas de danger immédiat si ça ne se fait pas de suite.

Si vous voulez plus d'information, vous avez la liste complète de la soixantaine de bugs corrigés par cette 2.6.1.

VirtualBox ne marche plus après mise à jour d'Ubuntu

6 août 2008 par Horacio Gonzalez
LiB guru Ubuntu

Dans mon billet d'hier je vous suggérais l'utilisation d'une machine virtuelle Windows sur VirtualBox comme solution pour pouvoir continuer à employer sur votre poste Linux les quelques applications Windows indispensables pour votre travail.

Aujourd'hui je continue dans la même thématique en vous parlant d'un des problèmes que tôt ou tard vous aller trouver lorsque vous travailler avec VirtualBox : le jour où ça refuse de démarrer.

Imaginons donc que vous suivez mon conseil d'hier et vous installez une machine virtuelle Windows dans votre Ubuntu avec VirtualBox. Et là un jour où vous faites les mises à jour automatiques Ubuntu, comme d'habitude, VirtualBox ne démarre plus votre machine virtuelle, avec en vous disant que le module du kernel n'est pas disponible :

VirtualBox kernel driver not installed. The vboxdrv kernel module was either not loaded or /dev/vboxdrv was not created for some reason. Please install the virtualbox-ose-modules package for your kernel, e.g. virtualbox-ose-modules-generic.. VBox status code: -1908 (VERR_VM_DRIVER_NOT_INSTALLED).

Le problème

Qu'est-ce que s'est passé ? C'est grave ? La réponse est relativement simple, et la solution aussi, alors pas de panique.

Pour être performant, VirtualBox a besoin d'interagir directement avec le kernel Linux, le noyau du système d'exploitation, et pour faire cette interaction il a besoin de qu'un module spécifique soit chargé par le kernel, c'est ce virtualbox-ose-module dont le message vous parle.

Comme tous les modules du kernel, il doit être construit (compilé) spécifiquement pour la version du kernel que vous utilisez, et c'est là qu'il y a eu un soucis. Lorsque vous avez fait la mise à jour d'Ubuntu, il a détecté et installé des paquets pour une nouvelle version du kernel, et n'ayant pas trouvé des nouveaux paquets pour virtualbox-ose-module, il ne l'a pas actualisé. En gros, votre moduele virtualbox-ose-module n'est plus compatible avec la version du kernel que vous venez d'installer.

Le problème vient de la nature même des logiciels libres, chaque composant de la distribution Ubuntu est entretenu par des personnes différentes, la plupart d'une façon bénévole. Normalement, lorsqu'il y a une mise à jour du kernel, les responsables des composants qui y dépendent préparent aussi les mises à jours pour qu'ils soient disponibles au même temps, ce qui évite ce type de désagréments. Mais il suffit que la personne ait un empêchement ou soit parti en weekend pour que le module ne soit pas mise à jour, et votre machine virtuelle ne marche plus.

La solution

Normalement le problème va disparaître tout seul un ou deux jours après, lorsque le responsable des paquets VirtualBox publiera dans les dépôts la bonne mise à jour. Mais des fois on ne peut pas se permettre d'attendre deux jours, et dans ce cas il faut trouver la solution.

Voici donc les bref étapes à suivre pour que votre machine virtuelle soit opérationnelle à nouveau en moins de cinq minutes. La procédure se fait en ligne de commandes, il vous suffit donc de lancer un terminal et suivre les pas suivants :

  1. Installer le paquet des sources de virtualbox-ose-modules sudo apt-get install virtualbox-ose-source
  2. Compiler ces sources pour le kernel actuel et les installer comme modules du kernel sudo m-a prepare sudo m-a auto-install virtualbox-ose
  3. Relancer le service vboxdrv sudo /etc/init.d/vboxdrv start

Quelques instants après le tour est joué, et la machine virtuelle marche à nouveau.

Poste de travail Linux et applications Windows

5 août 2008 par Horacio Gonzalez
LiB guru Ubuntu

Tiens, ça faisait longtemps que je n'écrivais pas des billets plus ou moins techniques...

Ca fait déjà trois ans que j'ai effacé la partition Windows XP de mon ordinateur à la maison et que je tourne exclusivement sur Ubuntu. Au début ça m'a demandé en temps d'adaptation, je ne trouvais pas le bon remplacement pour certaines des outils que j'employais sur Windows, mais après quelques mois Windows ne me manquait pas de tout.

Mais ce changement à Windows, tout à fait envisageable dans un environnement privé, peut s'avérer problématique dans un environnement professionnel, où le choix des outils est souvent dicté par l'entreprise.

J'ai la chance de travailler dans une boîte assez souple pour me permettre avoir un poste de travail sur Linux, et où la plupart d'outils sont multiplateforme. Cependant, il reste toujours quelques outils exclusivement Windows, pour lesquels un poste de travail Linux pose de soucis.

Dans ce cas là, il faut chercher des alternatives, et essayer de trouver la solution la plus adaptée à chaque cas. Et des possibles alternatives, il y en a :

  • Rester sur Windows

    Après tout, si l'entreprise utilise des applications exclusivement Windows, la solution de facilité reste toujours laisser Windows sur le poste de travail.

  • Exécuter les applications Windows avec Wine

    Lorsque c'est possible, c'est la solution idéale, on exécute les applications dont on a besoin de façon native sur son poste Linux. Mais je dis bien sur le papier, car il y a encore beaucoup d'applications qui ne marchent pas bien sur Linux.

    De toutes façons, il vaut la peine faire un détour périodique sur la base de données des applications compatibles avec Wine, car leur nombre augmente de jour en jour.

  • Avoir une partition Windows en double boot

    Sur le papier ce n'est pas une mauvaise solution, mais elle peut vite s'avérer très peu pratique. Si on est oublié d'utiliser souvent des applications Windows, même pour des tâches ponctuelles, il est pénible de devoir redémarrer son poste sur Windows et ensuite changer à nouveau à Linux. Du point de vue de la productivité, c'est la pire des solutions.

  • Avoir un poste Windows par service et se connecter par RDP.

    Avec un client Remote Desktop Protocol comme rdesktop on peut ouvrir une session sur le serveur depuis son poste de travail et travailler sans encombre. C'est la solution la plus pratique lorsqu'on dispose de un ou plusieurs serveurs Windows.

  • Avoir une machine virtuelle Windows

    Avec des logiciels de virtualisation on peut avoir un système d'exploitation Windows qui tourne dans une fenêtre du bureau Linux.

    Certes, les performances ne sont pas aussi bonnes que pour la machine réelle, mais la différence est de moins en moins appréciable. Pour la plupart d'applications (mise à part les jeux), on ne voit pas des réelles différences de vitesse après le démarrage de ma machine virtuelle.

LiB évangéliste Ubuntu

La première solution était écartée d'emblée. Ce billet part du postulat de qu'on veut un poste de travail sur Linux, je ne vais pas y répéter les avantages du logiciel libre sur le software propriétaire, ni les raisons pour migrer sur Linux.

Certaines des applications dont j'ai besoin ne marchent pas encore bien sur Wine, alors j'ai dû écarter aussi cette réponse, au moins pour le moment.

Le double boot ne me convient pas non plus, car je fais une utilisation très ponctuelle de ces applications, quelques minutes par ici et par là. Il me faudrait donc complètement arrêter de travailler, fermer toutes les applications et redémarrer pour dix minutes après faire l'opération inverse.

N'ayant pas de serveur Windows sous la main (ce que d'ailleurs est plutôt une bonne nouvelle), la solution RDP tombe à l'eau elle aussi.

En conséquence, j'ai choisi la solution de la machine virtuelle, et j'ai installé VirtualBox sur mon poste. J'ai ensuite créé une machine virtuelle Windows 2000, dans laquelle j'ai installé les applications Windows dont j'ai besoin.

Lorsque j'ai besoin d'utiliser ces applications, je démarre ma machine virtuelle Windows, qui s'ouvre dans une fenêtre de mon bureau Linux, et je peux travailler de façon simultanée sur les deux environnements.

Ca fait déjà une année que je tourne sur cette système et pour moi c'est la solution idéale, la moins contraignante.

Mise à jour suite à une remarque chez Scoopeo : si vous vous décidez par la solution de virtualisation avec VirtualBox, vous trouverez toute l'information nécessaire pour la mettre en place sur la page VirtualBox du site de Documentation francophone pour Ubuntu, ainsi que plus de détails dans leurs forums.

Astuces vectorielles

25 juillet 2008 par Horacio Gonzalez
LiB dessine

Comme vous savez, je fais tous les dessins de mon blog avec Inkscape, un logiciel libre de dessin vectoriel.

On m'a souvent fait la remarque comme Inkscape serait un outil compliqué, peu intuitif, et d'une certaine façon c'est vrai. Je pense que ce n'est pas la courbe d'apprentissage qui est dure, mais le fait de s'adapter au paradigme des graphiques vectoriels, surtout pour les habitués des outils bitmap comme GIMP ou Photoshop.

Les contributeurs d'Inkscape en sont conscients, et c'est pour ça qu'ils ont inclus dans le paquet un tutoriel très complet, l'un des meilleurs que j'ai vu dans un logiciel libre. Ces tutoriels permettent de bien démarrer avec l'outil, et ensuite la pratique prend le relais.

Cependant il y a plein de subtilités et d'astuces qui sont difficiles à découvrir par soit même. Et même après trois ans d'utilisation d'Inkscape, j'ai bien apprécié de tomber sur la soixantaine de tutoriels de Vector Illustration: 60+ Illustrator Tutorials, Tips and Best Practices.

Même si les tutoriels sont orientés Adobe Illustrator, les principes et techniques sont sensiblement les mêmes. Parmi les plus de 60 tutoriels il y a pour tous les goûts : des conseils orientés vers des débutants et d'autres plus avancés, des techniques pour travailler à partir de dessins bitmap et d'autres pour créer directement en vectoriel, des techniques de base et des astuces de pro...

En plus, les tutoriels permettent de découvrir les sites de leurs auteurs, des dizaines d'artistes professionnels et amateurs, et voir les coulisses de leurs oeuvres et leurs façons de travailler.

Trouvé via Microsiervos.

Firefox 3 : La barrière des 5 millions est tombée

18 juin 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

TechCrunch France nous rappelait toute à l'heure l'objectif du Firefox Donwload Day : arriver aux 5 millions de téléchargements.

Et bien, à 10h10 du matin heure française, la barrière des 5 millions est enfin tombée :

Firefox Donwload Day status à 10h10

Il semblerait que le nombre de téléchargements du nouveau Firefox dépasse toutes les expectatives !

Download Day 2008

Jusqu'à où va-t-il arriver ?

Firefox 3 : j'ai dit 5 millions ? Plutôt 7 !

18 juin 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Si ce matin je vous annonçait que le nombre de téléchargements de Firefox 3 dépassait les 5 millions, maintenant c'est un autre cap symbolique qui vient d'être dépassé, celui des 7 millions.

7 millions de téléchargements était la chiffre estimée hier soir par Mozilla d'après les premières heures du Firefox Donwload Day, "si ça continue comme ça on va dépasser les 7 millions de téléchargments".

Et bien, c'est fait. Et il reste encore trois heures avant la fin du Firefox Download Day. Arrivera-t-il à dépasser les 8 millions ?

Firefox Donwload Day status à 16h45

Si vous ne l'avez pas encore fait, vous pouvez encore participer au record et en plus installer le navigateur le plus performant, ouvert et sûr du marché !

Download Day 2008

Bilan du Firefox 3 Download Day à 8h

18 juin 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Une suite rapide à mon billet de hier soir.

Si à 20h30 le nombre de téléchargements de Firefox 3 dépassait les 400 000, vers minuit, lorsque je suis aller me coucher, la chiffre s'élevait déjà à 1,5 millions de téléchargements. Et ce matin à 8h15 le compteur avoisinait les 4,5 millions :

Firefox Donwload Day status à 08h15

Si vous ne l'avez pas encore fait, téléchargez votre Firefox 3 et participez au record.

Download Day 2008

Combien de téléchargements vous pensez qu'il y aura ce soir à 20h, à la fin de la tentative de record ?

Bilan du Firefox 3 Download Day :
8,5 millions de téléchargements

18 juin 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Ca y est, le Firefox Donwload Day est fini. La tentative de record, qui sera soumise à vérification par les gens du Guinness dans les jours qui viennent, a été un vrai succès avec plus de 8,5 millions de téléchargements.

8,5 millions de téléchargements en 24 heures, ça fait une moyenne de presque 6000 téléchargements par minute, avec des pics qui dans les premières heures ont dépassé les 10000 chargements par minute.

Firefox Donwload Day status à 20h15

De mon côté, ça fait 6 billets en 24h, plein de captures d'écran du compteur de téléchargements et bien sûr la satisfaction d'avoir contribué, à mon très modeste niveau, au succès du lancement de Firefox 3.

Et tout ça car Firefox est plus un navigateur pour moi, c'est un symbole, c'est la cristallisation d'une série de valeurs auxquels je suis très attaché. Firefox est un navigateur ouvert, au code libre, respectueux des standards et financé par une fondation à but non lucratif, Mozilla, donc l'objectif déclaré est aider à créer une web libre et ouverte.

Et maintenant il va falloir que je trouve d'autres sujets desquels parler en attendant la sortie de Firefox 4 dans quelques années... :tongue_wink_ee:

Téléchargez Firefox 3 aujourd'hui

17 juin 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Le jour tant attendu est arrivé, aujourd'hui 17 juin c'est la sortie officielle du tout nouveau Firefox 3...

Bon, je ne vais pas vous refaire le speech, car si vous êtes en train de lire ce blog vous savez déjà tout ça. :tongue_laugh_ee:

Ce billet n'est donc qu'un rappel non seulement de la sortie de Firefox 3, mais aussi des Mozilla Parties (si vous avez de la chance d'habiter dans des villes où elles sont organisées) et du Firefox 3 Download Day.

Download Day 2008

Je viens d'aller sur le site de Mozilla et celui du Firefox 3 Download Day, mais la version officielle n'est pas encore disponible.

Je pense que ce n'est qu'une question d'heures, je ne manquerai pas de vous tenir au courant ici et par Twitter.

Mise à jour : Selon mes dernières informations, Firefox 3 sera disponible à 10:00 heure de San Francisco. Cela veut dire que Firefox 3 sera disponible à 19:00 heure française.

Bilan du Firefox 3 Download Day à 20h

17 juin 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Comme prévu, Firefox 3.0 est officiellement sorti à 19h00 heure française (10h00 heure de San Francisco). Ce qui était moins prévu (mais quand même prévisible) c'est que les serveurs Mozilla n'ont pas tenu la route et tous les sites de la fondation Mozilla (parmi les quels mozilla.com et celui du Firefox 3 Download Day) ont été indisponible pendant une bonne heure.

Download Day 2008

Vers 20h j'ai pu me connecter enfin au site du record, et je suis tombé sur la page de suivi de la journée, selon laquelle il y a eu déjà 342,642 téléchargements dans la première heure. C'est plutôt pas mal, non ?

Firefox Donwload Day status à 20h04

Je me suis ensuite rabattu sur mozilla.com pour essayer de le télécharger, mais je ne suis pas encore parvenu. Je vous tiendrai au courant...

Mise à jour - 20h35 : Ca y est, j'ai réussi à le télécharger, j'écris cette mise à jour depuis mon Firefox 3 !

Firefox Donwload Day status à 20h26

Mise à jour - 20h50 : Téléchargez Firefox 3 en français directement du site de Mozilla Europe , le site est disponible... est très beau !

Firefox 3 a une date : 17 juin

12 juin 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

La fondation Mozilla vient d'annoncer la date officielle du lancement de Firefox 3 : le 17 juin, c'est à dire mardi prochain.

Sachant que Mozilla suit une politique stricte de ne pas donner des dates de lancement de ses produits avant d'être sûrs de pouvoir les tenir (leur ça sortira lorsque ça sera prêt), le fait que la date soit annoncé veut dire que tout est prêt pour l'événement, et que mardi prochain sera non seulement le jour de la sortie de Firefox 3, mais aussi le jour de la Mozilla Party et du Firefox 3 Download Day dont je vous ai déjà parlé.

Download Day 2008

N'oubliez donc pas vous inscrire dans le site de Spread Firefox et de télécharger votre Firefox 3 mardi prochain pour participer au record.

Firefox 3.0 RC2

5 juin 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox 3.0 beta 4

Il y a deux semaines je vous parlais de la sortie du premier release candidate de Firefox 3.0. Aujourd'hui le processus vers la sortie définitive fait un pas en avant avec la publication de Firefox 3.0 RC2, le deuxième release candidate.

Les différences entre le RC2 et le RC1 ? Pas beaucoup du point de vue de l'utilisateur, vu que toutes les fonctionnalités définitives de Firefox 3.0 étaient présentes dès la RC1. C'est surtout une correction de bugs et des trous de sécurité pour s'assurer que le jour de la sortie définitive (et du record mondial de téléchargements) Firefox 3.0 sera le meilleur navigateur possible.

Si vous avez déjà installé Firefox 3.0 RC1 ou une des betas, téléchargez et installez donc ce RC2. Et si vous n'avez pas encore testé Firefox 3.0 (par exemple car vous hésitez à installer des versions pre-release), ne vous inquiétez pas, votre attente ne sera pas longue : selon toutes les prévisions, Firefox 3.0 sortira courant le mois de juin...

Firefox 3 download day

2 juin 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Ce n'est un secret pour personne que mon navigateur de choix est Firefox, comme vous l'avez pu constater tout au long de mes différents billets sur Firefox 3.

Cependant, je n'avais pas encore parlé de l'initiative des gens de Mozilla pour que Firefox 3 obtient le record du monde de téléchargements le jour de ça sortie.

Mozilla annonce son intention d’établir un tout nouveau Guinness World Record du plus grand nombre de téléchargements de logiciels en 24 heures. Cette tentative aura lieu le jour du lancement de Firefox 3, appelé pour l’occasion « Download Day ». Mozilla invite donc tous les membres de sa communauté internationale à se passer le mot et à s’engager à télécharger Firefox 3, ainsi qu'à célébrer cet événement dans leur région.

L'initiative ayant été déjà relayé par des dizaines de blogguers, de Tristant Nitot à Otto, de Freetux à Guillaume, alors j'imaginais que vous étiez déjà au courant. Mais bon, au cas où vous n'aviez pas encore entendu parler, je préfère ajouter ma pierre au projet en relayant l'appel.

Download Day 2008

Rendez-vous donc au site de Spread Firefox afin de vous inscrire pour participer au record.

Mise à jour : Olivier me signale dans les commentaires que j'ai oublié de signaler un billet où on en parle aussi. Je comprends bien qu'il trouve ça décourageant, surtout en sachant l'effort pour que Bloguer ou pas bloguer soit un lieu d'échange et une revue quotidienne de la blogosphère. Alors, avec du retard, l'oublie est corrigé ici, avec mes excuses.

Firefox 3.0 RC1

18 mai 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox 3.0 beta 4

Ca fait des mois que je vous parle des différentes bétas de Firefox 3.0. Mais à partir d'aujourd'hui, les bétas sont finies, car aujourd'hui Mozilla vient de sortir Firefox 3.0 RC1, la première release candidate de Firefox 3.

Une version release candidate d'un logiciel est un produit fini, prêt pour être mis en production sauf si on trouve une erreur de dernière minute. A ce niveau, le software présente déjà toutes les fonctionnalités preuves, et aucun bug majeur. Lorsqu’un logiciel est dans son étape RC le code est complet, et les seuls changement postérieurs dans les sources seront pour corriger des éventuels défauts.

Cela veut dire que ce Firefox 3.0 RC1 est une version à 99% identique de la version définitive, qui sortira à priori en fin juin ou début juillet.

A fur et à mesure des différentes versions alpha et béta, je vous ai raconté mes expériences avec ce Firefox 3.0. La dernière des béta, Firefox 3.0b5 était excellente, et tout à fait apte pour une utilisation courante (comme le preuve le fait qu'elle soit installer par défaut dans la dernière version d'Ubuntu, la 8.04 Hardy Heron. Et selon le site de Mozilla, cette RC1 corrige des centaines de petits bugs qui restaient dans cette béta 5, améliorant encore la vitesse et la sécurité de navigateur au panda rouge.

Je viens juste de l'installer sur mon Ubuntu, et pour l'instant a marche aussi bien que la béta 5. Et comme à partir de maintenant il devient mon navigateur principal, je vous tiendrai au courant de mes impressions sur ce RC1.

Les nouveautés d'Ubuntu 8.04 LTS

29 avril 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Une des questions qu'on pose souvent lorsque on parle de la sortie d'une nouvelle version d'Ubuntu est celle des différences par rapport à la version précédente.

Aujourd'hui, grâce à Standblog, j'ai découvert un excellent article Wkipidepia sur Ununtu 8.04 LTS, qui décrit les principales améliorations que ce Hardy Heron apporte par rapport à la version 7.10 Gutsy Gibbon. L'article est bien écrit, et il contient plein de liens pour approfondir.

Bref, un lien bien pratique, à balancer la prochaine fois que quelqu'un vous demande quelles sont les nouveautés dans Ubuntu 8.04.

Mise à jour à Wordpress 2.5.1

28 avril 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Wordpress

Ca ne fait pas encore un mois que j'ai migré à Wordpress, et le bilan est très positif, mis à part le petit problème avec galerie d'images, vite résolu.

Hier, en me connectant sur l'interface d'administration du blog, j'ai vu qu'il y avait une nouvelle version de disponible, la 2.5.1. Selon le blog de développement de Wodpress, cette version 2.5.1 corrige non seulement quelques bugs (dont à priori celui de la galerie d'images), mais aussi une faille de sécurité majeure.

Avec ces arguments, et avec l'expérience des mises à jour précédentes, qui se sont toujours très bien passées, je n'ai pas hésité et j'ai actualisé le blog. La mise à jour s'est déroulé comme d'habitude, sans le moindre problème. Il suffisait de décompresser le fichier wordpress-2.5.1.tar.gz sur le répertoire racine du blog, se connecter à l'interface d'administration et cliquer pour dire qu'on est d'accord pour mettre à jour la base de données. On ne peut pas faire plus simple...

Ubuntu 8.04 vient de sortir

24 avril 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Et je suis bien content d'avoir fait mon passage anticipé à Ubuntu 8.04 avant hier, car les serveurs sont complètement saturés.

Si vous avez un besoin pressant de vous faire avec la dernière version d'Ubuntu aujourd'hui même (i.e. si vous ne pouvez/voulez pas attendre demain ou après demain, quand les choses se normaliseront), la meilleure solution est utiliser un client BitTorrent en téléchargeant le fichier torrent à partir d'un des miroirs de la liste officielle du site d'Ubuntu.

Par exemple (si vous n'avez pas envie de chercher) voici des liens vers torrents d'Ubuntu 8.04 Hardy Heron, grâce aux miroirs de l'Université de Kent :

Et oui, encore un autre exemple d'une utilisation légal et légitime du peer-to-peer...

Passage anticipé à Ubuntu 8.04
(Hardy Heron)

22 avril 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Après demain, le 24 avril, c'est la sortie officielle de la nouvelle version d'Ubuntu, la 8.04 LTS1 Hardy Heron. Comme d'habitude, j'ai décidé de mettre à jour mon Ubuntu de façon anticipé, afin d'aider à éviter les saturations serveur le jour de la sortie.

Je vous écris donc ce billet depuis mon Ubuntu Hardy Heron (Hardy pour les amis) tout récemment installé.

La manœuvre n'était pas vraiment risqué, la version de Hardy qui est aujourd'hui dans les dépôts Ubuntu est la RC4, une release candidate, une version à priori identique à celle qui sortira après demain (l'idée des RCs est de les utiliser pour faire les derniers tests du produit définitif en conditions réels). Et en plus, il y a une quinzaine de jours j'avais déjà installé la beta de Hardy Heron sur un nouveau ordinateur au travail, et ça marchait déjà très bien.

L'opération est très simple, il suffit de démarrer l'Update Manager (Gestionnaire de mises à jour) en mode développement, depuis la ligne de commandes :

~$ sudo update-manager -c -d

En appelant l'Update Manager avec le paramètre -don lui demande de se connecter aux dépôts de la dernière distribution en développement, actuellement le RC4 de Hardy. Lorsque votre Update Manager démarrera, il vous montrera un message indiquant qu'il y a une nouvelle distribution disponible, la 8.04 :

update-manager -c -d

Il suffit de cliquer maintenant sur Mise à jour (ou Update si vous avez votre Ubuntu en anglais comme moi) et le système commencera la mise à jour. La mise à jour est complètement automatisée, il n'y à rien d'autre à faire. Sur mon ordinateur, le processus a duré deux ou trois heures (je n'était pas devant l'ordinateur quand il a fini). Bien sûr, pendant ce temps on peut continuer à utiliser l'ordinateur sans problème. Après la fin de la mise à jour, un petit redémarrage et mon Hardy était prêt pour l'action.

Si malgré tout vous préférez ne pas risquer et attendre la sortie officielle (ce qui est toujours une bonne idée pour des systèmes de production) le changement sera presque transparent. En effet, lorsque vous allumerez votre ordinateur ordinateur le week-end prochain, vos verrez en haut à droite l'habituel icône de mises à jour disponibles. En cliquant sur lui, l'application System Update (Mise à jour du Système) s'ouvrira comme d'habitude, mais cette fois avec le joli message de "Nouvelle version de la distribution disponible : 8.04". Et là, vous n'aurez qu'à cliquer...

1 L'autre jour on m'a demandé pour les versions d'Ubuntu, pourquoi ça passait de la 7.10 à la 8.04, et où est-ce qu'ils étaient les versions intermédiaires. En fait, il n'y a pas des versions intermédiaires, le nombre de la version correspond à sa date de sortie, 7.10 était la release d'octobre 2007, 8.04 est celle d'avril 2008. Ubuntu a un rythme très strict d'une nouvelle version tous les six mois, la release suivante sera donc la 8.10, en octobre prochain.

Le LTS veut dire que c'est une version Long Term Service, une version qui sera supportée par des mises à jour pendant deux ans. La dernière version LTS était la 6.04 (oui, vous avez compris, avril 2006). Les versions LTS sont spécialement intéressantes pour installer dans des serveurs, qui n'ont pas besoin du dernier cri mais de la stabilité et des mises à jour de sécurité garanties pendant longtemps, car personne n'aime devoir réinstaller les serveurs tous les six mois.

Les petits plaisirs quotidiens

9 avril 2008 par Horacio Gonzalez

I love the smell of a burning Vista in the morning... It smells like victory.*

LiB et Ubuntu

Je viens d'effacer un Windows Vista d'un nouveau portable, et je suis en train d'y installer Ubuntu 8.04 Hardy Heron.

Ensuite il me faudra le configurer, ajouter tous les outils maison, et un Windows 2000 en machine virtuelle pour les quelques progiciels legacy qui défient Wine, et le nouveau poste de travail sera prêt.

Horacio, microblogging...

* Hommage à la célébrè cite d'Apocalypse Now.

Firefox 3.0b5 et about:robots

8 avril 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox 3.0 beta 4

A la fin de mon billet sur la saga du robot géant dans les betas successives de Firefox 3.0, je me posais la question de si on continuerait à voir ce sympathique tas de ferraille dans la version définitive du navigateur.

Dans les commentaires, Nicosmos me signalait qu'au moins ils resteront présents via about:robots, et cela m'a rappelé que je n'avais pas encore parlé de cette addition aux pages about: de Firefox.

Les pages about: sont des pages spéciales qui permettent d'accéder à des fonctionnalités spécifiques de Firefox. La plus connue d'entre elles est about:config, qui permet de modifier toutes les options de configuration du navigateur.

Parmi ces pages about:, il y avait déjà un Easter Egg. En effet, en tapant about:mozilla, un texte énigmatique est affiché en blanc, sur fond bordeaux, dans la fenêtre du navigateur.

about:mozilla

Ce texte est censé être un verse du Livre de Mozilla, un livre fictif qui donne l'impression d'être l'équivalent à l'Apocalypse de la Bible. En vérité, ce texte cryptique, qui change avec la version du navigateur, fait référence à des dates et des faits importantes dans l'histoire de Netscape et de Mozilla.

Dans Firefox 3.0b5, on a droit une nouvelle page about: avec un nouveau Easter Egg, qui fait référence à la mascotte de cette beta, mais aussi à des robots fameux. C'est la page about:robots.

about:robots

Reconnaissez-vous à quels robots fait référence chacune de ces phrases ? Au premier qui me donne la liste complète, je lui fais un petit avatar personnalisé. Allez, c'est pas trop dur...

Firefox 3.0 beta 5 :
le triomphe du robot géant

3 avril 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox 3.0 beta 4

Je vous ai déjà parlé des robots géants qui peuplent les pages d'accueil des différentes betas de Firefox 3.

A l'origine, ce personnage était simplement un moyen pour attirer l'attention vers la page d'accueil, afin que les gens lissent les différentes façons comme ils pouvaient collaborer avec le développement de Firefox 3. Mais il est devenu l'identité visuelle des betas de Firefox 3, et à fur et à mesure des versions on a vu dérouler ses aventures dans sa lutte contre l'envahisseur extraterrestre. La saga finit aujourd'hui avec la sortie de la dernière beta de Firefox 3.

Passons donc en revue son histoire...

Le robot est apparu par première fois dans Firefox 3.0b2, en luttant contre des envahisseurs extraterrestres et leurs soucoupes volantes :

Page de bienvenue de Firefox 3.0 béta 2

Ensuite, dans Firefox 3.0b3, il prenait son envol tel que Nathan Petrelli dans Heroes :

Page de bienvenue de Firefox 3.0 béta 3

Dans Firefox 3.0b4 on le voit à nouveau, dans une trépidante confrontation final contre l'envahisseur dans les profondeurs de l'espace :

Page de bienvenue de Firefox 3.0 béta 4

Et dans cette dernière beta, l'héros d'acier peut enfin profiter d'un bien mérité repos après autant d'aventures :

Page d'accueil de Firefox 3.0b5

Si vous voulez voir toute la séquence, les pages d'accueil sont toujours disponibles chez Mozilla : Firefox 3.0b2, Firefox 3.0b3, Firefox 3.0b4 et Firefox 3.0b5.

Je me demande si on reverra le robot dans les release candidates qui devraient sortir bientôt...

Firefox 3 beta 5 : dernière ligne droite

3 avril 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Hier soir je lisais chez Tristan Nitot que Firefox 3 beta 5 (3.0b5) est déjà disponible. Comme d'habitude, vous pouvez la télécharger pour votre plate-forme favorite.

Cette version de test est censée être la dernière avant la sortie (ou plutôt avant les release candidates), et selon Mozilla, les améliorations se sont surtout centrées dans les performances et la stabilité :

Firefox 3 Beta 5 includes more than 750 changes from the previous beta, improving stability and web compatibility, providing platform and user interface enhancements, and resulting in the fastest Firefox ever. Many of these improvements were based on community feedback from the previous beta.

La version précédente, Firefox 3.0b4 est sortie il y a quatre semaines, et depuis le jour de la sortie je l'ai utilisé comme navigateur principal autant à la maison qu'au travail. Le bilan était très positif, je l'ai trouvé plsu rapide et léger que les betas précédentes, et bien sûr, beaucoup plus réactif et moins gourmand en ressources que Firefox 2.

Pour l'instant je viens d'installer Firefox 3.0b5, alors je ne peut pas faire encore un retour, mais vues les versions précédentes, je suis à peu près sûr que je ne serai pas déçu.

Wordpress 2.5 et la Gallerie d'Images

31 mars 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Wordpress

Il semblerait que hier j'ai parlé trop tôt en disant que Wordpress 2.5 marchait à merveille. Et oui, Raphaël, tu avais raison de douter...

Car aujourd'hui j'ai trouvé un petit défaut plutôt méchant : les uploads d'images ne marchaient plus, pas moyen de placer des nouvelles images dans le blog. Pour un blog comme le mien, c'est plutôt handicapant comme bug.

Wordpress 2.5 utilise un nouveau système pour gérer les images, une Gallery qui faciliterait grandement la gestion des fichiers multimédia du blog. Mais cette nouvelle Gallery ne marchait pas pour moi.

Je suis d'abord aller voir dans les forums Wordpress et il y avait une bonne dizaine de conversations sur le même problème. Il semblait que le problème était en rapport avec le nouveau uploader de fichiers, qui utilise le plugin Flash. Il y avait plusieurs solutions de proposées, mais aucune ne marchait pas pour moi.

En en plus, quelques uns des développeurs essayaient de nous convaincre de que ce n'est pas un bug, puisque dans leurs systèmes ça marche. Je suis désolé pour eux, mais si ça marchait pour moi dans Wordpress 2.3.3 et aujourd'hui, sur le même système, ça ne marche plus en Wordpress 2.5, cela s'appelle une régression, et c'est un bug.

Mais bon, je ne voulais pas m'éterniser sur le problème et je suis donc allé voir du côté des plugins, et j'ai y trouvé une bonne solution : NextGEN Gallery. NextGEN Gallery a presque toutes les fonctionnalités de la Gallery officielle de Wordpress 2.5, mais à différence de celle-ci, ça marche sur tous les systèmes.

Migration à Wordpress 2.5

30 mars 2008 par Horacio Gonzalez
LiB devant l'ordinateur

Comme je vous disais dans mon billet de hier, j'appréhendais un peu la migration de Wordpress 2.3.3 à la dernière version 2.5.

Je me basais surtout dans mon expérience avec Dotclear, où chaque changement de version intermédiaire désactivait certains de mes plugins favoris. Et comme selon tous les sources il y avait plein de nouveautés dans cette nouvelle version de Wordpress, je m'attendais à trouver des incompatibilités avec les plugins que j'ai installé.

Et bien, je me trompais. J'avais pourtant prévu mon coup, et je m'étais préparé pour une migration difficile. J'avais fait une sauvegarde de la base de données et un backup complète du blog, au cas où il fallait faire un retour en arrière rapide. Mais rien de tout ça n'a été nécessaire.

J'ai simplement décompressé le fichier wordpress-2.5.tar.gz sur le répertoire racine de mon blog. Ensuite je me suis connecté à l'interface d'administration, où on me demandais si je voulais mettre à jour la base de données. J'ai cliqué sur Yes et quelques secondes après j'arrivais sur l'interface d'administration de la nouvelle version de Wordpress. Je suis donc allé voir le blog, tout marchait !

J'adore quand un plan se déroule sans accroc !

 Tableau de bord Wordpress 2.5

Encore une fois, les gens de Wordpress font preuve d'un professionnalisme et un savoir faire tout à fait remarquable, une mise à jour majeure qui se fait en moins de 5 minutes et sans aucun dérangement pour l'utilisateur.

J'ai aussi profité de l'occasion pour installer le plugin Wordpress Stats, afin de comparer ses résultats avec les statistiques fournies par Google Analytics. Je vous raconterai ce qui ça donne.

Wordpress 2.5

29 mars 2008 par Horacio Gonzalez
LiB devant sur blog

La nouvelle version de Wodpress, Wordpress 2.5, vient de sortir officiellement.

En théorie, la mise à jour devrait être aussi simple que d'habitude, mais étant donné que c'est un changement majeur, avec plein de modifications, j'ai peur que les pluglins que j'ai installé ne marchent pas bien dans la version 2.5.

Je vais donc faire quelques essais en local sur mon ordinateur, et si tout se passe plus ou moins bien, je ferai la migration demain.

Firefox 3.0 beta 4

11 mars 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Ca fait à peine un mois que la troisième béta de Firefox 3 est sortie et personnellement je la trouvais excellente, au point de l'utiliser comme navigateur principal autant au bureau que à la maison.

Aujourd'hui Mozilla vient d'annoncer la sortie de Firefox 3 béta 4. Comme d'habitude, vous pouvez la télécharger pour votre plate-forme favorite.

Je viens juste de le télécharger, je vous raconterai toute à l'heure mes premières impressions.

Firefox 3.0 beta 4 :
le retour du robot géant

11 mars 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox 3.0 beta 4

Lors de la sortie de Firefox 3 beta 3, je vous parlais des robots géants qui illustraient les pages de bienvenue de Firefox 3.0b3 et Firefox 3.0b2.

Comme je vous disais toute à l'heure, Firefox 3 beta 4 est sorti aujourd'hui. Pour cette quatrième beta les gens de Mozilla ont gardé la même thématique robotique.

La saga du robot géant a donc un nouveau chapitre et sa lutte contre les envahisseurs extraterrestres lui amène dans l'espace pour une confrontation finale.

Page de bienvenue de Firefox 3.0 béta 4

Pour avoir plus d'information sur le mystérieux robot, rendez-vous sur le blog du directeur créatif de Mozilla, où il parle de l'origin de l'idée et où hier même il annonçait la sortie de la beta 4 et de son robot.

Mes 500 et les 500 de Firefox

23 février 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Hier je célébrais le 500ème billet de mon blog. Mais hier aussi Firefox célébrais un 500, car hier la barrière des 500 millions de téléchargements à été dépassée.

La version 1.0 du navigateur du petit panda rouge a été lancé le 9 novembre 2004. A cette date là, les gens de Mozilla ont démarré un compteur de téléchargements. Et hier, 3 ans et 4 mois après, ce compteur a dépassé les cinq cent millions !

Pour célébrer l'événement, chez Mozilla ils ont eu une idée originale à la fois que solidaire : donner au World Food Program 500 millions de grains de riz, un pour chacun de ces téléchargement. Si vous voulez vous joindre à la célébration et faire un beau geste, passez donc par FreeRice et envoyez quelques grains (tout en pratiquant votre anglais au même temps).

Comme d'habitude lorsqu'il s'agit de Mozilla, Tristan Nitot nous explique l'opération avec plus de détail, rdv sur son blog.

Firefox 3.0 beta 3 : Robots géants

13 février 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox 3.0 beta 3

Au premier lancement après avoir installé une nouvelle version, Firefox ouvre un onglet avec une page de bienvenue. Normalement cette page est assez sobre, elle se limité à informer de quelle version vient d'être installée et a donner des liens pour trouver plus d'information.

Par exemple, dans le cas de la première béta de Firefox 3, cette page était :

Page de bienvenue de Firefox 3.0 béta 1

Mais à partir de la deuxième béta de Firefox 3, la page est devenue beaucoup moins sobre, avec l'apparition d'un robot géante, en ce qui pourrait être interprêté comme un hommage à la mascotte Mozilla originale, qui est en lui même un hommage à Godzilla.

Page de bienvenue de Firefox 3.0 béta 2

Et dans ce troisième béta, le robot est de retour, s'envolant vers les cieux tel qu'un super-héro :

Page de bienvenue de Firefox 3.0 béta 3

Je me demande qui est ce robot, si c'est une nouvelle mascotte pour Firefox ou un personnage pour accompagner la sortie version 3, et si on le reverra lorsque Firefox 3 sera sortie officiellement...

Truth is out there

Mise à jour : un début de réponse ici...

Firefox 3.0 beta 3 : advertissement amusant

13 février 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox 3.0 beta 3

Une fois que j'ai réussi à faire marcher la plupart d'extensions sur Firefox 3b3, j'ai voulu aller bidouiller la configuration à plus bas niveau.

J'ai donc tapé le classique about:config et là, à la place de la longue liste de paramètres à laquelle je m'attendais, je suis tombé sur une page qui m'a fait bien rire :

Firefox 3 prévient sur about:config
Firefox 3
Robot qui semble être la mascotte de Firefox 3b3

Je trouve que c'est une bonne idée de placer une page d'avertissement dans le premier accès à about:config, c'est assez facile de "casser" une installation de Firefox en jouant avec les propriétés dans cette page de configuration.

Mais ce que je trouve génial est la façon amusante avec laquelle ils font cette avertissement. Et j'adore devoir cliquer sur un bouton qui dit "Je promets que je serai sage" à la place du classique "Continuer" :-D

Firefox 3.0 beta 3

13 février 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

Ca fait déjà presque deux mois que la deuxième béta de Firefox 3 est sortie, et beaucoup de fans du petit renard (ou plutôt panda roux) commençaient à trouver l'attente de la béta suivante un peu longue.

L'attente est finie, car Mozilla vient d'annoncer la sortie de Firefox 3 béta 3, déjà disponible pour le téléchargement.

Je viens juste de le télécharger, je vous raconterai toute à l'heure mes premières impressions.

Wordpress 2.3.3

5 février 2008 par Horacio Gonzalez
LiB devant l'ordinateur

Pendant que je prend mon petit déjeuner j'ai par habitude aller voir mon blog, surtout pour voir si il y a des nouveaux commentaires. Et oui, encore une fois c'est une preuve de mon narcissisme ;)

Aujourd'hui, en arrivant sur le Tableau de bord de Wordpress, j'ai vu qu'il y avait une mise à jour de sécurité qu'il recommandé d'installer d'urgence.

En effet, une faille avait été trouvé dans l'implémentation du protocole XML-RPC, qui permettais à des utilisateurs éditer des billets qui n'étaient pas à eux. Presque aussitôt trouvée, la faille avait été corrigée avec une nouvelle version de Wordpress, la 2.3.3.

Comme dans mon blog je n'ai qu'un utilisateur (moi même), à priori le bug ne m'affectait pas, mais étant donné que la procédure de mise à jour est extrêmement simple, et que le message me demandant de mettre à jour mon Wordpress me nargeait depuis toutes les pages de l'interface d'administration, j'ai pris cinq minutes (sans exagération !) et j'ai actualisé. Et maintenant mon blog tourne donc sur Worpress 2.3.3.

J'adore quand un plan se déroule sans accroc !

Migration vers Wordpress, étape 2

1 février 2008 par Horacio Gonzalez
LiB geek

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais la migration démarrée hier et maintenant complète. En fait, si j'ai bien fait mon boulot, c'est probable que ce migration ait passé complètement inaperçue ;)

Lorsque je parlais avec une amie de cette migration, je me suis aperçu que pour plein de monde c'était difficile à comprendre. En effet, elle est allée sur le blog, et elle l'a trouvé pareil qu'avant hier, rien n'avait vraiment change. Alors, pourquoi je faisais tout ce scandale avec la migration, si après tout c'était pareil ?

Et d'une certaine façon, elle a raison. Du point de vue du lecteur du blog, il n'y a pas grande chose qui a changé*. Si le blog était une voiture, je dirais que la carrosserie est presque identique (j'ai bien tuné la nouvelle voiture pour y arriver), mais à l'intérieur les moteurs sont complètement différentes, à la place du petit moteur diesel 1.2l, un peu vieillot mais fiable (Doctlear 1.2.6) j'ai maintenant le 2,2l HdI 16v des moteurs de blogs (un Wordpress 2.3.2 flambant neuf) :-D

Olivier me demandais dans son commentaire les raisons pour changer. J'expliquerai ça en détail dans un autre billet, mais pour le moment je peux vous dire que la fonctionnalité qui m'a fait basculer est la possibilité de gérer toute l'apparence du blog depuis l'interface d'administration : le thème, le style, les couleurs, les images, la barre latérale... On peut tout changer, et les changements sont directement visibles sur le blog. Ca me fait gagner un temps fou par rapport au système que j'utilisais avec Dotclear (télécharger les fichiers, les modifier, les uploader à nouveau, vérifier si ça marche), et je peux le faire depuis n'importe quel ordinateur.

Parmi les avantages de Wordpress, une autre est l'énorme nombre de plugins disponibles, qui me permettra d'ajouter des nouvelles fonctionnalités au blog, mais je parlerai de ça à fur et à mesure...

* : Parmi les changements cosmétiques déjà en place, je voudrais citer l'ajout des Gravatars dans les commentaires. Si vous n'avez pas encore votre Gravatar, je vous invite à le créer et à le tester en laissant un petit commentaire sur ce billet... ;)

Migration vers Wordpress, étape 1

31 janvier 2008 par Horacio Gonzalez
LiB geek

Ce soir je commence ma migration vers Wordpress, après presque deux ans sur Dotclear. Je raconterai le processus en détail sur un autre billet, car comme je n'ai pas fini j'ai envie de continuer à bosser sur la migration.

J'ai commencé par installer un Wordpress vierge, l'install par défaut.

LiB sur wordpress avant
LiB sur Wordpress, avant

J'ai donc importé mes billets, tags et liens de mon blog vers ce Wordpress. Ensuite, j'ai travaillé sur le thème pour essayer de recréer le look de mon blog sur le Wordpress. Et je dois dire que je suis assez satisfait du résultat :)

LiB sur wordpress après
LiB sur Wordpress, après

Et demain je m'attaque au .htaccess qui vont rediriger le trafic...

L'utilisation de Firefox en Europe continue à progresser

30 janvier 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Firefox

XiTi Monitor a récemment sorti un nouveau rapport sur le web, cette fois centré sur l'évolution de l'utilisation de Firefox en Europe en 2007.

La conclusion est sans appel, le pourcentage moyen d'utilisation de Firefox dans des pays européens a augmenté de 5 points dans l'année 2007.

Utilisation de Firefox en Europe en 2007

Les résultats par pays sont assez intéressants. La moyenne européenne est de 28%, mais certains pays (Finlande, Hongrie, Pologne, Slovaquie et Slovénie) sont au delà de 40% d'utilisateurs de Firefox, et 8 autres pays (parmi lesquels la Grèce et l'Allemagne) sont entre 30% et 40%.

La seule note négative est que les deux pays qui m'intéressaient le plus dans l'étude, la France et l'Espagne, sont au dessous de la moyenne, 21,5% pour l'Espagne et 25,8% pour la France.

Utilisation de Firefox en Europe en 2007

Pour ma part, en 2007 la moyenne d'utilisation de Firefox par les visiteurs de mon blog a été de 50.80% (face à 42.89% d'Internet Explorer ;) ).

Trouvé via StandBlog et Abadia Digital.

gBrainy, entraîneur mental pour Linux

29 janvier 2008 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Depuis l'apparition du superbe Programme d'entraînement cérébral du Dr Kawashim pour la Nintendo DS, les jeux pour stimuler les capacités mentales sont devenus de plus en plus populaires.

Hier soir j'ai découvert gBrainy, un jeu d'entraînement mental pour Linux, et je dois dire que je l'ai trouvé excellent. gBrainy propose des différents jeux qui permettent de stimuler son cerveau presque sans se rendre compte, avec du calcul mental, des puzzles et des jeux de mémoire. L'interface est très simple et agréable à utiliser. Certains jeux sont un peu compliqués, certes, mais cela fait que le jeu soit encore plus intéressant :)

gBrainy

gBrainy a été conçu sur la plate-forme Mono (l'implementation libre du .NET de Microsoft) pour GNOME, mais il peut marcher dans n'importe quel environnement graphique Linux (il y a même une version pour OLPC (la plete-forme One Laptop Per Child). Si vous êtes sur Ubuntu, vous avez à votre disposition les paquets pour Fesity et Gutsy.

Trouvé via DonDado.

/dotclear ou /blog ?

23 janvier 2008 par Horacio Gonzalez

Un conseil : si vous pouvez l'éviter, ne mettez jamais le nom de la plate-forme de blogging que vous utilisez dans l'adresse de votre blog. J'ai commis cette avec mon blog, et maintenant le changement risque d'être assez pénible.

LiB geek

Lorsque j'ai démarré ce blog, je ne pensais pas que ça allait vraiment durer. Je voulais seulement essayer ce truc de blogging, j'ai donc installé plusieurs plate-formes de blog et je me suis laissé séduire par Dotclear à cause de la facilité avec laquelle on pouvait personnaliser le thème. Comme je testais plusieurs plate-formes de blog, je les installais dans des répertoires nommés selon la plate-forme, le blog sous Dotclear était donc installé sur dotclear/. Après deux ou trois billets j'avais pris ma décision, je restait sur Dotclear, et /blog/ devenait l'adresse de mon blog de test.

Doucement, j'ai commencé à prendre goût au blogging, et ce qui avait démarré comme un test est devenu un vrai blog. Et plus ça passait le temps, moins j'avais envie de changer l'adresse, que j'avais déjà commencé à donner partout. Alors le dotclear/ est resté, même si au fond de ma tête cela ne me plaisait pas trop. Maintenant, lorsque j'approche mon 500ème billet, je me dis encore une fois que ce référence à Dotclear dans l'URL me gène.

D'un côté, cela lie mon blog à une plate-forme de blogging. Imaginons que demain je passe sur Wordpress, ça serait un peu bête que l'adresse de mon blog continue à faire référence à Dotclear ! De l'autre côté, ce n'est pas intuitif. Lorsqu'on cherche le blog de quelqu'un sur un domaine, on s'attend à le trouver une répertoire blog/ et non dans dotclear/. En plus, Dotclear est presque inconnu hors des frontières françaises, et cela fait que le mettre dans l'adresse soit encore moins intuitif.

Ca fais donc un moment que j'hésite à mettre en route ce chantier de migration d'adresse, vers /blog/. Ces dernières semaine je pense de plus en plus à migrer vers Wordpress, à cause de certains plugins que je trouve fortement sympathiques, mais surtout à cause du dynamisme de la plate-forme Wordpress. Si je fais le changement de plate-forme, à ce moment le changement d'adresse s'impose. Ca fais pas mal de changement d'un coup, j'ai intérêt à bien le gérer, car je voudrais que tous les liens continuent à marcher, et que les moteurs de recherche changent d'une adresse à l'autre sans faire perdre de la visibilité au blog.

Je vais donc commencer à planifier la migration. Si vous avez déjà essayé, autant la migration de Dotclear vers Worpress que le changement d'adresse avec des redirections pour que les liens marchent, je suis preneur de vos conseils et suggestions.

Utilisation pratique de FontForge

11 octobre 2007 par Horacio Gonzalez

Si vous avez lu ma planche de BD de hier, Mini-voyage au centre de la Terre, vous avez peut-être remarqué un détail gênant : le manque d'accents.

Ce n'est pas un oubli, mais une limitation technique : la police que j'utilise pour mes BDs est un clone gratuit de l'excellente WildWords. Mon clone de WildWords est assez bon, mais il a été conçu pour un américain pour son utilisation personnelle, i.e. pour écrire en anglais. Cela veut donc dire que la police n'a pas de caractères accentués, ou de caractères spéciales pour l'espagnol, tels que ¿, ¡ ou ñ.

Une des choses intéressantes que j'ai appris pendant la rédaction de ma thèse c'était des notions de typographie. Et parmi ces notions, j'ai appris à créer et à modifier des polices de caractères. A l'époque j'avais utilisé Metafont pour modifier des polices qu'après j'utilisais en LaTeX et un petit logiciel qui s'appelait PfaEdit pour éditer graphiquement les caractères.

Capture d'écran de FontForge

Edition de la police avec FontForge

Hier soir, en relisant ma planche BD, je me suis rendu compte que le manque d'accents commençait à m'agacer, mais je n'avais pas envie de changer de police, j'aime beaucoup WildWords. Il ne me restait donc qu'une solution, la solution logiciel libre : si tu veux une fonctionnalité spécifique, tu n'as qu'à la coder.

L.i.B. et la police modifiée

Aujourd'hui en rentrant du travail je me suis donc mis à chercher PfaEdit pour mon Ubuntu, et j'ai trouvé que depuis le temps il a changé de nom, maintenant il s'appelle FontForge. J'ai aussi vérifié qu'il a maintenant la capacité d'importer des fichiers SVG, ce qui me permet de modifier les caractères avec mon éditeur vectoriel favori, Inkscape et les incorporer directement à FontForge.

Quelque temps après je finissais ma version particulière du clone de WildWord : WildWord_LiB. Maintenant elle compte avec tous les caractères nécessaires pour écrire correctement en espagnol et en français.

Si vous voulez un bon tutoriel sur l'utilisation d'Inkscape avec FontForge, je vous conseille d'aller voir ici.

Les Dell avec Ubuntu arrivent en France

15 août 2007 par Horacio Gonzalez

Je vous parlais il y a quelques mois du lancement par Dell d'ordinateurs avec Ubuntu pré-installé. Le lancement faisait suite à l'écrasante demande sur leur site de suggestions, Dell Idea Storm, d'ordinateurs avec un système d'exploitation libre pré-installé.

L.i.B. et Ubuntu

Le revers de la médaille était que ce lancement se faisait exclusivement pour les Etat Unis, et rien ne disait quand est-ce que ces Dell avec Ubuntu arriveraient au Vieil Continent.

Bien, l'attente est fini. En allant sur le site de Dell France, je découvre que les ordinateurs avec Ubuntu seront bientôt disponibles. Et en plus, ils l'annoncent avec un slogan de poids : à la demande générale, Ubuntu est arrivé

à la demande générale, Ubuntu est arrivé

Pour les portables, la configuration de base proposé est un Inspiron avec Intel Celeron M 520, 512 Mo de RAM et 60 Go de disque dur pour 498 €, mais si on est un peu plus exigent on peu avoir un Intel Pentium Dual-Core T2130, avec 2 Go de RAM et 160 Go de disque dur pour 786 €. Autant dire que des prix assez ajustés pour des machines certifiées compatibles Linux. De quoi me faire songer, encore une fois, à changer mon ordinateur portable pour un nouveau Dell...

iPhone ? Non, merci, donnez-moi un Neo 1973 d'OpenMoko

9 juillet 2007 par Horacio Gonzalez
Méchant iPhone fermé !

Lors de l'annonce de l'iPhone d'Apple j'ai écris un billet très enthousiaste, il semblait que enfin les téléphones portables allaient devenir des vraies plate-formes multimédia ouverte. Mais le soufflé est vite retombé lorsque quelques jours après Steve Jobs prévenait que l'iPhone allait être bien verrouillé par les DRM, au point qu'il serait impossible d'y installer des logiciels non fournis par Apple.

Aujourd'hui l'iPhone est déjà sorti, avec un énorme succès médiatique et commercial. Mais moi, quitte à dépenser de l'argent dans un téléphone portable mon téléphone portable, je ne le ferais pas dans un iPhone. Car mon téléphone rêvé n'est pas l'iPhone, mais un autre : le Neo 1973 d'OpenMoko.

Neo 1973 by OpenMoko

Qu'est-ce qu'il a de si spécial ce Neo 1973 ? A part un design sexy et des fonctionnalités hardware semblables à un HTC dernier cri, le Neo 1973 est le premier téléphone ouvert du monde. Ouvert car il est issu du projet OpenMoko, qui vise à créer des smartphones open-source.

Le software des téléphones portables actuels n'est pas open source, c'est du software propriétaire des compagnies qui les fabriquent. Ces compagnies peuvent ouvrir plus ou moins leur plate-forme aux développeurs externes (Nokia est un exemple de compagnie qui ouvre beaucoup, avec ses téléphones sur Symbian, Apple est l'exemple contraire avec son iPhone archi-verrouillé), mais le coeur de la plate-forme reste propriétaire.

D'une certaine façon, OpenMoko à faire évoluer le monde de la téléphonié mobile d ela même façon que le monde des ordinateurs il y a une trentaine d'années. A l'époque le système d'exploitation était lié au hardware, lorsqu'on achetais un ordinateur (et ce "on" à l'époque était surtout des entreprises) on achetait le software du fabricant avec, les deux choses étaient liées. Avec l'arrivée des ordinateurs personnels et d'une architecture standard Intel 8086, les IBM compatibles, le fabricant du hardware n'imposait plus son système d'exploitation, il y avait des fabricants de hardware et des producteurs de software (et c'est là que Microsoft a commencé à construire son empire, avec le premier système d'exploitation grand publique pour les IBM Compatibles, MS-DOS. La généralisation d'un système d'exploitation standardisé et non verrouillé facilite grandement le développement d'applications, il n'était plus nécessaire de récrire et recompiler les applications pour chaque nouveau modèle d'ordinateur, il suffit d'écrire pour le système d'exploitation et tous les ordinateurs qui utiliseront ce système pourront utiliser l'application. La suite, on la connaît tous, l'arrivée en force de l'informatique grand public.

Dans le monde des téléphones portables, cette révolution ne s'est pas encore produite. Développer des applications pour des téléphones portables peut s'avérer un vrai enfer, et croyez-moi, je sais de quoi je parle. Même le fameux système d'exploitation Windows Mobile n'aide pas beaucoup, car en plus d'être presque aussi verrouillé et chargé de DRM que son cousin Vista, on ne peut pas vraiment espérer qu'une application compilé pour un téléphone concret sur Windows Mobile marche sur un téléphone d'une autre marque, qui utilisera un processeur différent.

LiB et le Neo 1973

OpenMoko cherche à créer une plate-forme libre pour des téléphones portables, un système d'exploitation libre et ouvert, basé sur Linux. Dans l'idéal, leur système d'exploitation pourra s'installer sur des téléphones de différents fabricants, comme on peut aujourd'hui installer un Linux sur des ordinateurs de différents fabricants, et le software développé pour OpenMoko marchera de la même façon sur tous les téléphones qui porteront le système d'exploitation.

Un rêve de geek sans aucune possibilité de devenir réel ? Je ne crois pas, car depuis aujourd'hui, on peut commander le Neo 1973, le premier téléphone avec OpenMoko pré-chargé. Pour l'instant c'est une beta, une modèle pour développeurs, mais en octobre il sera suivi par le modèle grand public. On verra bien si dans quelques années on parle de ce Neo 1973 comme aujourd'hui de l'Intel xx86. En tout cas, je l'espère... et en attendant, je vais essayer d'obtenir un de ces Neo 1973.

Note : un projet semblable à OpenMoko est le Greenphone de TrollTech, mais celui-ci est plus dans une logique d'outil pour des développeurs que de vrai téléphone portable grand public.

Démarrage lent de Gnome sur Ubuntu

23 mai 2007 par Horacio Gonzalez

Depuis le passage à la dernière version d'Ubuntu, j'avais remarqué que sur mon ordinateur le démarrage du bureau Gnome était beaucoup plus lent qu'avant. Cependant, étant donné que j'ai tendance à laisser l'ordinateur allumé 24h/24, je ne m'avait pas trop inquiété de trouver une solution.

L.i.B

Aujourd'hui mon collègue R. m'a dit qu'il avait aussi remarqué cette lenteur. Je me suis donc dit que le problème ne venait pas de mon ordinateur, et de retour à la maison je me suis mis à rechercher sur le net la cause de cette perte de vitesse.

Il semblerait donc qu'il ne s'agit pas d'un bug d'Ubuntu ou de Gnome, mais qui fait suite à un changement fait par Debian dans le fichier de configuration /etc/hosts pour bien gérer l'adresse locale. Je ne vais pas m'étendre dans les détails techniques, si vous êtes intéressés vous pouvez les lire ici, ici et .

Si vous ne voulez pas vous embêter avec la lecture, le problème vient donc de votre fichier /etc/hosts, que sur Ubuntu 7.04 Feisty est semblable à :

127.0.0.1 localhost
127.0.1.1 le-nom-de-votre-machine

[...]

Si vous voulez que votre Gnome démarre à nouveau rapide comme l'éclair, il suffit de changer la première de ces lignes :

127.0.0.1 localhost le-nom-de-votre-machine
127.0.1.1 le-nom-de-votre-machine

[...]

Dans mon cas, le nom de ma machine est Lanfeust (bonus point à ceux qui comprennent la référence ;) ). Le contenu de mon fichier /etc/hosts commence donc par :

127.0.0.1 localhost lanfeust
127.0.1.1 lanfeust

[...]

Et ça a marche, mon ordinateur a récupéré sa vitesse d'avant ;)

Prédicateur ? Plutôt guru !

14 mai 2007 par Horacio Gonzalez

Dans mon précedent biller billet je vous parlais de mon action de propagation d'Ubuntu vendredi dernier. Ce matin j'avais donc très envie de voir le résultat.

L.i.B guru Ubuntu

Et je dois avouer que le résultat était même meilleur que ce que j'attendais !

Des cinq personnes qui sont parties vendredi avec un LiveCD Ubuntu, seulement une ne l'avait pas encore testé. Les autres quatre l'avaient toutes essayé avec du succès :

  • B., qui avait simplement curiosité pour le système, a démarré avec le LiveCD et il l'a testé, mais il n'a pas encore fait le pas de l'installer...
  • A. a exécuté et installé le Live CD sur sa machine en dual-boot. Il n'envisage pas encore se débarrasser de windows, surtout en prévision de possibles problèmes avec les périphériques ou les composants, mais il compte l'utiliser régulièrement.
  • O., qui avait déjà un peu d'expérience un peu plus qu'une petite expérience Linux, a testé le Live CD et il l'a installé en dual-boot sur ses deux machines. Sur la plus ancienne de toutes les deux (de laquelle il se sert comme serveur multimédia), il compte même l'utiliser comme système principal.
  • Enfin P., qui était à l'origine de l'histoire avec son besoin de récupération de ses données Windows, a réussi à récupéré ses donnes, et il a même fini par installer Ubuntu comme système d'exploitation unique sur la machine (pas de dual-boot sur son ordinateur !).

Je ne sais pas vous, mais je trouve le bilan très encourageant. Après avoir vu le système en marche, mes cinq collègues ont eu envie de l'essayer. Et après l'avoir essayé, armés seulement avec le LiveCD, trois d'entre eux l'ont installé sans problème. A mes yeux, cela prouve clairement la grande avantage d'Ubuntu : son côté facile pour l'utilisateur non expert. Ce n'est peut-être pas la meilleure distribution (d'ailleurs je ne crois pas qu'aucune distribution puisse prétendre à ce titre), mais c'est la seule que, au jour d'aujourd'hui, réussit le pari de faire de Linux une vraie alternative pour l'informatique grand public et non seulement un outil pour des geeks avertis.

Alors, je suis devenu un Prédicateur Ubuntu, je disais dans mon dernier billet. Après ça je vais peut-être devoir prendre la grosse tête et commencer à me considérer un Guru Ubuntu, non? ;)

Note : Merci beaucoup à B., A., O. et P. pour m'avoir fait confiance sur "cette histoire de Linux" :)

Prédicateur Ubuntu

11 mai 2007 par Horacio Gonzalez

Aujourd'hui j'ai revêtu le mante de Prédicateur Ubuntu et j'ai convaincu à cinq collègues de travail de tester le LiveCD d'Ubuntu 7.04 Feisty Fawn.

L.i.B prédicateur Ubuntu

Tout a commencé hier à la pause café lorsqu'un des collègues cherchait de l'aide pour son ordinateur. Son Windows ne démarrait plus, et il voulait récupérer ses données avant de réinstaller XP. On l'avait déjà proposé plusieurs solutions, comme essayer de réparer l'installation ou répartitioner et ensuite réinstaller Windows dans une autre partition, mais toutes avaient besoin d'un certain nombre de manipulations et une petite dose de bricolage informatique.

Je lui ai donc parlé d'Ubuntu, et de son LiveCD. Un LiveCD est un système d'exploitation complète (bureau, navigateur, suite bureautique...) exécutable sans installation depuis un CD. En démarrant avec le LiveCD d'Ubuntu, il pourrait accéder à son disque dur Windows et sauvegarder toutes ses données dans son disque dur externe USB. Ensuite, il pourrait faire une réinstallation normale de Windows sans crainte de perte de données... ou installer tranquillement Ubuntu et profiter d'un système d'exploitation libre, stable, performant et beau ;). Cette proposition a été enthousiasment supporté par un autre de mes collègues, utilisateur Ubuntu depuis longtemps.

J'ai fait aussi assez insistance dans le fait qu'Ubuntu permet de donner une nouvelle vie à des vieux ordinateurs. Avec Ubuntu, des vénérables machines à 1 GHz avec 256 Mo de RAM, qui peinent sous Windows XP, et qui sont complètement incapables de ne soit que démarrer Windows Vista, tournent sans problèmes et permettent une très agréable utilisation.

A ma surprise, non seulement la proposition a été très bien reçue, mais d'autres collègues ont montré intérêt pour connaître plus sur cet Ubuntu duquel ils entendent parler depuis un moment. Alors, j'ai décidé que c'était le moment de se mouiller un peu plus dans la propagation et démocratisation du logiciel libre et je les ai proposé de passer aujourd'hui à mon bureau pour une démonstration.

Ce matin je suis donc venu au bureau avec mon ordinateur portable et cinq CDs d'Ubuntu. J'ai montré le système, comme c'est facile de s'y retrouver, comme il y a des alternatives aux logiciels Windows (alternatives que souvent ils connaissaient déjà en version Windows, comme Firefox, OpenOffice ou Gimp)... En somme, j'ai montré comme un utilisateur lambda qui veut seulement pourvoir faire de la bureautique, la navigation internet et du multimédia sans soucis, peut pleinement profité d'Ubuntu, avec nul besoin d'installer des gros machins lourds comme Windows Vista.

Suite à ma petite démo, 5 de mes collègues sont partis avec un LiveCD Ubuntu, prêts à le tester à la maison ce weekend. Et je parie que d'ici à une semaine, au moins deux d'entre eux l'auront installé.

De quoi être content, non ?

JavaFX

9 mai 2007 par Horacio Gonzalez

Cette semaine il se déroule à San Francisco la plus importante conférence internationale sur Java : Java One. J'aurais bien aimé pouvoir y aller, mais ça n'a pas pu se faire*, alors je suive la conférence à distance, par des podcasts dans le site officiel, et des billets des blogueurs assistants.

L.i.B. et Java

La plus remarquable des nouvelles dans ce début de conférence a été sans doute l'annonce de JavaFX. JavaFX se veut l'alternative Java pour le développement des Rich Internet Applications (RIA, applications web avec un interface rich). Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, les seuls concurrents dans cette catégorie étaient JavaScript et Adobe Flash. Cependant ces derniers temps les plate-formes de développement de RIAs s'ont multiplié comme des champignons dans une cave tiède et humide. De l'Adobe Flex, au projet libre OpenLaszlo, en passant par le future Microsoft Silverlight, la mode est aux RIAs et tous le monde cherche à obtenir une partie du gâteau.

Dans un marché soudainement si saturé, quelles sont les chances pour un produit comme JavaFX ? Peut-être je me trompe, mais je pense que assez bonnes, car à mon avis JavaFx compte avec plusieurs atouts de taille :

  • IDE multi-plate-forme : Là où les IDE de Adobe Flash/Flex ou de Microsoft Silverlight ne marchent que sur Windows et où OpenLaszlo n'a pas d'IDE proprement parlant, JavaFX aura un IDE intégré dans Eclipse ou Netbeans. On pourra développer aussi bien dans Windows que Linux, MaxOS ou même dans des environnements plus "exotiques" comme FreeBSD.
  • Environnement d'exécution multi-plate-forme : Je ne parle pas de que l'environnement d'exécution puisse tourner sur des différents systèmes d'exploitation, car la plupart de ces plate-formes permettent une exécution au moins sur Window, Linux et MacOS (Microsoft Silverlight étant pour l'instant la vilaine exception, car il sortira sans aucun support Linux). Car dans le cas de JavaFX, multi-plate-forme veut dire que les scripts JavaFX pourront s'exécuter sur tout type de terminal, d'un téléphone portable à une télé, en passant par un PDA et un ordinateur. Le mantra de Java, développez une fois, exécutez partout, sera pleinement respecté dans JavaFX.
  • Gratuité des outils de développement : Dans la pure tradition Java, les outils de développement sont gratuites. Si vous voulez commencer à jouer avec les premières versions de ces outils, il vous suffit d'aller sur le site des développeurs de JavaFX.
  • Popularité du langage Java : Java est un des langages les plus populaires (peut-être le plus populaire). Les développeurs habitués à Java (autant dans sa forme standard que dans ses déclinaisons entreprise ou mobile) seront sans doute attirés par le fait que JavaFX se base sur Java et qu'il permet d'accéder à toute la richesse de l'API de Java.

En tout cas, étant donné que Java c'est mon gagne-pain depuis quelques années, je place beaucoup d'espoirs sur la sortie de JavaFX, car il ouvre toute une série de possibilités qu'avant on ne pouvait envisager sans changer toutes les outils de développement et exécution. On verra si le temps nous montre qu'il est à la hauteur de ces espoirs...

* : mon collègue de bureau Fred a eu la chance d'y aller, et j'imagine qu'il lira ce billet depuis San Francisco... Alors n'oublies pas de nous envoyer une carte postale, Fred!

Mises à jour :

  • J'ai trouvé un billet très intéressant sur l'aspect développez une fois, exécutez partout de JavaFX dans le blog du CEO de Sun. Et comme bonus, il a une belle image de à quoi ça peut ressembler un téléphone portable avec un interface JavaFX... et cela ressemble beaucoup à un iPhone, à mon avis ;)
  • Je viens de télécharger le plugin JavaFX pour Eclipse, des que j'aurai un peu de temps libre je vais commencer à jouer avec. Je vous raconterai ce que cela donne...

Dell a choisi Ubuntu

3 mai 2007 par Horacio Gonzalez
L.i.B

Je vous parlais il n'y a pas si longtemps de la volonté de Dell de proposer des ordinateurs avec Linux, suite au résultat sans appel de leur site de suggestions Dell Idea Storm.

Aujourd'hui cette volonté de Dell se concrétise :

Coming soon, by popular demand, Ubuntu

Le site officiel est ici

Donc bientôt, par demande populaire, nous aurons le choix d'acheter des ordinateurs Dell avec Ubuntu pré-installé à la place du machin truc de Microsoft. De quoi me faire songer à changer mon ordinateur portable pour un de ces Dell...

Dell proposera des ordinateurs avec Linux

30 mars 2007 par Horacio Gonzalez

Voilà, c'est officiel, Dell va proposer des ordinateurs avec Linux pré-installé.

L'histoire est un peu plus longe. Il y a un mois, Dell lançait un nouveau site pour demander l'avis de ses clients : Dell Idea Storm. Dans ce site, avec un fonctionnement semblable à Digg ou Scoopeo, les internautes peuvent proposer des suggestions à Dell. Au bout de quelques jours d'utilisation, une suggestion dominait clairement sur les autres, avec pplus de 200.000 votes : proposer des ordinateurs avec une distribution Linux pré-installé.

Avec une telle réponse, la réaction de Dell ne s'est pas fait attendre, et en début mars ils ont publié un sondage pour savoir quelles distributions de Linux proposer. Dans ce billet, ils disaient qu'ils étudiaient l'option de proposer Linux sur certains modèles d'ordinateurs, mais jusqu'à aujourd'hui, ils n'avaient pas annoncé officiellement qu'ils allaient le faire.

Aujourd'hui, avec ce billet, et leur communiqué de presse du 28 mars2007, il n'y a plus de place pour les doutes :

Dell has heard you and we will expand our Linux support beyond our existing servers and Precision workstation line. Our first step in this effort is offering Linux pre-installed on select desktop and notebook systems. We will provide an update in the coming weeks that includes detailed information on which systems we will offer, our testing and certification efforts, and the Linux distribution(s) that will be available. The countdown begins today.

Le compte à rebours commence donc aujourd'hui!

Vu grâce au blog d'Enrique Dans.

Mise à jour : je viens de voir que Tristan Nitot en parle aussi.

Fond d'écran pour les standards

23 mars 2007 par Horacio Gonzalez

Un petit billet rapide pour un sujet qui me tient à coeur, l'utilisation de standards ouverts.

Lost In Brittany

Je viens de découvrir dans ce billet de Tristan Nitot la dernière initiative du Mozilla Development Center pour promouvoir l'utilisation des standards ouverts dans le web : ces superbes fond d'écran.

Je ne suis pas de ceux qui changent souvent son front d'écran et pourtant cette fois deux minutes après l'avoir vu le petit renard était adopté.

Voici donc mon nouveau fond d'écran :

Fond d'écran pour les standards

P.S. : ces fond d'écran ont été placés sous licence CC-BY-NC. En résumé cela veut dire que on peux les copier librement et les modifier à volonté, mais toujours en citant sa provenance et pour une utilisation non-commercial. Pour plus de détails, lire la licence.

Lemote Loongson : l'ordinateur 100% chinois

22 janvier 2007 par Horacio Gonzalez

En faisant ma veille technologique du dimanche soir je suis tombé sur une nouvelle que je considère assez intéressante :la sortie sur le marché des premiers ordinateurs dont l'unité centrale a été complètement développée en Chine.

L.i.B. Ordinateur

La grande nouveauté est donc que ces ordinateurs n'utiliseront pas un processeur Intel ou AMD, mais un processeur conçu et développé en China : le Loongson II E. Apparement, l'Institute of Computing Technology (ICT) de l'Academie Chinoise de Sciences travaille depuis six ans dans le développement de la famille de microprocesseurs Loongson II, et ils ont arrivé au point où le produit est prêt pour la consommation massive.

Le nouveau ordinateur, commercialisé par l'entreprise Lemote, coûtera quelques 150€, et viendra équipé de 256 Mo de RAM et un disque dur de 40 Go. Et, une autre nouveauté de taille, il viendra avec une distribution de Linux pré-installée.

En voulant approfondir plus, j'ai trouvé ce billet de Virtual-China.org qui donne plus de détails, et des liens très intéressant. Par exemple, il y a un vidéo de démonstration sur YouTube, ou les témoignages de plusieurs blogueurs qui ont pu testé des versions pré-commerciales du nouveau Lemote Loongson.

Selon ces témoignages, les spécifications du Loongson sont loin des derniers modèles d'Intel ou AMD en puissance brute, mais ils offrent des améliorations notables, surtout au niveau de la consommation :

The CPU of Lemote Box is China-made Loongson (originally called "Godson") 2E 666MHz. Although the frequency is low but it actually performs better than PentiumIII. The Loongson CPU is a 64-bit MIPS III RISC processor. Unlike x86 CPUs, it works under only 5-7W power(4.07W in recent test), a small fraction of AMD or Intel products which generally need several dozens of Watts.

En voyant les photos, comme celle de ce billet , je ne peux pas m'empêcher de penser à des projets en cours de développement comme le Linutop de Laurent Bervas. Les projets sont semblables, ainsi que le prix, les prestations et le choix de Linux comme système d'exploitation. J'aimerais bien savoir l'avis de Laurent sur ce nouveau ordinateur chinois, si pour Linutop c'est une menace ou une opportunité.

En tout cas, et cela est la raison principale pour laquelle j'ai voulu écrire sur le Loongson, cela montre que la Chine a bien rattrapé son retard en matière de recherche et développement électronique, et que maintenant ils sont capables de concurrencer les grands du secteur, avec des produits que, malgré ne pas être encore du haut de gamme, offrent des performances assez acceptables à un prix très difficile à concurrencer. Et aussi le fait de que le système d'exploitation choisi soit Linux, un coup directe au monopole de facto de la firme de Redmond...

Je me demande ce qu'ils pensent de tout ça chez Intel ou AMD, ou chez les grand fabricants comme Dell. A mon avis, dans leur course à des fréquences encore plus élevés ou a un plus grand nombre de cores dans le chip, ils risquent de voir comme le marché d'entrée de gamme part vers des solutions plus économiques et mieux adaptés aux besoins des utilisateurs de base, comme ce Lemote Loongson ou le Linutop. Ou ce que Microsoft pense de ces projets qui osent proposer Linux à la place de Windows comme système d'exploitation pré-installé...

Flash Player 9 pour Linux : les paquets Ubuntu

19 janvier 2007 par Horacio Gonzalez

Dans mon précédent billet, je vous disais que je ne l'avais pas encore installé la version définitive de Flash Player 9 car j'attendais d'avoir les paquets .deb pour Ubuntu.

Et voilà, en rentrant à la maison le soir même, j'ai vu que ce billet de Treviño annonçant l'actualisation de son Treviño's Ubuntu Repository avec les paquets .deb de Flash Player 9.

Non, je ne parle pas italien, mais heureusement l'italien et l'espagnol se ressemblent assez pour pouvoir interpréter la plupart du texte ;)

Donc maintenant, pour installer Flash Player 9 sous Ubuntu en utilisant ces paquets, vous avez deux possibilités : soit vous ajoutez le dépôt Treviño dans vos listes de sources et vous installez Flash Player 9 avec apt-get ou Synaptic, soit vous téléchargez les fichiers .deb et vous les installez directement.

Si vous optez par la première méthode, les pas à suivre sont sous Ubuntu Edgy:

  1. Ouvrir un terminal
  2. Ouvrir /etc/apt/sources.list comme root :
    sudo gedit /etc/apt/sources.list
  3. Ajouter les lignes suivantes pour ajouter le dépôt Treviño:
    ## Dépôt Treviño (Flash 9 Beta)
    deb http://3v1n0.tuxfamily.org edgy 3v1n0
    deb-src http://3v1n0.tuxfamily.org edgy 3v1n0
  4. Fermer gedit.
  5. Ajouter la clé d'authentification du dépôt Treviño :
    wget http://download.tuxfamily.org/3v1deb/DD800CD9.gpg
    sudo apt-key add DD800CD9.gpg
  6. Faire une mise à jour des dépôts et installer flashplugin-nonfree :
    sudo apt-get update
    sudo apt-get install flashplugin-nonfree

Par contre, si vous préférez télécharger et installer directement, récupérez le fichier flashplugin-nonfree_9.0.31.0.2ubuntu2+3v1ubuntu0_i386.deb. En faisant un double clic sur lui, l'installateur de paquets s'ouvrira et vous pourrez l'installer facilement. Par contre, il vous faudra aller chercher manuellement les éventuelles mises à jour, tandis que si vous ajoutez les dépôts à vous sources ces mises à jour seront récupérées automatiquement comme pour les autres dépôts.

Encore une fois, un grand merci aux gens de Treviño's Ubuntu Repository, qui nous fournissent ces pratiques paquets.

Je ne voulais finir sans remercier à Olivier S.C. pour son commentaire sur le suivi des billets dans mon blog. Effectivement, j'aime bien donner suite à mes billets, comme j'avais fait pour la série sur Firefox 2.0. A mon avis, si on commence à parler de quelque chose dans son blog, il faut essayer de donner les suites des événement, cela permet aux gens de mieux se repérer. Et si j'ai réussi à le faire avec ce sujet, tant mieux...

Java libre!

13 novembre 2006 par Horacio Gonzalez

Même si j'aimerais bien vivre de mon blog, on est encore bien loin. Depuis déjà quelques années, c'est Java qui me permet de payer mes factures. Toute nouvelle qui touche donc ce langage est assez importante pour moi.

Mon histoire avec Java commence en 1998, lorsque j'ai fait un stage de six mois chez IBM. J'avais déjà fait un peu de Java, chez moi, pour tester ce nouveau langage qui semblait aussi intéressant, mais chez IBM j'ai été obligé à monter rapidement en compétence en travaillant dans un projet de migration vers Java 1.1 chez Caja Madrid. Depuis je m'était centré plus sur le côté télécom de ma carrière, mais à la fin de mon doctorat je suis revenu dans le monde Java avec des missions de prestation pour des SSII. A l'époque, l'idée de qu'un jour Sun allait libérer le code de Java faisait rire (mais à l'époque on pensait la même chose d'une éventuelle libération de Solaris, par exemple...).

Tout ça pour dire que je suivait avec intérêt toutes les nouvelles sur la libération du code source de Java sous une licence open source. On avait entendu toutes les rumeurs : libération totale, libération partielle, licence spécial Sun, licence BSD...

La semaine dernière une nouvelle rumeur, en apparence très sérieuse et documentée, a parcouru la blogosphère anglo-saxonne, Slashdot l'avait relayé : Java allait être libéré sous une licence GPL v2.

Je n'avait pas voulu bloguer sur ça, car il n'y avait pas de confirmation officielle. Et la confirmation officielle arrive aujourd'hui, dans le site officiel de Sun. Et en plus, un des blogueurs de Sun nous fait un décryptage du pourquoi et comment de cette libération de Java.

Pour fait courte la partie technique, je reprends la formule de Tim Bray :

Unmodified GPL2 for our SE, ME, and EE code. GPL2 + Classpath exception for the SE libraries. Javac and HotSpot and JavaHelp code drops today. The libraries to follow, with pain expected fighting through the encumbrances. Governance TBD, but external committers are a design goal. No short-term changes in the TCK or JCP.

Pour moi, c'est une manoeuvre qui va dans le bon sens, surtout pour Sun. Depuis le début, ils ont offert toutes les outils Java gratuitement (mais avec code fermé), et cela a été un des facteurs clés dans le succès du langage. Ils donnaient donc à la communauté des utilisateurs, mais en avant le code fermé, ils ne profitaient pas des éventuelles améliorations que la communauté pourrait faire dans le code.

L'un des arguments en contre était le risque de fork, que des groupes de hackers, des chercheurs ou des passionnés prennent le code source de Java, le modifient et proposent des versions de Java incompatibles entre elles. Mais avec le parapluie du TCK (la suite d'outils de test qui permettent de certifier un produit comme "compatible avec Java") et des marques registrées, le risque n'existe pas, car ils ne pourraient pas appeler leur projet Java (comme pour Firefox, on peut créer et même vendre des versions modifiées de Firefox comme Flock, mais on ne peut pas les appeler Firefox).

Sur ça, la position de Sun est claire :

However many forks there are, it ain’t Java unless it’s called “Java” or has the coffee-cup on it. If it has the name and cup, it is Java and it’s compatible. And Sun will absolutely enforce that in court if we have to. We have in the past and we will again.

Cependant, il y a un risque énorme de voir pousser des langages ou des machines virtuelles basées sur celle de Java, avec d'autres noms, et taillées pour des besoins plus spécifiques. Mais cela est, à mon avis, une bonne chose. Et ce qui est encore mieux, Java pourra profiter des améliorations faites dans ces projets. Tout le monde gagne donc...

Mise en page avec Scribus

12 novembre 2006 par Horacio Gonzalez

Il y a déjà quelques années, avec des amis de l'autre côté de l'Atlantique, j'avais essayé l'aventure de créer une petite maison d'édition de jeux de rôles. Le projet n'a pas marché, mais cela m'a permit d'acquérir une série de compétences assez utiles. Parmi elles, j'ai appris en autodidacte l'utilisation d'Adobe InDesign, logiciel leader dans le secteur de la publication assistée par ordinateur (PAO).

A l'époque, habitué à utiliser MS Word pour mes traitements de texte, je comprenais pas trop la différence entre un traitement de texte et un logiciel de PAO. Les débuts avec InDesign n'étaient donc pas trop faciles, mais en suivant des tutoriels et en pratiquant un peu, je suis arrivé à contrôler l'outil, et à produire des jolis PDFs. L'aventure éditoriale est finie quelques mois après, et je ne me suis plus servi d'InDesign que très sporadiquement, lorsque j'ai eu besoin de donner un coup de main à des amis pour un poster ou un affiche promotionnel.

La semaine dernière, dans le forum Casus NO, je suis tombé sur un projet sympa, une campagne pour le Jeu d'Aventures de Lanfeust et du Monde de Troy. L'auteur de la campagne cherchait des illustrations et aussi quelqu'un pour s'occuper la mise en page. Je lui ai montré certains de mes bonshommes et il a trouvé qu'ils allaient bien avec la campagne. D'un coup, je me suis posséder pour faire les deux boulots.

C'était, bien sûr, avant de remarquer que j'ai n'ai plus InDesign, ni même pas un Windows sur lequel le faire marcher. Après un instant de panique, je suis allé demander conseil. Et voilà que j'ai trouvé Scribus.

Scribus est un logiciel libre de PAO, qui tourne sur Linux, Windows et OS X. Il est à InDesign ce qui Inkscape est à Adobe Illustrator : une alternative libre et gratuite, qui a le 90% des fonctionnalités du logiciel d'Adobe (le 10% restant étant les fonctionnalités hyper-spécifiques que la plupart d'utilisateurs, même professionnels, n'utilisent jamais).

Je l'ai donc installé sur mon Ubuntu et je me suis mis à la tâche. Quelques heures et un tutoriel après, je me sentais presque aussi à l'aise avec Scribus que je l'étais il y a longtemps avec InDesign. Et aujourd'hui, après le dîner, je me suis mis avec la mise en page et les illustrations de la campagne.

Je viens de finir une première version du premier chapitre, de laquelle je vous montre une petite capture. Je suis assez content avec la rapidité de la prise en main du nouveau logiciel, ça m'a permit de travailler assez vite.

Liste de sources pour Ubuntu 6.10

6 novembre 2006 par Horacio Gonzalez

Comme je vous ai déjà raconté, ça fait presque deux semaines que je suis passé à la dernière version d'Ubuntu.

J'ai trouvé cet Ubuntu 6.10 très agréable à utiliser. Il n'y a pas de grandes améliorations, ces sont plutôt des petits détails qui changent par ici et par là, mais l'ensemble est vraiment réussi.

Je suis utilisateur d'Ubuntu depuis un bon moment, et pendant tout ce temps j'ai installé plein de logiciels, certains desquels ne sont pas dans les dépôts officiels d'Ubuntu. Comme j'aime utiliser les paquets .deb et la gestion de paquets avec synaptic et apt-get, à fur et à mesure des installations j'ai cumulé une belle collection de dépôts non officiels dans ma liste de sources.

Une des tâches que j'ai dû donc faire après la mise à jour a été actualiser ma liste de sources, en changeant des versions dapper aux edgy. Et une fois tout installé et vérifié, j'ai pensé que ça pourrait peut-être être pratique pour quelqu'un si je faisais un billet sur ma liste de sources.

Voici donc le contenu de mon /etc/apt/sources.list :

 ## ######################################################## ## Dépôts officiels ## ######################################################## ## Ubuntu Main deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ edgy main restricted universe multiverse deb-src http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ edgy main restricted universe multiverse deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ edgy-proposed main restricted universe multiverse ## Ubuntu Updates deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ edgy-updates main restricted universe multiverse deb-src http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ edgy-updates main restricted universe multiverse ## Ubuntu Security deb http://security.ubuntu.com/ubuntu edgy-security main restricted universe multiverse deb-src http://security.ubuntu.com/ubuntu edgy-security main restricted universe multiverse ## Ubuntu Backports deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ edgy-backports main restricted universe multiverse deb-src http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu/ edgy-backports main restricted universe multiverse ## ######################################################## ## Dépôts non officiels ## ######################################################## ## Skype deb http://download.skype.com/linux/repos/debian/ stable non-free ## Beryl (desktop) deb http://ubuntu.beryl-project.org/ edgy main-edgy ## Wine (derniers versions) deb http://wine.budgetdedicated.com/apt edgy main deb-src http://wine.budgetdedicated.com/apt edgy main ## Google Picasa deb http://dl.google.com/linux/deb/ stable non-free ##Dépôt Penguin Liberation Front (paquets liés à des brevets ou soumis à des licences particulières) deb http://packages.freecontrib.org/plf/ edgy-plf free non-free ## Dépôt Treviño (Flash 9 Beta) deb http://3v1n0.tuxfamily.org dapper 3v1n0 deb-src http://3v1n0.tuxfamily.org dapper 3v1n0 ## Depôt Seveas (multimédia) deb http://seveas.imbrandon.com/ edgy-seveas extras seveas-meta custom deb-src http://seveas.imbrandon.com/ edgy-seveas extras seveas-meta custom 

Lorsque j'aurai un moment, je commenterais plus en détail chacun de ces dépôts, grâce auxquels j'arrive à avoir encore plus de fonctionnalités dans mon Ubuntu. Entre temps, si vous avez des questions, des remarques ou des suggestion sur d'autres dépôts, n'hésitez pas à laisser un commentaire.

Note : Il me manque l'un de mes dépôts favoris, celui d'Asher256, qui devrait bientôt être disponible en edgy. Je ferai à ce moment une mise à jour de ce billet.

Windows Vista : 2 Go de RAM

2 novembre 2006 par Horacio Gonzalez

Si vous suivez ce blog, vous savez déjà ce que je pense de la licence de Windows Vista : en voulant soit disant lutter contre le piratage, Microsoft a pondu une licence qui réduit arbitrairement les droits des acheteurs et qui permet même la réduction de fonctionnalités d'un système en cas de soupçons de piratage (et cela en sachant le taux de 42% de faux positifs dans ces soupçons...).

Vista Téléphone Maison

Mais Microsoft semble tenir le cap dans son idée de faire couler Vista avant même de sa sortie. En effet, on apprend maintenant, de la bouche du CEO de Dell que Vista aura besoin de 2 Go pour un fonctionnement optimal.

Les spécifications originales de Microsoft demandaient 1 Go de RAM, ce qui est déjà pas mal. La plupart d'ordinateurs actuellement en fonctionnement, surtout les portables, vont donc avoir besoin de plus de RAM pour pouvoir faire tourner la nouvelle bête de Microsoft.

Et avant de dire que la RAM n'est pas (trop) cher, et que cette mise à jour n'est donc pas trop coûteuse, il faut voir que la RAM n'est pas (trop) cher pour les ordinateurs de bureau (desktop), mais elle reste très cher pour les ordinateurs portables. Surtout lorsqu'on veut 2 Go de RAM pour un portable, en supposant que le portable puisse supporter 2Go de RAM (ce qui n'est pas le cas pour beaucoup de portables d'il y a 2 ou 3 ans.

Des fois c'est donc presque moins cher d'envisager un nouveau PC. En fait, j'imagine que ce sont les fabricants d'ordinateurs qui doivent adorer cette gourmandise de Vista...

En tout cas, lorsque je vois comme mon fidèle portable HP (acheté il y a deux ans) tourne à merveille avec Ubuntu, ses 512 Mo de RAM étant plus que suffisants pour une utilisation intensive (Firefox avec une trentaine d'onglets + OpenOffice + Eclipse + Movie Player pour la musique), je ne voit pas pourquoi je devrais faire une mise à jour aussi chère...

Ubuntu 6.10 est sorti

26 octobre 2006 par Horacio Gonzalez

Cette semaine s'est avéré être riche en sorties dans le monde du logiciel libre. Après la sortie de Firefox 2.0, c'est le tour à la nouvelle version d'Ubuntu, ma distribution linux préféré : Ubuntu 6.10 vient de sortir.

Cette version n'apporte pas de changements majeurs par rapport à la précédente (Ubuntu 6.10 LTS), mais elle introduit toute une série d'améliorations dans l'interface, de nouvelles fonctionnalités et d'applications qui font que cette mise à jour soit bienvenue.

Matt Zimmerman, CTO d'Ubuntu, résume ainsi les nouveautés d'Ubuntu 6.10 :

With Ubuntu 6.10, we've made improvements across the board, both on the desktop where they're a visible part of the user experience, and in the underlying infrastructure where they improve performance and reliability for servers and desktops. The result is a system which is easier to use, faster, and more robust than ever. A great release in its own right, it will also be a solid base on which to build the next generation of Ubuntu features

A titre complètement personnel, parmi les fonctionnalités nouvelles, celles que j'attends le plus, sont GNOME 2.16 (l'interface devient plus joli et plus stable, et il améliore la gestion de la consommation, fortement utile pour mon portable), Firefox 2.0 (même si hier je présentait une façon de l'avoir sur l'ancienne distribution), F-Spot (un outil de management de photos, avec tagging, outils de retouche photo et syncrhonisation en ligne avec des sites de photos comme Flickr).

Si vous êtes de ceux qui préfèrent KDE à GNOME (même si je ne peux pas concevoir ça :-P ), il faut dire que la version KDE d'Ubuntu, Kubuntu, Kubuntu 6.10 vient aussi d'être mise en ligne. Même chose pour Edubuntu, la version orienté vers le monde de l'enseignement, avec Edubuntu 6.10.

Bon, maintenant je sais déjà ce que je vais faire ce soir : soirée linux install !

Suite du feuilleton Iceweasel

20 octobre 2006 par Horacio Gonzalez

Si vous avez suivi mes billets sur Iceweasel, vous connaissez déjà l'histoire.

L.i.B. Iceweasel

En résumé, Mozilla Corporation a demandé à Debian soit d'inclure dans la distribution la version standard (sans modifications aux binaires et avec les logos propriétaires Firefox), soit ne pas utiliser leurs éléments propriétaires (le nom et le logo du Renard de Feu). La réaction ne s'est pas fait attendre, et des voix se sont levées dans la communauté Debian pour créer un fork de Firefox, appelé Iceweasel, Belette de Glace dans la langue de Molière.

L'affaire Belette de Glace a généré pas mal de discussions, billets croisés et flamewars dans le web, avec trois courants fondamentales :

  • "Utilisons Firefox tel qu'il est" : selon ces gens, Debian devrait simplement accepter la licence Mozilla et inclure la version standard de Firefox, avec les logos et marques propriétaires. Si ça va contre l'étique de Debian, il suffit de mettre Firefox dans la catégorie non-free de la distribution, avec d'autres logiciels qui posent des problèmes de licence. Le créateur de Debian, Ian Murdock soutenait cette idée.
  • "Créons un fork du code pour faire un nouveau navigateur 100% libre" : pour ceux-ce, la solution est partir du code ouvert de Firefox et créer un fork complète, utilisant une licence du type GPL, et éventuellement en modifier/améliorer le code. C'est la voie choisi par le projet Iceweasel de GNU.
  • "Changeons seulement le minimum nécessaire" : pour eux Firefox est un bon navigateur, et c'est dommage qu'il ne soit pas installé par défaut en Debian (ce qui serait le cas s'il va à la catégorie non-free). Par contre, un fork peut créer plus de problèmes qu'il ne va pas résoudre, et à terme il peut fragmenter la base d'utilisateurs. Une solution intermédiaire serait de changer seulement les éléments qui posent des problèmes : mettre "Iceweasel" à la place de "Firefox" et changer le logo du Renard de Feu pou un logo avec la Belette de Glace. Le code serait donc identique à celui de Firefox, seul l'habillage changerait.
Firefox, I choose you!

Il semblerait que, pour le moment, c'est cette troisième option qui a été choisi pour la prochaine version de Debian. Au mois, c'est ça que le responsable de Firefox/XULrunner côté Debian, Mike Hommey, dit dans ce billet :

For the etch release, Iceweasel will only be Firefox with a different branding. We are taking the Iceweasel name because it was already know as a possible alternative name for Firefox when the trademark concerns have been raised more than 2 years ago (thanks Nathanael Nerode for this nice name, by the way). It appears that the GNU guys decided to start a fork with this name, that's quite unfortunate, actually. Anyways, the plan is to get in touch with them to see what we can do together, but with the etch release approaching, we can't and won't do more than a rename for the moment.

Donc pour la prochaine version de Debian (etch), qui sortira à la fin de l'année, à la place de Firefox on trouvera Iceweasel, qui sera simplement une version relookée du navigateur au renard. Plutôt une bonne nouvelle...

Flash Player 9 pour linux

19 octobre 2006 par Horacio Gonzalez

Il y a un peu plus d'un an, après des années de dual-boot, j'ai enlevé définitivement Windows de mon ordinateur. Je n'ai jamais eu de regret, j'ai trouvé des logiciel libres adaptées à chacune des tâches pour lesquelles j'utilise l'ordinateur. Firefox, Thunderbird, Gedit, Eclipse, OpenOffice, Inkscape, Gimp... Tout marche parfaitement bien, tout.

Ou presque...

Car il y a un petit logiciel propriétaire pour lequel il n'y avait pas de remplacement : Adobe Flash Player 9. Jusqu'à hier, la dernière version de Flash Player pour linux était la 7. Tous les sites qui utilisaient Flash 8 ou 9, de plus en plus nombreux, étaient donc hors de la portée des linuxiens.

Même si je n'apprécie pas trop les sites (souvent surchargées) en Flash, je dois avouer que des fois c'était énervant de ne pas pouvoir aller à un site à cause de ça. Des fois même très énervant.

L'énervement est fini aujourd'hui, car Adobe vient de sortir la beta de Flash Player 9 pour linux, vous pouvez la télécharger dans le site de Flash Player 9.

Si vous êtes, comme moi, un utilisateur d'Ubuntu, la communauté a été encore une fois très rapide, et vous pouvez déjà trouver un paquet .deb pour Flash Player 9. Un grand merci dont aux gens de Treviño's Ubuntu Repository, qui nous fournissent ce pratique [flashplayer-nonfree_9.0.21.55-3v1ubuntu0_i386.deb](http://3v1n0.tuxfamily.org/pool/dapper/3v1n0/flashplayer-nonfree_9.0.21.55-3v1ubuntu0_i386.deb).

Pour l'installer, soit vous téléchargez et installez directement le .deb, soit vous ajoutez le dépôt à vos listes de sources et vous l'ajoutez avec Synaptic ou apt-get.

Et oui, je sais, ce n'est pas du logiciel libre, et ça va contre tous les préceptes véhiculés par linux. Flash est un format propriétaire, avec des logiciels propriétaires, tenu en monopole par une entreprise. Mais malheureusement, il est devenu une sorte de standard de facto dans le web, plus de 90% des utilisateurs ont un navigateur avec une version ou une autre de Flash Player. Donc je préfère voir ça comme une reconnaissance de la part d'Adobe de que les utilisateurs de linux méritent de la considération, et ça est une bonne nouvelle.

Et c'est aussi une bonne nouvelle car que maintenant je pourrai regarder les vidéos de YouTube sans les problèmes qu'ils avaient en Flash Player 7! :)

Le fondateur de Debian et le débat sur Iceweasel

16 octobre 2006 par Horacio Gonzalez

La semaine dernière je vous parlais du conflit entre Mozilla Corporation et Debian pour l'utilisation des marques et logos Firefox, et de la solution proposée par la communauté Debian, le fork vers Iceweasel.

Firefox, I choose you!

J'avais déjà dit que je trouvais la situation malheureuse pour tous les impliqués, et après une semaine, après avoir lu des dizaines de billets et des centaines de commentaires sur le sujet, je trouve la situation de plus en plus affligeant.

L.i.B. Iceweasel

Jusqu'à maintenant, vu les positions fermés et, selon les respectives points de vue de chacun, pleinement justifiés de chaque partie, je voyais ce fork comme inévitable, pas bon pour la communauté du logiciel libre, mais inévitable. Aujourd'hui, suite à ce billet d'Ian Murdock, le créateur de la distribution Debian, ma position a changé.

Ian Murdock dit :

Simply move Firefox to non-free (or drop it entirely) and make something else the default browser. That allows Debian to make its point without the destructive side effects of a fork (user confusion, extension incompatibility, fragmenting the userbase of the leading open source browser on the eve of IE 7, etc.). The end result is the same: Mozilla loses out on the additional users (at least until/unless it changes its policy), and Firefox is still there for those Debian users who want it. Best of all, it maximizes freedom—namely, the freedom of users to decide whether or not this is an issue worth switching over.

Une solution que je trouve simple et élégante, qui permet à tout le monde de sauver la face mais qui n'a pas l'effet néfaste du fork. En résumé, une voix de raison, et pas n'importe quelle voix, mais celle du mec qui a inventé Debian. Sera-t-il suivi? J'espère que oui, mais rien de moins sûr...

Note: Oui, j'ai été une partie du problème avec mes proprositions de logos pour Iceweasel, surtout parce que je trouvais que le nom avait du potentiel pour créer un joli logo. Et oui, j'assume, si au moment de faire les propositions de logo j'avais eu le recul que j'ai maintenant, peut-être je ne les aurait pas fait.

Encore Windows Vista

16 octobre 2006 par Horacio Gonzalez

Il y a une dizaine de jours je vous parlais de la politique anti-piratage de Windows Vista et de comment pour moi ça suffisait pour ne pas vouloir tester le nouveau système d'exploitation de Microsoft.

Mais lorsque je pensais que j'avais tu vu, Tristan Nitot me montre que c'est encore pire. Effectivement, le nouveau Vista ne va pas seulement bloquer ton PC s'il soupçonne l'utilisation d'une version piratée, mais il va aussi limiter la capacité de transférer la licence vers un nouveau PC.

J'ai eu des commentaires des amis qui me disaient que j'exagère, que ce n'est pas aussi grave, que cela n'affecte qu'aux pirates ou aux utilisateurs très techniques. J'ai donc envisagé deux petits scénarios qui mettent en avant comme ce licence affecte négativement à l'utilisateur lambda et pas seulement à l'uber-geek

Vista Téléphone Maison

Disons qu'après Noël j'achète un nouveau PC avec Vista. Je l'utilise pendant des mois, pour le travail et les loisirs, je garde à l'intérieur des documents importants dont j'ai besoin pour mon travail, je garde les photos de ma fille, il devient presque indispensable... Et un jour, lors d'une de ces "appels à la maison" mensuelles, Microsoft décide de douter de l'authenticité de mon Vista (n'oublions pas que l'outil anti-piratage de Windows XP a un taux de faux positifs de 42%, donc mon scénario est tout à fait envisageable). Voilà que mon ordinateur se bloque, je n'ai plus accès à certains de mes programmes, je ne peut pas utiliser internet plus d'une heure par jour, mon ordinateur ne répond plus lorsque j'en ai besoin. Bien sûr, après deux ou trois jours et des heures d'appel aux différents services d'attention au client, j'arrive à résoudre le problème. Mais si à cause de ça j'ai perdu un contrat, ou je n'ai pas pu envoyer un rapport avant la deadline, ou simplement si j'ai perdu des heures et des heures, qui me compense pour ça? Personne, bien sûr...

Et maintenant on apprend que la licence Vista n'est transférable qu'une fois. Revenons donc à mon scénario, j'ai mon PC avec Vista, et je suis à court de place. J'achète donc un nouveau disque dur, je sauvegarde mes données, j'efface l'ancien disque dur,et j'installe Windows Vista dans le nouveau disque. Voilà que mon seul transfert autorisé est fait. Des semaines après mon nouveau disque, acheté pas cher, tombe en panne, et je le retourne au magasin. Lorsque mon disque de remplacement arrive, j'installe Windows Vista à nouveau... et il refuse de s'activer, je n'ai plus le droit de le transférer sur le nouveau système. Si je veux pouvoir continuer à utiliser mon ordinateur, je dois acheter une nouvelle licence.

C'est moi, où ces comportements s'approchent de plus en plus au abus de force?

Des logos pour Iceweasel

12 octobre 2006 par Horacio Gonzalez

Hier je vous parlais des problèmes entre Debian et Mozilla Corporation à cause de la marque et les logos de Firefox. En résumé, à partir de maintenant, les nouvelles versions des distributions basées sur Debian incluront une version de Firefox sans éléments propriétaires (sans le nom ni le logo du Renard de Feu).

Comme je vous disais, cet nouveau navigateur portera le nom d'Iceweasel, la Belette de Glace. La question du nom étant donc résolu, l'étape suivante était de le trouver une identité graphique.

Et encore une fois, la communauté d'utilisateurs du software libre a montré sa réactivité. Une discussion sur les Forums Ubuntu, où les utilisateurs ont commencé à proposer des logos. Ensuite une page sur le wiki d'Ubuntu, et l'implication des développeurs de Debian. Et voilà, dans quelques heures, une vingtaine de proposition de logos ont été postés.

J'ai voulu collaborer dans ce procès de création communautaire, et j'ai donc fait plusieurs proposition de logos. J'ai fait les icônes suivants en vectoriel avec Inkscape. Traditionnellement, lorsqu'on fournit des icônes pour une application, on doit veiller à qu'ils rendent bien au moins dans las trois tailles les plus utilisées : 120x120 pour le logo, 48x48 pour les grands icônes et 17x17 pour les petits icônes. C'est pour ça que j'ai posté mes icônes en .png dans les trois tailles.

Voici les quatre propositions que j'ai fait pour le moment :

1

2

3

4

Sans surprise, le plus dur c'est réussir à rendre reconnaissable l'icône 17x17 (le petit icône en haut à gauche de la fenêtre du programme ou de la barre des tâches), afin de garder l'identité visuelle du produit. En tout cas, mon favorite parmi ces quatre est le numéro 3. Le numéro 4 est identique au trois, mais avec la belette tournée vers la gauche, et je ne sais pas pourquoi, ça me plaît beaucoup moins. Et curieusement, les retours que j'ai eu coïncident avec moi, il semblerait que psychologiquement on préfère la belette tournée à droite.

Vous en pensez quoi?

Firefox et Iceweasel

11 octobre 2006 par Horacio Gonzalez
J'ai vu le loup, le renard et la belette
J'ai vu le loup, le renard danser

Je crois que ce n'est un secret pour personne que j'aime Firefox. Je l'utilise depuis 2003, quand il s'appelait Mozilla Firebird, et depuis la sortie de sa version 0.9 il est devenu mon navigateur de choix. Mais aujourd'hui je me voit contraint d'abandonner Firefox, au moins dans mon ordinateur sous Ubuntu.

Mais commençons par le début. Il y a quelques semaines, un des développeurs de Debian nous racontait que Mozilla Corporation les avait demandé d'arrêter d'utiliser le nom "Firefox" dans la version Debian de Firefox.

Firefox, I choose you!

Oui, ça sonne bizarre, mais il y a deux raisons. D'abord, le logo de Firefox est distribué sous une licence non libre, et Debian a une politique très stricte de n'accepter que des contenus sous licences libres dans leur distribution. Ils avaient donc changé le logo Firefox dans leurs paquets. Mozilla, qui possède la marque "Firefox", a demandé donc à Debian soit d'utiliser la marque complètement (i.e. inclure les logos) soit ne pas l'utiliser de tout. Et en plus, Debian incluait des patchs non officiels dans leurs paquets Firefox, ce qui pour Mozilla était inacceptable aussi.

Tout revenait donc a un problème de marque. Mozilla est tenu par la loi à protéger ses trademarks, et s'ils le font pas ils risquent de les perdre. Pour eux, ce qui faisait Debian était une dilution de marque, donc ils les ont demandé d'arrêter.

Il y a deux semaines, un autre développeur Debian confirmait amèrement l'intention de Debian changer le nom de ses paquets Firefox pour respecter les marques de Mozilla.

La semaine dernier nous apprenons le nouvel nom lorsque la fondation GNU annonce Iceweasel, une version de Firefox sans éléments propriétaires (logos et nom), qui sera partie du projet GNUzilla, visant à créer des répliques 100% libres (en incluant logos et noms) des outils Mozilla.

La prochaine version de Debian n'inclura plus Firefox mais Iceweasel. Et en conséquence toutes les distributions basés sur Debian, dont Ubuntu passeront du Renard de Feu à la Belette de Glace. Et mon ordinateur fera donc du même.

Je ne peux pas m'empêcher de considérer tout ça comme un bel gâchis pour tous, Mozilla, Debian, la communauté du logiciel libre, les utilisateurs... Mais bon, Iceweasel se basera sur le code de Firefox (qui lui est libre) et sera actualisé lors des actualisations de Firefox, donc pour l'utilisateur final le seul changement devrait être le nom et le logo. Ce qui est déjà assez.

Mais bon, à la fin, la danse reste entre le renard et la belette, comme la chanson...

Warner Bros et le Windows-centrisme...

27 juin 2006 par Horacio Gonzalez

TechCrunch vient de donner la nouvelle, Warner Bros loue ses films sur Guba. Doucement, il semblerait que les grands du cinéma commencent à penser au type de client qui n'a pas envie de conduire jusqu'au video-club pour louer et retourner les DVD, et qui voudrait profiter de l'infrastructure qu'il possede à la maison pour recevoir le même contenu par internet d'une façon rapide et legale.

Jusqu'à ici tout parfait. Mais...

Suis-je le seul à regretter que ce soit complètement Windows-centric et bien chargé de DRM ?

Suis-je le seul à ne pas vouloir payer une licence Windows et l'installer dans mes ordinateurs ?

Suis-je le seul à reclamer le droit d'utiliser ce service avec des systèmes d'exploitation comme Linux, FreeBSD ou Mac OS X ?

Suis-je le seul à regretter une possibilité ratée de faire les choses bien faites ?

Suis-je le seul à detester le Windows-centrisme ?

Inkscape 0.44 est sorti, et Portable Inkscape

26 juin 2006 par Horacio Gonzalez

Un petit billet rapide pour parler de la sortie de la version 0.44 d'Inkscape.

Inkscape est logiciel libre de dessin vectoriel qui a pour but de devenir une alternative aux logiciels propriétaires (comme Adobe Illustrator) tout en étant entièrement conforme avec les standards XML, SVG et CSS du W3C. Dans sa version 0.43, Inkscape était déjà un puissant outil d'édition graphique. L'équipe de développement d'Inkscape a mis un accent particulier sur l'ergonomie de l'interface et la création de tutoriaux détaillés, et cela fait de'Inkscape un outil facile à utiliser, avec un courbe d'apprentissage relativement courte.

La version 0.44 est disponible pour téléchargement ici. Elle apporte des améliorations autant au niveau de l'interface que des fonctionnalités. Au niveau de la stabilité, il fait déjà presque un mois que j'ai basculé sur la beta du 0.44, et je n'ai pas eu de soucis. Inkscape est l'un des outils que j'utilise le plus, autant pour mes petits déssins et webcomics, que pour la création de schémas et présentations.

Inkscape est un logiciel multi-plateforme, avec des versions pour Windows, Linux et Mac OS X, entre autres. En étant continuellement changeant de plate-forme, j'apprécie beaucoup avoir les mêmes outils sur mon Windows au travail quez sur mon Linux à la maison. Inkscape fait partie de mes applications indispensables, avec Eclipse, Open Office, Firefox, Thunderbird et Gimp.

Et en reprenant mon discours sur les versions portables des logiciels libres les plus utilisés, il existe une version portable de Inkscape pour Windows, il suffit de télécharger chez SourceForge l'installateur .zip à la place du .exe. Cet installateur est plus gros que l'exe, mais en le décompressant on obtient une version d'Inkscape prêt pour marcher depuis une clé USB. Portable Inkscape automatique.

Flock portable

14 juin 2006 par Horacio Gonzalez

Plein de monde a parlé ces derniers temps du lancement de la beta de Flock, un nouveau navigateur basé sur Firefox et spécialement customisé pour les fans des réseaux sociaux et les blogueurs.

Je ne vais pas répéter ici les mérites de Flock, car Techcrunch l'a déjà fait. Je vais parler de mon problème avec Flock et la solution que j'ai trouvé.

Je suis consultant et je travaille dans le centre informatique d'une banque. Je suis sur une machine avec Windows 2000 sur laquelle je n'ai pas droits d'Administrateur. Et cela veut dire que je ne peux pas installer Flock, car il a besoin de ces droits... En plus je change souvent de poste, donc même si je pouvais l'installer, ça ne m'arrangerais pas trop.

Pour Firefox et Thunderbird, la solution a été Portable Firefox et Portable Thunderbird, des installations de Firefox et Thunderbird prêt pour marcher depuis une clé USB, sans besoin de toucher au registre de Windows ou d'avoir des droits. Et en plus, lorsque je parts, je débranche ma clé et tous mes données (emails, profile, bookmarks, mots de passe...) restent dans ma clé. Facilité et privacité.

Et je viens donc de trouver ce qu'on pourrait appeler Portable Flock : Pocket Flock, qui a le même principe. Donc si comme moi vous voulez essayer Flock sous Windows mais comme moi vous avez besoin des installations portables ou tout est bien rangé dans le même répertoire et que vous pouvez amener avec vous partout, essayez Pocket Flock.